Des nanoparticules toxiques de pollution atmosphérique dans le cerveau

Des nanoparticules toxiques de pollution atmosphérique dans le cerveau

En plein débat sur la piétonnisation des voies sur berges à Paris, en campagne contre le brûlage des déchets verts partout en France, une étude de chercheurs de Manchester nous montrent que le trafic routier et justement les feux à ciel ouvert sont responsables de la présence de nanoparticules de magnétite dans notre cerveau. Les liens avec la maladie neurodégénérative qu’est Alzheimer.

Des chercheurs de Manchester (Angleterre) ont réalisé une étude sur 37 tissus de cerveaux d’individus âgés de 3 à 92 ans dans les villes de Manchester et de Mexico avec la méthode par analyse spectroscopique des particules comme la magnétite.

Les chercheurs ont trouvé d’abondantes nanoparticules magnétiques. Ce minéral est fortement magnétique et toxique, produisant de l’oxygène activé (radicaux libres) dans le cerveau humain, lesquels sont associés aux maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.

Les particules de magnétite observées sont sphériques avec des diamètres allant jusqu’à 150 nanomètres, avec des surfaces fusionnées, caractéristiques de la formation à haute température comme celles venant des moteurs diesel ou des feux à ciel ouvert. Au contraire de celles anguleuses censées se former naturellement dans le cerveau.

Les particules sphériques sont souvent accompagnées d’autres nanoparticules comme celles de platine, nickel et cobalt. Pour le docteur Maher, ces nanoparticules de magnétite ressemblent de façon frappante à celles de la pollution aéroportée de l’environnement urbain: près des routes encombrées par la combustion des moteurs ou par friction des freins.

Autres sources de nanoparticules de magnétite: les feux en plein air et les cuisinières ou réchauds qui ne sont pas très étanches, utilisées dans les univers confinés des habitations.

Les particules inférieures à 200 nanomètres sont suffisamment petites pour entrer dans le cerveau via les nerfs olfactifs en respirant l’air pollué.

D’après le Pr MAHER, ces particules présentes dans le cerveau pourraient présenter un risque pour la santé, notamment dans le développement de la maladie d’Alzheimer. Selon le Pr D.ALLSOP, leader de la recherche sur cette maladie, ces découvertes ouvrent une nouvelle voie de recherche sur un possible facteur de risque environnemental pour une gamme de différentes maladies du cerveau.

Cette étude a été menée par les chercheurs :

Barbara MAHER, David ALLSOP, Vasil KARLOULOVSKI, Perry FOULDS, Imad AHMED, Donald MAC LAREN, David Mann, Ricardo TORRES-JARDON, Lilian CALDERON-GARCIDUENAS

Source originale : Lancaster University

Téléchargement : Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America

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