QUESTIONS – RÉPONSES

L’action originale de l’association RESPIRE soulève naturellement quelques questions. Nous vous invitons à parcourir une liste de questions qui nous ont régulièrement été posées avant et depuis la création de RESPIRE, ainsi que les réponses associées. Les réponses sont fournies par des extraits de rapports, d’organismes officiels et par l’association.

Comment êtes vous sûr que les décès sont bien dus à la pollution atmosphérique ?

Extrait du site Internet de l’Institut National de Veille Sanitaire.

Nous avons observé une corrélation entre le nombre de décès et la pollution dans toutes les villes. Ainsi lorsque les niveaux de pollution atmosphérique augmentent, le nombre de décès augmente. De plus nous avons tenu compte, pour établir ce lien, des caractéristiques locales : météorologie, épidémies de grippe, variations saisonnières. Nos résultats sont concordants avec d’autres résultats déjà observés dans des études nationales et internationales. De plus, nos résultats sont cohérents avec l’ensemble des connaissances actuelles sur les mécanismes biologiques de l’impact des polluants atmosphériques. Les données dont nous disposons en France concernant la mortalité, ne nous permettent pas, pour des raisons de confidentialité, de savoir qui meurt et les circonstances précises du décès. Il semble cependant que ce soit plutôt des personnes fragilisées par des pathologies respiratoires ou cardio-vasculaires mais on pense que des personnes en bon état de santé peuvent également déclarer une maladie cardio-vasculaire pouvant entraîner leur décès à court terme à cause de la pollution atmosphérique. Actuellement, la caractérisation des groupes à risque reste de toute façon un sujet de recherche. Il faut approfondir la connaissance dans ce domaine.

L’effet à long terme est encore mal connu, mais des résultats récents font apparaître un excès de risque vis à vis du cancer du poumon, et des maladies cardio-respiratoires. A court terme, on sait que la pollution atmosphérique est un facteur aggravant des pathologies respiratoires chroniques comme l’asthme ou la bronchite chronique, et des maladies cardiaques comme l’infarctus, probablement par l’intermédiaire de phénomènes inflammatoires.

Quelle est la différence entre les résultats de l’INVS et les résultats parus dans le Lancet faisant état de plus de 30 000 décès attribuables à la pollution atmosphérique ?

L’étude de l’INVS concerne les effets à court terme liés à la pollution atmosphérique, c’est à dire survenant le jour-même ou dans les 5 jours qui suivent l’augmentation du niveau de pollution dans les 9 villes du programme PSAS-9. Par contre, l’étude du Lancet concernait l’ensemble de la France métropolitaine et présentait l’impact à long terme lié à la pollution atmosphérique c’est à dire les décès liés à une exposition chronique à la pollution atmosphérique comprenant les décès survenus à court terme.

Quel est le profil des personnes sensibles ?

Il existe une grande variabilité individuelle dans la susceptibilité aux polluants atmosphériques. Certaines populations sont plus sensibles que d’autres en termes d’effets sur la santé :

• Les enfants : ils ont une activité physique extérieure importante et un appareil respiratoire en développement.
• Les personnes souffrant de maladies respiratoires chroniques ou de maladie cardio-vasculaire chroniques. On sait que la pollution atmosphérique est un facteur aggravant de la maladie asthmatique et de l’insuffisance respiratoire.

Y a-t-il un seuil de dangerosité ?

Les résultats des études scientifiques ne permettent pas de mettre en évidence un seuil en dessous duquel il n’y aurait pas d’effets. Cela signifie qu’au sein d’une population, il existe toujours des personnes, plus sensibles que d’autres, qui vont souffrir de la pollution atmosphérique, même à des niveaux faibles de pollution (niveaux ne dépassant pas les seuils actuels fixés par les pouvoirs publics). Même à des niveaux bas de pollution atmosphérique, on peut observer un effet sur la santé.

Est-ce que la pollution atmosphérique est une priorité de santé publique ?

Si tous ce qui touchent à la santé publique devaient être une priorité, sans tergiverser sur la notion de risque acceptable, la pollution atmosphérique est une thématique qui a été trop longtemps oubliée, considérée comme une variable d’ajustement, comme un risque nécessaire (plusieurs dizaines de milliers de morts prématurés par an et plusieurs centaines de milliers de problèmes respiratoires …), une contrepartie aux décisions politiques et économiques prises successivement au cours des 40 dernières années (contreparties qui montrent l’incapacité de penser à des solutions alternatives présentant générant moins de « sacrifices »).

3 Comments on “QUESTIONS – RÉPONSES

  • Bonjour,

    Que penser des pellets bois contenant des poussières fines de ponçage?

    Pour ma part, j’ai chauffé pour la première année avec une tonne de pellets de marque BIOCALOR ( PIVETEAU) et je suis fortement gêné par les poussières fines lors du chargement du poêle et lorsque le poêle est à l’arrêt ( prise d’air de combustion extérieure et maison en légère dépression par VMC et poêle non étanche)

    Les fabricants soumis au code du travail,pour ce qui concerne les poussières de bois, lors de la fabrication des pellets sur leur site ne sont ils pas responsables des poussières émises dans nos maisons ?

    Cordialement,

    G. Le Roy

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  • Bonjour, on oublie de parler des autres pollutions atmosphériques, comme par exemple les centaines de restaurants asiatiques qui utilisent le charbon de bois pour cuire les brochettes. Non seulement les fumées qui s’échappent des cheminées sont toxiques à cause du charbon de bois mais en plus elles contiennent des particules de graisse d’où la puanteur. Je vous donne un exemple : nous habitons un immeuble situé en face d’un restaurant asiatique, nous avons une vue sur leurs cheminées (à plus de 8m), et nous recevons toutes les fumées de ce restaurant. L’été nous vivons les fenêtres fermées à cause des odeurs, sur la rambarde de la fenêtre on ramasse une espèce de suie grasse. Nous l’avons signalé au service d’hygiène de la mairie, nous avons saisie le département de l’hygiène sanitaire du département 94, ils sont venus constater les faits, ont demandé au propriétaire du restaurant d’installer un extracteur de fumée, de mettre des filtres, mais à ce jour rien n’a changé. Ce patron de restaurant ne change pas les filtres ! les travaux réalisés sur les cheminées n’ont fait qu’aggraver la situation car ça diffuse encore plus de fumée….Bref, c’est une nuisance olfactive majeure, constatée, mais aucune solution…. Dans la ville où j’habite (Nogent sur Marne) il y a environ 5 restaurants asiatiques qui utilisent le charbon de bois, qui polluent tout le centre ville et personne ne bouge ! Nous avons également contacté EELV, mais la personne qui est en charge à Nogent n’a même pas daigné nous rappeler !!Nous n’avons pas envie d’en arriver à porter plainte, ni d’aller au tribunal. Il est prouvé que les fumées de charbon de bois sont nocives pour la santé, pourquoi ces restaurants sont autorisés à l’utiliser en toute impunité? J’aimerais bien une réponse de votre part. Merci. Cordialement

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  • Hello,

    Have you considered DME as a replacement for diesel for trucks ? It does not lead to the emissions of either PM or SOX and NOX and CO2 are also lower, especially if the starting feedstock is biogas.

    Happy to send you more data if you so wish.

    Reply

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