Le scandale de la cimenterie de Gargenville

Une cimenterie qui veut creuser un trou dans un parc naturel, qui empoisonne l’air et le climat, un dossier entaché d’irrégularités, un émetteur majeur de NO2 alors que le pays est en infraction aux normes européennes sur le sujet et une mobilisation citoyenne qui ne faiblit pas depuis des années. Respire soutient un combat emblématique contre la pollution industrielle, à l’heure où une enquête publique est lancée. 

La dernière cimenterie encore en activité en Île-de-France continue de fonctionner. Elle date de 1921 et aujourd’hui, selon le directeur de la DRIEE de l’Ile de France n’aurait pas le droit de s’installer sur le site qu’elle occupe depuis sa création. Située à Gargenville (78440),  elle  se trouve désormais au milieu de plus de 26 500 habitants installés sur un rayon de 2,5 km, avec des crèches, des écoles, des maisons de retraite… Elle appartient à la multinationale Heidelberg Cement. Elle  utilise des fours pour produire du ciment à partir du calcaire. Elle a déposé une demande d’exploitation d’une carrière de calcaire dans le Parc naturel régional du Vexin. Incroyable, mais malheureusement possible !

Emetteur majeur de CO2 et de NO2

Cette cimenterie contribue au réchauffement climatique avec de fortes émissions de C02, 1000 tonnes en moyenne par jour. Mais elle émet également beaucoup de NO2 (dioxyde d’azote) p. Cette cimenterie est même le cinquième plus gros émetteur industriel de NO2 en Île-de-France, selon les données officielles de la DRIEE. Mais quand  les services de cette DRIEE font un contrôle inopiné en 2015 de cette cimenterie, c’est pour constater un dépassement des taux maximum de poussières autorisés…Pour rappel, la France a de grandes chances d’être condamnée par le tribunal européen à payer de fortes amendes pour cause de dépassement des taux maximum autorisés de NO2, et ce, depuis plusieurs années.

La direction de cette cimenterie  s’est engagée à investir dans des filtres plus sophistiqués pour réduire la pollution de l’air à la condition de lui octroyer le permis d’exploiter cette carrière dans le PNR du Vexin. Si on ne donne pas ce permis à la cimenterie, les gens peuvent continuer de se faire empoisonner ? Quel odieux chantage !

A cela s’ajoute donc un projet de carrière et la destruction programmée d’un très bel endroit du PNR du Vexin situé sur le bassin versant de la Montcient, en hauteur, donc très visible, au milieu de villages. Il s’agit de 105 ha de terres agricoles qui ne retrouveront jamais leur qualité, avec de la poussière, du bruit et aucune garantie que les nappes phréatiques ne seront pas touchées.

Ce dossier est entaché d’irrégularités

Déjà en 1995, Michelle Pappalardo, introduit un « cavalier » de quelques lignes dans la charte du PNR du Vexin déjà votée… ajoutant la possibilité d’une zone spéciale de carrières dans le PNR. Incroyable, mais vrai ! Or madame Pappalardo n’est rien moins que l’ancienne directrice de l’ADEME et la directrice du cabinet de Nicolas Hulot et de François de Rugy !

Un peu plus tard, on apprend que Monsieur Gomez qui a piloté une enquête publique sur  la protection de l’eau potable  (source et captage de Sailly/ Drocourt, deux communes qui touchent la zone de projet de carrières). Or,  il a été découvert après que le commissaire enquêteur ait donné un avis favorable, que ce dernier était  un ancien salarié de la cimenterie. Incroyable mais vrai !

Enfin, le bureau de GPSO (Grand Paris Seine Ouest) piloté par Philippe Tautou et Pierre Bédier, président du conseil départemental des Yvelines  devait organiser au mois de juin 2018 un vote des élus pour donner sa position concernant ce projet de carrières. il a finalement décidé que ce vote n’aurait pas lieu. Quel déni de démocratie ! Cela illustre la volonté de ne pas tenir compte des nombreux opposants et de passer en force.

Or les élus locaux sont opposés à ce projet. 45 d’entre eux  (les quatre conseillers départementaux et régionaux, notre député et une quarantaine de maires) ont signé une motion contre ce projet de carrières dans le PNR du Vexin.

Reconversion de la cimenterie

Une reconversion est pourtant possible sans les fours, en utilisant du clinker, ce que l’industriel n’envisage pas alors que beaucoup de cimenteries appartenant au même groupe Heidelberg Cement le font aujourd’hui. On soupçonne un  intérêt financier de la cimenterie à continuer à utiliser les fours pour monnayer les quotas de CO2 attribués par l’union européenne et non utilisés. (cf émission cash investigation du 24 mai 2016 avec Lafarge)

Un besoin impératif de ciment ? Selon des chiffres donnés par le président du SFIC (Syndicat Français des Industries Cimentières) lui-même en 2016, la France a la capacité de produire 27 millions de tonnes par an… Mais elle en consomme quelque 17 millions (dont 2 sont importées). L’argument du Grand Paris n’est donc pas recevable.

Pourquoi, pour continuer cette activité polluante, aller détruire une partie du PNR du Vexin ? Pourquoi aller à l’encontre de la volonté de nos élus, nos trois députés, les quatre conseillers régionaux et départementaux ainsi que quarante maires ?

Difficile dans ces conditions de ne pas envisager la seule réponse possible : la beaucoup plus grande profitabilité financière de cette option, L’industriel a déposé sa demande d’autorisation environnementale en juillet 2017. Une enquête publique vient d’être lancée, avant la prise de décision définitive.

Toutes les données notamment chiffrées concernant ce dossier, les articles classées par thèmes, les études … sont disponibles sur le site Association Vexinoise de Lutte Contre les Carrières Cimentièresavl3c.org

Vous pouvez également signer la pétition en ligne : https://www.avl3c.org/?La-p-xe9-tition-en-ligne-progresse

Olivier Nilus

Pollution de l’air : une leçon pour le gouvernement

Faute d’avoir pris les mesures nécessaires pour lutter contre la pollution atmosphérique, la France vient d’être renvoyée devant la Cour de justice de l’Union. Elle risque 11 millions d’euros d’amende et une astreinte journalière de 240.000 euros. Cette décision était attendue et il faut s’en féliciter, car la pollution de l’air tue chaque année 48.000 personnes dans le pays, soit 20 fois plus que les affaires du sang contaminé et du Médiator, ou 300 fois plus que celle de la vache folle. Elle est à l’origine du plus grand scandale sanitaire français ; pourtant, rien, ou presque, n’est fait.

Le plus grand scandale sanitaire français

Ce n’est pas seulement la faute du gouvernement actuel. Depuis vingt ans, les équipes se succèdent et se ressemblent dans leur immobilisme sur le sujet. De leur côté, les premières mises en demeure de l’Union datent de 2009. Mais alors que Nicolas Hulot « sonne le tocsin » pour la biodiversité menacée, on attend toujours un geste similaire pour les 48.000 citoyens que la pollution assassine chaque année. À ce rythme, pourtant, un quinquennat d’inaction fait 250.000 morts : c’est l’équivalent d’une ville comme Bordeaux ou Nantes qui disparaît. Et sur ce point, le silence des ministres de la Santé est tout aussi scandaleux. Car laisser la pollution de l’air au ministère de l’Écologie, c’est comme laisser la cigarette et l’alcool au ministère de l’Agriculture sous prétexte qu’il s’agit de vignes ou de plants de tabac. À l’inverse, les experts de l’Organisation mondiale de la santé ont choisi d’en faire un de leurs principaux combats dans le monde.

L’équivalent dune ville comme Bordeaux ou Nantes qui disparaît

Cette inaction contraste également avec le volontarisme de municipalités comme Paris et Grenoble, ou avec l’éventail des initiatives déployées localement, en France ou à l’étranger. Les solutions existent ; elles sont nombreuses et variées. Manque la volonté politique globale qui pourra les mettre en œuvre et fédérer les différentes initiatives locales pour leur donner l’ampleur nécessaire. Finalement, la pollution est un problème politique. Non pas au sens d’une opposition gauche-droite mais au sens où elle mobilise les moyens de l’État et notre projet en tant que nation.

Il fallait donc réagir. Espérons que la décision européenne encourage Nicolas Hulot et Emmanuel Macron à proposer enfin le grand plan national d’action contre la pollution de l’air dont la France a besoin. Si les alertes des experts et des militants n’y ont pas suffi, la menace d’une condamnation pourrait y contribuer.

Espérons également que la décision européenne incite le gouvernement à changer de paradigme en matière d’écologie. Car son inaction sur le sujet de la pollution de l’air signe une vision périmée, qui s’investit avec raison sur la biodiversité et le changement climatique, mais qui néglige les questions de santé environnementale qui émergent actuellement. Pollution de l’air, perturbateurs endocriniens, pesticides : telles sont les grandes préoccupations d’aujourd’hui. Et on attend toujours des mesures décisives

Olivier Blond

(Texte publié initialement dans le Journal du Dimanche)

Voies sur berge : il faut davantage d’“oasis d’air sain” en Ile-de-France

Le débat sur les berges de Seine a rebondi récemment avec la décision du tribunal administratif [Le tribunal administratif de Paris a annulé la fermeture des voies sur berges le 21 février], et on pourrait croire que tout recommence comme il y a deux ans, lors de la mise en place de la piétonisation. Mais il n’en est rien. Car tout a changé depuis la mise en place de la mesure. Tout, sauf le ton houleux des discussions.

En effet, l’ensemble des partis politiques, y compris la droite, s’est désormais rallié à la lutte contre la pollution de l’air. C’est ainsi une victoire considérable de ces deux dernières années, et des premières mobilisations autour de la piétonisation, que d’avoir participé à ce changement majeur. Plus personne n’ose sérieusement contester ni l’importance des enjeux, ni la nécessité d’agir.

Le contexte international montre qu’il s’agit là d’une évolution profonde : la pollution automobile est désormais un enjeu majeur partout dans le monde, de Leipzig jusqu’à Rome, villes qui pourraient prochainement interdire les véhicules diesel.

En France, le gouvernement fait face à deux injonctions majeures : la première est celle de la Commission européenne, qui menace d’une action contre la France pour non-respect des normes de pollutions (notamment à Paris) et pourrait imposer des millions d’euros d’amende. La seconde provient du Conseil d’Etat, qui a sommé le gouvernement de produire un plan d’action vigoureux au plus tard à la fin de ce mois.

Ralliement décisif

Au niveau régional, les oppositions sont toujours aussi rugueuses, mais la position de Valérie Pécresse a évolué radicalement. Elle critique certes la méthode et le timing de la mesure d’Anne Hidalgo, mais elle soutient désormais qu’il faudrait (certes en 2021) des voies piétonnisées. C’est un ralliement décisif.

Enfin, au niveau local, le soutien à la mesure dans l’opinion s’est accru, malgré les attaques contre le projet. Ainsi, la pétition que l’association Respire fait circuler sur change.org en faveur de la piétonisation a recueilli plus de 38 000 signatures en un peu plus de quinze jours, alors qu’en 2016, il avait fallu trois mois pour en obtenir 20 000. Un sondage récent montre que 55 % des Parisiens soutiennent la mesure. Et 62 % des moins de 35 ans.

Forts de ces succès, nous pouvons désormais aller plus loin et poser autrement le problème. Au début, il s’agissait d’être pour ou contre la pollution de l’air. Aujourd’hui, ce qui divise c’est le moyen d’y parvenir. Et donc l’efficacité de la mesure.

La piétonisation des berges est contestée au regard de l’étude d’Airparif (l’Observatoire de la qualité de l’air en Ile-de-France, autorité à peu près incontestée en la matière). Cette étude a observé une baisse de la pollution sur les quais fermés à la circulation mais une (légère) augmentation alentour. En additionnant le pour et le contre, Airparif établit un bilan à peu près nul. Ce bilan, la région et la mairie l’ont interprété de manière opposée.

La fameuse « évaporation »

Mais les mesures les plus récentes du trafic réalisées par la préfecture montrent une diminution des embouteillages et de la circulation : la fameuse « évaporation » commence à se manifester. Il est probable que le bilan global vienne à s’améliorer dans les mois à venir, et cela d’autant plus que seront mis en place des dispositifs pour fluidifier le trafic.

Mais une fois que ce débat sera, à son tour, tranché par les faits, on pourra discuter d’une autre dimension du problème, peut-être plus importante encore. Car les berges ne représentent que 3,3 kilomètres de voirie (sur plus de 1 000 à Paris) et seulement 0,16 % du kilométrage parcouru en Ile-de-France. Il est ridicule de vouloir lui attribuer, en positif ou en négatif, un impact décisif sur la circulation ou la pollution au niveau de la région ! Au mieux, ou au pire, ce ne peut être que négligeable.

C’est d’autant plus vrai que la pollution de l’air possède une dimension extrêmement locale. Les concentrations de polluants peuvent varier du simple au double à quelques mètres de distance.

La piétonisation s’inscrit dans une logique globale de lutte contre la pollution automobile. Mais l’enjeu de la piétonisation des berges est local. Il est d’offrir aux citoyens un espace de détente et de bien-être pour se balader en famille, à pied ou en vélo, avec les poussettes, et sans respirer de pollution, ou le moins possible. Pour les Parisiens et les Parisiennes, qui vivent dans une ville beaucoup trop polluée, l’enjeu est de disposer d’« oasis d’air sain ».

Stratégie de mitigation

Au Sahara, ou ailleurs, la présence d’oasis ne change rien à la terrible aridité moyenne des lieux. Mais, localement, pour les voyageurs assoiffés qui s’y désaltèrent, ils représentent des haltes précieuses, et parfois vitales.

De la même manière, les oasis d’air pur dans une ville polluée ne changent, malheureusement, pas grand-chose à la concentration globale des polluants. Mais localement, elles permettent de mieux respirer et en attendant des évolutions plus fortes – mais bien plus difficiles à faire accepter – de supporter un peu mieux la pollution.

Organiser la résilience de la ville

Face à la pollution comme au changement climatique, il faut organiser la résilience de la ville. Pour faire un parallèle avec la canicule : il faut lutter contre le réchauffement et diminuer le risque d’événements catastrophiques, mais, face à un épisode de chaleur, il faut organiser des oasis de fraîcheur pour aider les plus fragiles à survivre.

Face à la pollution comme au changement climatique, il faut organiser la résilience de la ville. Et cette résilience est aussi sociale : en tissant du lien, en recréant de la convivialité. Et, sur ce point encore, des oasis comme les berges de Seine contribuent à améliorer la qualité de vie des citoyens.

Pour utiliser un vocabulaire un peu plus technique, dans le cadre de la pollution de l’air comme pour le changement climatique, une stratégie de mitigation, c’est-à-dire la diminution des émissions ne suffit pas. II faut également mettre en place une stratégie d’adaptation ou de résilience.

Si les gens vont courir sur ces berges plutôt que sur les bords de routes embouteillées, si les jeunes vont faire du skate ou boire des verres sur les berges plutôt qu’au fond de bouges enfumés, si les familles peuvent y promener leurs poussettes plutôt que le long du périphérique, ce sera toujours ça de gagné. Pour la santé de tous.

Il faut d’autres oasis. Il faut d’autres voies sur berges en Ile-de-France et dans toutes les zones menacées par la pollution. Il faut le faire intelligemment, en concertation avec toutes et tous. Mais il faut le faire !

Olivier Blond

Signez la pétition : Laissez-nous les berges

 

Article publié initialement dans le journal Le Monde

http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2018/03/20/voies-sur-berge-a-paris-il-faut-davantage-d-oasis-d-air-sain-en-ile-de-france_5273684_3232.html

La livraison collaborative au service de la qualité de l’air

Courseur, la livraison collaborative de courses à domicile entre particuliersChers lecteurs de Respire. Il y a 7 ans, Sébastien Vray a fondé Respire avec plusieurs amis. Depuis, l’ONG devenue spécialiste de la qualité de l’air en France a bien oeuvré à placer ce sujet au coeur du débat. En parallèle, depuis plus d’un an, Sébastien dirige Courseur, une startup de livraison collaborative de courses à domicile qu’il a fondé. L’ objectif est double. Diminuer le nombre de voitures sur la route dans les zones péri-urbaines et rurales tout en se rendant service entre voisins. Car le chiffre est impressionnant. 56 milliards de kilomètres sont parcourus chaque année en automobile pour faire les courses. Une idée simple, mais qui a besoin de soutien. C’est pour ça que nous vous demandons d’aider Sébastien et Courseur en votant  pour cette belle idée d’avenir. Ce projet fait sens dans la lutte contre la pollution de l’air car il a un impact social et environnemental fort. Votons pour lui et disons lui merci pour son engagement depuis ces nombreuses années.

Les deux-roues motorisés à Paris, solution ou problème ?

 

Vietnam moto
Vietnam – Arran Smith / Unsplash

Les motos, mobylettes et autre deux-roues motorisées ou 2RM font débat. On pourrait croire que plus petits ou plus mobiles, ils apportent une solution aux problèmes de circulation urbaine. Il n’en est rien, comme l’explique Frédéric Héran, économiste et grand expert des transports urbain.

Depuis dix ans, les 2RM n’augmentent plus dans Paris. Certes, ils séduisent encore de nombreux usagers pour leur incomparable rapidité, en permettant d’être hypermobile et ponctuel, mais au prix de très nombreuses infractions : dépassement des vitesses limites, doublements dangereux, utilisation des couloirs de bus et des aménagements cyclables et stationnement sur les trottoirs. Leurs nuisances demeurent surtout bien supérieures à leurs avantages.

Une forte consommation d’espace

Un 2RM prend environ deux fois moins d’espace de circulation qu’un automobiliste par kilomètre parcouru. Mais s’il profite de sa vitesse pour aller deux fois plus vite et plus loin qu’une voiture, il utilise alors pour son déplacement autant d’espace de circulation. Quant au stationnement illicite des 2RM sur les trottoirs, il constitue une appropriation de l’espace public au détriment d’autres usages et entraine une gêne pour les piétons et une perte d’urbanité de ces espaces.

Un bruit considérable

À Paris, le bruit des 2RM domine le fond sonore urbain. Certes, le bruit procure une « sensation de puissance » aux motards qui apprécient la « mélodie » de leur machine et considèrent qu’elle leur permet de se faire entendre pour leur sécurité. En réalité, un 2RM bruyant est forcément débridé ou puissant, deux caractéristiques qui facilitent une conduite plus sportive, donc plus dangereuse.

Une consommation d’énergie et une pollution élevées

Un 2RM a une consommation d’énergie par personne transportée du même ordre qu’une voiture à essence (≈ 6 l/100 km). Il est pourtant 5 à 10 fois moins lourd. Cette piètre performance s’explique, pour les cyclomoteurs, par des moteurs peu optimisés et, pour les motos, par des moteurs surdimensionnés permettant de fortes accélérations. En conséquence, la pollution émise est aussi similaire à celle d’une voiture. D’autant plus que beaucoup de 2RM sont modifiés pour rouler plus vite.

Un énorme risque d’accident

À Paris intra muros, il est environ 40 fois plus dangereux de circuler en 2RM et 6 fois plus à vélo qu’en voiture. Depuis 2001, les 2RM sont impliqués dans 53 à 64 % des accidents et représentent environ la moitié des tués et blessés graves, alors qu’ils ne comptent que pour 3 % des déplacements de surface, y compris à pied. À cause de l’énergie cinétique des véhicules en mouvement, le risque d’accident augmente bien plus vite que ne croît la vitesse. Et, à vitesse identique, le poids joue un rôle proportionnel : une moto de 250 kg est trois fois plus dangereuse qu’un petit scooter de 85 kg.

Une inactivité physique délétère

Comme la voiture, le 2RM est un mode passif, au contraire du vélo ou de la marche qui sont des modes actifs. Des centaines de recherches scientifiques ont démontré les bienfaits d’une activité physique régulière, sur de nombreuses pathologies chroniques. Si bien que, même si le vélo est certes un peu dangereux, le bilan de santé publique des cyclistes est très positif, alors qu’il est très négatif pour les 2RM et négatif pour les automobilistes.

Un mode de déplacement très peu urbain

À part leur vitesse, les 2RM n’ont aucun avantage par rapport à la voiture. De plus, le pilotage d’un 2RM réclame des compétences particulières qui ne sont pas à la portée de tous. Au total, il n’y a donc pas de raison d’encourager l’usage de ce mode, bien au contraire, du fait de l’envahissement des trottoirs, du bruit et de l’insécurité routière qu’ils génèrent.

Résumé d’un article de Frédéric HERAN, « Les deux-roues motorisés en milieu urbain, solution ou problème ? », Transports urbains, n° 131, 2017, p. 14-19.

Non au retour des voitures sur les berges !

 

Berges - parc rives de Seine - Paris
Parc Rives de Seine – C Jean-Baptiste Gurliat et Mairie de Paris

Le tribunal administratif vient d’annuler la piétonisation des berges. Mais nous ne voulons pas qu’on nous reprenne cet espace que la mairie de Paris nous a donné ! Respire lance une nouvelle pétition. Signez-là, faites la circuler autour de vous !

 

Nous organisons également, avec un collectif d’associations, un événement convivial samedi 10 mars, sur les berges. Rejoignez-nous !

Les quais de Seine ont été transformés en parc. Avec les beaux jours, les enfants jouent, les amoureux dansent, les badauds flânent aux pieds de Notre-Dame, au cœur de cette ville que nous aimons tant et que le monde nous envie.

Laissez-nous danser !

La métamorphose n’en est encore qu’à son commencement. Il faut planter des fleurs et des arbres ;  il faut semer des projets, des espoirs et des rêves sur ce site magnifique. Et non les écraser sous les roues des voitures.

Les bonnes idées sont les bienvenues d’un coté ou de l’autre du périphérique et d’un bord à l’autre de l’échiquier politique. Mais sans revenir au monde d’hier, à cette vieille idéologie racornie qui défigurait les centres-villes avec des autoroutes et qui voulait recouvrir la nature de béton.

Laissez-nous rêver !

Cette piétonisation fait partie d’une grande transformation de Paris pour la rendre plus conviviale, plus respirable et plus moderne. Pour diminuer la pollution qui tue chaque année des milliers de Franciliens. Il faut persévérer dans cette direction et non réintroduire des véhicules polluants !

Laissez-nous respirer !

On a reproché beaucoup de chose à ce parc. Mais la fermeture récente de quelque 3,3 km de voies n’est pas responsable des embouteillages que la région connait depuis des décennies. Et il n’est pas raisonnable d’accuser la fermeture d’une voie qui accueillait quelques milliers de voitures par jour de bloquer les millions de Franciliens qui prennent leur voiture le matin. Surtout quand l’enjeu est de renforcer les transports en commun et les mobilités douces.

Laissez-nous vivre – Laissez-nous les quais !

Manifestons pour défendre le parc des Rives de Seine

Samedi 10 mars, à 15h, sur les quais.

Infraction sur l’air, que faire ?

La directrive de 2008 sur la qualité de l’air en Europe n’a jamais été respectée, tant sur les particules fines que sur le dioxyde d’azote. Cette infraction règlementaire, parmi tant d’autres dans les champs de l’environnement et de la santé, est régulièrement rappelée par les instances européennes, que ce soit par la voix de la Commission Européenne que par celle de la Cour de Justice de l’Union Européenne. Doit-on croire à une possible exécution de la sentence ? En tout cas, cette injonction peut permettre de valider la politique du ministre de l’environnement Nicolas Hulot, dont on attend beaucoup sur ce sujet.

Péage urbain ou pas de péage urbain. Quelle est la question ?

Dans le cadre de la futur loi sur la mobilité, le Gouvernement vient d’annoncer qu’il souhaite favoriser l’émergence de péages urbains dans les grandes villes de France. Les automobilistes sont contre, normal. Les asphyxiés du quotidien salue la déclaration. Quelle est donc la question au juste ? Savoir si l’on va taxer les automobilistes ou savoir si l’on va protéger la santé de milliers de personnes ? Certains s’offusquent des taxes, pendant que d’autres se soucient de santé publique.

©PHOTOPQR/VOIX DU NORD – autoroute. telepeage.
LE 04 11 2013 Photo Bruno Fava La Voix Du Nord
RESPIRE soutient l’opération Paris sans voiture 2017

Pour la première fois, la Ville de Paris étend sa journée sans voiture à toute la capitale ; l’opération jugée mitigée les années précédentes, à cause de son périmètre trop restreint, devrait enfin avoir belle allure cette année.

Le 1er octobre prochain, les franciliens vont pouvoir se ré-emparer de leur espace public en courant, roulant, trottinant sur les rues et avenues de Paris. Le temps d’un dimanche, les Champs Elysées, dépourvus de leur milliers de moteurs polluants, deviendront le symbole de la reconquête de la Ville par les piétons et les mobilités douces.

Cyclistes, protégez-vous

La pollution de l’air tue 10 fois plus que les accidents de la route en France : 48000 personnes par an contre 3700. Dans les grandes villes polluées, c’est pire. A Paris, elle tue 60 fois plus ! Vous faites attention au code de la route ? Faites attention à la pollution ! L’association Respire vous propose quelques explications et quelques conseils.

 

Vous pouvez télécharger notre superbe flyer : TRACT VELO RESPIRE et le diffuser autour de vous !

 

Voies de bus et pistes cyclables

Rouler sur les voies de bus – donc légèrement décalé par rapport au trafic principal, c’est respirer 30 % de pollution en moins. Rouler sur les pistes cyclables, c’est respirer 50 % de pollution en moins ! Vous vous protégez contre les accidents de la route et contre la pollution !

Feux rouges

Aux feu rouge, arrêtez-vous DEVANT les voitures et les motos, pour ne pas respirer les pots d’échappement, plus chargés, quand elles redémarrent.

Itinéraire

Choisissez votre itinéraire aussi en fonction de la pollution. Préférez des axes larges dans lesquels les vents peuvent dissiper la pollution, ceux où existent des voies cyclables séparées, évitez les grands carrefours embouteillés, etc. Plusieurs applications smartphone existent pour vous aider, comme itin’air de AirParif.

Horaires

Choisissez, quand vous le pouvez, vos horaires : la circulation varie grandement au cours de la journée, et ainsi fait la pollution automobile. Roulez aux heures creuses, si vous lepouvez. En milieu rural, surveillez les épandages…

Enfants

Les enfants sont plus petits, leur système respiratoire et immunitaire n’est pas arrivé à maturité, ils respirent davantage… Ils sont plus vulnérables encore que les adultes (asthme, mais aussi des retard développementaux et cognitifs, etc. Donc si vous amenez vos petits à l’école en triporteur, faites doublement attention.

Les masques

Les masques sont peu efficaces : trop fins (masques de chirurgie), ils ne servent à rien. Trop gros, ils gênent votre respiration et l’air aura tendance à rentrer par les fuites : le masque ne servira à rien. Pire, comme vous serez en hyperventilation, vos poumons seront encore plus sensibles à la pollution… Une petite remarque, si vous optez pour un vélo à assistance électrique, et donc que vous ne risquez pas l’essoufflement, le masque est plus intéressant…

 

Téléchargez notre superbe flyer : TRACT VELO RESPIRE et diffusez le autour de vous )

  • Carte pic ozone France

Et voilà, il revient. L’ozone. Il fait les gros titres car il est partout. Faîtes attention à ce polluant qui s’avère très nocif pour la santé et regardez les indices de qualité de l’air sur l’AASQA de votre région. Mais au fait c’est quoi l’ozone ?

Carte pic ozone France

Première plainte d’une victime de la pollution de l’air – CP

Demander réparation du préjudice que l’on subit, en tant que personne, à cause de la pollution de l’air, c’est possible et c’est ce que demandent plusieurs citoyens – dont Clotilde Nonnez. C’est une action remarquable en France, qui opère un tournant historique dans la reconnaissance de toutes ces personnes, victimes de la polluiton de l’air. Plusieurs dizaines de dossiers sont en cours de dépôt.

Les explications de Maître Lafforgue sur le fondement de cette action judiciaire.

Les associations Respire, Rassemblement pour la Planète, Ecologie sans Frontière et Générations Futures ont tenu une conférence de presse le mercredi 7 juin à 16 h 30 au Solar Hôtel, 22 rue Boulard 75014 Paris (métro Denfert-Rochereau), à l’occasion du recours en indemnisation contre l’Etat, pour carence fautive, formé par Madame Clotilde NONNEZ, victime de la pollution de l’air, devant le Tribunal Administratif de Paris.

 

Contacts presse :

Olivier BLOND – Président de Respire – 06 37 73 24 39

Franck LAVAL – Président délégué d’Ecologie sans Frontière – 06 20 55 80 60

Nadir SAIFI – Vice-Président d’Ecologie sans Frontière – 06 19 33 16 56

Pollution à Lyon, Michel Servet : un cas d’école !

La pollution de l’air est particulièrement dangereuse pour les enfants. Un collectif de parents, de riverains et d’enseignants, autour de l’école Michel Servet à Lyon, mène un combat important, dont Respire est heureux de se faire l’écho.

 

L’école Michel Servet située dans le 1er arrondissement de Lyon est particulièrement concernée par la pollution puisque le taux, déjà élevé, de multi-polluants du fond urbain est largement aggravé par la circulation automobile sous le tunnel de la Croix Rousse. L’école et ses alentours immédiats se retrouvent ainsi dans un « pic de pollution permanent », y compris les jours où la qualité de l’air est considérée comme bonne sur le reste de la ville.

Le collectif contre la pollution, auquel participent des parents, des enseignants et des riverains, est arrivé, à force de mobilisations à médiatiser cette situation hors-norme (nombreux articles de Presse, radio nationale), et à engager un dialogue avec la Ville et la Métropole dont il semble être devenu un interlocuteur légitime.

Des actions sur l’air intérieur ont été entreprises par la Ville mais manquent de suivi :
Un tuyau a été installé cet été (son filtre en novembre) pour améliorer la qualité de l’air du gymnase, sans pour autant avoir de preuves de son efficacité.
Le protocole d’aération des classes élaboré suite aux recommandations d’Air Rhône Alpes par la Ville et les services de l’Education Nationale n’était toujours pas affiché et donc pas en vigueur, alors que les niveaux de confinement sont trop élevés dans les classes par manque d’aération comme dans toutes les écoles de la ville.
La fermeture de la cour nord nécessite des aménagements, toujours pas réalisés, dans les autres cours afin de compenser la perte d’espace.
Le collectif se démène pour que lui soient communiqués les résultats des mesures réalisées récemment alors que plusieurs rendez-vous ont été annulés au dernier moment par la Ville.
Mais surtout, la diminution du trafic automobile, indispensable pour réduire la pollution à la source, demeure un tabou pour nombre d’élus lyonnais !
Ils ne souhaitent pas agir directement sur le trafic automobile qui, selon eux, serait incompatible avec l’économie.
Ainsi, seuls les hypothétiques bénéfices du déclassement de l’autoroute A6, et les futures performances des véhicules « plus propres » sont mis en avant pour lutter contre le problème, et encore, à l’horizon… 2025.

Pourtant la santé publique exigerait que des mesures fortes soient prises. Nous avons évoqué plusieurs pistes puisque déplacer l’école semble impossible : supprimer purement et simplement la circulation automobile sous le tunnel et lui substituer une ligne de tramway type Duchère/Part Dieu comme cela a été proposé par certains élus., limiter l’usage du tunnel au co-voiturage ou y mettre en place une circulation alternée, déterminer un nombre de véhicules maximum par jour, installer un radar tronçon pour éviter les accélérations, limiter le nombre de voies de circulation, etc.
Toutes les idées constructives ont été systématiquement écartées.

A toutes ces propositions, devrait être associés une politique tarifaire de transports en commun plus attractive, notamment lors des pics de pollution, et un réel effort de sensibilisation des automobilistes.
Bref, un large champ à explorer pour peu que la préoccupation sanitaire et la volonté politique se retrouvent.
Une demande d’enquête de santé prospective pour les enfants qui ont fréquenté et fréquentent l’école a  été demandée  par les conseillers du premier arrondissement, le collectif va également interpeller le nouveau préfet, l’ARS, l’Inspection d’académie ainsi que le nouveau ministre de la santé sur ce sujet.
Le collectif a aussi intégré l’association nationale Respire et s’est rapproché d’associations mobilisées sur la qualité de l’air dans l’agglomération. La piste juridique, puisque les seuils sanitaires prévus par la législation européenne sont largement dépassés, est également envisagée.
Lyon se veut une métropole où il fait bon vivre, pourtant parmi les agglomérations européennes de même taille, elle reste l’une de celles où la part de la voiture dans les trajets domicile/travail est la plus importante et n’a rien à envier à la Capitale en terme de pollution. D’autres villes à travers le Monde s’engagent résolument pour des alternatives à la voiture individuelle. Nous aimerions que Lyon suive cet exemple, et que le cas très particulier de Michel Servet soit réellement pris en compte.

Pour en savoir plus : le groupe Facebook du collectif : https://www.facebook.com/collectif.pollution.servet/

Collectif Michel Servet
Collectif Michel Servet
Un quinquennat d’inaction = 250 000 morts

Avec l’élection du nouveau Président de la République et la nomination de Nicolas Hulot, il faut rappeler que la lutte contre la pollution de l’air n’est pas seulement un problème environnemental, c’est la troisième cause de mortalité en France : elle tue chaque année 48 000 personnes dans le pays. Espérons donc que la nouvelle équipe se penchera sur ce sujet vital car un quinquennat d’inaction correspondrait à environ 250 000 morts, soit une ville comme Nantes rayée de la carte.

Une crise sanitaire majeure : selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la pollution de l’air cause un tiers des AVC et un tiers des infarctus dans le monde. Les enfants sont également  touchés.  Chacun se souvient que l’hiver dernier, les écoliers de la vallée de l’Arve n’avaient plus le droit de jouer dans la cour, tant la pollution était élevée. Malheureusement, les enfants sont concernés dans tout le pays. En Ile-de-France, AirParif a ainsi observé le dépassement des trois principales normes légales de pollution de l’air (PM10, PM2,5 et NO2) pour 125 écoles maternelles et primaires rassemblant près de 28 000 élèves et pour 85 crèches accueillant 3250 enfants !

Ainsi, la France ne respecte pas les lois qu’elle a elle-même édictée. Ou plutôt, parce que la pollution est un phénomène très marqué géographiquement, de nombreuses parties du territoire ne le font pas. Ces zones de non-droit écologique et sanitaire sont souvent des zones défavorisées socialement. C’est le cas en région parisienne, où les zones autour du Périphérique et en banlieue nord-est sont particulièrement touchées. Il faut faire respecter l’état de droit : faites respecter les normes légales de qualité de l’air sur tout le territoire !

Les solutions existent ; elles sont bien connues des spécialistes. Elles portent sur le trafic automobile mais aussi sur les émissions industrielles et agricoles et celles liées aux combustions (cheminées et chauffage au fuel). Ce n’est pas un problème technologique : nous disposons déjà des outils nécessaires, ou presque. Ce n’est pas un problème économique non plus : certaines mesures coûtent cher, mais certaines représentent également des opportunités économiques. Toutes participeraient à résoudre un fléau évalué à 100 milliards par an par une commission sénatoriale.

Toutefois, ces mesures nécessitent une volonté politique globale pour les fédérer et leur donner l’ampleur nécessaire. Les quelques maires qui s’attaquent courageusement au problème ne pourront pas, seuls, le résoudre. La pollution est un problème politique au sens où cela mobilise les moyens de l’Etat et notre projet en tant que nation. La vie de dizaines de milliers de personnes dépend ainsi, au sens strict, des décisions que prendra la nouvelle équipe.

Il faut invoquer deux exemples qui pourraient inspirer l’action publique. Tout récemment, le gouvernement britannique a publié un projet de plan d’action national doté de 4,7 milliards de livres. Ce plan a été soumis à l’avis et aux commentaires du public avant d’entrer en vigueur. De la même manière, la France pourrait se doter d’un plan national pluriannuel, doté d’objectifs quantitatifs et d’un budget adéquat.

Plus loin dans le temps, il y a presque 40 ans, la France a créé un Comité interministériel à la sécurité routière. Grâce à une action soutenue et collégiale, la mortalité a été divisée par presque 5 en quelques décennies. Aujourd’hui, la pollution de l’air tue dix fois plus que les accidents de la route. Faire moins contre la première que contre les seconds serait à la fois injuste et inapproprié. Créer un comité interministériel à la qualité de l’air doté de moyens et d’ambitions similaires à son modèle sur la sécurité routière marquerait l’importance de ce sujet et enclencherait les dynamiques qui permettront sinon de résoudre au moins de contenir fortement le problème.

Les enjeux sont immenses. Espérons donc que la nouvelle équipe prêtera attention à ces quelques suggestions, et surtout, au destin des victimes que fait la pollution dans le pays

Olivier Blond

Des poussettes contre la pollution de l’air

Plus encore que nous-mêmes, nos enfants sont vulnérables à la pollution.

Leur système respiratoire et immunitaire est immature, ils respirent plus vite, ils sont plus petits – plus proches des pots d’échappements.

Asthmes, pneumopathies, retards cognitifs, les conséquences sanitaires sont nombreuses et les organisations internationales comme l’OMS ou l’UNICEF sonnent l’alarme.

Protégeons nos enfants

Respire invite les parents et les citoyens concernés par la qualité de l’air à venir avec leur poussette dimanche 14 mai pour un rassemblement convivial sur les Champs-Elysées, qui seront piétonisés. L’Etat et les collectivités doivent protéger nos enfants de la pollution !

Dimanche 14 mai à 15H sur les Champs-Elysées.

Venez dire que vous ne voulez pas d’un environnement qui nuise à la santé de vos enfants. Venez en famille – des animations seront prévues pour les enfants. Venez comme vous êtes, avec poussette ou sans.