Diesel : on ne respire pas, on souffle !

Diesel : on ne respire pas, on souffle !

Les gaz d’échappement des véhicules diesels viennent d’être classés cancérogènes par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). L’association RESPIRE se réjouit de cette décision et invite désormais à prendre des mesures.

Les rejets de diesel sont cancérogènes et la source d’autres maladies
Les conséquences sur la santé des rejets des moteurs diesel sont connus depuis les années 1980. Ils ont des conséquences graves sur trois types de fonction du corps, avec des incidences précises pour chacun d’eux :

  1. Le cerveau (système neurologique). Dégénérescence des cellules.
  2. Le coeur (système cardio-vasculaire). Première cause d’infarctus en milieu urbain.
  3. Les poumons (systèmes respiratoires). Cancer, asthme, bronchiolite, maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC) et de maladies coronariennes.

Tous ces effets sont largement documentés par des publications scientifiques dans des journaux à comité de lecture, reconnus internationalement. En France, on estime à 40 000 le nombre de décès prématurés du à ces particules.

Le Diesel est une exception française catastrophique

La France possède le parc le plus équipé en moteur diesel (65%). Il représente 80% du carburant vendu dans l’hexagone. 95% des particules fines issues du trafic routier provient des véhicules fonctionnant au diesel. La combustion de ce carburant génère également du dioxyde d’azote (NO2), qui est un gaz très irritant pour les bronches.
Les filtres à particules ne sont pas efficaces en ville puisqu’il faut attendre que le moteur soit chaud pour être performant.

Un procès du diesel se profile à l’horizon

Comme pour l’amiante, le Mediator, le bisphenol A, les prothèses PIP, le distilbène, le diesel est bel et bien un des prochains scandales sanitaires qui va toucher la France. Il suffit d’une personne pour agir en justice et faire valoir ses droits. Il suffit d’une personne pour dénoncer les manquements des pouvoirs publics, dont on suppose qu’ils connaissaient les conséquences du diesel sur la santé, puisque les autres pays l’on moins favorisés.
Quand le recours collectif sera désormais possible, alors les victimes du diesel se regrouperont pour faire valoir leur droits.

L’État français en manquement ?

Pour protéger la santé des citoyens, les seuils de particules fines sont définies depuis le décret 2002-213 du 15 février 2002, relatif à la surveillance de la qualité de l’air et de ses effets sur la santé et sur l’environnement. Cela fait donc 10 ans que la France ne respecte pas ces valeurs. Idem pour le dioxyde d’azote (NO2). La France n’est pas parvenue à limiter ses rejets. Au point que la Commission Européenne a déposé une plainte contre la France en mars 2011 dernier.
L’Institut de Veille Sanitaire a identifié officiellement les problèmes sanitaires liés au diesel depuis 2001, soit plus de dix ans maintenant.
Dans les années 1970, le diesel a bénéficié d’une fiscalité avantageuse, exceptionnelle par rapport aux autres pays du monde.
Le Bonus Malus issu du Grenelle organisé par le précédent Gouvernement a favorisé la vente de véhicules diesel, programme focalisé sur les seules émissions de CO2.

Et si on discutait solutions maintenant ?

La Conférence Environnementale à laquelle participera Respire, aux côtés des quatre autres ONG fondatrices du « Rassemblement pour la Planète », sur les questions de santé/environnement, d’énergie et de biodiversité, sera un bon moyen de faire valoir nos propositions.

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Et voilà, il revient. L’ozone. Il fait les gros titres car il est partout. Faîtes…

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