RESPIRE soutient l’opération Paris sans voiture 2017

Pour la première fois, la Ville de Paris étend sa journée sans voiture à toute la capitale ; l’opération jugée mitigée les années précédentes, à cause de son périmètre trop restreint, devrait enfin avoir belle allure cette année.

Le 1er octobre prochain, les franciliens vont pouvoir se ré-emparer de leur espace public en courant, roulant, trottinant sur les rues et avenues de Paris. Le temps d’un dimanche, les Champs Elysées, dépourvus de leur milliers de moteurs polluants, deviendront le symbole de la reconquête de la Ville par les piétons et les mobilités douces.

Cyclistes, protégez-vous

La pollution de l’air tue 10 fois plus que les accidents de la route en France : 48000 personnes par an contre 3700. Dans les grandes villes polluées, c’est pire. A Paris, elle tue 60 fois plus ! Vous faites attention au code de la route ? Faites attention à la pollution ! L’association Respire vous propose quelques explications et quelques conseils.

 

Vous pouvez télécharger notre superbe flyer : TRACT VELO RESPIRE et le diffuser autour de vous !

 

Voies de bus et pistes cyclables

Rouler sur les voies de bus – donc légèrement décalé par rapport au trafic principal, c’est respirer 30 % de pollution en moins. Rouler sur les pistes cyclables, c’est respirer 50 % de pollution en moins ! Vous vous protégez contre les accidents de la route et contre la pollution !

Feux rouges

Aux feu rouge, arrêtez-vous DEVANT les voitures et les motos, pour ne pas respirer les pots d’échappement, plus chargés, quand elles redémarrent.

Itinéraire

Choisissez votre itinéraire aussi en fonction de la pollution. Préférez des axes larges dans lesquels les vents peuvent dissiper la pollution, ceux où existent des voies cyclables séparées, évitez les grands carrefours embouteillés, etc. Plusieurs applications smartphone existent pour vous aider, comme itin’air de AirParif.

Horaires

Choisissez, quand vous le pouvez, vos horaires : la circulation varie grandement au cours de la journée, et ainsi fait la pollution automobile. Roulez aux heures creuses, si vous lepouvez. En milieu rural, surveillez les épandages…

Enfants

Les enfants sont plus petits, leur système respiratoire et immunitaire n’est pas arrivé à maturité, ils respirent davantage… Ils sont plus vulnérables encore que les adultes (asthme, mais aussi des retard développementaux et cognitifs, etc. Donc si vous amenez vos petits à l’école en triporteur, faites doublement attention.

Les masques

Les masques sont peu efficaces : trop fins (masques de chirurgie), ils ne servent à rien. Trop gros, ils gênent votre respiration et l’air aura tendance à rentrer par les fuites : le masque ne servira à rien. Pire, comme vous serez en hyperventilation, vos poumons seront encore plus sensibles à la pollution… Une petite remarque, si vous optez pour un vélo à assistance électrique, et donc que vous ne risquez pas l’essoufflement, le masque est plus intéressant…

 

Téléchargez notre superbe flyer : TRACT VELO RESPIRE et diffusez le autour de vous )

  • L'ozone fait les gros titres en France 2013-07-22
  • logo
  • Carte pic ozone France
  • Wikipedia Ozone
  • Schema formation ozone RSS 2008
  • Source: DGEC, 2013
  • ozonehealthalveoli

Et voilà, il revient. L’ozone. Il fait les gros titres car il est partout. Faîtes attention à ce polluant qui s’avère très nocif pour la santé et regardez les indices de qualité de l’air sur l’AASQA de votre région. Mais au fait c’est quoi l’ozone ?

Carte pic ozone France

Première plainte d’une victime de la pollution de l’air – CP

Demander réparation du préjudice que l’on subit, en tant que personne, à cause de la pollution de l’air, c’est possible et c’est ce que demandent plusieurs citoyens – dont Clotilde Nonnez. C’est une action remarquable en France, qui opère un tournant historique dans la reconnaissance de toutes ces personnes, victimes de la polluiton de l’air. Plusieurs dizaines de dossiers sont en cours de dépôt.

Les explications de Maître Lafforgue sur le fondement de cette action judiciaire.

Les associations Respire, Rassemblement pour la Planète, Ecologie sans Frontière et Générations Futures ont tenu une conférence de presse le mercredi 7 juin à 16 h 30 au Solar Hôtel, 22 rue Boulard 75014 Paris (métro Denfert-Rochereau), à l’occasion du recours en indemnisation contre l’Etat, pour carence fautive, formé par Madame Clotilde NONNEZ, victime de la pollution de l’air, devant le Tribunal Administratif de Paris.

 

Contacts presse :

Olivier BLOND – Président de Respire – 06 37 73 24 39

Franck LAVAL – Président délégué d’Ecologie sans Frontière – 06 20 55 80 60

Nadir SAIFI – Vice-Président d’Ecologie sans Frontière – 06 19 33 16 56

Pollution à Lyon, Michel Servet : un cas d’école !

La pollution de l’air est particulièrement dangereuse pour les enfants. Un collectif de parents, de riverains et d’enseignants, autour de l’école Michel Servet à Lyon, mène un combat important, dont Respire est heureux de se faire l’écho.

 

L’école Michel Servet située dans le 1er arrondissement de Lyon est particulièrement concernée par la pollution puisque le taux, déjà élevé, de multi-polluants du fond urbain est largement aggravé par la circulation automobile sous le tunnel de la Croix Rousse. L’école et ses alentours immédiats se retrouvent ainsi dans un « pic de pollution permanent », y compris les jours où la qualité de l’air est considérée comme bonne sur le reste de la ville.

Le collectif contre la pollution, auquel participent des parents, des enseignants et des riverains, est arrivé, à force de mobilisations à médiatiser cette situation hors-norme (nombreux articles de Presse, radio nationale), et à engager un dialogue avec la Ville et la Métropole dont il semble être devenu un interlocuteur légitime.

Des actions sur l’air intérieur ont été entreprises par la Ville mais manquent de suivi :
Un tuyau a été installé cet été (son filtre en novembre) pour améliorer la qualité de l’air du gymnase, sans pour autant avoir de preuves de son efficacité.
Le protocole d’aération des classes élaboré suite aux recommandations d’Air Rhône Alpes par la Ville et les services de l’Education Nationale n’était toujours pas affiché et donc pas en vigueur, alors que les niveaux de confinement sont trop élevés dans les classes par manque d’aération comme dans toutes les écoles de la ville.
La fermeture de la cour nord nécessite des aménagements, toujours pas réalisés, dans les autres cours afin de compenser la perte d’espace.
Le collectif se démène pour que lui soient communiqués les résultats des mesures réalisées récemment alors que plusieurs rendez-vous ont été annulés au dernier moment par la Ville.
Mais surtout, la diminution du trafic automobile, indispensable pour réduire la pollution à la source, demeure un tabou pour nombre d’élus lyonnais !
Ils ne souhaitent pas agir directement sur le trafic automobile qui, selon eux, serait incompatible avec l’économie.
Ainsi, seuls les hypothétiques bénéfices du déclassement de l’autoroute A6, et les futures performances des véhicules « plus propres » sont mis en avant pour lutter contre le problème, et encore, à l’horizon… 2025.

Pourtant la santé publique exigerait que des mesures fortes soient prises. Nous avons évoqué plusieurs pistes puisque déplacer l’école semble impossible : supprimer purement et simplement la circulation automobile sous le tunnel et lui substituer une ligne de tramway type Duchère/Part Dieu comme cela a été proposé par certains élus., limiter l’usage du tunnel au co-voiturage ou y mettre en place une circulation alternée, déterminer un nombre de véhicules maximum par jour, installer un radar tronçon pour éviter les accélérations, limiter le nombre de voies de circulation, etc.
Toutes les idées constructives ont été systématiquement écartées.

A toutes ces propositions, devrait être associés une politique tarifaire de transports en commun plus attractive, notamment lors des pics de pollution, et un réel effort de sensibilisation des automobilistes.
Bref, un large champ à explorer pour peu que la préoccupation sanitaire et la volonté politique se retrouvent.
Une demande d’enquête de santé prospective pour les enfants qui ont fréquenté et fréquentent l’école a  été demandée  par les conseillers du premier arrondissement, le collectif va également interpeller le nouveau préfet, l’ARS, l’Inspection d’académie ainsi que le nouveau ministre de la santé sur ce sujet.
Le collectif a aussi intégré l’association nationale Respire et s’est rapproché d’associations mobilisées sur la qualité de l’air dans l’agglomération. La piste juridique, puisque les seuils sanitaires prévus par la législation européenne sont largement dépassés, est également envisagée.
Lyon se veut une métropole où il fait bon vivre, pourtant parmi les agglomérations européennes de même taille, elle reste l’une de celles où la part de la voiture dans les trajets domicile/travail est la plus importante et n’a rien à envier à la Capitale en terme de pollution. D’autres villes à travers le Monde s’engagent résolument pour des alternatives à la voiture individuelle. Nous aimerions que Lyon suive cet exemple, et que le cas très particulier de Michel Servet soit réellement pris en compte.

Pour en savoir plus : le groupe Facebook du collectif : https://www.facebook.com/collectif.pollution.servet/

Collectif Michel Servet
Collectif Michel Servet
Un quinquennat d’inaction = 250 000 morts

Avec l’élection du nouveau Président de la République et la nomination de Nicolas Hulot, il faut rappeler que la lutte contre la pollution de l’air n’est pas seulement un problème environnemental, c’est la troisième cause de mortalité en France : elle tue chaque année 48 000 personnes dans le pays. Espérons donc que la nouvelle équipe se penchera sur ce sujet vital car un quinquennat d’inaction correspondrait à environ 250 000 morts, soit une ville comme Nantes rayée de la carte.

Une crise sanitaire majeure : selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la pollution de l’air cause un tiers des AVC et un tiers des infarctus dans le monde. Les enfants sont également  touchés.  Chacun se souvient que l’hiver dernier, les écoliers de la vallée de l’Arve n’avaient plus le droit de jouer dans la cour, tant la pollution était élevée. Malheureusement, les enfants sont concernés dans tout le pays. En Ile-de-France, AirParif a ainsi observé le dépassement des trois principales normes légales de pollution de l’air (PM10, PM2,5 et NO2) pour 125 écoles maternelles et primaires rassemblant près de 28 000 élèves et pour 85 crèches accueillant 3250 enfants !

Ainsi, la France ne respecte pas les lois qu’elle a elle-même édictée. Ou plutôt, parce que la pollution est un phénomène très marqué géographiquement, de nombreuses parties du territoire ne le font pas. Ces zones de non-droit écologique et sanitaire sont souvent des zones défavorisées socialement. C’est le cas en région parisienne, où les zones autour du Périphérique et en banlieue nord-est sont particulièrement touchées. Il faut faire respecter l’état de droit : faites respecter les normes légales de qualité de l’air sur tout le territoire !

Les solutions existent ; elles sont bien connues des spécialistes. Elles portent sur le trafic automobile mais aussi sur les émissions industrielles et agricoles et celles liées aux combustions (cheminées et chauffage au fuel). Ce n’est pas un problème technologique : nous disposons déjà des outils nécessaires, ou presque. Ce n’est pas un problème économique non plus : certaines mesures coûtent cher, mais certaines représentent également des opportunités économiques. Toutes participeraient à résoudre un fléau évalué à 100 milliards par an par une commission sénatoriale.

Toutefois, ces mesures nécessitent une volonté politique globale pour les fédérer et leur donner l’ampleur nécessaire. Les quelques maires qui s’attaquent courageusement au problème ne pourront pas, seuls, le résoudre. La pollution est un problème politique au sens où cela mobilise les moyens de l’Etat et notre projet en tant que nation. La vie de dizaines de milliers de personnes dépend ainsi, au sens strict, des décisions que prendra la nouvelle équipe.

Il faut invoquer deux exemples qui pourraient inspirer l’action publique. Tout récemment, le gouvernement britannique a publié un projet de plan d’action national doté de 4,7 milliards de livres. Ce plan a été soumis à l’avis et aux commentaires du public avant d’entrer en vigueur. De la même manière, la France pourrait se doter d’un plan national pluriannuel, doté d’objectifs quantitatifs et d’un budget adéquat.

Plus loin dans le temps, il y a presque 40 ans, la France a créé un Comité interministériel à la sécurité routière. Grâce à une action soutenue et collégiale, la mortalité a été divisée par presque 5 en quelques décennies. Aujourd’hui, la pollution de l’air tue dix fois plus que les accidents de la route. Faire moins contre la première que contre les seconds serait à la fois injuste et inapproprié. Créer un comité interministériel à la qualité de l’air doté de moyens et d’ambitions similaires à son modèle sur la sécurité routière marquerait l’importance de ce sujet et enclencherait les dynamiques qui permettront sinon de résoudre au moins de contenir fortement le problème.

Les enjeux sont immenses. Espérons donc que la nouvelle équipe prêtera attention à ces quelques suggestions, et surtout, au destin des victimes que fait la pollution dans le pays

Olivier Blond

Des poussettes contre la pollution de l’air

Plus encore que nous-mêmes, nos enfants sont vulnérables à la pollution.

Leur système respiratoire et immunitaire est immature, ils respirent plus vite, ils sont plus petits – plus proches des pots d’échappements.

Asthmes, pneumopathies, retards cognitifs, les conséquences sanitaires sont nombreuses et les organisations internationales comme l’OMS ou l’UNICEF sonnent l’alarme.

Protégeons nos enfants

Respire invite les parents et les citoyens concernés par la qualité de l’air à venir avec leur poussette dimanche 14 mai pour un rassemblement convivial sur les Champs-Elysées, qui seront piétonisés. L’Etat et les collectivités doivent protéger nos enfants de la pollution !

Dimanche 14 mai à 15H sur les Champs-Elysées.

Venez dire que vous ne voulez pas d’un environnement qui nuise à la santé de vos enfants. Venez en famille – des animations seront prévues pour les enfants. Venez comme vous êtes, avec poussette ou sans.

 

Cyclistes : comment vous protéger de la pollution de l’air

La pollution de l’air tue 10 fois plus que les accidents de la route en France : 48000 personnes par an contre 3700. Dans les grandes villes polluées, c’est encore pire. A Paris, elle tue 60 fois plus ! Et pourtant, les cyclistes sont insuffisamment protégés et aussi insuffisamment préoccupés par ce danger mortel. Pour essayer d’améliorer les choses, voici quelques explications et quelques conseils.

Tout d’abord un petit rappel sur les conséquences de la pollution de l’air. Chacun imagine facilement qu’elle puisse être responsable de problèmes des voies respiratoires : asthme, irritation du nez ou de la gorge, etc. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. L’essentiel de la mortalité tient aux problèmes cardiovasculaires. Car une fois dans les poumons, les molécules de pollution passent dans la circulation sanguine et irritent nos veines et nos artères. C’est ainsi que la pollution est responsable d’environ un tiers des AVC et d’un tiers des infarctus ! L’organisation mondiale de la santé (OMS) l’appelle « le tueur invisible » !

Risques et Bénéfices

Alors, faut-il arrêter de pédaler ? En fait, non. Car selon les études médicales, les avantages de l’activité physique contrebalancent les inconvénients liés à la pollution. En tout dans la plupart des situations en France, c’est-à-dire quand la pollution reste –même avec les pics – en dessous de certains niveaux. Car dans certaines villes de Chine, d’Inde ou d’Asie, l’air est tellement pollué que les inconvénients dépassent les avantages, et le vélo y est déconseillé

Donc, continuez à pédaler, d’autant plus que les alternatives, quand il faut se déplacer, ne sont pas bonnes. Le métro ? il est très pollué. La voiture ? Vous respirez la même pollution… Mais si vous roulez, allez y doucement, car un effort physique provoque une hyperventilation et aggrave l’effet de la pollution.

Comment se protéger

C’est quand même très injuste que les cyclistes soient des victimes de cette pollution qu’ils n’ont pas causée. Mieux, qu’ils contribuent à réduire. On comprend que les médecins ou les responsables publics essaient de ne pas trop nous décourager… Mais individuellement, comment se protéger ? Que faire pour diminuer les risques ?

Les masques

Vous mettez un casque contre les accidents, vous pourriez mettre un masque à gaz contre la pollution ! Le problème c’est que les masques ne marchent pas, en général…

Pour les masques les plus légers, comme les masque de chirurgie,  ils ne servent à rien, ils ne filtrent pas la pollution. Mais les masques plus efficaces posent un autre problème : celui des fuites. En effet, si vous pédalez un peu fort, vous allez respirer plus intensément. Et si votre masque n’est pas parfaitement adapté à votre morphologie (ce qui n’arrive jamais), quand vous allez inspirer, l’air aura tendance à rentrer par les fuites. Et donc, le masque ne servira à rien. Pire, comme vous serez en hyperventilation, vos poumons seront encore plus sensibles à la pollution… Cela ressemble à une fausse bonne idée.

Une petite remarque, si vous optez pour un vélo à assistance électrique, et donc que vous ne risquez pas l’essoufflement, le masque est plus efficace…

Alors que faire ?

En fait, la meilleure chose à faire, c’est de diminuer son exposition, en d’autres mots, choisir son itinéraire pour passer par les endroits les moins pollués. Et cela n’a rien d’anecdotique. La pollution est un phénomène extrêmement variable géographiquement. Elle peut varier du simple au double à quelques mètres près. Ainsi, rouler sur les voies de bus – donc légèrement décalé par rapport au trafic principal, c’est respirer 30 % de pollution en moins. Rouler sur les pistes cyclables, c’est respirer 50 % de pollution en moins !

En cadeau bonus, se protéger contre les accidents de la route, c’est également se protéger de la pollution !

Il y a de nombreuses autres astuces. Par exemple, au feu rouge, bien s’arrêter DEVANT les voitures, pour ne pas respirer les pots, plus chargés, quand elles redémarrent. Préférer des axes larges dans lesquels les vents peuvent dissiper la pollution, éviter les grands carrefours embouteillés, etc.

Choisissez, quand vous le pouvez, vos horaires : la circulation varie grandement au cours de la journée, et ainsi fait la pollution automobile. Roulez aux heures creuses, si vous pouvez. C’est comme un jogging. Ne vous entrainez pas pour le marathon les jours de pic de pollution…

En milieu rural, surveillez les épandages…

Les enfants

Dernière chose. Les cyclistes sont menacés. Mais il y a des personnes encore plus menacées : les enfants.

Ils sont plus petit, leur système respiratoire et immunitaire n’est pas arrivé à maturité, ils respirent plus…

La pollution cause tout un ensemble de problèmes particuliers chez eux. Bien sur les crises d’asthme, mais aussi des retard développementaux et cognitifs (des points de QI en moins), etc.

Donc si vous amenez vos enfants à l’école en triporteur, et bien vous ne leur faites vraiment pas un cadeau… Alors, avec eux, faites doublement attention à votre itinéraire.

Olivier

Texte (enrichi) d’une conférence faite au congrès de la FUB (Fédération des usagers de la bicyclette) à Nantes

Le dieselgate fera plus de 1200 décès prématurés en Europe

Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de 2 autres institutions scientifiques ont étudié les conséquences des émissions dues aux moteurs truqués de Volkswagen. Leur conclusion : ces émissions vont tuer 1200 personnes en Europe.

 

En septembre 2015 le groupe Volkswagen, premier fabricant automobile mondial, a admis avoir installé des ‘logiciels trompeurs’ sur 11 millions de voitures vendues à travers le monde entre 2008 et 2015.

Les logiciels étaient conçus pour détecter et s’adapter aux tests des voitures en laboratoire, permettant de faire croire qu’elles satisfaisaient les standards environnementaux alors qu’en fait elles émettaient des polluants appelés oxydes d’azote, ou NOx, à des niveaux en moyenne 4 fois supérieurs au plafond autorisé.

Alors que Volkswagen a lancé des rappels des voitures concernées aux Etats-Unis et en Europe, les chercheurs du MIT, de Harvard University et de l’Université de Hasselt (Belgique) ont analysé l’impact sur la santé des 2.6 millions de voitures vendues en Allemagne sous les marques VW, Audi, Skoda et Seat, en croisant leurs calculs avec des informations médicales et démographiques des Nations Unies.

Dans un rapport publié le 3 mars dans le journal Environmental Research Letters, l’équipe rend ses conclusions : 1200 personnes vont mourir prématurément en Europe, chacune perdant l’équivalent d’une décennie de sa vie, conséquemment aux excès d’émissions polluantes dues aux voitures concernées vendues en Allemagne entre 2008 et 2015. Les frais de santé occasionnés sont évalués à 1,9 milliards d’euros.

Sur ces 1200 morts prématurées, 500 auront lieu en Allemagne, 160 en Pologne, 84 en France, 72 en République Tchèque, et le reste réparti sur les autres pays européens.

« La pollution de l’air est largement transfrontalière. » explique un des signataires, Steven Barrett, un professeur associé d’aéronautique et astronautique au MIT. « Ainsi une voiture vendue en Allemagne peut facilement causer des dommages importants également dans les pays voisins, particulièrement dans les zones à forte densité de population comme l’est le continent européen. »

 Eric

1.La mucoviscidose c’est quoi ?

 

Ce mot est composé de : MUCUS + VISCOSITÉ = MUCOVISCIDOSE

La mucoviscidose est une maladie qui se manifeste le plus souvent dès la naissance ou les premiers mois de vie. Elle touche principalement la fonction respiratoire et gastro-intestinale.

C’est une maladie génétique qui peut provoquer le décès. Touchant autant les femmes que les hommes, la mucoviscidose est plus fréquente dans les populations de type caucasien, alors qu’elle est très rare dans les populations africaines et asiatiques.

Ses symptômes invalidants et les complications infectieuses et fonctionnelles qui en découlent impactent l’espérance de vie des patients.

  • La cause…

cause

 

La protéine CFTR est une protéine présente dans la membrane des cellules de différents muqueuses : respiratoire, digestive… Elle fonctionne comme un canal qui permet l’échange d’ions chlorures entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule.

Dans le cas de la mucoviscidose, lorsque son gène est muté, le canal dysfonctionne.

Par le biais de différentes cascades biologiques, il en résulte notamment une diminution de l’eau excrétée au niveau des muqueuses et, en conséquence, une inflammation et un épaississement du mucus qui les recouvre.

Ce phénomène entraîne l’apparition des symptômes habituels de la mucoviscidose.

La mucoviscidose est liée à des mutations du gène de la protéine CFTR, situé sur le chromosome 7. Les différentes mutations identifiées engendrent des dysfonctionnements dont la sévérité est variable. Ainsi, la mucoviscidose est une maladie dont l’expression est plus ou moins sévère selon la nature des mutations portées par le patient.

 

2.Et en France….

 

En France le nombre de patients atteints de mucoviscidose est estimé à 7 000. Il y a autant d’hommes que de femmes.

Bien que l’espérance de vie des individus touchés ait considérablement augmentée ces 40 dernières années, aucun traitement ne permet aujourd’hui de venir à bout de la maladie.

Néanmoins, l’espérance de vie a très nettement augmenté autour de 35, 40 ans, avec les traitements, les greffes pulmonaires. De nouvelles thérapeutiques ciblant CFTR ou son gène sont porteuses d’espoir.

Chaque année, le Registre Français de la Mucoviscidose recueille des données précises pour évaluer les caractéristiques de la population.

  • La répartition sur le territoire

 

La répartition géographique des patients montre une disparité entre les départements comme le montre la carte ci-dessous issue du Registre français de la mucoviscidose – Bilan des données 2015

Hebergeur d'image

 

Il est bien évident que l’origine de la maladie n’a bien entendu aucun lien avec la pollution de l’air étant donné que la mucoviscidose est une maladie génétique.

Mais les pics de pollution ont un impact direct sur les victimes de ce fléau…

3.L’impact des Particules fines sur l’appareil respiratoire

 

D’après les résultats des études toxicologiques et épidémiologiques,

  • Les particules de plus de 10 µm de diamètre restent au niveau de l’appareil respiratoire supérieur.
  • Les particules dont le diamètre est compris entre 3 µm et 10 µm se répartissent entre la trachée et les bronches.
  • Les particules de taille inférieure à 3 µm atteignent les alvéoles pulmonaires.

 

pm respiratoire

Les alvéoles pulmonaires où se nichent les particules inférieures à 3 µm sont de minces sacs creux qui prolongent les voies respiratoires, où se déroulent les échanges gazeux avec le sang

Le sang qui entre dans le capillaire pulmonaire est le sang veineux systémique qui entre dans les poumons par l’intermédiaire de l’artère pulmonaire. Ainsi l’O2 est diffusé dans le sang et le CO2 est expulsé. Le sang qui retourne au cœur a le même taux de dioxygène que l’air alvéolaire.

Plus il y a de capillaires pulmonaires qui participent à ce processus, plus le total de O2 et de CO2 échangés est grand.

 

4.L’étude sur les effets néfastes de la pollution atmosphérique sur la mucoviscidose

 

Grâce aux données exhaustives du registre national américain de la mucoviscidose donnant la surveillance sur les années 1999-2000, des patients âgés de plus de 6 ans et atteints de mucoviscidose, on a pu constater que chaque élévation de 10 microgramme /m³ d’air de microparticules PM 10 et PM 2,5 était associée à une aggravation des symptômes.

–de 8% pour les PM 10

–de 21 %pour les PM 2,5

Chaque augmentation de 10 microgramme /m3 de PM 2,5 est associée à une baisse du VEMS de 24 ml en moyenne (volume expiratoire maximum par seconde).

Chaque augmentation de l’ozone de 10 part par milliard (ppb) est associée à une augmentation de risque de 10 % de subir au moins 2 exacerbations de la maladie.

De plus des niveaux élevés d’ozone ont été associés avec une augmentation de l’exacerbation chez les enfants souffrant d’asthme.

En conclusion, l’exposition aux PM 10, PM 2.5 et à l’ozone peut augmenter le risque d’exacerbation pulmonaire et augmenter le taux de variation de la fonction pulmonaire dans la population atteinte de mucoviscidose.

Cette étude démontre donc que la pollution atmosphérique impacte réellement les patients souffrants d’une affection respiratoire chronique comme la mucoviscidose.

Sur 11484 personnes qui participaient à l’étude, 213 sont décédées au cours de l’année 2000…

5. L’impact de la pollution de l’air sur les transplantés pulmonaires

 

En effet pour les malades atteints de Mucoviscidose, la greffe constitue le dernier recours pour les patients dont le poumon s’est particulièrement dégradé.
greffe_poumon
La récupération d’une fonction respiratoire normale après la greffe est progressive : pendant de nombreux mois, ces sujets sont vulnérables et à risque de rejet de greffe.

Ainsi, dans le cadre d’une étude regroupant plusieurs équipes hospitalo-universitaires et l’Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), il a été prouvé qu’auprès de 520 patients transplantés, une hausse des polluants, que sont les NO2 et les particules fines, était associée à une baisse de la CVF (volume total que les patients peuvent expirer au cours d’une expiration forcée).

Chaque fois que la concentration en PM10 augmentait de 5µg/m³, la valeur de la CVF, exprimée en pourcentage de la valeur normalement attendue pour une personne du même sexe, du même âge et de la même taille, était abaissée de 2,56%.

Valérie Siroux, qui a coordonné les travaux de cette étude précise : « Les mesures visant à limiter la pollution atmosphérique liée au trafic autoroutier et aux différents modes de chauffage sont nécessaires pour préserver la santé des populations et notamment des populations particulièrement vulnérables : enfants, sujets âgés, personnes asthmatiques… et, comme l’indique cette étude, les sujets ayant bénéficié d’une transplantation pulmonaire« .

 

Article rédigé par Michael, avec la contribution de Marie-Laure

Sources :

http://fr.medipedia.be/mucoviscidose/comprendre/mucoviscidose-atteinte-de-differents-organes

http://www.infra-transports-materiaux.cerema.fr/IMG/pdf/effets_sante_particules_version_imprimable.pdf

http://www.news-medical.net/news/2004/03/29/24/French.aspx

http://virades-chevreuse.fr/la-mucoviscidose/

http://www.ameli-sante.fr/mucoviscidose/quest-ce-que-la-mucoviscidose.html

http://www.inserm.fr/thematiques/genetique-genomique-et-bioinformatique/dossiers-d-information/mucoviscidose

http://www.vaincrelamuco.org/

http://pharmaweb.univ-lille2.fr/cours_en_ligne/uved/PAetSante/co/03-1-1_toxicologie.html#

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alvéole_pulmonaire

Bingo pour le vélo électrique

Jusqu’ici exclu de tout dispositif national d’aide, les vélos à assistance électrique auront enfin, eux aussi, leur bonus : 20 % du prix d’achat dans la limite de 200 euros. Sept organisations, dont Respire, se réjouissent de l’annonce de la Ministre de l’environnement, Ségolène Royal, concernant la création de ce dispositif.

Déjà mise en pratique avec succès dans certaines collectivités, dont la ville de Paris, cette mesure était attendue pour le territoire national. Elle marque une étape importante pour la reconnaissance du vélo en tant que mode de déplacement à part entière, et comme solution de mobilité durable.

Le vélo à assistance électrique (VAE) permet de réduire la pollution de l’air par rapport aux deux roues motorisés et aux voitures, tout en allégeant les efforts et la sur-ventilation des cyclistes fragiles. C’est aussi une solution pour la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports, en particulier en zone périurbaine ou rurale où les solutions de transports publics sont moins développées.

La moitié des usagers du vélo à assistance électrique qui ont déjà bénéficié d’une aide locale à l’achat d’un VAE ont fait ce choix en remplacement de la voiture, selon l’étude de l’Ademe sur les bénéfices des services vélo2 . Rappelons qu’environ la moitié des trajets automobiles fait moins de 3 km et pourraient pour la plupart être faits autrement.

Le décret paru au JO le 18 février 2017 marque l’adoption de cette mesure, dans des conditions encourageantes (20% du prix d’achat, plafonné à 200 euros). A noter que cette aide n’est pas cumulable avec les aides éventuellement déjà accordées par certaines collectivités locales.

Nous avions déjà, il y a quelques mois, demandé l’instauration d’une indemnité kilométrique pour le vélo.

Lire la totalité du communiqué de presse.

 

Résoudre la pollution est possible : c’est une question de volonté politique

Quelques jours à peine après la fin du pic de pollution de décembre, revoici à nouveau les niveaux d’alerte atteints et la crise qui reprend. C’est une triste manière de célébrer la nouvelle année. Mais c’est aussi un message très clair: les mesures contre les pics de pollution ne sont pas du tout efficaces contre le problème.

Cette situation n’est pas propre à Paris. Le pic actuel touche tout le nord de la France, mais aussi la vallée de l’Arve (autour de Chamonix), zone martyre de la pollution de l’air dans le pays, puisqu’elle a connu 33 jours de pics ininterrompus à la fin de l’année dernière et qu’elle est à nouveau concernée…

Pourquoi les mesures actuelles sont-elles inefficaces ? Parce qu’elles ne répondent pas à la bonne question. Elles visent à atténuer les effets du pic plutôt que d’en résoudre les causes. Elles sont certes nécessaires, mais clairement insuffisantes.

La circulation différenciée (les nouvelles vignettes Crit’Air) est certes un système plus juste que la circulation alternée. Grâce à son principe plus facile à accepter, le nouveau système sera peut-être ainsi davantage appliqué que l’ancien, ce qui l’amènerait à être plus efficace. Mais le pic de pollution n’est que la partie émergée d’un immense iceberg. Un iceberg qui tue chaque année 48 000 personnes, rappelons-le.

En termes de causalité, les pics se résument à un problème de météo. Habituellement, les vents dissipent la pollution que nous produisons 365 jours par an. Mais il suffit d’un anticyclone, et c’est comme avec la chasse d’eau qui tombe en panne: ça déborde de partout.

La circulation différenciée ne fait que limiter timidement le pic. Celui-ci ne sera réglé qu’avec un changement des conditions météorologiques. Pour éviter la répétition des pics, il faudrait diminuer les émissions tout au long de l’année.

En termes de mortalité, ces pics sont également marginaux: les études scientifiques estiment que 7 % des décès liée à la pollution leur sont associés. En d’autres termes, 93% de la mortalité provient de la pollution quotidienne, hors pics.

La conclusion qu’il faut tirer de ces quelques constatations est simple: il faut changer de méthode. Ou plutôt, il faut dissiper un malentendu: les mesure d’urgence ne peuvent pas régler le problème chronique.

Alors que faire? Les solutions sont bien connues. La pollution, en hiver, tient approximativement pour 50 % de la circulation automobile et pour 50 % du chauffage. Diminuer les émissions automobiles, c’est améliorer les transports en commun et les mobilités douces, c’est encourager la transition vers les moteurs les moins polluants.

Diminuer les émissions liées au chauffage, c’est fermer les centrales à charbon et au fioul: il est absurde qu’il en existe encore en France. C’est éliminer progressivement le chauffage collectif au fioul. Pour les cheminées, c’est mettre en place tout un ensemble de mesures pour aider leurs utilisateurs à moins polluer. L’exemple de ce qui commence à être fait par la communauté de commune de Chamonix, en vallée de l’Arve, devrait être étendu plus largement.

Il faut également tenir compte des émissions industrielles. Pour les prochains pics de printemps, quand les pollutions agricoles viendront s’ajouter aux autres, il faudra diminuer les épandages, les brûlages et surtout les lisiers – toutes choses qui devraient être évitées si on voulait encourager la transition vers une agriculture biologique.

Toutes ces solutions peuvent être mise en place relativement rapidement. Même si elles auront un coût économique et politique.

Nous possédons donc les moyens de résoudre le problème de la pollution de l’air. Peut-être pas demain, ni même après demain, mais, disons dans 20 ans. C’est certes très long. Au rythme de 48000 morts par an, cela signifie se résoudre au décès de presque un million de personnes. Soit trois fois le bilan de la bataille de Verdun.

Espérons que l’énormité du bilan amènera notre société, dans son ensemble, à accélérer cette nécessaire transformation. I faut d’ailleurs remarquer, malgré tout, que la qualité de l’air s’améliore. Elle a même connu, sur certains polluants, des progrès considérables en quelques décennies.

Résoudre le problème de la pollution de l’air, ou du moins le diminuer considérablement, est donc possible.

Ce n’est pas un problème économique: les mesures coûtent cher, mais elles permettent de résoudre un fléau lui aussi très couteux – il a été évalué à 100 milliards par an par une commission sénatoriale.

Ce n’est pas un problème technologique: on a tout en main, ou presque.

En revanche, toutes ces mesures nécessitent une volonté politique globale qui, seule, pourra fédérer les différentes initiatives et leur donner l’ampleur nécessaire. Les quelques mairies qui s’attaquent courageusement au problème ne pourront pas à elles seules, le résoudre. Au final, la pollution est un problème politique. Non pas au sens d’une opposition gauche-droite mais au sens où cela mobilise les moyens de l’Etat et notre projet en tant que nation. Pour celles et ceux qui croient encore en notre société, c’est presque une bonne nouvelle.

Olivier Blond – Président de l’association Respire

Texte publié initialement sur le site du Huffington Post