Pollution de l’air, 48000 décès prématurés en France chaque année

Pollution de l’air, 48000 décès prématurés en France chaque année

La pollution de l’air causerait la mort prématurées de 48000 personnes en France chaque année. C’est ce que vient de confirmer la nouvelle entité Santé Publique France dans un rapport publié ce matin, dépassant le nombre de 42000 décès prématurés qu’avait indiqué le programme d’études Clean Air For Europe (CAFE). Et encore, cette étude ne prend en compte que les particules très fines PM 2,5 (2,5 nanomètres), qui ne sont pourtant pas les seuls polluants à risque de l’air. Le bilan est certainement plus sévère. Mais il justifie et scelle une nouvelle fois dans le marbre ce que tous les pouvoirs publics savent déjà. La pollution de l’air nuit gravement à la santé.

Les particules très fines sont dangereuses pour la santé

Pour ceux qui découvre le site de Respire pour la première fois, une particule fine est en fait une poussière. Elle peut provenir de tous les types de combustions (fuel pour le chauffage ou les activités industrielles, bois du chauffage, essence et gasoil pour les voitures et le transports routiers, aériens, maritimes). Comme la combustion n’est pas parfaite, il se dégage des particules fines, de toutes les tailles. Même si elles ne sont plus visibles à l’œil nu comme les fumées, elles sont pourtant là, en suspension dans l’air. Elles transportent même les molécules chimiques présentes qui se sont dégagées des combustions mais aussi de celles qui se trouvent dans l’air provenant d’ailleurs. Parfois il y en a tellement qu’on sent que l’horizon n’est pas très clair.

Plus elles sont petites plus elles sont dangereuses. Les particules fines (on dit PM, pour Particulate Matter) pénètrent dans les poumons, de plus en plus profonds si elles sont très petites. De manière générale, quand il y a de la poussière dans une pièce on sent que ce n’est pas bon pour la santé. Imaginez que même en extérieur la situation en France n’est pas bonne.

Particules en suspension (PM10, PM2,5)

De 42000 à 48000 décès prématurés

Sante publique france logoPourquoi les chiffres sont supérieurs ? Lors de l’étude commanditée par la Commission européenne en 2005, les experts ont croisés le niveau de concentration en particules très fines PM 2,5 avec des statistiques épidémiologiques d’origine américaine. Cette dernière étude a été réalisée sur la base d’études épidémiologiques françaises.

Un décès prématuré, ce n’est pas une mort subite due à la pollution de l’air. Cela signifie que, si on considère une espérance de vie moyenne en France, elle est diminuée en mois, voir en année pour certains à cause de la pollution de l’air, qui entraîne chez certaines personnes des problèmes respiratoires si importants qu’elles ne décèdent pas normalement. Ce chiffre de 48000 décès prématurés est une estimation de la quantité de personnes qui ne décèdent pas d’une mort naturelle, mais bien de problèmes dus à la pollution de l’air.

Selon cette étude, la pollution de l’air est responsable de 9% de la mortalité en France, juste derrière le tabagisme (11,1%) mais 10 fois plus que les accidents de la route.

 

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