La qualité de l’air, élément essentiel du bien être

La qualité de l’air, élément essentiel du bien être

La qualité de l’environnement est une dimension essentielle du bien-être des personnes dans la mesure où la salubrité de l’environnement a une grande influence sur la qualité de vie des individus. Nos vies ne se résument pas à des grands chiffres froids comme le PIB et d’autres indices économiques, notre santé peut se mesurer autrement qu’avec un thermomètre. L’indicateur du vivre mieux de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) intègre l’environnement comme indice du bien-être, à l’intérieur duquel nous retrouvons comme facteur principal la qualité de l’air.

L’indicateur du vivre mieux de l’OCDE

Marre d’entendre en permanence le mot croissance, ici et là, PIB pour tout et pour rien ou encore rentabilité  ? Logique. Au delà de ces concepts de « personnes sérieuses », comme en parle le Petit Prince, il y a le bonheur, le bien-être, dont on sait tous qu’il dépend de beaucoup de paramètres, pas forcément identiques pour tous. En effet, s’il y avait un lien de cause à effet, nous le saurions et nous aurions donc doublé depuis 1976 notre bonheur, puisque nous avons doublé notre PIB.

Le bien-être est un ressenti. Vivez-vous dans un logement décent, avez-vous accès à l’éducation, à l’emploi ? À quel niveau vous sentez-vous inséré socialement dans la société ? Quel est l’état de l’environnement autour de vous ? Quel est votre état de santé ? La liste des paramètres intégrés à l’indicateur de l’OCDE est la suivante : Logement, Revenu, Emploi, Liens sociaux, Éducation, Environnement, Engagement civique, Santé, Satisfaction, Sécurité, Équilibre travail-vie. Voilà bien d’autres paramètres que le PIB qui concourent effectivement à vous sentir bien. En négliger certains et le niveau ressenti de bien-être diminuera. Vous pouvez visiter le site à partir de ce lien : http://www.oecdbetterlifeindex.org

La mesure de la qualité de l’environnement

Parmi ces critères, il y a la qualité de l’environnement, qui est un concept très large. Pour la mesurer, il serait nécessaire de rassembler plusieurs indicateurs, sur la qualité de l’environnement (sols, eau, air), sur l’accès des personnes aux services environnementaux ainsi que sur l’impact des sources de dangers présentes dans l’environnement sur la santé humaine. Mais pour des raisons de différences entre les pays et de la dispersion des données, ce sont des indicateurs concrets, mesurables qui ont été sélectionnés ainsi que des perceptions de la population. La qualité de l’air est un des principaux indicateurs pour mesurer la qualité de l’environnement.

La qualité de l’air, facteur important de la qualité de l’environnement

Comme nous le disions en introduction, la qualité de l’environnement est une dimension essentielle du bien-être des personnes dans la mesure où la salubrité de l’environnement a une grande influence sur la qualité de vie des individus. En France, nous ne sommes pas les champions de l’environnement. Pour l’eau, le bruit et la qualité de l’air, elle est en retard. Les contentieux dans le domaine environnemental concernent ainsi 17% des contentieux engagés par l’Union Européenne.

Pourtant, la qualité de l’air, sujet encore trop peu pris au sérieux par les autorités publiques, devrait bien figurer à leur agenda. Comme le souligne la partie Environnement du site Better life index :

La pollution atmosphérique extérieure constitue un problème environnemental important qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050.

Si vous voulez lire la partie qui concerne la qualité de l’environnement, cliquez ici.

 Améliorer la qualité de l’environnement

Améliorer la qualité de l’environnement, c’est améliorer notre état de santé et concourir à améliorer notre état de bien-être. Améliorer la qualité de l’air devrait être un sujet important pour les pouvoirs publics, vu les problèmes sanitaires qu’elle engendre, et les autres externalités négatives qui en dépendent. Si par exemple le trafic routier était d’avantage régulé, on pourrait diminuer les gaz à effet de serre et donc participer à diminuer le dérèglement climatique, diminuer la pollution de l’air et améliorer la qualité de vie en ville, participer donc à réduire le nombre de problèmes cardiovasculaires, de problèmes respiratoires, de problèmes de grossesses, de problèmes neurologiques, etc. A croire qu’ILS le font exprès. Peut-être que ça ne les intéresse pas, dans la mesure où la pollution génère une activité de réparation, une activité économique (même si elle paraît bien morbide) … donc du PIB. La boucle est bouclée. CQFD

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