Manifestation contre la pollution

Ce samedi, alors que la pollution dépasse à nouveau les seuils d’information, nous vous invitons à une manifestation contre la pollution.

Le lieu du rdv  est à 14h30 place du Châtelet à Paris.

Nous organiserons à cette occasion une distribution humoristique de bouteilles d’air plus ou moins pollué.

Venez nombreux !

Pour en savoir plus, regardez sur la page facebook de l’évenement

Respire lance une pétition pour soutenir la piétonisation des berges de Paris

Le débat est virulent. Mais la piétonisation va dans le bon sens : celui d’une ville où l’air serait plus respirable, où la vie serait plus agréable à vivre, plus douce. C’est pourquoi Respire lance une pétition pour soutenir le projet de piétonisation des berges de Paris. Le texte a été cosigné par de nombreuses personnalités de l’écologie. Mais il a aussi besoin de votre soutien ! Signez la pétition et faites la circuler autour de vous !

Aimer, c’est regarder ensemble dans la même direction, écrivait Antoine de Saint-Exupéry. Aimer Paris, c’est rêver ensemble de projets communs pour cette ville magnifique. Il y a tant de choses à faire ou à imaginer pour rendre la ville plus belle, plus chaleureuse, plus moderne, plus verte, plus humaine !

La réappropriation des berges de la Seine fait partie de ces projets, car leur utilisation actuelle est anachronique. Si l’idée de construire une autoroute en plein cœur de la ville pouvait sembler judicieuse dans les années 60, c’était à une époque où Le Corbusier proposait de raser le centre-ville pour construire des tours quand d’autres proposaient de recouvrir de béton le canal Saint-Martin… Comme souvent, les solutions d’hier sont les problèmes d’aujourd’hui.

La plupart des citoyens s’accordent sur la nécessité de diminuer la pollution de l’air et l’envie d’inventer de nouveaux espaces de sociabilité autour des berges pour encourager le dynamisme culturel ou économique de la ville. Alors comment réinventer Paris et ses quais ? Comment concilier les ballades romantiques, les fêtes nocturnes, les activités économiques, les déplacements nécessaires, les envies et les intérêts du plus grand nombre ?

Le ton des débats est agressif, comme trop souvent dès qu’il s’agit de voitures. Il fait écho aux contestations violentes qu’a connue la mise en place des couloirs de bus et des rues piétonnes – aujourd’hui largement appréciées. Il est regrettable de s’arc-bouter sur une vision passéiste des transports à l’heure où les mobilités évoluent rapidement grâce au numérique, entre voiture partagée et mobilités douces. Et ce n’est pas une question de bobos contre banlieusards : la pollution tue 6500 personnes par an sur la Métropole du Grand Paris, c’est-à-dire d’un côté et de l’autre du périphérique.

Certes, il faut savoir prendre le temps de partager nos rêves et d’en discuter, pour imaginer ensemble comment redonner vie aux quais, après tant d’années où ils n’étaient qu’une autoroute ou un parking. Et il faut aussi pouvoir évaluer sereinement les résultats des mesures mises en place. Mais au-delà des débats techniques, il faut une envie. Car tous les changements ont des inconvénients ; ils doivent être contrebalancés par des avantages perceptibles par tous. Il faut que nos désirs nous emportent plus loin que nos doutes pourraient nous retenir. Il faut aimer Paris.

Les 16 premiers signataires (dans l’ordre alphabétique) :

Yann Arthus-Bertrand, Olivier Blond, Allain Bougrain-Dubourg,Etienne Bourgois, José Bové, Louis-Albert de Broglie, Pascal Canfin, Cyril Dion, Aléxis Frémeaux, Franck Laval, Tristan Lecomte, Corinne Lepage, Charles Maguin, Yves Paccalet, Olivier Schneider, François Veillerette

Ozone Ozone Ozone

Et voilà, il revient. L’ozone. Il fait les gros titres. Cet article est d’ailleurs un remixe d’un article écrit en juillet 2013. Tout comme celui-ci d’ailleurs, écrit en août 2011, en rigolant d’une analogie moyennement drôle avec le groupe Ozone. Faîtes donc attention à ce polluant qui s’avère très nocif pour la santé et regardez les indices de qualité de l’air sur l’AASQA de votre région, en attendant que la météo après le journal télévisé ne vous en informe.

L’ozone, qu’est ce que c’est ?

L’ozone se forme sous l’effet de réactions photochimiques (c’est-à-dire en présence du rayonnement solaire) entre divers polluants, comme les oxydes d’azote (NOx, émis par les véhicules et l’industrie) et les composés organiques volatiles (COV, émis par les véhicules, les solvants et l’industrie).

Pour savoir où chercher les indices de qualité de l’air, vous pouvez déjà commencer sur cette liste de liens. Pour commencer à comprendre comment fonctionne les niveaux d’indices, nous vous aidons un peu. Pour le reste, nous comptons sur vous.

 

Nous ne pouvons, pour terminer, pas passer à côté de ce jeu de mot envoyé par un fidèle admirateur de Respire : « L’ozone, c’est ma couleur préférée « , dixit Sophie Favier. Comprenne qui pourra.

Ozone reprend du service en France

 

Ozone, trois particules dans le vent.

Le groupe Ozone reprend du service pendant l’été avec une tournée dans les grandes villes de France. Bien connu de tous, le groupe composé de ses trois membres indissociables refait surface.

Biographie du groupe Ozone

O3, c’est son diminutif. Le groupe Ozone est composé de trois membres, trois atomes, comme le groupe moldave d’ailleurs. Il apparaît massivement pendant les périodes de chaleur d’été, souvent dans les grandes villes à fort trafic routier. Quand on dit qu’il refait surface, c’est qu’il ne faut pas le confondre avec l’ozone présent dans la haute atmosphère, celui qui nous protège des UV du soleil et sans lequel notre existence sur terre serait subitement raccourcie s’il venait à disparaitre. C’est pour cela d’ailleurs qu’un certains nombres de substances chimiques comme les CFC ont été interdites au niveau international en 1995 parce qu’ils détruisaient cette fameuse couche d’ozone.

L’ozone se forme sous l’effet de réactions photochimiques (c’est-à-dire en présence du rayonnement solaire) entre divers polluants, comme les oxydes d’azote (NOx, émis par les véhicules et l’industrie) et les composés organiques volatiles (COV, émis par les véhicules, les solvants et l’industrie).

La tournée française d’Ozone

Le groupe Ozone n’a pas fini sa carrière, loin de là. Chaque année depuis plusieurs décennies, il revient. Pas pour nous casser les oreilles, mais bien pour nous saloper les poumons. Toulouse sous un pic d’ozone, titre la Dépêche. « Avec le retour d’un « bon » indice à « 5 », eh bien, on va pouvoir respirer. » Les 17 et 18 août derniers, La Provence, comme le Figaro, 20 minutes, relaient le message du réseau de surveillance ATMO PACA de réduire sa vitesse sur les routes et de faire du co-voiturage en titrant « Pollution de l’air : demain, limitez vos déplacements« . Plus particulièrement, à Marseille quelques chaleurs et un intense trafic automobiles (what else ?) offrent à deux journalistes l’occasion de revenir sur le système de régulation de la pollution de l’air en France et son absence d’application… (What else again ?) Lire « Pollution : plein gaz sur les Bouches-du-Rhône » sur La Provence.

Le trafic urbain en est largement responsable, puisque ces particules sont émises par les moteurs diesels. La législation européenne avait pourtant publié une directive limitant leurs émissions en 2005. La France avait jusqu’à juin 2011 pour l’appliquer… Elle risque aujourd’hui une amende de 20 millions d’euros.

Également, « Concentrations élevées d’ozone sur Toulouse« . La pollution à Perpignan concerne d’avantage les particules, « la discrétion du vent et la remontée des températures, combinées à l’augmentation du trafic routier, constituent un cocktail saisonnier. » Une exception médiatique toutefois, sur France 3, concernant la région Languedoc Roussillon. » Le réseau de surveillance Air LR, dont les bureaux sont à Montpellier, n’ont pas noté de pic notable de pollution à l’ozone cette année dans la région. »

 

Asthme

Respirer quand on est asthmatique n’est pas une partie de plaisir. Il y en a de plus en plus en France et dans le monde. Logique ? Malheureusement oui. Les facteurs déclenchant sont plus nombreux.

La qualité de l’air en fait partie, c’est ce que nous prouve une étude sur les niveaux d’ozone et de particules ainsi que leur incidence pour les asthmatiques.

Des parents d’élèves contre Réseau Ferré de France (RFF)

Réseau Ferré de France (RFF) compte installer avant le 20 décembre prochain des traverses créosotées, c’est à dire imbibées de créosote, un produit hautement toxique et très volatil, à proximité des écoles primaires et maternelles Guynemer. Parce que ce produit est interdit depuis 2003 (normal), mais utilisé par dérogation spéciale par RFF (pas normal), les parents d’élèves de Hyères se rassemblent aujourd’hui pour dénoncer cette situation.

La créosote, qu’est ce que c’est ?

La créosote, c’est de l’huile extraite de goudron de bois, ou de goudron de houille (elle-même une sorte de charbon).  On l’utilise pour traiter le bois contre le pourrissement. Elle peut contenir plus de 30 Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) différents, dont la concentration totale peut atteindre 85 % du produit. Ces HAP sont présents en quantité importante plusieurs décennies après imprégnation dans le bois. Elle contient notamment un HAP appelé Benzo(a)pyrène (dont nous allons continuer à parler sur le site de Respire), cancérogène certain pour l’homme. Dans des traverses en bois utilisées sur des aires de jeu, on a trouvé des concentrations de benzo[a]pyrène (BaP) pouvant atteindre 1570 mg par kg de copeaux. En gros, c’est dégueulasse.

La créosote interdite depuis 2003

Donc ? Depuis le 30 juin 2003, en application de la directive 2001/90/CE, l’utilisation de créosote ou de bois traité à la créosote est très fortement limitée. Donc on fait quoi en France ? On utilise des dérogations, notamment pour Réseau Ferré de France, alors que les traverses en béton existent.

Les parents d’élèves d’Hyères la Pauline se mobilisent

RFF ne veut rien entendre. Le Maire est au courant. La règlementation interdit l’utilisation de bois créosoté, toxique pour la santé. Rien n’y fait. Alors les parents d’élèves, auto-éduqués à la question et soutenus par l’Observatoire de la Qualité de l’Air et des Pollutions Industrielles (OQAPI) ont décidé de se mobiliser mercredi 3 décembre à 11h pour dénoncer la situation.

Nous tous ici rassemblés aujourd’hui pour défendre la santé des enfants des écoles maternelles et primaires Guynemer d’Hyères, demandons solennellement à Monsieur Jean Pierre Giran, Maire de notre ville et selon l’article L.2212-2 du code général des collectivités territoriales, de prendre toutes mesures en son pouvoir pour stopper et éloigner des enfants, le danger d’une contamination de l’air causée par la présence de bois créosotés sur la voie de chemin de fer.

 

Vous avez 5 minutes ? Parlons PNSE et Conférence Environnementale

La santé-environnement à l’honneur ? A peu près. De 15H à 16H, ce 21 juillet 2014, Ségolène Royal reçoit 11 personnalités de la santé-environnement pour une discussion on ne peut plus courte sur le prochain Plan National Santé Environnement et la prochaine Conférence Environnementale.

Chacun aura donc le loisir de parler pendant 5 minutes de ce problème central qu’est le lien entre l’environnement pollué et les impacts sur la santé humaine. La pollution de l’air sera bien évidemment au menu du jour, vu l’intérêt que cette thématique représente en terme d’impact sanitaire et économique.

Seront présents aujourd’hui :

  • Gérard Bapt, député de la 2ème circonscription de Haute-Garonne
  • Jean-Félix Bernard, Président d’Airparif
  • Francelyne Marano, Présidente de la société française de santé-environnement
  • Bernard Swynghedauw, directeur de recherches émérite à l’INSERM
  • Robert Barouki, service de biochimie métabolique à l’hôpital Necker Enfants Malades, membre du conseil scientifique de l’INSERM
  • Alain Grimfeld, professeur de médecine à l’Université Pierre-et-Marie-Curie et chef de service à l’hôpital Armand-Trousseau à Paris
  • Serge Morand, Directeur de recherche CNRS à l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier
  • André Cicollela, Président et porte-parole du Réseau environnement Santé (RES)
  • Sophie Fleckenstein, Coordinatrice du réseau santé environnement de France Nature Environnement (FNE)
  • Dominique Gombert, Directeur de l’Evaluation des Risques de l’ANSES
  • Raymond Cointe, Directeur de l’INERIS

Vu le classement des plus grandes villes françaises en matière de qualité de l’air, l’enquête préliminaire suite à la plainte déposée contre x pour « mise en danger de la vie d’autrui », le pic de pollution extraordinaire de mars dernier, les pics de pollutions à l’ozone qui commencent à arriver, le manque de moyen de la police de l’environnement (DREAL) qui laissent dans l’impunité ces entreprises et industriels dépasser les normes de qualité de l’air, la surveillance de la commission européenne sur les dépassements de la France des seuils réglementaires de particules fines (PM10) et du dioxyde d’azote (NO2), les coûts exorbitants que cette pollution fait peser sur la société et son système de santé, les nombreuses personnes qui souffrent au quotidien de ne pouvoir respirer un air propre, nous nous interrogeons réellement sur la pertinence de réunions de ce type.

Nous attendons avec impatience le retour de cette discussion. Mme Royal ne saurait passer à côté de ce sujet si sensible et même, pour aller plus loin, marquer une vraie rupture dans la politique santé-environnement menée alors jusque là. Elle évitera à coup sur d’être identifiée comme la ministre de la pollution de l’air et des perturbateurs endocriniens … entre autres.

Et les autres polluants alors ?

Si notre carte montre un classement à partir de trois polluants (PM10, NO2, O3), nous aurions tout autant pu établir, toujours à partir de la base de donnée Airbase, un classement des villes en fonction d’un grand nombre d’autres polluants, tels que l’arsenic, les PCB, le benzène, le souffre, les métaux lourds tels que le mercure, les composés organiques volatils, etc.

Effectivement, on parle peu des émissions dans l’air de mercure, des vapeurs de phtalates de plastiques et du PVC, des émissions issues des adjuvants des pesticides utilisés en agriculture, du paraben dans les cosmétiques. Qui connaît le Benzo(a) pyrène, cancérogène-mutagène issu des industries des enrobés routiers ? Ce même polluant organique persistant n’est que très peu surveillé en France.

De nombreux autres polluants devraient attirer notre attention, surveillés officiellement ou non, ils reflètent pourtant l’état de notre industrie, ancrée dans le pétrole et la chimie de synthèse. Les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) françaises ne sont pas toutes de bons élèves et des exemples d’innovations. Les manquements à la règlementation sont courants, les mises en demeure des préfectures sont nombreuses et les autorités compétentes (DREAL par exemple) peu pourvues de moyens d’actions.

Les perturbateurs endocriniens dans l’air

Les perturbateurs endocriniens font partie des molécules préoccupantes car elles affectent notre système de production des hormones, donc notre fertilité et la régulation des grands cycles du corps (température, humeur, croissance, stress). Relargués en masse dans l’eau et dans les sols, ils sont également volatils et nous les respirons chaque jour. Les perturbateurs endocriniens, très mobiles, se diffusent dans l’air. Certains par la combustion (les HAP, par exemple, sont issus de la combustion des voitures et des usines) alors que d’autres sont très volatiles (phtalates et bisphénol A sont issus des matières plastiques, les PBDE sont issus des retardateurs de flamme, etc.).

Le rapport Endocrin’air, issu du programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens (PNRPE), a analysé la contamination de l’air par ces molécules dans la région parisienne. Tous les perturbateurs endocriniens recherchés ont été décelés sur l’ensemble des sites étudiés et ont presque toujours pu être quantifiés. La comparaison des concentrations de ces polluants dans l’air intérieur avec celles de l’environnement urbain montre que tous les contaminants (à l’exception des HAP et du BPA) présentent des concentrations 10 à 80 fois supérieures dans l’air intérieur.

Les 7 micropolluants retenus pour l’étude Endocrin’air
Alkylphénols (AP) : adjuvants
Bisphénol A (BPA) : plastifiant
Éthers de biphényles polybromés (PBDE) : retardateurs de flamme
Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) : contaminants issus notamment de la combustion
Phtalates : plastifiants
Polychlorobiphényles (PCB) : fluide diélectrique autrefois très utilisé
Tétrabromobisphénol A (TBBPA) : retardateur de flamme

75% de l’air contaminé par l’herbicide Roundup

Le système de culture génétiquement modifiés des États-Unis a rendu l’exposition à l’herbicide Roundup quotidienne et selon l’US Geological Survey qui a étudié le phénomène, il se trouverait même dans l’air que les américains respirent.

Une nouvelle étude de l’US Geological Survey, validée avant publication en ligne dans la revue Enviromental Toxicology and Chemistry, et intitulée «Les pesticides dans l’air et les précipitations du Mississippi : une comparaison entre 1995 et 2007″, révèle que l’herbicide Roundup (dont la molécule active est le glyphosate) et le sous-produit toxique de sa dégradation (AMPA) ont été trouvés dans plus de 75% des échantillons d’air et de pluie testés dans l’Etat du Mississippi en 2007.

Quelle signification toxicologique donner à cette découverte de glyphosate dans la plupart des échantillons d’air testés ? Au cours du mois d’août 2007, si vous aviez respiré cet air, vous auriez inspiré environ 2,5 nanogrammes de glyphosate par mètre cube. Un être humain respire environ 12 à 15 mètres cubes d’air par jour. Si cette quantité peut paraître faible, les recherches récentes sur les cellules ont montré que le glyphosate et ses adjuvants peuvent agir comme des perturbateurs endocriniens.

C’est le printemps… RESPIRE

Ce problème est existant depuis des dizaines d’années: la pollution atmosphérique. Ce que nous allons faire ? Agir en justice. La loi est derrière nous, solide et inappliquée, parfois inappropriée. Extrême comme moyen d’action ? Si demander le respect de la loi est un extrémisme, alors nous sommes tous des extrémistes.

Vision d’une jeune de 20 ans

Jeune, il est parfois difficile de se préoccuper de sujets alarmants. Et pourtant, si l’on inculquait le savoir vivre écologique dès le plus jeune âge, sans doute que bien des problèmes seraient à cette heure-ci résolus.Pour autant, ce n’est pas le cas. Une jeune de 20ans donne en quelques lignes sa vision du site Internet Respire, une association qui se bat pour un air de meilleur qualité afin de garantir à tous une qualité de vie supérieure.

Laura, 20ans

Je m’appelle Laura, j’ai 20ans. Jusqu’alors peu soucieuse du monde environnant dans lequel pourtant j’évolue, j’ai pris soudain conscience de la fragilité et de la préciosité de notre planète. Conscience de l’impact désastreux que nous affligeons à la nature, à la terre qui nous accueille. Pour soi-même, nos proches mais aussi pour les générations que nous laisserons dernières nous, une meilleure qualité de notre air fait l’objet d’un bon début de combat.

A retenu que …

Le site de l’association Respire tente de nous faire comprendre l’une des parties essentielles de cette fragilité : la qualité de notre air. Alarmant, mais non moins passionnant… De ce site, nous pouvons retenir  3 grandes idées principales que chacun d’entre nous devrait connaître, afin d’aborder en douceur ce sujet.

  1. S’il y a bien une chose qui nous est vital, nous être humain, c’est  de respirer (15 000 litres d’air transitent par jour dans nos voies respiratoires). Or, de nombreux polluants circulent en permanence dans l’air. Les principaux sont appelés Particules en suspension (PM10, PM2,5), Dioxyde d’azote (NO2), Ozone (O3)…  Mais d’où viennent-ils ? De sources fixent et mobiles, crées par l’homme : installations de combustion, activités domestiques, industrielles, agricoles et bien d’autres. Et bien sur, nous ne pouvons nous passer de cet air dégradé néfaste pour notre santé.
  2. Néfaste en quoi ? En déclarant un nombre ahurissant de crises d’asthmes et de maladie respiratoires mais aussi en accentuant le nombre de décès prématurés (soit plus de 30 000 personnes par an). On se dit souvent que cela n’arrive qu’aux autres, mais ils n’y a pas de critères à remplir pour être touché par ces maladies. Les plus sensibles restent tout de même les enfants, les personnes âgées ou encore les personnes déjà malades.
  3. On croit être à l’abri dans notre voiture, dans notre maison… FAUX. Les molécules sont partout, émanant de notre mobilier, de nos produits cosmétiques ou  ménagers, fabriqués et constitués d’éléments  toxiques. C’est  justement dans un espace clos que la pollution est plus menaçante, particulièrement dans les voitures aux heures de forte densité. Pourquoi ? Car il y a une présence accrue de monoxyde de carbone, de dioxyde d’azote et  d’autres polluants. Il n’y a pas de renouvellement d’air donc nous en respirons en plus forte quantité.

Et pense que …

Des lois ont été mises en place, suivant les recommandations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), mais celle-ci ne sont pas respectées. C’est le combat que mène aujourd’hui l’association Respire. Si la législation était respectée, les coûts pour l’Europe pourrait baisser jusqu’à 135 milliards d’euros.

Le site de Respire est certes passionnant, mais pour nous les jeunes, sans doute un peu barbant. Moins de ligne, plus de phrases chocs voilà je pense, de quoi attirer d’avantage notre minois.

Motivons-nous, un petit geste de chacun devient un grand geste si on le fait  tous. Mais d’ailleurs, où se trouve la rubrique des petits gestes du quotidien pour éviter de nous empoisonner ?

 

Crédit photo- Môsieur J. – Flickr

Chacun son cube – De quoi réfléchir à ce que l’on Respire

Chacun a son cube à protéger

21 centimètres par 21 centimètres par 21 centimètres. Soit un cube de 21 centimètres de côté. Voilà ce que nous respirons chaque minute, calmement, sans nous en rendre compte. En une journée, ce sont plus de 1440 cubes comme celui-là qu’il faudrait empiler pour se rendre compte de tout l’air qui est passé par nos poumons. De quoi réfléchir à ce que l’on Respire.

Si l’on devait représenter l’enjeu de l’association Respire, nous pourrions le représenter, en plus de notre logo en forme de poumons, par un cube. Le cube est un volume et chacun aurait le sien. Chaque jour il devrait prendre soin de son cube, c’est à dire de tout l’air qu’il respire en 24H.

Et en une journée et par personne, chaque cube mesurerait 12 mètres de côté. C’est énorme. Nos poumons paraissent si petits face à cette immense volume d’air qui entre et qui sort.

A chacun de ses mouvements, un demi litre d’air (0,5 L) entre, puis sort, quand nous sommes calmes. Dès que nous nous agitons, ce volume augmente fortement. Nous le faisons 25 000 fois par jour, sans nous en rendre compte, inconsciemment.

Alors quand l’OMS classe la pollution de l’air cancérogène pour l’homme, nous nous inquiétons. Il y a tant de polluants dans l’air intérieur et dans l’air extérieur que cela peut faire flipper. 90 % des citoyens sont quotidiennement exposés à des polluants de l’air dangereux pour leur santé. Les bilans de la qualité de l’air en Europe et en France récemment publiés (septembre et octobre 2013) montrent que l’hexagone est toujours un des plus mauvais élèves de l’UE en matière de pollution de l’air, ce qui lui vaut d’être poursuivi par la Commission européenne.

Commençons donc par rendre visible l’invisible. Cette idée de cube comme volume d’air que nous respirons est notre contribution à cet exercice de représentation.Découvrez également l’action de communication de France Nature Environnement (rendez-moi mon air), avec qui nous nous associons.

Protégez votre cube et rejoignez Respire ! Faîtes un don et soutenez notre action.

 

Quelle pollution de l’air dans les voitures ?


Lille : ATMO a mesuré la qualité de l’air… par France3Nord-Pas-de-Calais

Atmo Nord-Pas-de-Calais, l’association régionale pour la surveillance et l’évaluation de l’atmosphère, une association agréée par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, a mesuré la qualité de l’air dans les habitacles de voiture du 22 octobre 2010 au 28 janvier 2011.

Résultats : ces habitacles concentrent et stockent les polluants, monoxyde de carbone, dioxyde d’azote… en quantité. Les trajets les plus pollués sur l’autoroute : Douai-Lille et Valenciennes-Lille pendant les heures de pointe.

 

Le risque d’infarctus augmente avec l’exposition à la pollution du trafic automobile

Par Audrey Chauvet – 20minutes.fr

SANTE – Selon une étude britannique, les fumées dégagées par la circulation routière auraient un effet sur le risque d’infarctus jusqu’à six heures après l’exposition…

S’énerver au volant dans les embouteillages peut s’avérer mauvais pour le cœur, mais respirer les gaz d’échappement serait encore pire, selon une étude parue ce mardi dans le British Medical Journal. Les médecins britanniques ont mis à jour un lien entre les pics de pollution atmosphérique en ville et la survenance d’infarctus chez les personnes exposées. Jusqu’à six heures après avoir respiré des particules fines et du dioxyde d’azote, le risque de faire un infarctus serait augmenté d’un peu plus de 1%.

La pollution épaissit le sang

Si l’accroissement du risque d’infarctus est faible (1,2 % à chaque augmentation de 10 μg de particules fines par m3 d’air, et +1,1% pour 10 μg de dioxyde d’azote par m3), les médecins pensent que la pollution pourrait accélérer la survenance d’un infarctus qui aurait eu lieu dans les heures ou les jours suivants.

Pour parvenir à ces conclusions, ils ont étudié 79.288 cas de crises cardiaques dans 15 villes anglaises entre 2003 et 2006. «Cette étude à grande échelle démontre que le risque de crise cardiaque augmente pendant les six heures suivant l’inhalation de gaz d’échappement, commente Jeremy Pearson, professeur à la British heart foundation, qui a co-financé l’étude. Nous savons que la pollution peut avoir des effets majeurs sur la santé cardiaque, car elle peut épaissir le sang et provoquer des caillots. Nous conseillons aux personnes qui ont des problèmes cardiaques d’éviter les zones où le trafic est intense.»

A.C.
L’air, bien public n°1

L’air, ce bien commun de l’humanité, est indispensable à la vie. Cependant, il peut aussi avoir des effets nocifs si sa qualité est dégradée. La pollution constitue un danger immédiat pour la santé, un effet qui s’amplifie au fil des ans.