La pollution de l’air nous brise le coeur

La pollution de l’air nous brise le coeur

Avec beaucoup de retard, nous revenons sur la campagne de la Fédération Française de Cardiologie. Lancée le 6 octobre dernier par l’agence Limite, je me souviens seulement maintenant de l’affiche dans le métro. Les problèmes liés au cœur provoquent environ 400 morts par jour peut-on lire. Tabac, hypertension artérielle, diabète, cholestérol … Et la pollution de l’air ? A Respire, il nous semble bien que nous avons lu et abordé le fait qu’il y a un lien entre la pollution atmosphérique et les maladies cardiaques.

La campagne de la Fédération Française de Cardiologie

Le 6 octobre 2011 dernier a été donné le coup d’envoi au ministère de la Santé de la troisième édition du Donocœur, campagne d’information et de soutien à la recherche en cardiologie. Initiée en 2009 par la Fédération Française de Cardiologie, la démarche vers un Plan Cœur amène à l’organisation des États Généraux pour une stratégie nationale de prévention, de recherche, de prise en charge et d’accompagnement des personnes touchées ou menacées par une maladie cardiovasculaire.

Les maladies cardio-vasculaires sont les maladies qui concernent le cœur et la circulation sanguine. Dans les pays occidentaux, l’expression la plus courante est la maladie coronaire, responsable de l’angine de la poitrine ou encore des infarctus.

Ces maladies touchent davantage certaines catégories de population (ouvriers, personnes exposées à certaines pollutions, victimes d’obésité, etc) et leur prévalence régionale est marquée (par exemple en France, à la fin du XXe siècle dans le Nord-Pas-de-Calais et en Alsace, deux régions nettement plus touchées que les autres régions et la moyenne nationale, comme pour plusieurs types de cancers). Elles comptent souvent parmi les facteurs qui diminuent le plus l’espérance de vie d’une population.

Qualité de l’air et ses effets sur la santé

La piètre qualité de l’air a également des effets d’une très grande portée sur la santé humaine. Elle affecte surtout l’appareil respiratoire et l’appareil cardio-vasculaire. Les raisons invoquées sont essentiellement sourcées dans les comportements individuels (tabac, hypertension artérielle, diabète, cholestérol, etc.). L’objet de cet article n’est pas de hiérarchiser les origines, mais il est certain que les comportements excessifs ont une incidence importante et directe. Pourtant, si l’on peut réduire, voir éviter le fatalisme de ces maladies, il y a un paramètre plus global qui entre en considération dans l’accentuation de ce phénomène : la pollution de l’air.

Un grand nombre d’études établissent un lien de causalité entre une mauvaise qualité de l’air et les maladies cardio-vasculaires. Les réactions individuelles aux polluants atmosphériques varient selon le type d’agent auquel les personnes sont exposées, le degré d’exposition, ainsi que l’état de santé et le patrimoine génétique de la personne. Pourquoi alors ne pas le mentionner dans cette campagne ?

Pourquoi, justement, ne pas commencer à introduire l’idée qu’au delà des comportements individuels, au delà du patrimoine génétique de chacun rendant les individus plus ou moins sensibles, il y a une raison plus large, celle de la pollution de l’air ? Un facteur environnemental de grande ampleur qui devrait établir un lien entre le comportement de TOUS et les victimes de maladies cardio-vasculaires.

L’appareil cardio-vasculaire humain et la pollution de l’air

Cet appareil compte deux principaux éléments : le cœur et un réseau de vaisseaux sanguins. Il véhicule les nutriments, les gaz respiratoires, les hormones et les métabolites vers les tissus et les cellules de l’organisme et élimine les déchets du métabolisme cellulaire, de même que les corps étrangers. Il a également pour fonction d’assurer l’homéostasie interne optimale du corps et la régulation critique de la température et de l’acidité de l’organisme.

Le cœur est fragilisé par la pollution urbaine. Tant d’études, sur des effets généraux et des effets spécifiques de certains polluants ont permis de mettre en évidence des liens de causes à effet entre cette pollution urbaine si courante et des problèmes cardio-vasculaires.

Les polluants atmosphériques inhalés sont absorbés par le sang et transportés jusqu’au cœur.

Un vaste éventail de substances chimiques et biologiques peuvent affecter directement l’appareil cardio-vasculaire et entraîner des changements structuraux, tels qu’une nécrose dégénérative et des réactions inflammatoires. Certains polluants peuvent aussi affecter la rythmicité et la contractilité du coeur. Si ces altérations fonctionnelles sont suffisamment graves, elles peuvent entraîner des arythmies mortelle sans qu’il n’y ait de signes évidents de lésions structurales du myocarde.

La pollution de l’air fait mal au cœur

S’énerver au volant dans les embouteillages peut s’avérer mauvais pour le cœur, mais respirer les gaz d’échappement serait encore pire, selon une étude parue ce mardi dans le British Medical Journal.

Des chercheurs du CNRS ont publié une étude dans la revue « American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine » qui fait le lien entre pollution urbaine, accidents cardiovasculaires et risque de mortalité cardiaque.

« Les études épidémiologiques relient la pollution atmosphérique au monoxyde de carbone de type urbain à des accidents cardiovasculaires et à un risque accru de mortalité cardiaque, notamment chez des patients fragilisés par une pathologie sous-jacente »

expliquent les chercheurs. Les scientifiques ont observé une modification de la morphologie et de la fonction du cœur chez les rats qui ont respiré l’air pollué : les rongeurs présentent des insuffisances cardiaques, un état de stress, un trouble du rythme et de la contractilité des cellules cardiaques… Leur ventricule gauche est devenu plus gros avec des signes de stress. (Lire l’article de Verdura)

Respirer seulement quelques heures l’air pollué qui sort du moteur des voitures et des usines est une cause de l’augmentation des risques d’infarctus, d’AVC, d’arythmie. Cela exacerbe aussi le problème de l’insuffisance cardiaque. Une vaste étude sur la pollution atmosphérique et les maladies cardiovasculaires, publiée par l’American Heart Association (AHA) dans la revue Circulation le révèle.

« Bien sûr, les facteurs de risque classiques de maladies cardiovasculaires, comme le tabagisme, l’obésité, le diabète ou l’hypertension, demeurent prédominants », dit le Dr François Reeves, cardiologue au CHUM et à la Cité de la santé de Laval. « Mais le rôle de la pollution atmosphérique, longtemps laissé pour compte, doit aussi être considéré. Ce n’est plus une surprise pour les médecins. Les salles d’urgence se remplissent en période de smog.»

 

 

Site Santé Canada sur « La qualité de l’air et ses effets sur la santé »

Pollution de l’air et maladies cardio-vasculaires: l’American Heart Association sonne de nouveau l’alarme. Passeport Sante.

La pollution de l’air fait mal au cœur. Futura Science

Related Post

Ozone Ozone Ozone

Ozone Ozone Ozone

Et voilà, il revient. L’ozone. Il fait les gros titres car il est partout. Faîtes…

3 Comments on “La pollution de l’air nous brise le coeur

  • avec toute l’europe,son taux de grande,pollution,nous mangeons respirons ce qui nous tuera:cancers,malformations des,nouveaux nés,la non féconditée du foetus;savons tout cette gravité,ne bougeons pas plus que ça::nous l’humain savons que dire demain sera un autre jour;mais détruisons,notre magnifique planéte terre,sa vie animal,oiseaux ,insectes,l’océan monté de la mer du à la fonte de l’arctique vitesse grand,V:avec tous ses conséquances :c’est allarment,trés grave::que faisons nous!!!!!!!!!!!!!!

    Reply

Leave a Reply

Your email address will not be published.