Ozone reprend du service en France

Ozone reprend du service en France

 

Ozone, trois particules dans le vent.

Le groupe Ozone reprend du service pendant l’été avec une tournée dans les grandes villes de France. Bien connu de tous, le groupe composé de ses trois membres indissociables refait surface.

Biographie du groupe Ozone

O3, c’est son diminutif. Le groupe Ozone est composé de trois membres, trois atomes, comme le groupe moldave d’ailleurs. Il apparaît massivement pendant les périodes de chaleur d’été, souvent dans les grandes villes à fort trafic routier. Quand on dit qu’il refait surface, c’est qu’il ne faut pas le confondre avec l’ozone présent dans la haute atmosphère, celui qui nous protège des UV du soleil et sans lequel notre existence sur terre serait subitement raccourcie s’il venait à disparaitre. C’est pour cela d’ailleurs qu’un certains nombres de substances chimiques comme les CFC ont été interdites au niveau international en 1995 parce qu’ils détruisaient cette fameuse couche d’ozone.

L’ozone se forme sous l’effet de réactions photochimiques (c’est-à-dire en présence du rayonnement solaire) entre divers polluants, comme les oxydes d’azote (NOx, émis par les véhicules et l’industrie) et les composés organiques volatiles (COV, émis par les véhicules, les solvants et l’industrie).

La tournée française d’Ozone

Le groupe Ozone n’a pas fini sa carrière, loin de là. Chaque année depuis plusieurs décennies, il revient. Pas pour nous casser les oreilles, mais bien pour nous saloper les poumons. Toulouse sous un pic d’ozone, titre la Dépêche. « Avec le retour d’un « bon » indice à « 5 », eh bien, on va pouvoir respirer. » Les 17 et 18 août derniers, La Provence, comme le Figaro, 20 minutes, relaient le message du réseau de surveillance ATMO PACA de réduire sa vitesse sur les routes et de faire du co-voiturage en titrant « Pollution de l’air : demain, limitez vos déplacements« . Plus particulièrement, à Marseille quelques chaleurs et un intense trafic automobiles (what else ?) offrent à deux journalistes l’occasion de revenir sur le système de régulation de la pollution de l’air en France et son absence d’application… (What else again ?) Lire « Pollution : plein gaz sur les Bouches-du-Rhône » sur La Provence.

Le trafic urbain en est largement responsable, puisque ces particules sont émises par les moteurs diesels. La législation européenne avait pourtant publié une directive limitant leurs émissions en 2005. La France avait jusqu’à juin 2011 pour l’appliquer… Elle risque aujourd’hui une amende de 20 millions d’euros.

Également, « Concentrations élevées d’ozone sur Toulouse« . La pollution à Perpignan concerne d’avantage les particules, « la discrétion du vent et la remontée des températures, combinées à l’augmentation du trafic routier, constituent un cocktail saisonnier. » Une exception médiatique toutefois, sur France 3, concernant la région Languedoc Roussillon. » Le réseau de surveillance Air LR, dont les bureaux sont à Montpellier, n’ont pas noté de pic notable de pollution à l’ozone cette année dans la région. »

 

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