Conséquences économiques

Nous pouvons également considérer que le manque de volonté à vouloir maîtriser la pollution atmosphérique engendre des coûts masqués, indirectes. Cette rubrique aborde les « externalités négatives économiques » qui sont faciles à comprendre. Si toutefois il est d’usage de comprendre les externalités négatives comme des coûts qui ne sont pas supportés par celui qui génère la pollution, ici, il est claire ici que tout le monde paye ces dépenses générées.

DES COÛTS DE SANTÉ

La pollution atmosphérique génère des dépenses de santé importante, supportées par la collectivité entière. Estimées en France à environ 32 milliards d’euros par an dans la dernière étude épidémiologique menée par l’Institut National de Veille Sanitaire (INVS), APHEKOM, elles sont en fait des coûts dits de « réparation »; arrêts de travail, hospitalisations, décès.

Voir le résumé sur le site de l’ADEME

Nous pourrions aborder les impacts du bruit générés par les transports, qui a, en plus de la pollution atmosphérique des répercussions sur le sommeil, la concentration et sur la fatigue. Selon une étude TNS Sofres concernant la cause des bruits, 54% des Français estiment que les transports sont les premiers pourvoyeurs de nuisance sonore, notamment la route (59%).

DES COÛTS ENVIRONNEMENTAUX

Prenons le cas des abeilles. Elles participent massivement à la pollinisation du règne végétal, permettant la production naturelle de nourriture pour les êtres vivants, dont nous, les humains. Ce service est offert par la nature. Sa substitution par une main d’œuvre humaine (pollinisation manuelle) engendrerait des coûts inimaginables. Or les abeilles sont affectées par une mortalité massive, dont les facteurs explicatifs sont identifiés. L’ONU nous indique que celui de la pollution de l’air en fait partie.

Voir l’article sur le prix de la pollution de l’air en Europe