RESPIRE à Moscou

RESPIRE à Moscou

Le printemps arrive à Moscou et les pics de pollutions avec.

L’organisme de veille et d’analyse de la situation écologique « Moskekomonitoring » indique que la hausse des températures dans la ville la semaine dernière continue de favoriser l’envolée des taux de pollution atmosphérique. On en finit plus de tousser dans la capitale russe.



Selon une étude publiée en 2009 par deux professeurs de l’Académie russe de médecine « Roszdrava », la pollution atmosphérique serait responsable de la mort de 3 000 à 3 500 citadins par an à Moscou (1).
Première cause de cette hécatombe, la croissance exponentielle du parc automobile et les interminables bouchons qui en résultent. En se baladant aujourd’hui à pied dans Moscou, on a du mal à imaginer à quoi pouvait ressembler la ville au début des années 1990, quand elle n’était encore sillonnée que par quelques Lada.

Moscou est désormais la ville des grosses voitures aux vitres teintées. Le parc automobile dépasse les quatre millions d’unités et l’on compte chaque année 300 000 nouveaux véhicules dans les rues de la cité. Piétons, passez votre chemin ! D’ordinaire relayé aux profondeurs du métro, vous n’aurez que peu de chance de croiser un jogger ou un cycliste si vous vous aventurez  à pied sur les axes de la mégalopole.

En moyenne, par jour, 6 à 7 kilomètres de bouchons minimum congestionnent les artères de la capitale. Aveu d’impuissance au Kremlin, mercredi dernier le Président de la Fédération de Russie Dmitri Medvedev a déclaré qu’il fallait « être honnête et affronter la vérité en face, le problème ne sera jamais entièrement résolu »…

Amis Moscovites, à vos masques à gaz !

 

(1) Contre 15000 à Pékin, 2700 à New York et 600 à Paris selon les données de la Komsomolskaya Pravda.

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