On mange ce qu’on respire

On mange ce qu’on respire

photo Renaud Joly, Photo prise le : 1 juillet 2006.<br />Nikon D70<br />111 Affichages<br />
Photo publiée sous licence creative commons

Actu-environnement, un site web d’info sur le secteur de l’environnement, reprend dans un article publié le 23 aout une étude menée par Airparif et l’Inra dont l’objectif est d’appréhender l’impact de la pollution automobile sur les espaces cultivés à proximité des grands axes. L’article est intitulé « Pollution atmosphérique : l’agriculture exposée ».

Cette étude menée en partenariat avec l’Inra était le deuxième volet d’un projet cherchant à comprendre la pollution de proximité. La première étude du projet avait comme objectif de comprendre comment les franciliens les plus exposés à ce risque l’appréhendait. Le projet de recherche « Approche psycho-sociologique de la quantification de la pollution de proximité au trafic dans l’agglomération parisienne », piloté par Lionel Charles, chercheur en sciences sociales, avait pour objectif de mieux cerner le ressenti de la pollution de l’ air auprès d’un échantillon de Franciliens, résidant, ou travaillant, à proximité d’axes de circulation, et volontaires pour être équipés par Airparif de capteurs portatifs.

Suite à l’étude sur l’appréhension de la pollution de proximité, Airparif a voulu connaitre le degré d’exposition des espèces végétales agricoles à proximité des axes routiers. On connait le risque que représente les polluants dans les rejets automobiles, on peut donc supposer que ce type de dépôts sur des produits agricoles est potentiellement néfaste pour la santé. L’objectif de l’étude était de voir la quantité de dépôts de polluants sur les espèces végétales. Les résultats de l’étude sont les suivants : « les mesures ont permis d’observer une augmentation des concentrations de polluants et des dépôts métalliques liés au trafic, à mesure que l’on se rapproche de l’autoroute A6. Et si la pollution atmosphérique expose les personnes à des problèmes respiratoires, le risque de dépôts sur des produits alimentaires est indéniablement tout aussi important. »

Airparif conclue son étude en spécifiant qu’il leur faudra désormais évaluer le risque alimentaire des espèces végétales « polluées » et analyser les conséquences des applications des distances de sécurité entre les champs et les axes routiers importants.

 

AIRPARIF ACTUALITÉ -2011 08 NEWSLETTER AOUT

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