Le fœtus respire

Le fœtus respire

Des recherches avaient déjà mis à jour le fait que la pollution de l’air pouvait altérer l’activité des cellules, ou réduire la quantité d’oxygène et de nutriments qu’un bébé reçoit lorsqu’il est dans le ventre de sa mère. Une surexposition à la pollution atmosphérique est la cause d’un ralentissement de développement du fœtus. Des chercheurs américains ont découverts récemment que la pollution de l’air et les accouchements prématurés étaient étroitement liés.

Une étude scientifique publiée en 2009 mettait en avant le risque de développement anormal du fœtus du à une exposition trop importante à la pollution de l’air. Le Journal of Epidemiology and Community Health a publié les résultats de recherche d’un groupe de scientifique américains ayant menés leurs analyses dans le New Jersey entre 1999 et 2003. Les scientifiques ont compilés les données de naissance de plus de 300 000 enfants nés au cours de cette période. Les informations compilées étaient liées à l’origine ethnique de la mère, son niveau d’éducation, le statut marital, la consommation de tabac pendant la grossesse, le début des soins prénataux, ainsi que le lieu de résidence au moment de la naissance. Les chercheurs ont aussi renseignés les taux quotidiens de pollution de l’air provenant de stations de surveillance situées dans l’ensemble du New Jersey. Ces données ont été fournies par l’Agence de Protection de l’Environnement des Etats-Unis (EPA).

Les deux groupes de données ont été croisées pour analyser l’impact des polluants atmosphériques sur l’évolution et la croissance du fœtus. Les taux de pollution de l’air ambiant semblaient liés au ralentissement de la croissance du fœtus. Le risque d’accoucher d’un bébé de taille et de poids inférieurs à la normale augmentait ainsi significativement avec chaque augmentation d’exposition aux particules fines de 4ug/m² au cours des premier et troisième trimestres de la grossesse. L’exposition aux particules fines à la fin de la grossesse a également été associée à un risque deux à cinq fois plus important de ralentissement de la croissance du fœtus parmi les mères ayant connu des complications pendant l’accouchement ou la grossesse, par rapport aux mères qui n’avaient pas connu ce genre de problèmes.

De plus une étude publiée dans la revue Environmental Health dévoile que la pollution atmosphérique favoriserait les accouchements prématurés. De nombreuses recherches ont fait le lien entre polluants atmosphérique et difficultés pendant la période de grossesse, mais peu de données existent quant à l’effet attribué à un polluant sur une femme enceinte et son enfant.

Les chercheurs ont donc examinés le risque de naissance prématuré à Los Angeles pour des femmes enceintes exposées à un niveau élevé d’émissions polluantes du au trafic. Le risque de prématurité serait accru de 10 à 30 % avec la pollution. L’étude a été menée sur 100.000 naissances entre 2004 et 2005 dans un rayon de 8 km autour d’une station d’analyse de la qualité de l’air. Il en ressort que le trafic automobile, et donc l’exposition aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), accroît le risque de prématurité de 30 %.

L’étude publié dans Environmental Health : Traffic-related air toxics and preterm birth: a population-based case-control study in Los Angeles County, California

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