Les enfants respirent à l’école

Les enfants respirent à l’école

En octobre dernier, nous avons publié un article sur l’impact que la pollution atmosphérique a sur le fœtus : Le fœtus respire. Des recherches avaient déjà mis à jour le fait que la pollution de l’air pouvait altérer l’activité des cellules, ou réduire la quantité d’oxygène et de nutriments qu’un bébé reçoit lorsqu’il est dans le ventre de sa mère. Une surexposition à la pollution atmosphérique est la cause d’un ralentissement de développement du fœtus. Des chercheurs américains ont découvert récemment que la pollution de l’air et les accouchements prématurés étaient étroitement liés.

Dans la même logique, on peut tout aussi supposer que les polluants atmosphériques ont aussi des effets sur la santé de nos enfants lorsqu’ils sont à l’école et font du sport. De nombreuses écoles ont été construites à proximité d’axes routiers denses : à Paris, de nombreuses écoles, gymnases, terrains de foot se trouvent près du périphérique. Cette situation est problématique et le niveau de pollution élevé à proximité d’axes routiers a des impacts sur la santé des enfants. Les deux cartes publiées dans l’article permettent de visualiser l’exposition à la pollution dans des grandes agglomérations : Paris et Marseille. On est peu à l’abri d’une pollution où que l’on se trouve en ville.

Concentration en dioxyde d’azote (NO2) à Paris en 2007 (source Airpairf)

La localisation de l’école jouerait un rôle sur la santé des élèves

Des chercheurs des universités Simon Fraser et de la Colombie-Britannique (UBC) au Canada ont examiné les cas de près de 1500 écoles primaires publiques établies dans dix villes canadiennes: Montréal, Québec, Ottawa, Mississauga, Hamilton, Toronto, Winnipeg, Edmonton, Calgary et Vancouver.

Les études sur les enfants vivant près de routes majeures démontrent que la pollution atmosphérique provoquée par la circulation routière est liée à une fonction pulmonaire plus faible, une croissance déficiente des poumons, à l’asthme, aux infections des oreilles et à une fonction cognitive plus faible, a indiqué l’étudiant de troisième cycle en géographie à Simon Fraser, Ofer Amram. Il est le co-auteur de cette étude, avec le professeur adjoint en sciences de la santé Ryan Allen, de même que trois autres collègues de UBC.

Des études ont aussi révélé qu’une pollution atmosphérique et ambiante plus grande en milieu scolaire pouvait mener à une performance académique moins élevée pour certains enfants, a-t-il ajouté.

L’article est visible sur le lien suivant : Cyberpresse.ca.

La carte de pollution automobile à Marseille

Les enfants dont l’école est proche d’une route à fort trafic routier ont 45% de risques supplémentaires de souffrir d’un asthme

Les enfants dont les écoles sont localisées à proximité d’une route à fort trafic ont 45% plus de risque de développer un asthme, même si leur domicile est situé en pleine campagne. L’article est publiée dans la revue médicale Environmental Health Perspectives.

L’étude a été menée auprès de 2497 enfants âgés de 6 à 7 ans et n’ayant pas d’asthme lors du début de l’étude. L’étude à durée 3 ans. Les scientifiques ont mesuré précisément la pollution automobile à proximité des domiciles de chaque enfants et des écoles qu’ils fréquentaient. L’évaluation de la pollution à tenue compte du volume du trafic routier, de la distance séparant les écoles des routes à fort trafic et des conditions météorologiques. La quantité d’ozone, de dioxyde d’azote (NO2) et des particules émises par les moteurs à combustion (PM 10, PM 2,5) ont été mesurés de manière continue. Cela a ainsi permis de rechercher un lien entre la pollution et la survenue d’asthme chez le jeune enfant.

Durant l’étude 120 enfants, soit 5%, ont développé un asthme nouveau.

Bien que les enfants passent moins de temps à l’école, les activités physiques qu’ils y réalisent, augmentant la ventilation pulmonaire, augmentent d’autant les doses de polluants pénétrant les poumons, explique le Dr McConnell.

Aux États-Unis, une loi interdit la construction d’écoles, de campus ou de stades de sport à proximité des routes à fort trafic routier, pourtant cette loi n’est malheureusement pas toujours respectée. “Il est important de comprendre comment agissent ces micro-environnements au sein desquels les enfants passent une grande partie de leur temps. Des lois doivent réduire l’exposition à la pollution du trafic routier afin de prévenir les maladies que cette pollution engendre” ajoute encore le Dr McConnell.

L’article est visible sur le lien suivant : Docubuzz.fr

En vertu du Grenelle de l’environnement, la surveillance régulière de la qualité de l’air intérieur deviendra obligatoire à partir de 2015 pour les crèches, jardins d’enfants et écoles maternelles, a rappelé vendredi le ministère de l’Ecologie. Un décret a été publié en décembre au Journal officiel.


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