L’art au service du nettoyage de la pollution de l’air

Quelques recherches sur la santé connectée m’amène à regarder des vidéos de robots, puis à tomber sur une chaîne formidable qui s’appelle Motherboard. Et là, je découvre une expérience assez folle, d’un artiste des Pays-Bas, Daan Roosegaarde. Il se concentre sur des projets de conception à visée sociale qui doivent faire tilt pour le changement.

Son dernier projet permet de créer un vide ionique géant qui charge les particules PM 2,5 positivement pour ensuite les aspirer. Le résultat est impressionnant. Testé à Beijing, l’air autour du dispositif devient 70% plus propre et on voit même un trou dans le nuage, laissant apparaître le ciel derrière.

Si ce projet n’est pas en soi une solution, l’artiste insiste sur le fait que ce dispositif peut permettre de montrer aux citoyens à quelle qualité de l’air  ils pourraient prétendre si le système productif était différent (l’énergie est produite en majorité avec du charbon).

Sentir « l’air pur », au milieu de la pollution, quoi de mieux pour aspirer au changement, revendiquer son droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé.

Bon reportage ! N’oubliez pas d’aller liker la page Facebook de Respire et nous suivre sur Teuteur

Quelle pollution de l’air dans les voitures ?


Lille : ATMO a mesuré la qualité de l’air… par France3Nord-Pas-de-Calais

Atmo Nord-Pas-de-Calais, l’association régionale pour la surveillance et l’évaluation de l’atmosphère, une association agréée par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, a mesuré la qualité de l’air dans les habitacles de voiture du 22 octobre 2010 au 28 janvier 2011.

Résultats : ces habitacles concentrent et stockent les polluants, monoxyde de carbone, dioxyde d’azote… en quantité. Les trajets les plus pollués sur l’autoroute : Douai-Lille et Valenciennes-Lille pendant les heures de pointe.

 

Respire participe au concours Pocket Film SDD

Respire a décidé de participer à ce concours dont le sujet est la préservation de l’environnement dans et /ou par le sport et le loisir
sportif, ce qui tombe bien puisque RESPIRE compte parmi ses rangs plusieurs sportifs de plus ou moins haut niveau.

Les participants sont invités à réaliser avec un appareil numérique de leur choix (caméscope, appareil
photo/vidéo numérique, smartphone, etc) un film court (d’un maximum de deux minutes) et à le déposer en ligne sur la plateforme concours Pocket Film « Je suis éco-sportif » sur le site Dailymotion. Le jury de sélection du ministère des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative privilégie des films : pédagogiques, liant l’humour, l’engagement, témoignant de la diversité du propos tous genres confondus. (Documentaire, fantastique, humoristique, expérimental…).

 

 

Respire espère que la vidéo réalisée lors du marathon de Paris l’an dernier puisse relayer le message d’éco-responsabilité qui lui est cher. Une version longue sera proposée bientôt (avec plus de suspens donc …!).

Vous pouvez d’ores et déjà visionner la vidéo ici et voter pour nous si cela vous enchante. La tribune offerte par ce concours servira à promouvoir les actions à mener pour préserver la qualité de l’air.

 

A moins …

L’été au cinéma, le cinéphile a le choix entre les blockbusters et les films qui n’ont pas trouvé grâce auprès des distributeurs. Ce constat annonce la qualité des films, si tant est que l’on soit tenté de s’enfermer dans une salle ; quoique certains semblent acheter leur billet dans l’unique but de profiter de la climatisation.

Pourquoi diable parler cinéma à RESPIRE ? Tout simplement parce qu’actuellement est projeté « le lorax« , film d’animation ayant pour sujet … la pollution de l’air ; rien de moins.

La pollution de l’air comme business plan

Le scenario est simple : dans un futur proche, il sera possible de vivre entouré de plastique sans autre matière organique que la présence d’homo sapiens. Pas arbre ou plante qui vive à l’horizon … et pour cause : une société vend l’air que les gens respirent avec force publicité, car l’air est trop pollué … car aucune photosynthèse ne se fait « naturellement », … faute d’arbre (CQFD).

RESPIRE n’avait pas forcément été aussi loin dans la critique mais effectivement, comme l’eau, pourquoi l’air ne deviendrait-il pas un consommable commercialisable ? Le business projet est en tout cas déjà établi (il suffit de regarder ce film) :
– pas d’arbre donc pas de photosynthèse
– l’air est nécessaire à l’Homme
– les gens paieront de toute façon pour respirer
– je peux produire de l’air
– les gens ne peuvent se passer de ma société
– je fais du profit illimité

Ce film est clairement à destination des enfants. Mais on sent néanmoins de temps en temps un petit coup de pied par dessous la table du genre « hé, finalement on s’en rapproche, non ? » à destination des parents ou accompagnateurs.

RESPIRE tenait à vous partager cette crainte d’un futur pessimiste ; raison pour laquelle nous tentons d’agir avec nos propres moyens afin de conserver une qualité de l’air respirable, avant qu’il ne soit trop tard et qu’une société ne s’empare de cette manne.

Heureusement, comme le souligne le film, tout cela arrivera « à moins … » et nous en sommes à cet instant, précisément !

Pollution de l’air: automobilistes, vous êtes les plus exposés [ CLIP Vidéo ]

Lorsque l’on marche à proximité d’un axe routier, on tousse et on se dit qu’on serait mieux dans sa voiture à l’abri de la pollution, protégé par son habitacle. Malheureusement pour les automobilistes qui pensent se protéger, ceux-ci sont de manière générale plus exposés à la pollution atmosphérique lorsqu’ils sont dans leurs voitures que les piétons à proximité d’un axe routier.

Un chiffre clé facile à retenir : deux fois plus de pollution dans la voiture que sur le trottoir (source Airparif). Un autre article lié à une autre étude d’Atmo Nord-Pas-de-Calais : Quelle pollution de l’air dans les voitures ?

Pour que les articles sur l’association et la pollution de l’air vous parviennent: Fan page Facebook : Association Respire / Et même un twitter : @respireasso

Pollution de l’air et risque cardiaque – La FFC en parle

Respire s’interrogeait récemment sur les liens entre pollution de l’air et risques cardiaques, à l’occasion de la campagne de communication de Fédération Française de Cardiologie (FFC). Elle se positionne aujourd’hui, certes prudemment, en phase avec les études de risques dont nous parlons régulièrement sur ce site.

>> Photographie de la page d’accueil : Green Heart (And the Green Grass Grows All Around, All Around), Par CarbonNYC

Une solution en carton pour la pollution de l’air

2012 commence fort puisqu’à peine 11 jours après le passage à la nouvelle année, l’association RESPIRE vient de trouver LA solution à la pollution de l’air, en fouinant sur le web. Les petits débrouillards signent ici une jolie vidéo, cynique sur une fausse solution pour améliorer la qualité de l’air.

Nous allons donc éviter une condamnation de l’Europe, réduire le nombre de morts liés à ce problème grave, faire d’immenses économies sur notre système de santé. Tout ça sans rien changer. Parce qu’il faut bien le dire, l’intérêt général est bien le cadet de nos soucis et nous n’aimerions pas revoir nos comportements. Nous sommes les meilleurs, sans torts et sans reproches.

 

L'air pollué – debout les terriens – les petits… par L00P1NG

Plus sérieusement, on l’aura compris, cette solution est en carton. La pollution de l’air est une affaire politique complexe qui met en jeu tout à la fois des questions concernant le dérèglement climatique (lié au transport), les politiques d’aménagement du territoire à tous les échelons administratif, la santé, le bien être et la qualité de vie des citoyens, le fonctionnement économique du système de santé (coûts des soins), la psychologie individuelle (intoxication à la voiture par exemple, désertification mentale de l’intérêt général), etc. Le problème, systémique, est à prendre dans son ensemble et toutes tentatives isolées, bien que cherchant à mieux faire, ne saurait que repousser le problème (normes d’émissions européennes plus contraignantes, interdiction de circulation de certains véhicules dans certaines zones, réajustement des indicateurs de mesure de la pollution, .

 

Record de pollution à Pékin … encore

Des centrales thermique à charbon, un nombre important de nouvelles voitures sur les routes, peu de vent, la poussière des chantiers de construction, des températures qui montent et voilà la population de Pékin plongée dans une soupe épaisse de pollution de l’air. Pendant que l’ambassade des États-Unis à Pékin calcule de façon indépendante le degré de pollution atmosphérique et s’émeut de ce triste record,  le ministère chinois de la santé a estimé que l’air n’était que « légèrement pollué ».

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Ça s’en va et ça revient …

On se rappelle des épisodes de pollution en Chine en novembre de l’année dernière, et de l’épisode de pollution à Pékin en février dernier. Ce qui arrive fréquemment ne nous étonne plus.

A Pékin aussi des seuils de pollution jamais atteints ont été franchis début novembre, avec un pic qualifié de « démentiel » par l’ambassade américaine sur Twitter, laquelle avait très vite supprimé son propos. (zegreenweb.com)

Source: AFP

 

La pollution de la ville a engendré depuis quelques jours un épais brouillard, apparemment inhabituel pour un mois d’octobre, qui limite, dans certains endroits de la capitale, la visibilité à 200 mètres. Pas étonnant lorsque l’on sait qu’en 2010 dans la capitale chinoise, environ 2 000 nouveaux véhicules sont venus chaque jour s’ajouter au trafic déjà saturé, aggravant les embouteillages, et ce malgré la présence de 6 périphériques, considérés comme de véritables autoroutes urbaines. Aujourd’hui le nombre de véhicules à Pékin est estimé à 5 millions d’unités.

Le Bureau de météorologie de Pékin a, au final, diffusé trois alertes contraignant les autorités à prendre certaines mesures. Ainsi, plus de 200 vols aériens ont été retardés ou annulés, et les six boulevards périphériques de la ville ont été fermés.

La pollution de l’air, c’est beau

Comme le montre cette courte vidéo tournée en février, la pollution de l’air, c’est beau. Sur les dernières images, on dirait un peu le périph’ parisien non ?

Les victimes de la pollution de l’air en Chine … et de la croissance ?

Selon les estimations des chercheurs, 300.000 personnes meurent chaque année en Chine de maladies cardiaques et de cancer du poumon liés à la pollution de l’air. Les coûts de santé qui sont liés à la pollution de l’air pourraient représenter jusqu’à 3,8% du PIB, estime la Banque mondiale. Avec une croissance moyenne d’environ 9% depuis quelques années, la Chine découvrirait-elle une nouvelle conséquence de son expansion. Le progrès pour tous occasionne son lot de préjudices, tant sur l’environnement que sur la santé … et sur son économie in fine.

La pollution actuelle devrait durer toute la semaine et des médecins constatent déjà l’augmentation des admissions aux urgences (le centre médical des urgences 120). « We saw a 13% rise in the patients who have respiratory problems from Saturday to Monday compared to the same time last week, as well as a 14% increase in people with strokes » said Li Jianren, the spokesman for the 120 emrgency medical center. (Nous avons constaté une augmentation de 13% de patients qui ont un problème respiratoire entre samedi et lundi comparé à la même période la semaine précédente, aussi bien qu’une augmentation de 14% de personnes présentant une congestion cérébrale ». >> Doctors urge caution as fog shrouds Beijing (People Daily)

Les « urgences 999 » constatent également un pic de 30% du nombre de patients traités pour des problèmes respiratoires, incluant l’asthme, les bronchites et autres pneumonies.
« The 999 Emergency Rescue Center also said Monday there had been a 30% spike in the number of patients treated for respiratory problems, including asthma, bronchitis, and pneumonia.« 

Vive la ville et son cadre de vie incomparable

Notre héros urbanophile aime l'air de la ville

C’est la rentrée. L’association RESPIRE ne pouvait résister à une petite note d’humour, avant de déposer sa plainte au procureur de la République la semaine prochaine, moins drôle pour ceux qui sont visés. Les Urbanophiles, c’est une série de petits clips vidéos qui valorise ironiquement les « bons » côtés de la ville.

« Bonjour ! … Casse toi connard »

C’était il y a trois ans déjà. L’idée a ainsi été reprise pour une campagne de communication pour la région Auvergne. Un parallèle entre la ville et la campagne qui fait sourire. Nous vous proposons celui sur la pollution de l’air. « Vous sentez ces odeurs ? C’est du monoxyde de carbone. Des gaz d’échappement. Moi ça me … Oh c’est assez lourd quand même, ça s’accroche aux poumons, mais bon, c’est une question d’habitude« . Ce clip est vraiment très drôle. L’acteur joue bien. Les répliques sont simples et efficaces. C’est ce que vit la population des grandes agglomérations, certes en moins grossier, mais bien réellement, subtilement.

 

Suie … la particule

J’aime bien regarder X:enius. Ce qui est pratique c’est que l’émission passe le matin, pendant le petit déjeuner. Ça détend et stimule pour la journée. Et là, une émission sur la pollution atmosphérique. L’association Respire vous en fait profiter un peu (même si la vidéo n’est plus disponible …).

Dans le deuxième focus, il y a plein de choses intéressantes à découvrir : les schémas animés pour montrer les particules et les suies au microscope, expliquer leur trajet dans les poumons, leur lien avec les suies cancérigènes issues de la combustion des moteurs Diesel, avec les pollens, les réactions immunitaires et inflammatoires des personnes allergiques et des personnes non allergiques.

Fuis moi je te suie

Une particule de suie au microscope

80% des particules qui se forment dans l’atmosphère à partir du dioxyde d’azote et du dioxyde de souffre (provenant du transport automobile) contiennent des traces de suie.  Ce qui fait que ces particules de suie extrêmement fines et cancérigènes peuvent pénétrer de façon inaperçue dans l’organisme.

Les particules, avec des inclusions de suie et les suies elles-mêmes flottent dans l’air et nous les respirons. Dans l’appareil respiratoire, elles se mélangent au mucus. Les particules de suie étant insolubles, elles restent dans les tissus et forment des dépôts. Plus elles sont fines, plus elles pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire jusque dans les alvéoles pulmonaires. De là, elles passent dans le sang et peuvent atteindre le cœur et le cerveau.

Pollen et suie vont de paire

Pollen (en vert) et composants chimiques (en rose)
Les composants chimiques, en plus du pollen augmente fortement la réaction inflammatoire

Professeur Jeroem Buters nous explique : « Les particules de diesels sont constituées d’un noyau de carbone entourés de nombreux composants chimiques. On sait déjà que ce noyaux provoque des réactions inflammatoires. Mais que font les autres composants ? » Des tests montrent que la réponse immunitaire du pollen couplée à des suies (et les composants chimiques accrochés) est considérablement augmentée par rapport à des pollens seuls. Les allergiques souffrent davantage en ville donc. Quant aux non-allergiques, les substances chimiques accrochés aux pollens leur provoquent également des réactions inflammatoires.

94 jours au lieu de 35

Arthur de Pas, ingénieur communication à Airparif, nous offre quelques informations sur le dépassement des normes. Selon les normes européennes, le taux de particules PM 10 journalier (sur 8 heures) est de 50 micro-gramme par mètre cube d’air à ne pas dépasser plus de 35 jours par an. À la station de mesure des Champs-Elysées le dépassement en 2009 a été de 94 jours. Allez hop, circulez, y’a rien à voir ! On est largement au dessus des normes. Sans blagues. Trois fois plus. Et après le Gouvernement vient pleurer pour demander un délai à la Commission européenne pour rectifier le tir. Le problème existe à proximité de tous les grands axes routiers et à certains endroits loin du trafic.

On estime à 3 millions le nombre de personnes à Paris qui respirent un air qui dépassent la norme.

À gauche, pollen de bouleau de campagne. À droite, pollen de bouleau de ville, avec des élements chimiques en plus.
La réponse immunitaire correspondant au deux types de pollen de bouleau.
RESPIRE soutient l’association Santé Environnement France (vidéo sur TF1)

Logo de l'asociation ASEFLe Docteur Souvet, Cardiologue et Président de l’Association Santé Environnement France est réputé pour son combat contre la pollution de l’air et est un fervent défenseur d’un rapprochement entre les thématiques de l’environnement et de la santé humaine.

Son passage sur TF1 aux côtés de citoyens victimes de la pollution de l’air rappelle une nouvelle fois que l’exception française n’a pas toujours que du bon. Son parc automobile, composé à 75% de véhicules diesels, génère l’émission massive de particules provoquant de graves troubles sur la santé.

(…)

l’État supplie pour des délais supplémentaires. Elle n’est pas plus belle la vie comme ça ?

 
>> Site de l’Association Santé Environnement France
 

Respirer un air propre est un droit. Défendez-le avec RESPIRE

Pollution de l’air, pollution sonore, et puis quoi encore ?
Prendre un verre en terrasse avec des amis, c’est sympathique, même si l’on préfèrerait naturellement ne pas se trouver à quelques mètres de la route. Cette exposition est de courte durée, comparée aux personnes qui vivent en permanence à côté des axes routiers.


D’après l’étude APHEKOM, publiée en 2011, plus de 50% de la population des villes étudiées vivent à moins de 150 mètres de routes par lesquelles transitent chaque jour 10 000 véhicules ou plus, et seraient donc exposés à des niveaux de polluants toxiques notables. Dans les villes étudiées, vivre à proximité de routes pourrait être responsable de 15 à 30% de nouveaux cas d’asthme chez les enfants, de maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC) et de maladies coronariennes chez les personnes de 65 ans et plus.

Dans la vidéo, la jeune femme à la terrasse est enceinte. Les risques pour sa santé et celle de son enfant sont donc bien existants.

Quant à notre ami portant le masque, il éprouve quelque difficulté à boire. Se protéger conduit à quelques désagréments. Cet exemple n’est tout de même pas comparable avec la situation de ceux qui vivent en permanence près des axes routiers. Il vise à faire s’interroger chacun de nous sur l’occupation actuel de l’espace. Nous sommes si habitués à cette situation quotidienne que nous avons cessé de nous demander si elle était normale.

L’association RESPIRE est convaincue que non. Non il n’y pas de normalité ni de fatalité à accepter que chaque année plus de 30 000 personnes décèdent prématurément.

En plus d’information et de lobby, nous portons l’action au niveau juridique. Parce que des lois, des décrets, des directives européennes ne sont pas respectés.

Rejoignez-nous, nous serons bien évidemment plus utiles et efficaces à plusieurs

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Images et montage : Association RESPIRE
Droit de diffusion : sous licence creative common, non commercial
Musique : Régis V. Gronoff – Blue Delights > écoute sur Jamendo