Politique et économie : le point sur le réchauffement climatique

Politique et économie : le point sur le réchauffement climatique

Les polluants atmosphériques agissent à plusieurs échelles : au niveau local et régional ils dégradent la qualité de l’air et au niveau mondial ils accentuent l’effet de serre conduisant au réchauffement climatique. De même, l’augmentation des températures aggrave les teneurs en polluants dans l’air. Des réactions en chaîne qui provoquent de graves conséquences sur notre état de santé (entre autres).

Des gaz à effet de serre d’origine anthropique

Un petit rappel rapide sur l’effet de serre. Lorsque les rayonnements du soleil atteignent l’atmosphère, environ 30% sont renvoyés vers l’espace, le reste étant absorbé par l’atmosphère et la surface terrestre. Le sol réchauffé émet un rayonnement infrarouge en direction de l’espace, dont une partie est piégée par l’atmosphère grâce aux gaz à effet de serre (GES). Grâce à ces gaz, oui, la chaleur peut s’accumuler dans les basses couches de l’atmosphère et permet à la Terre d’avoir une température moyenne de 15°C, au lieu de… -18°C.

La plupart des GES est d’origine naturelle, comme la vapeur d’eau, le gaz carbonique, le méthane, le protoxyde d’azote et l’ozone. Mais les activités humaines produisent de plus en plus de ces 4 derniers gaz et augmentent leur concentration dans l’air de manière significative, ce qui conduit à une hausse des températures.

Le protoxyde d’azote (N2O), plus connu sous le nom de gaz hilarant, est issu des sols et océans, ainsi que de la combustion de matières organiques et de combustibles fossiles. En France, l’agriculture est le secteur qui contribue le plus à l’émission de ce gaz (production, exploitation des terres). De même pour le méthane (CH4), lié au phénomène de fermentation, qui provient de la décomposition de matières organiques sous l’action de micro-organismes, en absence de dioxygène. Il se forme au niveau des marécages, des cultures de riz, mais aussi des élevages de ruminants, des décharges d’ordures ménagères et des exploitations de gaz naturel et mines de charbon.

D’autres gaz sont uniquement issus de nos activités industrielles : ce sont notamment les gaz fluorés (HFC, PFC) provenant des bombes aérosols, gaz réfrigérants et mousses isolantes; et l’hexafluorure de soufre (SF6), gaz détecteur de fuites pour les isolations électriques, ou émis par exemple dans la production d’aluminium et la construction électrique.

Le dioxyde de carbone est le principal contributeur à l’effet de serre, suivi par le méthane et  l’ozone.

Source : Ademe

 

Les liens entre pollution atmosphérique et GES

Même s’ils agissent à différentes échelles, les polluants atmosphériques et les GES sont liés et leurs effets s’additionnent. D’une part, les polluants rejetés par les activités humaines agissent sur l’effet de serre et donc le climat mondial avec de graves répercussions sur la santé et l’environnement : catastrophes naturelles, perturbation de l’approvisionnement en nourriture et en eau, flambées de maladies infectieuses, modification des écosystèmes, augmentation du nombre de décès dus aux vagues de chaleur.

D’autre part, le réchauffement climatique a un impact sur la pollution de l’air en provoquant par exemple des canicules qui augmentent la teneur de l’air en l’ozone. Les températures caniculaires contribuent à une mortalité par maladies cardiovasculaires et respiratoires, en particulier chez les personnes âgées. Selon l’OMS, « lors de la canicule de l’été 2003 en Europe, on a ainsi enregistré plus de 70 000 décès supplémentaires ». Les concentrations en pollen et autres allergènes sont également plus élevées en cas de chaleur extrême, déclenchant alors des crises d’asthmes.

A l’inverse, les émissions d’aérosols, dont les particules fines et ses précurseurs (dioxyde de soufre, oxydes d’azote), ont tendance à refroidir l’atmosphère car ils absorbent la lumière. Mais leur durée de vie n’est que de quelques semaines, et leurs effets ne compensent pas ceux des GES sur le long terme.

Changement climatique, pollution de l’air et incidence sur la santé

Des incidences internationales qui sont difficiles à évaluer

Il subsiste des incertitudes quant à l’évaluation des conséquences du réchauffement climatique. La complexité des effets des GES provient du fait qu’ils s’observent à l’échelle planétaire, peu importe leur point d’émission, et qu’ils s’inscrivent dans la durée.

En effet, les gaz artificiels ont la propriété d’absorber beaucoup plus d’infrarouges que le CO2, à poids égal, et ont des durées de vie dans l’atmosphère très longues: 12 ans pour le méthane, 100 ans pour le CO2 et jusqu’à 50000 ans pour l’hexafluorure de soufre. Leur pouvoir réchauffant est aussi très varié, par exemple, sur 100 ans, 1kg de méthane produit autant que 25kg de gaz carbonique et 1kg de SF6 autant que 22800kg de CO2 !

*PRG : Pouvoir de Réchauffement global

*GIEC : Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat

Les dommages dépendent également du développement futur de la société, du progrès technique et du degré de coopération international pour réduire leurs émissions.

Les coûts calculés à la tonne

Le coût de l’effet de serre peut être calculé de deux façons différentes : l’évaluation du coût des dommages pour les générations futures de l’émission d’une tonne de carbone aujourd’hui et l’estimation du coût d’abattement qui correspond au coût minimum à consentir pour réduire ces émissions de GES à un niveau fixé par les pouvoirs publics (Grenelle de l’environnement, Conseil Européen, Protocole de Kyoto). C’est cette dernière qui est plus utilisée pour valoriser la tonne de carbone, compte tenu des fortes incertitudes quant à une quantification des dommages.

Les différentes études internationales (INFRAS, CAS, DEFRA…*) estiment un coût à la tonne de CO2 entre 25 et 37 euros en 2010, entre 55 et 100 euros la tonne à horizon 2020, et entre 80 et 200 euros à horizon 2050 pour atteindre les objectifs fixés par le Protocole de Kyoto (réduction globale de 5,2% pour les pays signataires, stabilisation de la hausse de température à +2°C d’ici 2050) et le Conseil Européen (20% de réduction d’ici 2020, et de 60 à 80% d’ici 2050).

Dans l’étude menée par l’AEE, la valeur adoptée pour les émissions de CO2 est de 33,6 euros par tonne (basée sur une méthodologie développée par le gouvernement britannique). Les résultats montrent que les émissions de dioxyde de carbone représentent environ 63 milliards d’euros en 2009, pour le secteur industriel. Les établissements étudiés ont rejeté entre 4 et 30 millions de tonnes de CO2 en 2009.

* INFRAS : Organisme Suisse
*CAS : Centre d’Analyse Stratégiqu
e
*DEFRA : Organisme Britannique

Le prix (d’une partie) de la pollution de l’air en Europe : 169 milliards d’euros

Le secteur des transports à la hausse en France

Si la France respecte jusqu’à présent son engagement à stabiliser ses émissions de GES dans le cadre du Protocole de Kyoto, le secteur des transports rejette toujours plus de polluants (+23% en 2003, et +29% en 2009). Il y a encore du progrès à faire, surtout quand les transports sont aussi l’une des sources principales de la pollution de l’air et des problèmes de santé associés.

http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/lessentiel/ar/199/1080/emissions-gaz-effet-serre-secteur-france.html

http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=12599

http://www.setra.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/1017w_Rapport_monetarisation_externalites_enHYPERLINK « http://www.setra.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/1017w_Rapport_monetarisation_externalites_environnementales.pdf »vHYPERLINK « http://www.setra.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/1017w_Rapport_monetarisation_externalites_environnementales.pdf »ironnementales.pdf

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs266/fr/index.html

http://www.who.int/globalchange/climate/fr/index.html

http://www.who.int/features/factfiles/climate_change/fr/index.html

http://www.airparif.asso.fr/pollution/effets-de-la-pollution-effet-sHYPERLINK « http://www.airparif.asso.fr/pollution/effets-de-la-pollution-effet-serre »eHYPERLINK « http://www.airparif.asso.fr/pollution/effets-de-la-pollution-effet-serre »rre

http://www.devHYPERLINK « http://www.developpement-durable.gouv.fr/Part-et-evolution-des-secteurs.html »eHYPERLINK « http://www.developpement-durable.gouv.fr/Part-et-evolution-des-secteurs.html »loppement-durable.gouv.fr/Part-et-evolution-des-secteurs.html

http://www.deHYPERLINK « http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-emissions-de-Ges.html »vHYPERLINK « http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-emissions-de-Ges.html »eloppement-durable.gouv.fr/Les-emissions-de-Ges.html

http://www.manicore.com/documentation/serre/gaz.html

http://www.externe.info/externe_d7/sites/default/files/vol8.pdf

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