Revue de web Respire #7 – 21 septembre 2011

Revue de web Respire #7 – 21 septembre 2011

EUROPE

La directive européenne sur les Péages adoptée (« Eurovignette »)

La nouvelle loi-cadre européenne, qui est une révision de la directive « Eurovignette » de 1999, a pour objet de réduire la pollution provenant des transports routiers de marchandises et de fluidifier la circulation en prélevant des péages qui prennent en compte le coût de la pollution atmosphérique et sonore due au trafic (« coûts externes ») et contribuent à éviter la congestion routière.

À cet effet, les États membres pourront appliquer aux poids lourds une « redevance pour coûts externes », Le montant des péages variera en fonction des émissions du véhicule, de la distance parcourue, du lieu et du moment de l’utilisation des routes.

Les véhicules respectant les normes les plus strictes en matière d’émissions seront exonérés de la redevance liée à la pollution atmosphérique pendant quatre ans à compter de la date à laquelle ces normes seront devenues applicables les poids lourds hybrides et électriques, sont exonérés.

enerzine

Paris écope d’un D, des solutions européennes

Plusieurs associations et ONG allemandes se sont réunies en mars 2009 pour entamer une campagne au niveau européen afin de promouvoir un air plus pur dans les grandes villes du vieux continent. Baptisée Soot-free for the climate !, cette campagne a pour but de montrer qu’il existe des mesures efficaces pour lutter contre la pollution et, partant de là, d’effectuer un classement des bons élèves en Europe.

Malgré son système de transport en commun performant et qui se développe avec les nouvelles lignes de tram et le lancement d’Autolib’, Paris obtient un médiocre D, soit la dernière place avant le terrible F attribué aux cancres que sont Bruxelles, Londres, Madrid ou encore Milan et Rome

Paris a été mal notée en ce qui concerne l’évolution des émissions de particules polluantes. Le rapport note ainsi que des mesures effectuées Place Victor Basch dans le 14e entre 2005 et 2009 ont montré que le nombre de jours annuels atteignant un pic d’émission de ces particules est passé de 50 à 91. Même constat aux Halles (1er) avec un rapport de 1 à 23. Par ailleurs, l’absence de zones à basse émission a également pénalisé Paris et Lyon

evous

SUISSE

QUALITÉ DE L’AIR 2010 : UN ÉTAT DES LIEUX DE LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE À GENÈVE

Le rapport «Qualité de l’air 2010» est disponible. Réalisé par le service de protection de l’air (SPAir), il constitue un état des lieux détaillé de la pollution atmosphérique dans le canton de Genève. L’année écoulée révèle dans ce domaine des résultats comparables à ceux qui sont enregistrés depuis le début des années 2000

Ainsi, la qualité de l’air dans le canton n’est pas satisfaisante, notamment au centre de la ville de Genève. Les concentrations de polluants ne connaissent cependant pas d’évolution marquée en 2010 par rapport aux années précédentes. La tendance à la stagnation observée au cours de la dernière décennie se maintient, et ce nonobstant l’importante croissance démographique et économique que connaît la région.

L’état de la qualité de l’air en 2010 est caractérisée par des dépassements périodiques des VLI OPair pour le dioxyde d’azote, l’ozone et les particules fines ainsi qu’une stagnation de l’évolution des niveaux de pollution.

etat.geneve

France

L’automobile, source majeure de pollution en Ile-de-France

À l’écart des grands axes, la majorité des polluants proviennent d’autres régions, poussés par les vents. Le long des grands axes routiers, le constat est clair : «60 % des poussières proviennent d’une production locale», explique Anne Kaufmann. C’est notamment ce qui nous vaut d’être épinglés par l’Europe.

L’étude révèle en revanche que les mesures effectuées lorsqu’on se trouve dans l’agglomération parisienne mais loin du trafic, les particules fines proviennent au deux tiers de sources extérieures à la région. La part la plus importante (34 %) est liée aux réactions chimiques qui se produisent dans l’atmosphère.

Une centaine de villes en Europe ont déjà mis en place des systèmes de circulation restreinte avec des résultats parfois encourageants. À Berlin, «la limitation à 30 km/h dans un quartier a permis de réduire la pollution locale de 10 %», explique ainsi Martin Lutz, en charge de ce dossier. La France va expérimenter l’année prochaine des zapas (zones d’action prioritaires pour l’air) dans huit villes, dont Paris, mais aussi Lyon, Grenoble, Aix, Plaine commune, Clermont, Nice et Bordeaux. Avec quelques empoignades en perspective.

Lefigaro

Les seuils dépassés près d’un jour sur deux en Ile-de-France

Cette fois-ci, plus de doute. Le trafic routier empoisonne aussi l’air des Franciliens.

Les mesures ont été réalisées sur 7 stations : une sur le périphérique, une autre boulevard Haussmann, une dans le IVe arrondissement, une autre à Villemomble (93) et trois sur des sites « ruraux » en grande couronne (Seine-et-Marne, Essonne et Val-d’Oise).

« Lorsque les seuils de qualité sont dépassés, on sait donc désormais que les particules fines proviennent du trafic routier », conclut-on chez Airparif

Les résultats de cette nouvelle étude d’Airparif semblent enfoncer des portes ouvertes. Mais elle doit être suivie de nouvelles mesures de restriction de circulation. Le gouvernement devrait présenter un nouveau plan de protection de l’atmosphère dès le mois prochain.

Leparisien

Outils ECOL’AIR, pour une meilleure qualité de l’air dans les écoles

Les enfants passent ainsi quotidiennement 25% à 40% de leur temps en classe.

Développé en collaboration avec ATMO France- AIRNORMAND et ATMO PACA (Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air), ECOL’AIR est une boite à outils. Elle offre, à travers une série de guides et de fiches pratiques, des solutions qui permettent d’améliorer la qualité de l’air intérieur dans les établissements scolaires et de limiter les risques sanitaires.

news-environnement

Quel air respirons-nous dans nos bureaux et nos enfants dans leurs écoles?

Après une première campagne nationale (2003-2005) dans plus de 560 logements, les experts de cet observatoire, qui fête ses dix ans, vont installer leurs instruments dans quelque 300 écoles et autant de bureaux entre fin 2011 et 2015.

Les études préparatoires en 2010 pour la campagne nationale ont déjà permis de découvrir la production de COV, ozone et particules fines par les ordinateurs et imprimantes ou encore la production de réactions chimiques irritantes ou allergènes à des produits de nettoyage notamment.

La campagne écoles et bureaux vise à dresser un état de ces immeubles en matière de qualité d’air intérieur perçu dans un premier temps, et basé ensuite sur des relevés scientifiques précis pour pouvoir élaborer d’éventuelles recommandations. Les résultats seront partagés avec le programme européen OFFICAIR dans 8 pays associant 13 partenaires dont l’OQAI.

Romandie

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