La Commission européenne savait déjà pour Volkswagen depuis 2010

La Commission européenne savait déjà pour Volkswagen depuis 2010

Le Diesel Gate n’en finit plus de livrer ses informations toujours plus choquantes les unes que les autres, suite à la révélation de tricherie du groupe automobile Volkswagen. Cette fois, on apprend par le journal anglais The Guardian que la Commission européenne a été avertie il y a 6 ans déjà, en 2010, par son propre Centre de Recherche Scientifique, le Joint Research Center, qu’un constructeur utilisait possiblement un logiciel de fraude pour masquer les émissions de dioxyde d’azote pendant les tests d’homologation.

Les logiciels de triche sont connus depuis 6 ans

Le scandale Volkswagen révèle chaque jour un peu plus ce que beaucoup d’institutions et d’acteurs économiques savaient depuis longtemps et qu’ils ont tenté de dissimuler autant que possible. Les tests d’homologation sont bidons et ne reflètent pas du tout la réalité.

Le Joint Research Center affirme qu’après ses découvertes, le Parlement européenne ne lui a pas donné mandat pour poursuivre ses investigations, alors que l’on pourrait légitimement estimer qu’il y avait matière à révéler de telles pratiques. En 2013, l’équivalent du Ministère de l’Environnement européen (DG Envi) a déclaré dans une note que les travaux sur les «stratégies de triche» était «une préoccupation importante » pour eux.

Seb Dance, le coordinateur de l’enquête du #dieselgate a déclaré que les documents « contredisent complètement tout ce que la commission nous a dit jusqu’à maintenant sur le fait qu’ils n’avaient aucune preuve sur les stratégies d’invalidation utilisées par les constructeurs automobiles ».

Un mensonge de plus pour préserver l’absence d’envie des constructeurs automobiles à innover pour proposer des technologies toujours plus propres. Cela coûte certainement moins cher d’exercer un lobby intense que d’investir dans la recherche et innovation.

Plainte contre la Commission européenne

Tout ceci n’aurait peut-être pas autant d’importance si ce qui sortait du pot d’échappement de ces véhicules diesel était de l’eau minérale. Mais là, on parle d’un gaz hyper toxique qu’est le dioxyde d’azote (NO2) et qui augmente le risque de millions de personnes de développer des pathologies respiratoires. Une raison de plus pour Respire de soutenir la plainte contre la Commission européenne d’Action Civile, à laquelle nous vous invitons tous à participer.

L’article du Guardian, en anglais :

https://www.theguardian.com/environment/2016/jun/20/european-commission-warned-car-maker-suspected-cheating-five-years-vw-scandal

Related Post

Leave a Reply

Your email address will not be published.