Pollution hivernale cela ne fait que commencer

Chaque hiver, la France comme tous les pays d’Europe, connaissent des pics de pollution, notamment aux particules fines (PM 10) et ultra fines (PM 2,5). Les conditions météorologiques, si elles ne permettent pas de disperser les polluants dans l’atmosphère, montrent clairement les zones géographiques d’où sont issus les foyers d’émissions et la diffusion des polluants sur le territoire.

Des nanoparticules toxiques de pollution atmosphérique dans le cerveau

En plein débat sur la piétonnisation des voies sur berges à Paris, en campagne contre le brûlage des déchets verts partout en France, une étude de chercheurs de Manchester nous montrent que le trafic routier et justement les feux à ciel ouvert sont responsables de la présence de nanoparticules de magnétite dans notre cerveau. Les liens avec la maladie neurodégénérative qu’est Alzheimer.

Voies sur berge à Paris, fermeture ou pas fermeture ?

Le sujet de la piétonnisation des voies sur berge dans le centre de Paris fait parler de lui. Cette promesse de campagne de l’actuelle Maire de la ville, Anne Hidalgo, subit des critiques argumentées de part et d’autres. Une commission d’enquête publique, sollicitée pour donner un avis (consultatif), a publié un rapport et s’est prononcée défavorablement. Nous avons lu le rapport en entier. Voilà notre retour.

Pollution de l’air, 48000 décès prématurés en France chaque année

La pollution de l’air causerait la mort prématurées de 48000 personnes en France chaque année. C’est ce que vient de confirmer la nouvelle entité Santé Publique France dans un rapport publié ce matin, dépassant le nombre de 42000 décès prématurés qu’avait indiqué le programme d’études Clean Air For Europe (CAFE). Et encore, cette étude ne prend en compte que les particules très fines PM 2,5 (2,5 nanomètres), qui ne sont pourtant pas les seuls polluants à risque de l’air. Le bilan est certainement plus sévère. Mais il justifie et scelle une nouvelle fois dans le marbre ce que tous les pouvoirs publics savent déjà. La pollution de l’air nuit gravement à la santé.

La Commission européenne savait déjà pour Volkswagen depuis 2010

Le Diesel Gate n’en finit plus de livrer ses informations toujours plus choquantes les unes que les autres, suite à la révélation de tricherie du groupe automobile Volkswagen. Cette fois, on apprend par le journal anglais The Guardian que la Commission européenne a été avertie il y a 6 ans déjà, en 2010, par son propre Centre de Recherche Scientifique, le Joint Research Center, qu’un constructeur utilisait possiblement un logiciel de fraude pour masquer les émissions de dioxyde d’azote pendant les tests d’homologation.

Chiche, on attaque en justice la Commission européenne

Respire, association de référence sur les questions de qualité de l’air, invite tous les citoyens sensibles à la question à s’inscrire sans plus attendre sur le site d’Action Civile afin d’agir collectivement en justice devant le Tribunal de l’Union européenne à l’encontre de la Commission européenne. Pourquoi ?

C’est très simple à comprendre, mais il faut quand même lire les quelques lignes qui suivent (ça vous prendra 3 min).

AirQ +, un logiciel pour quantifier les impacts sanitaires de la pollution de l’air

Les preuves scientifiques convaincantes sur les effets sanitaires de la pollution atmosphérique et le fardeau sanitaire significatif associé ont conduit l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à prendre de nouvelles mesures pour réduire les émissions et d’améliorer la qualité de l’air, notamment par la création d’un outil de quantification des impacts sanitaires de la pollution de l’air, par polluant et par ville.

La pollution de l’air près des routes

Sur la route, dans sa voiture, on respire vraiment très mal. Les automobilistes sont les plus exposés à la pollution de l’air. Mais au bord de la route, que se passe-t-il ? Et bien les habitants des axes routiers sont exposés à des risques bien plus importants que les habitants éloignés du trafic automobile et des sites industriels. Asthme, maladie cardio-vasculaire, autisme, voilà quelques problèmes de santé graves qui peuvent survenir. Comme vous êtes des lecteurs attentifs aux arguments, voilà quelques études et renvois bibliographiques pour vous en convaincre.

Les pesticides dans l’air

Les pesticides dans l’air, voilà des polluants dont on se passerait bien. Respire vous propose donc un dossier pour mieux comprendre les enjeux liés à cette question. Nous abordons l’exposition aux pesticides dans l’air, à la campagne comme à la ville, en fonction des saisons. Les effets des pesticides sur votre santé. Nous vous expliquons comme fonctionne la surveillance mise en place et les phénomènes à l’origine des pesticides dans l’air.

Le bilan AIR, un indicateur des émissions de polluants dans l’air ?

Le Bilan AIR est une évaluation des émissions de polluants de l’air d’un produit ou d’un service. Comme le bilan carbone, sauf que les indicateurs ne sont plus le CO2 mais les particules fines, le dioxyde d’azote, et d’autres polluants de l’air. Voilà certainement un énième bilan. Nous profitons simplement de cette espace pour aborder le sujet avec ceux qui le voudront bien.

Victimes des pesticides, une carte pour vous identifier

logo generations futuresLes pesticides, c’est vraiment de la m****. C’est très mauvais pour la santé et pour l’environnement. Tout le monde le sait, mais ça ne change pas radicalement. Heureusement, il y a des gens très biens, très intelligents, qui trouvent des moyens astucieux de convaincre de plus en plus de gens en France pour qu’on arrête de se leurrer. Génération Futures fait partie de ces associations qui envoient du bois sur le sujet. Leur dernière campagne consiste à récolter les témoignages de personnes qui ont été touchées par les pesticides et à les afficher sur une carte.

Expérience de déplacement en ville : qui va le plus vite ?

Cette petite vidéo du Parisien TV est vraiment pas mal. Traverser Paris du sud au nord, sans voiture. Soit en vélo, en vélo à assistance électrique (VAE), en bus ou en métro. Chronométrer le tout pour obtenir un classement.

Les sites ou applications mobiles pour nous guider en France sont nombreux. Tout le monde connaît Google maps ou Mappy. Ils comparent les moyens de transports entre eux et vous indiquent le temps de parcours. Ils sont plutôt fiables. Chaque grande ville et chaque région disposent aussi d’outils pour nous aider à aller d’un point A à un point B. De nouveaux entrants sur le marché ont ouvert des perspectives nouvelles sur la mobilité telles Citymapper (qui propose des combinaisons de transport) ou Waze (qui indique le meilleur itinéraire à prendre en voiture grâce aux indications de perturbations que remontent collaborativement les automobilistes – même hélas les contrôles de police).

Dans les grandes villes, certains utilisent encore leur voiture … C’est vrai, c’est plus confort. Mais quand on se prend des bouchons en permanence et qu’en plus on participe à l’asphyxie de ses copains de trottoirs, il y a de quoi réfléchir. Le soucis, c’est que notre « addiction » à la voiture, alors qu’elle nous coute chère, n’est pas vraiment rationnelle. Cette expérimentation assez simple réalisée par le Parisien TV est très concrète et révélatrice des temps de parcours entre les alternatives, pour vous aider à choisir ce qui sera le remplaçant, une journée voire plusieurs, de votre voiture.

On ne vous dira pas qu’elle participant à gagné, sans appel, mais on est quand même bien tenté de vous dire qu’il n’a pas d’auréole sous les bras. On pourra aussi rigoler du pauvre perdant, qui a vraiment perdu son temps. Pour ceux qui voudrait prolonger la lecture et en savoir un peu plus sur l’endroit où l’on respire le mieux en ville, vous pouvez aller regarder ensuite cette courte vidéo.

Programme Régional de Surveillance de la Qualité de l’Air (PRSQA)

Le PRSQA est le Programme Régional de Surveillance de la Qualité de l’Air. Dans chaque région, comme son nom l’indique, il est obligatoire d’organiser, par un programme, la surveillance de la qualité de l’air. Il est donc rédigé un document de planification pour une durée de 5 ans. Le prochain pour Airparif s’étalera de 2016 à 2021, Il structure l’activité future des Associations Agréés de Surveillance de Qualité de l’Air (AASQA). Il a pour objectif de repréciser leurs missions originelles, mais également de les adapter aux nouveaux enjeux sociétaux, politiques, techniques, économiques, environnementaux et sanitaires, en évolution rapide. Il définit enfin un cadre de gouvernance et de financement pour cette période. Bref, c’est pour dire ce qu’elle vont faire dans les prochaines années et comment.

Arreté du 21 octobre 2010 relatif à la surveillance de la qualité de l'airLe PRSQA est une obligation réglementaire définie à l’article 5 du 21 octobre 2010 relatif aux modalités de surveillance de la qualité de l’air et à l’information du public.

Les organismes agréés de surveillance de la qualité de l’air élaborent un programme régional de surveillance de la qualité de l’air, adapté à chacune des zones. Ce programme respecte les obligations définies par le présent arrêté ainsi que les prescriptions des directives relatives à la surveillance de la qualité de l’air, notamment les directives 2004/107/CE et 2008/50/CE susvisées …

Il intègre l’évolution de la réglementation, les orientations du premier Plan National de Surveillance de la Qualité de l’Air 2016-2021 (PNSQA), ainsi que l’évolution des enjeux régionaux, des attentes sociétales, de l’évolution des nouvelles technologies et des nouveaux acteurs sur le sujet.

Concrètement, c’est quoi un PRSQA ?

La construction du PRSQA, c’est bien concrètement de s’adapter à tous ces nouveaux enjeux de la qualité de l’air. Qu’est-ce qui a changé depuis 5 ans ? Et comment, moi, organisme de surveillance de la qualité de l’air, j’adapte ma vision, mes missions originelles, mes outils de surveillance, mon budget et les métiers qui me permettent de rester pertinent et efficient. Comment je m’adapte, en fonction de l’évolution des outils techniques, dont je ne suis pas le seul utilisateur, des demandes sociétales existantes et nouvelles et des nouveaux acteurs qui parlent de qualité de l’air. Acteurs qui commencent à mesurer la pollution de l’air alors que j’étais, en tant qu’organisme de surveillance agréé, l’interlocuteur de référence.

Les Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air sont des observatoires dont la mission principale est de surveiller. Nous aussi, Respire, nous sommes une association, mais nous n’avons pas les mêmes missions. Elles font de la recherche, possèdent des stations et construisent des réseaux de ville. Elles réalisent des campagnes de mesure, générales et individuelles, des inventaires et des cartes.

Le PRSQA, pour quoi faire ?

Le PRSQA, c’est en fait une remise en question des AASQA, pour mieux remplir leur mission. Comme pour chaque entreprise, elles doivent d’adapter aux enjeux de la qualité de l’air. La qualité de l’air a beaucoup évolué depuis 50 ans. La nature des polluants a beaucoup changé. Des polluants ont énormément diminué. La masse des particules a fortement diminué mais leur nombre n’a pas nécessairement diminué. Les appareils doivent être renouvelés pour faire face à ces différentes évolutions et pour rester en conformité réglementaire.

La société civile, représentée par de nouveaux acteurs, comme nous, Respire, a participé à faire émerger le sujet de la qualité de l’air et de devenir des interlocuteurs intéressants pour échanger. Des startups ont émergé, tant sur des applications grand public comme Plume que sur la fabrication de petits capteurs. Enfin, le grand public a lui aussi beaucoup de question à poser. Il cherche des réponses de plus en plus précises. La communication des AASQA doit donc mieux prendre en comptes ces demandes.

Qui réalise le PRSQA ?

Le PRSQA est rédigé par l’AASQA. En version sans acronyme, chaque Programme Régional de Surveillance de la Qualité de l’air est rédigé par chaque Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air.

Une fois qu’elle a rédigé une première version, elle en discute avec les membres des quatre collèges qui les composent (Etat, collectivités locales, émetteurs de polluants dans l’air, personnalités qualifiées comme nous Respire, d’autres associations, médecins, etc.). Nous par exemple, avons participé à un atelier d’échanges sur le prochain PRSQA d’Airparif).

Il y avait l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), l’Observatoire Régional de Santé d’Île-de-France (ORS idf), des gens des Conseils généraux du 9-3, du Val-de-Marne, de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et de grosses entreprises comme EDF, RATP, Aéroport de Paris, etc. Il y avait beaucoup de gens sur la liste des destinataires, pour les deux dates proposées, mais au final pas beaucoup de gens autour de la table.

La pollution de l’air dans les livres scannés par Google

Nous avions déjà sur la page d’accueil de l’ancien site montré l’évolution des tendances de recherche de l’expression pollution de l’air. On vient de me parler à l’instant de Google Ngram Viewer, qui offre la possibilité de voir l’évolution de l’utilisation des mots ou expressions dans les livres scannés par Google. C’est toujours intéressant. Je vous écris donc rapidement un court article sur le sujet en intégrant des expressions, en Anglais, car en Français je n’arrive pas à afficher l’image.

Je vous mets le graphique généré sur Google Trends pour les expressions Air Pollution et Air Quality.

Et pour l’expression Pollution de l’air.