Prévenir plutôt que guérir … la pollution auto

Prévenir plutôt que guérir … la pollution auto

Pour prévenir plutôt que guérir, posons quelques questions simples.

Nous avons une fois de plus traversé en mars 2015 une semaine de pollution atmosphérique (à l’instar de celle de mars 2014) condamnant les habitants des grandes villes à respirer un air dangereux pour leur santé, chargé de particules fines et de dioxyde d’azote.

Nous savons par l’OMS que l’effet cancérigène des particules fines est certain (environ 40 000 décès prématurés en France, 458 000 en Europe chaque année) et que les affections de longue durée (maladies respiratoires, cardio-vasculaires, allergies, asthme) représentent un coût exorbitant pour l’assurance maladie. On notera d’ailleurs qu’une étude récente de l’INSERM confirme les travaux réalisés pour le CGDD fin 2013, que l’on vous glisse en cadeau ici.

La détérioration de l’environnement de vie est également à l’origine des problèmes de santé mentale des Français (stress, anxiété, dépression…). Nous vivons plus vieux mais plus vieux en mauvaise santé.

Il faudrait ainsi revoir en profondeur notre modèle médical en passant du tout curatif, du tout pharmacologique (modèle qui profite aux laboratoires pharmaceutiques) à un modèle préventif en agissant pleinement sur les causes.

Pour cela, il faudrait notamment nous interroger sur la pertinence de nos modes de déplacement individuels en milieu urbain :

  • ai-je besoin d’autant de puissance, de couple moteur, d’espace intérieur, de volume de chargement, de volume extérieur, de confort, d’un poids d’une tonne à une tonne et demi et d’un moteur diesel conçu à l’origine pour transporter des charges lourdes sur des longs trajets, pour effectuer seul un petit trajet ? La question du plaisir individuel au détriment de l’impact collectif est clairement posée.
  • est-ce que je dégrade mon environnement et la santé d’autrui en me déplaçant ?
  • combien cela me coûte ? sachant que le budget d’une automobile peut être très lourd pour un ménage.

Ces questions pourtant basiques ne sont pas dans notre schéma intellectuel. Nous avons été habitués comme cela, dans cette facilité, dans cet urbanisme où tout est conçu pour et autour de l’automobile, dans ce confort où l’automobile a cette faculté de nous couper de l’extérieur, d’étendre notre domicile, de nous donner un sentiment de sécurité, de supériorité, de toute puissance.

La publicité de l’industrie automobile (2,48 milliards d’euros de dépenses en 2013), très présente et agressive, a sans doute aussi contribué à nous imposer ce modèle et à façonner nos imaginaires par une association de valeurs et de codes.

L’industrie du cycle, particulièrement effacée du paysage médiatique, ne nous a jamais transmis de message du mieux être et du mieux se déplacer et n’a pas su nous imposer son modèle comme l’ont brillamment fait les industries automobile et pétrolière.

Maintenant que l’on assiste à l’échec du « tout automobile » et du « tout diesel », à nous consommateur, usager et contribuable de faire le bon choix.

Related Post

One Comment on “Prévenir plutôt que guérir … la pollution auto

Leave a Reply

Your email address will not be published.