Ozone reprend du service en France

 

Ozone, trois particules dans le vent.

Le groupe Ozone reprend du service pendant l’été avec une tournée dans les grandes villes de France. Bien connu de tous, le groupe composé de ses trois membres indissociables refait surface.

Biographie du groupe Ozone

O3, c’est son diminutif. Le groupe Ozone est composé de trois membres, trois atomes, comme le groupe moldave d’ailleurs. Il apparaît massivement pendant les périodes de chaleur d’été, souvent dans les grandes villes à fort trafic routier. Quand on dit qu’il refait surface, c’est qu’il ne faut pas le confondre avec l’ozone présent dans la haute atmosphère, celui qui nous protège des UV du soleil et sans lequel notre existence sur terre serait subitement raccourcie s’il venait à disparaitre. C’est pour cela d’ailleurs qu’un certains nombres de substances chimiques comme les CFC ont été interdites au niveau international en 1995 parce qu’ils détruisaient cette fameuse couche d’ozone.

L’ozone se forme sous l’effet de réactions photochimiques (c’est-à-dire en présence du rayonnement solaire) entre divers polluants, comme les oxydes d’azote (NOx, émis par les véhicules et l’industrie) et les composés organiques volatiles (COV, émis par les véhicules, les solvants et l’industrie).

La tournée française d’Ozone

Le groupe Ozone n’a pas fini sa carrière, loin de là. Chaque année depuis plusieurs décennies, il revient. Pas pour nous casser les oreilles, mais bien pour nous saloper les poumons. Toulouse sous un pic d’ozone, titre la Dépêche. « Avec le retour d’un « bon » indice à « 5 », eh bien, on va pouvoir respirer. » Les 17 et 18 août derniers, La Provence, comme le Figaro, 20 minutes, relaient le message du réseau de surveillance ATMO PACA de réduire sa vitesse sur les routes et de faire du co-voiturage en titrant « Pollution de l’air : demain, limitez vos déplacements« . Plus particulièrement, à Marseille quelques chaleurs et un intense trafic automobiles (what else ?) offrent à deux journalistes l’occasion de revenir sur le système de régulation de la pollution de l’air en France et son absence d’application… (What else again ?) Lire « Pollution : plein gaz sur les Bouches-du-Rhône » sur La Provence.

Le trafic urbain en est largement responsable, puisque ces particules sont émises par les moteurs diesels. La législation européenne avait pourtant publié une directive limitant leurs émissions en 2005. La France avait jusqu’à juin 2011 pour l’appliquer… Elle risque aujourd’hui une amende de 20 millions d’euros.

Également, « Concentrations élevées d’ozone sur Toulouse« . La pollution à Perpignan concerne d’avantage les particules, « la discrétion du vent et la remontée des températures, combinées à l’augmentation du trafic routier, constituent un cocktail saisonnier. » Une exception médiatique toutefois, sur France 3, concernant la région Languedoc Roussillon. » Le réseau de surveillance Air LR, dont les bureaux sont à Montpellier, n’ont pas noté de pic notable de pollution à l’ozone cette année dans la région. »

 

Pollution de l’air en milieu confiné

L’air de nos villes est pollué, chacun peut en faire l’expérience en se promenant sur les artères de nos agglomérations. Quid de l’air dans le métro ? Il est bien moins évident de se rendre compte à quel point la situation est tout autant critique. Les causes ?  Le roulement du métro et l’abrasion des freins, mais une bonne part de la pollution de l’air dans le métro vient également de l’extérieur. Rappelons que le niveau de pollution dans le métro est en général aussi élevé qu’en surface à proximité du trafic.

 

Le cas du métro marseillais

Suite à des demandes répétées (depuis 2004) de la part d’un représentant syndical de la Régie des Transports Marseillais (RTM), la direction a commandé une campagne de mesure de la qualité de l’air à ATMO PACA, l’association locale de surveillance de la qualité de l’air. Cette campagne a révélé des taux assez élevés de polluants atmosphériques. Le taux de particules fines en suspension (PM10) y serait par endroit cinq fois supérieur aux seuils tolérés par les autorités sanitaires.

Vous pouvez télécharger le rapport de la campagne de mesure ici et lire des extraits de presse ici et . Et visionner, ci-dessous, un reportage qui résume la situation.

 


Le métro est-il pollué? (Marseille) par LCM

Vide juridique dans l’air

Les niveaux de polluants atmosphériques sont à des niveaux anormaux : la direction de la RTM se cache derrière la loi et le fait que le métro marseillais soit moins mauvais que d’autres réseaux souterrains : « Cette étude ne donne pas le sentiment d’une situation idéale, mais pour un réseau sous-terrain, on est plutôt pas mal, estime-t-elle. Nous respectons les normes officielles et ce n’est pas à moi de les mettre en cause. » (La Provence, 12 octobre 2011).

Qu’en est-il de la législation justement ? Pour faire simple, il existe deux textes de loi régissant le niveau de polluants atmosphériques que les agents et les usagers du métro respirent. Pour les usagers du métro, pour mesurer l’exposition finale de ceux-ci on tiendra compte du temps de résidence moyen dans le métro. La circulaire en question est une circulaire du ministère de la santé datant de 2003 : Circulaire DGS/SD 7 B n° 2003-314 du 30 juin 2003 relative à la qualité de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines. Le fait de tenir compte du temps de résidence dans le métro permet de pondérer les niveaux de pollution élevés auquel l’usager fait face dans le métro (milieu confiné) en partant de l’hypothèse que sorti du métro l’usager ne sera plus exposé à un air pollué.  Ce n’est bien entendu pas le cas, mais l’usager sorti du métro ne dépend plus juridiquement de la RTM.

Toutefois la loi ne prend pas en compte l’exposition des agents du métro. Bien qu’ils respirent le même air que les usagers, et qu’ils soient par conséquent exposés aux mêmes risques, le calcul – pour mesurer le niveau d’exposition des agents et donc le risque auquel ils font face – n’est pas le même que pour les usagers. Leur exposition est régie par le code du travail et les articles concernant les émissions de particules fines (articles R. 4222-10 à R. 4222-17). L’INRS précise les conditions d’expositions des agents du métro :

Les concentrations moyennes en poussières totales de l’atmosphère inhalées par une personne ne doivent pas dépasser 10 mg/m3 d’air (sur une période de 8 heures, durée moyenne d’une journée de travail). Et la concentration en poussières alvéolaires (susceptibles de pénétrer dans les voies pulmonaires jusqu’aux alvéoles, de s’y déposer et d’y rester durablement, en créant une surcharge pulmonaire néfaste pour l’organisme) ne doit pas dépasser 5 mg/m3 d’air.

Le seuil maximum pour les agents du métro est de 5 milligramme par m3 d’air sur une durée de 8 heures. 5 milligramme est égal à 5 000 microgramme par m3 d’air (µg/m3).

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise un niveau d’exposition maximum de 25 μg/m3 en moyenne sur 24 heures pour les particules 2,5 et 50 μg/m3 moyenne sur 24 heures pour les particules 10. Il est légalement acceptable pour les agents du métro de respirer un air 100 fois plus pollué que n’importe quel autre Homme qui utilise le métro marseillais.

La direction de la RTM se réfugie derrière une législation lacunaire.  Mais prend-elle ses responsabilités ? Prendre ses responsabilités, cela voudrait dire : augmenter la ventilation dans le réseau souterrain, réaliser un suivi médical de ses agents, demander à la préfecture de police de Marseille de prendre des dispositions pour éviter les pics de pollution. En partant de là il serait possible de commencer à mesurer les risques auxquels s’exposent les agents et entreprendre des actions pour réduire la pollution atmosphérique à la source.

Faire évoluer la loi

Pour atteindre notre objectif, qui est de protéger les usagers et les agents du métro, nous avons écrit à la Direction Générale de la RTM. Vous trouverez notre courrier ici.

Pour que toute les parties prenantes soient au courant de nos démarches, nous avons mis en copie la CFDT et Karim Zéribi – député européen du sud-est de la France et président du conseil d’administration de la RTM.

Dès réception d’une réponse de l’une des parties, nous la publierons en ligne.

Quelle pollution de l’air dans les voitures ?


Lille : ATMO a mesuré la qualité de l’air… par France3Nord-Pas-de-Calais

Atmo Nord-Pas-de-Calais, l’association régionale pour la surveillance et l’évaluation de l’atmosphère, une association agréée par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, a mesuré la qualité de l’air dans les habitacles de voiture du 22 octobre 2010 au 28 janvier 2011.

Résultats : ces habitacles concentrent et stockent les polluants, monoxyde de carbone, dioxyde d’azote… en quantité. Les trajets les plus pollués sur l’autoroute : Douai-Lille et Valenciennes-Lille pendant les heures de pointe.

 

Revue de web Respire #23 – 20 avril 2012

IMPACTS

L’OCDE s’inquiète des conséquences de la croissance économique sur l’environnement

En imaginant que les tendances actuelles, économiques, démographiques, énergétiques, se poursuivent, l’OCDE dresse le tableau des perturbations du climat, de l’état de la biodiversité, des ressources en eau et de la pollution atmosphérique à l’horizon 2050. «En 2050, le nombre global de décès prématurés associés à l’exposition aux particules devrait plus que doubler pour atteindre 3,6 millions par an, la plupart de ces décès se produisant en Chine et en Inde.»

20 minutes et enviro2b

REGIONALISME

L’air reste bon en Auvergne, mais…

Jusque-là, les cibles urbaines des études sur la qualité de l’air pouvaient donner le sentiment que la pollution atmosphérique était surtout une histoire des grandes villes, de l’industrie et du trafic automobile.

Dans les faits, à l’heure où le Plan particule prévoit une réglementation plus sévère d’ici 2015, on savait peu de choses de ce que l’on respire en milieu rural. Des crédits d’impôts ont pourtant favorisé le développement du chauffage au bois…

la montagne

AIR INTERIEUR

La pollution de l’air est plus élevée à l’intérieur des logements

La pollution est de 5 à 10 fois plus élevée à l’intérieur des logements qu’à l’extérieur et une mauvaise qualité de l’air du domicile accentue la survenue des allergies.

l’express et le jsl

REACTIONS ET MANIFESTATIONS

Qualité de l’air – Le préfet met en place un comité d’action

Le Préfet de Région Haute-Normandie a constitué un comité d’action pour la qualité de l’air avec les services de l’Etat ou assurant une mission pour l’Etat « afin d’améliorer les outils d’information du public lors d’épisodes de pollution importants ». Ce comité regroupe les services de la DREAL, Air Normand, l’ARS, la direction de l’agriculture et de l’alimentation, la direction départementale de la cohésion sociale, les forces de sécurité.

drakkar online

Pollution de l’air : la gestion des pics inefficace pour la santé

« Une politique centrée sur la gestion des pics a peu d’impact sur l’exposition au long cours de la population », considère le HCSP dans un avis qui recommande de privilégier les mesures de réduction des expositions chroniques.  Le Haut Conseil préconise que l’information ponctuelle apportée en cas de pic de pollution soit complétée d’une « information sur les grandeurs annuelles des polluants de la zone considérée et les impacts sanitaires engendrés par l’exposition chronique à ces niveaux de pollution ». Il suggère aussi d’informer le public sur les niveaux de particules mesurés au cours des 365 derniers jours au moyen d’une « chronique des dépassements seuils journaliers ». À terme, « un effort devrait être fait grâce au développement des outils de modélisation à échelle spatiale plus fine » pour mieux informer les populations résidant dans les zones les plus exposées à des sources locales de pollution.

le quotidien du médecin

Gaz de schiste : la mobilisation est toujours forte au Québec, soutient l’AQLPA

Les nouvelles sont bonnes pour l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) dans le cadre de sa lutte contre l’exploitation des gaz de schiste dans la province. L’association a ainsi annoncé mardi se réjouir du dépôt de 30 000 lettres de citoyens qui informent le gouvernement du Québec de leur décision d’interdire l’accès à l’industrie gazière sur leur propriété.

pieuvre

Ce mardi, conférence sur la qualité de l’air – Trégueux

« Inspirez, soufflez, le bon air c’est la santé » : c’est avec ce titre que la municipalité souhaite communiquer sur la soirée-conférence qu’elle organise ce mardi sur la qualité de l’air respiré et ses effets sur la santé. Un sujet qui inquiète l’opinion, tout comme est inquiétante l’évolution des pathologies respiratoires, asthme, rhinites, allergies… En France, plus de 20 % de la population est concernée !

ouest-france

POSSIBILITÉS

Le carburant Gaz Naturel réduit de 100% les émissions de particules

Désormais, les alertes récurrentes doivent s’accompagner d’actes concrets : des solutions existent. Parmi elles, le carburant Gaz Naturel est une vraie réponse aux problématiques actuellement rencontrées : il n’émet aucune particule fine.

actualités-news-environnement

Pollution par les particules dans l’air ambiant

Synthèse et recommandations pour protéger la santé du Haut Conseil de la Santé Publique

hcsp

Zapa : vers une exclusion des véhicules polluants dans les grandes villes ?

A partir de cet été, huit communes ou groupements de communes, dont Aix-en-Provence et Nice dans la région, vont expérimenter une nouvelle mesure destinée à lutter contre la pollution de l’air : interdire leur accès aux véhicules les plus polluants.

la provence et wiki2d

Les politiques respirent-elles le même air que nous ?

Impossible d’y échapper. Tel est le même constat qui s’impose à tous, et ce autant pour la campagne présidentielle que pour les pics de pollution de l’air en France. C’est pourquoi RESPIRE a sollicité l’ensemble des candidats à la présidentielle afin de connaître leurs positions et propositions vis-à-vis de ce qui ressemble de plus en plus à un problème de santé publique.

RESPIRE sollicite les candidats

Pour ce faire, RESPIRE n’a pas lésiné sur les moyens. Nous avons envoyé le 9 février 2012 la même lettre à 14 candidats* alors encore en lice (avant le dépôt des signatures). Cette lettre est personnalisée pour chaque candidat afin de permettre aux équipes de campagne de percevoir l’intérêt que nous portons à cette démarche. Elle a été envoyée sur les adresses mail présentent sur les sites de campagne des candidats, comme un citoyen lambda.

N’ayant reçu aucune réponse (hormis les traditionnels messages automatiques « nous vous répondrons dans les meilleurs délais ») nous avons à nouveau envoyé cette même lettre le 21 mars dernier suite à la validation des 10 candidatures par le Conseil constitutionnel. A ce jour nous n’avons pas de réponse.

L’ATMO s’en mêle

RESPIRE n’est pas seule, le 3 avril dernier, la fédération ATMO qui regroupe les 27 associations chargées de la surveillance de la qualité de l’air a publié un communiqué proposant aux 10 candidats à l’élection présidentielle de prendre position sur la qualité de l’air en France. Une démarche similaire, néanmoins différente sur la forme (communiqué de presse).

Nous retenons notre souffle

RESPIRE a hâte de connaître la  réponse de ces responsables politiques à ces 2 sollicitations. En cas d’absence de réponse, nous serions obligé d’en conclure par l’absurde : les politiques ne respirent pas le même air que nous. A nous de trouver comment …!!!

 

*Nathalie Arthaud, François Bayrou, Nicolas Dupont-Aignan, Christine Boutin, Eva Joly, Hervé Morin, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Frédéric Nihous, Philippe Poutou, Dominique de Villepin, Jean-Marc Governatori, Alain Mourguy, François Hollande

Revue de web Respire #22 – WTF – 26 mars 2012

RÉPRESSION

Pollution de l’air : bientôt les amendes vont tomber

Plusieurs dizaines de millions d’euros à payer et des astreintes journalières de centaines de milliers d’euros : c’est la menace qui pend au nez des collectivités françaises qui n’auront pas fait suffisamment le ménage dans leur atmosphère d’ici l’an prochain. En cause, les dépassements récurrents des seuils de pollution de l’air, notamment les microparticules, dont a été saisie la Cour de justice européenne.

INITIATIVE

Et si demain, on consultait la qualité de l’air comme la météo ?

C’est un réflexe pour beaucoup : consulter les prévisions météo chaque jour. L’association Atmo a conçu un site internet permettant aux Nordistes de faire la même chose pour les prévisions de pollution.

MONDIALISATION

Le smog asiatique responsable d’une partie de la pollution de l’air aux États-Unis

D’après une étude publiée dans le Journal of Geophysical Research, les émissions d’ozone en Asie affectent le territoire américain. Une équipe de chercheurs a réalisé une analyse haute résolution de l’ozone via des données satellitaires et des modélisations chimiques. « Nous montrons que les émissions asiatiques contribuent directement à la pollution aux États-Unis » déclare Meiyun Lin, chimiste atmosphérique de l’Université de Princeton.

PPA

Plan de protection de l’atmosphère (PPA) de la vallée de l’Arve

Le Préfet de la Haute-Savoie approuve le plan de protection de l’atmosphère (PPA) de la Vallée de l’Arve. En application de la réglementation européenne concernant l’évaluation et la gestion de la qualité de l’air ambiant, le territoire de l’Arve est concerné par la mise en place d’un PPA afin d’éviter le dépassement des valeurs limites de polluants atmosphériques, notamment les PM10, sur ce territoire. Le 16 février dernier, le préfet de la Haute-Savoie a signé l’arrêté d’approbation du plan de protection de protection (PPA) de la vallée de l’Arve.

Qualité de l’air en région NPDC

Dominique Bur, préfet de la région Nord – Pas-de-Calais, a réuni, ce 13 mars 2012, les représentants des communautés urbaines et d’agglomération, des maires des grandes villes, des présidents de pays et des chambres de commerce et d’industrie pour dresser un état des lieux de la qualité de l’air en région et préparer le lancement de l’élaboration d’un Plan régional de Protection de l’Atmosphère (PPA) destiné à améliorer la qualité de l’air dans le Nord – Pas-de-Calais.

INDUSTRIALISATION

Quatre mois pour étudier la qualité de l’air

Une analyse de l’air sur quatre mois, d’avril à août, effectuée par l’ATMO (1) et une « institutionnalisation du dialogue » pour le dossier Timac, l’usine de fabrication d’engrais de Tonnay-Charente.

Environnement S.A publie un chiffre d’affaires consolidé de 44,6 ME (ici et )

Environnement S.A India, vient tout récemment d’enregistrer sa plus importante commande pour la surveillance de la qualité de l’air en Inde, émanant de l’Institut Indien de Météorologie Tropicale.

Le programme Faites de l’air! séduit automobilistes et constructeurs ( ou )

Après les concessionnaires Toyota du Québec, c’est au tour de ceux de Honda de se joindre au programme de recyclage des vieux véhicules, Faites de l’air! Un programme qui oriente des automobilistes vers… les transports en commun.

RECORD EN VUE

Les pics de pollution de l’air s’enchaînent en Ile-de-France

Les pics de pollution de l’air, notamment aux particules fines, se succèdent depuis le début de l’année 2012. La dégradation constante de la qualité de l’air inquiète les autorités, le lien entre pollution aux particules et augmentation des décès dans les hôpitaux ayant été officiellement établi.

IMPACTS

Asthme et Allergies : du nouveau dans l’air (ici, ou là-bas et ici-bas)

Les asthmatiques sont particulièrement sensibles aux allergies et la mauvaise qualité de l’air intérieur accentue la survenue de nombreuses allergies. Et lorsque l’on sait que 25 à 30% des Français sont allergiques aujourd’hui, il est facile de comprendre l’ampleur de ce phénomène.

Pollution : le fond de l’air n’est plus très frais ( et )

Mesurées dans notre atmosphère depuis 2004, les microparticules son t, depuis, en constante augmentation. Une source d’inquiétude en terme de santé publique.

Nouveaux épisodes de pollution sur la France, l’Etat impuissant invoque la météo …

Enfin !

Enfin, l’Etat prend en considération la pollution de l’air en France. Le ministère de l’écologie (rattaché au ministère de l’intérieur depuis le départ de sa ministre devenue porte-parole) se fend d’un communiqué auprès des citoyens sur la situation calamiteuse qui est la notre en arguant … de la météo du mois de mars particulièrement ensoleillée !

Bien sûr dans toute sa mansuétude et son impuissance, l’Etat nous recommande de ne pas faire ceci ou cela avec pour objectif de ne pas dépasser des seuils déjà dépassés depuis longtemps … mais jamais ne nous explique les causes (qui commencent à être connues) de ces « épisodes« .

Les conditions météorologiques – températures entre 15 et 20°C, bon ensoleillement et vents faibles – favorisent la formation de cet épisode de pollution.

Citoyens, l’Etat vous recommande donc de subir mais de subir en modifiant vos comportements au lieu de regarder le problème en face et de légiférer dans sa globalité. La balle est dans votre camp.

 

Revue de web Respire #21 – WTF – 8 mars 2012

Cette semaine un WTF bien particulier avec une battle* digne du combat Forman/Ali : les villes versus les campagnes ! Respire compte les points dans l’air … !

L’air de la campagne reste plus pur qu’en ville

Respire-t-on vraiment mieux à la campagne qu’à la ville? Des mesures inédites menées dans des villages de neuf régions françaises témoignent d’une qualité de l’air plutôt bonne en zone rurale, sauf dans les fonds des vallées alpines, favorables à l’accumulation de la pollution. De Sarzeau (Morbihan), au bord de l’Atlantique, à Lescheraines (Savoie), dans les Alpes, en passant par la Basse-Normandie, le Poitou-Charentes, le Limousin, l’Auvergne ou la Franche-Comté, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a ausculté la qualité de l’air loin des villes.

20minutes, romandie et gazette des communes

D’où proviennent les particules fines en zone rurale ?

fin de mieux connaître les sources émettrices de particules fines en zone rurale, et ainsi de limiter la pollution atmosphérique, l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) vient de lancer son programme Particul’air. L’agriculture et la biomasse seraient les principaux diffuseurs.

zegreenweb

Un air de particules, haro sur 8 villes

Le fond de l’air est frais… et sévèrement pollué. Pour contrer la pollution de l’air par les particules fines, officiellement toxiques et cancérigènes, le ministère de l’Écologie vient d’obtenir la publication de deux décrets pour protéger les huit villes de France les plus polluées. Mais rien ne sera mis en œuvre avant le premier semestre 2013. D’ici là : inspirez, expirez.

owni

Chauffage domestique au bois : les émissions de particules fines en question

Si le transport routier reste bel et bien le premier responsable de la pollution de l’air aux particules, le chauffage au bois n’est pas en reste en hiver. L’avantage d’une très faible contribution à l’effet de serre ne s’accompagne pas forcément d’émissions particulaires réduites. Précisions.

actu-environnement

Pollution : les travaux en partie responsables

Et si la multiplication des travaux à Toulouse aggravait la pollution atmosphérique ? C’est tout du moins ce que pourraient laisser croire les alertes déclenchées par l’Observatoire régional de l’air en Midi-Pyrénées (Oramip).

la dépêche

Le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) de l’aire urbaine de Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle

L’aire urbaine de Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle fait partie des zones visées par le contentieux européen en particulier pour le dépassement des valeurs limites pour les particules de diamètre aéraulique inférieur à 10 µm (PM10). Afin de pouvoir prendre rapidement des mesures de réduction des concentrations de PM10 dans l’environnement, le préfet du Doubs, préfet coordonnateur du plan, a souhaité mettre en place un PPA sur l’aire urbaine de Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle.

Franche-Comté_DD

Inquiétante pollution de Lescheraines en Rhône-Alpes

L’Ademe a présenté hier les résultats du programme d’étude Particul’Air, une série d’évaluations du niveau de particules dans l’air des zones rurales en France. Si les mesures sont globalement inférieures aux normes européennes sur la qualité de l’air, la commune savoyarde de Lescheraines, située en fond de vallée alpine a révélé un « niveau élevé » de pollution aux particules et de HAP (Hydrocarbure aromatique polycyclique).

enviro2b

 

*combat

Revue de web Respire #20 – 27 février 2012

ZAPA

Pollution aux particules fines : les pics se succèdent et l’Etat n’agit toujours pas !

Depuis 4 jours consécutifs l’Ile de France connait un épisode de pollution aux particules fines, depuis 4 jours le seuil de 50mg/m3 est largement dépassé, les concentrations relevées aux abords des grands axes dépassant même le seuil d’alerte de 80mg/m3. De nouvelles pointes de pollution sont prévues pour ce week-end.

mediapart

Zones d’Actions prioritaires Pour l’Air : un manque de transparence et de concertation.

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses alertes au dépassement des « seuils d’information » de particules fines ont eu lieu dans différentes régions. La mise en œuvre des Zones d’Actions Prioritaires pour l’Air (ZAPA) qui doivent répondre aux problèmes de qualité de l’air en France est actuellement en phase de préparation dans huit grandes agglomérations candidates . France Nature Environnement a organisé ce mardi 7 février un séminaire à l’Assemblée Nationale « Air, particules et santé : où en sont les ZAPA ? » pour dresser un premier bilan d’étape. Explications.

FNE-asso

Les véhicules polluants bientôt interdits dans les grandes villes ?

Qualité de l’air : un petit pas vers les ZAPA. Dans le cadre de la lutte contre la pollution atmosphérique, la loi Grenelle II de juillet 2010 a institué la possibilité d’expérimenter des zones d’action prioritaire pour l’air – dites ZAPA – dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants (voir : Le plan particules accéléré par la loi Grenelle 2). Ce dispositif permet de restreindre ou d’interdire la circulation aux véhicules les plus polluants.

le particulier, actu-environnement, localtis et la gazette des communes

APPLI QUALITE DE L’AIR

Pollution: site web et appli iPhone sur la qualité de l’air en Europe

L’air est-il pollué aujourd’hui ? Réponse sur le site d’Atmo. Tout comme on regarde la météo le matin avant de sortir, on pourra désormais regarder la carte des pollutions pour savoir s’il vaut mieux différer son jogging. ObsAIRve, un service soutenu par l’Union européenne, sera ouvert à partir du Cebit, le 10 mars. Il informera de l’état de l’air et donnera des prévisions sur la pollution.

smartplanet, ginjfo et la voix du nord

CHINE

L’aggravation de la pollution atmosphérique coûte cher à la Chine

L’aggravation de la pollution atmosphérique, notamment dans la capitale, Pékin, coûte cher au pays, avec en 2005 112 milliards de dollars de pertes de productivité.

actualités-news-environnement

Pékin réduira la pollution atmosphérique de 15% d’ici 2015

La capitale très polluée de la Chine, Pékin, prévoit de réduire son niveau de pollution atmosphérique de 15% d’ici 2015 et de 30% d’ici 2020 en abandonnant progressivement les anciennes voitures, en délocalisant les usines et en plantant de nouvelles forêts.

actualités-news-environnement

SUISSE

Pollution: trop de particules fines dans l’air en Suisse

La pollution due aux particules fines a fortement augmenté sur le plateau, a indiqué l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). La concentration moyenne la plus élevée a été observée jeudi après-midi à Berne avec 89 microgrammes/m3.

le nouvelliste

La nouveauté 2012 dans le dispositif d’information et d’alerte relatif aux particules fines

En France, nous l’avons déjà abordé sur le site Internet de Respire, il existe une fédération ATMO des organismes régionaux de surveillance de la qualité de l’air. Chaque association gère un dispositif de machines qui réalisent des prélèvements d’air, les analyse et les envoie à une centrale (voir la vidéo d’Atmo Nord Pas-de-Calais). Ces données sont ensuite accessibles sur les sites Internet dédiés, avec en plus, une prévision pour le lendemain. L’État, par la voie réglementaire et en fonction des recommandations de l’OMS et d’études scientifiques, a défini des procédures d’informations et d’alertes, en cas de dépassement des valeurs des différents polluants (le but est de protéger les citoyens et de chercher à réduire la pollution). Ce sont les valeurs de la concentration en particules fines à partir desquels sont activées les procédures d’information et d’alerte qui ont été modifiées récemment par un décret.

Rappel sur le fonctionnement de la surveillance de la qualité de l’air en France

L’État assure, avec le concours des collectivités territoriales dans le respect de leur libre administration et des principes de décentralisation, la surveillance de la qualité de l’air et de ses effets sur la santé et sur l’environnement. Un organisme chargé de la coordination technique de la surveillance de la qualité de l’air est désigné par arrêté du ministre chargé de l’environnement. Des normes de qualité de l’air ainsi que des valeurs-guide pour l’air intérieur définies par décret en Conseil d’État sont fixées, après avis de l’Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, en conformité avec celles définies par l’Union européenne et, le cas échéant, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces normes sont régulièrement réévaluées pour prendre en compte les résultats des études médicales et épidémiologiques (Article L.221-1 du Code de l’environnement).

Pour plus de détails, vous pouvez lire la page sur le fonctionnement de la qualité de l’air.

Nouveaux seuils en particules fines pour le déclenchement des procédures d’information et d’alerte

A partir du 1er janvier 2012, les seuils réglementaires concernant les particules fines PM10 sont abaissés par le décret 2010-1250 du 21 octobre 2010. Le niveau d’information passe de 80 à 50 microgrammes par mètre cube et le seuil d’alerte passe de 125 à 80 microgrammes par mètre cube. Lorsqu’il y a dépassement de ces seuils, des procédures de recommandation-information ou d’alerte sont déclenchées.

Ces seuils devenant plus sévères, les dépassements seront plus fréquents. Donc il y aura plus de procédures d’information et d’alerte. Nous devrions voir plus fréquemment dans les médias, et c’est effectivement le cas, des articles qui reprennent les recommandations formulées en cas de dépassement de seuils.

Fin d’une incohérence

Nous nous étions étonnés déjà l’année dernière auprès d’AirParif, lors d’une présentation à la Mairie du 20ème, que le seuil d’information, à l’époque établi à 80 microgrammes par mètre cube d’air (sur 8 heures) soit supérieur au niveau règlementaire de 50 microgrammes par mètre cube (voir l’article à ce sujet). Autrement dit, nous avons demandé pourquoi les citoyens n’étaient avertis du dépassement de la concentration d’un polluant dans l’air, néfaste pour leur santé, qu’à partir d’un seuil bien plus élevé que le seuil règlementaire de PM. Nous en étions déjà à ce niveau d’incohérence encore jusqu’au mois de janvier 2012. Ce qui nous apporte une preuve supplémentaire du niveau de préoccupation de l’État… pour une question qui génère 40 000 décès prématurés par an.

Revue de web Respire #19 – 10 février 2012

DEUX FEMMES, DEUX PARCOURS ET TOUJOURS LE FROID

Josette Bénard, pionnière de l’écologie

Administratrice d’Air COM, réseau de surveillance de la qualité de l’air, Josette Bénard en a assumé la présidence de 2000 à 2007 : « C’est sous son impulsion que la surveillance a été étendue à toute la Basse-Normandie », souligne Air COM.

Ouest-France

Lutte anti-pollution en Aquitaine : Airaq change d’air

Le point sur l’état de l’air aquitain avec Peggy Kançal, conseillère régionale et présidente de l’association Airaq (Air Aquitaine) depuis novembre 2011.

maplanète

Froid et qualité de l’air : alerte aux particules fines en région parisienne

La vague de grand froid qui sévit sur la France n’est pas sans conséquences sur l’environnement dans les grandes agglomérations. Les particules fines, émises par la combustion et la circulation automobile altèrent la qualité de l’air en Ile-de-France.

allodocteurs

AIR INTERIEUR

Pollution de l’air : la FTTB en guerre contre les moisissures

L’air intérieur est vicié par divers polluants (aldéhydes, COV, monoxyde de carbone, plomb, amiante etc.) émis par les matériaux de construction et de décoration. Par exemple, les aldéhydes qui irritent les yeux et les voies respiratoires se trouvent dans les mousses isolantes, les colles, les vernis et dans les peintures à solvant pour ne citer qu’elles. Certains aldéhydes seraient même cancérigènes.

consoblog

Pas de trêve hivernale pour les précaires énergétiques

Lorsqu’on ne chauffe pas, l’air est humide. Cela crée des moisissures, des dégradations des murs et de la qualité de l’air », explique Marie Moisan, du réseau des acteurs de la Pauvreté et de la Précarité Énergétique (Rappel). Les habitants ont tendance à développer des maladies respiratoires, cardio-vasculaires, des allergies et de la fatigue chez les personnes âgées.

lepoint

La pollution de l’air, c’est comme une série B …

La pollution de l’air, c’est un peu comme une série B. Ça fonctionne en épisodes et c’est toujours la même chose. Les médias utilisent ce terme, qui introduit à la fois un caractère incidentiel et temporel. Or à force d’épisodes, il va bien falloir se résoudre à considérer que le caractère surprenant de ce phénomène constitue bien une série, un fil conducteur permanent.

« Épisodes » de pollution de l’air

Carte nationale de la pollution de l'air, le mardi 7 février 2012 - Source : Chaîne météo

Si vous avez raté le dernier épisode de la pollution de l’air, ne vous inquiétez pas, il y aura une rediffusion et un nouvel épisode bientôt, sensiblement identique. C’est un peu comme les Feux de l’amour. Si vous manquez un épisode, vous allez vite raccrocher le scénario de l’histoire trois ou douze épisodes plus tard. On se moque, gentiment, mais c’est parce qu’à Respire, on aime bien le mot « Épisode ». C’est comme dans une série.

« T’en es à quelle saison de Damages (gros cabinet d’avocats et de juristes qui démontent des méchants. Dans la saison deux, Patty Hewes* s’attaque à des pollueurs de l’eau) ? À quel épisode de Plus belle la vie en es-tu (ma maman et ma sœur ne manquerait pas un épisode si elles le pouvaient) ? ».

La pollution de l’air, c’est un peu comme une série B. Il y a des « épisodes », c’est toujours la même chose et si on en rate un on peut se rattraper sur le prochain.

Sauf que ce n’est pas drôle. Si l’on reprend sa définition, l’épisode, (Du grec ancien ἐπεισόδιον / epeisόdion signifiant intervention) désigne, en général, l’énonciation du sujet au début d’une œuvre littéraire. Dans une œuvre littéraire, poème ou roman, comme dans un tableau ou toute autre composition artistique, ce terme désigne également une action incidente qui est liée à l’action principale et qui semble former un tableau à part entière, dont l’étendue ou le relief attire particulièrement l’attention. On peut ainsi dire par boutade qu’un épisode est à la fois une partie et un tout (Wikipédia).

Comme nous le disions en introduction, ce terme introduit à la fois un caractère incidentiel et temporel. Sauf qu’à force de parler à répétition d’épisodes, on se demande s’ils ne constituent pas eux-mêmes la normalité et qu’un air de qualité serait lui, un épisode, bienvenu.

Pollution de l’air généralisée en France

Indices de la qualité de l’air dans les Bouches du Rhône, mardi 7 février 2012

Le caractère incidentiel des épisodes de mauvaise qualité de l’air est, depuis le début 2012, un peu inapproprié dans la mesure où leur fréquence est très élevée (peu importe les raisons, nous constatons simplement). La carte de la chaîne météo ci-dessus est explicite. La pastille orange est majoritaire (air de qualité moyenne), accompagnée de la pastille rouge (air de qualité mauvaise) et de titrer : « Pic de pollution quasiment généralisé ». L’air est pollué en France au delà des normes règlementaires. Encore et encore. Retrouvez l’ensemble des association agrées de surveillance de la qualité de l’air sur le site d’ATMO. A titre d’exemple, voici celle du jour dans les bouches du Rhône.

Voyez plutôt les revues de web Respire que nous vous proposons, plus souvent chargées d’annonces de pics de pollution que d’habitude. Nous aborderons dans un prochain article les raisons de cette actuelle pollution aux particules fines issues à la fois du trafic routier et de la combustion de bois des particuliers, ainsi que la façon dont est abordé le sujet par les médias et les recommandations rengaines qu’ils affichent.

* Glenn Close

La France tente de reprendre son souffle

La France communique beaucoup ces derniers temps sur les actions engagées dans les ZAPA et les PPA. Le gouvernement tente de prouver sa bonne foi à la Commission Européenne. La plainte de la Commission Européenne contre la France pour non respect des règles sur la qualité de l’air est toujours d’actualité. La France a beaucoup de retard pour la mise en place d’actions permettant de limiter un niveau de pollution trop élevé et donc un risque sanitaire important. La pollution de l’air coûte cher.

Rappels

Nous le rappelions dans un article publié au printemps dernier, la France est poursuivie par la Commission Européenne pour non respect des règles européennes de la qualité de l’air. Le point principal de cette plainte repose sur le fait qu’il y a eu de nombreux dépassements de seuils pour les émissions de particules fines dans les agglomérations françaises au cours des dernières années. De nombreuses villes et régions ont connus plus d’épisodes de pollutions qu’il n’est autorisé par la loi et qu’il n’est acceptable d’un point de vue sanitaire.

Le fait que le gouvernement ait mis du temps à appliquer en droit français les ZAPA et que les collectivités locales ne déploient pas les PPA, induit une qualité de l’air mauvaise. Pour Martial Sadier, président du Conseil National de l’Air, l’objectif est clair, il est nécessaire de « faire la preuve que nous avons pris le dossier au sérieux ».

Les PPA

Un PPA (Plan de Protection de l’Atmosphère) est un outil à disposition des collectivités locales pour « fixer des objectifs de réduction de polluants atmosphériques pouvant nécessiter la mise en place de mesures contraignantes spécifiques à la zone couverte par le plan. Il vise à ramener les concentrations en polluants à un niveau inférieur aux valeurs limites fixées sur la base des connaissances scientifiques, dans le but d’éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs de ces substances pour la santé humaine ou pour l’environnement » (Actu-environnement.com, 19/07/2006).

Action/Réaction

La France, depuis plusieurs années, ne respecte pas les seuils de la qualité de l’air fixés par l’UE. Cependant, lorsqu’elle se voit condamnée à payer une amende conséquente, le gouvernement s’active et fait passer comme message qu’il engage des actions significatives pour la lutte contre la pollution atmosphérique.

Le gouvernement met en avant le fait que les expérimentations sur les ZAPA vont commencer, ce qui est déjà le cas depuis plusieurs années à Londres et à Berlin. Au niveau Français il faut encore attendre trois ans avant que ce dispositif ne soit mis en place. De plus les émissions de CO2 des véhicules ne seront, en théorie, pas prises en compte dans les critères de notation des véhicules. Le gouvernement veut montrer à la Commission Européenne que celui-ci a pris le sujet au sérieux mais le manque d’action des préfectures lors d’épisodes de pollution aux particules fines est toujours aussi prégnant. Rien n’est effectué à court terme, rien n’est mis en place pour éviter ces pics à long terme. On ne fait que constater et informer les usagers.

La question des moyens

Le manque de moyens des organismes de la qualité de l’air est aussi une preuve du manque d’ambition de l’État pour s’atteler à cette problématique sanitaire importante. Airparif, organisme de mesure de la qualité de l’air en région parisienne, gère un réseau de stations de mesures de la qualité de l’air. Il n’existe qu’une seule station de mesure à proximité du périphérique de Paris. Une seule station pour une voie rapide qui est longue d’une trentaine de km et qui voit passer son lot de véhicules journaliers : selon l’Institut de d’Aménagement et d’Urbanisme d’Ile de France, le trafic quotidien oscille entre 1,1 et 1,2 millions de véhicules. Auxquelles viennent s’ajouter les 100 000 personnes qui habitent à proximité du périphérique. Cela fait beaucoup de monde pour une station.

Quand on connait le coût partiel de la pollution atmosphérique en Europe en 2009 qui s’élève à 169 milliards d’euros pour les citoyens européens, Cela représente beaucoup d’argent pour ne rien faire et laisser les citoyens respirer un air de mauvaise qualité et dangereux pour la santé.

Seuils

Face à ces questionnements sur les moyens techniques pour mesurer la qualité de l’air et au coût sanitaire que la pollution atmosphérique représente, on peut aussi se poser des questions sur les seuils définis pour les polluants atmosphérique. L’association « Pour une Ville sans voiture » a fait un tableau récapitulatif des recommandations de l’OMS et des niveaux de seuils d’alertes et d’informations pour l’Europe et la France. On peut juste constater et se demander pourquoi les réglementations françaises et européennes ne sont pas assez sévères concernant le dioxyde de souffre, les particules fines PM10 et l’ozone. Enfin l’OMS recommande un seuil limite pour les particules fines PM2.5 mais on ne peut que déplorer le fait que ce seuil n’existe pas dans la réglementations française.

Enfin, comme le dit que le président du Conseil National de l’Air, il est indispensable « faire la preuve que nous avons pris le dossier au sérieux ». Respire attend des actes et pas uniquement des paroles.

 

Paroles, Paroles – Dalida et Alain Delon