RESPIRE est une association de loi 1901, à vocation nationale, qui a pour objectif de prévenir les atteintes sanitaires de la pollution atmosphérique et d’améliorer la qualité de l’air.

Dès sa conception, elle s’est donnée l’action juridique comme moyen pour y parvenir.

La pollution atmosphérique en France, comme dans les autres pays du monde, et ses conséquences sanitaires sur la population sont connues des constructeurs d’automobiles et de deux-roues, des autorités publiques et sanitaires ainsi que des industriels. Il est ici question d’une situation largement détaillée par de nombreuses publications scientifiques facilement accessibles et non remises en question depuis suffisamment d’années pour traverser les gouvernements successifs.

Nous ne choisissons pas l’air que nous respirons

L’exposition aux polluants aériens échappe en grande partie au contrôle individuel et nécessite que les autorités publiques prennent des mesures aux niveaux international, national et local. Nous demandons simplement l’application de la loi, au delà des discussions sur les « risques acceptables ».

La Charte de l’Environnement confère à chacun le « droit de vivre dans un environnement sain et respectueux de la santé » (art.1). Manifestement, la situation est tout autre. Chacun a eu et aura de nouveau la possibilité de le vérifier durant les épisodes chroniques de pollution de l’air (notamment dû au trafic routier) ou au quotidien pour celles et ceux qui habitent à proximité des axes routiers, des aéroports et des complexes industriels.

Si les mesures de protection ne s’appliquent pas pour les citoyens, à qui s’adressent-elles alors ?

  • L’Homme a longtemps pensé que la terre était d’une immensité telle qu’il n’aurait pas à se soucier de son impact sur elle. Aujourd’hui, le constat est sans appel : moins de 5% des terres sont restées intactes.
  • L’Homme a longtemps pensé que l’océan et la mer étaient d’une immensité telle qu’il n’aurait pas non plus à se préoccuper de leur exploitation. Cependant, 75% des stocks de poissons commercialisés ont été exploités excessivement ou jusqu’à la limite de ce qu’ils sont en état de supporter.

Il nous reste l’air … enfin presque.