Suie … la particule

Suie … la particule

J’aime bien regarder X:enius. Ce qui est pratique c’est que l’émission passe le matin, pendant le petit déjeuner. Ça détend et stimule pour la journée. Et là, une émission sur la pollution atmosphérique. L’association Respire vous en fait profiter un peu (même si la vidéo n’est plus disponible …).

Dans le deuxième focus, il y a plein de choses intéressantes à découvrir : les schémas animés pour montrer les particules et les suies au microscope, expliquer leur trajet dans les poumons, leur lien avec les suies cancérigènes issues de la combustion des moteurs Diesel, avec les pollens, les réactions immunitaires et inflammatoires des personnes allergiques et des personnes non allergiques.

Fuis moi je te suie

Une particule de suie au microscope

80% des particules qui se forment dans l’atmosphère à partir du dioxyde d’azote et du dioxyde de souffre (provenant du transport automobile) contiennent des traces de suie.  Ce qui fait que ces particules de suie extrêmement fines et cancérigènes peuvent pénétrer de façon inaperçue dans l’organisme.

Les particules, avec des inclusions de suie et les suies elles-mêmes flottent dans l’air et nous les respirons. Dans l’appareil respiratoire, elles se mélangent au mucus. Les particules de suie étant insolubles, elles restent dans les tissus et forment des dépôts. Plus elles sont fines, plus elles pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire jusque dans les alvéoles pulmonaires. De là, elles passent dans le sang et peuvent atteindre le cœur et le cerveau.

Pollen et suie vont de paire

Pollen (en vert) et composants chimiques (en rose)
Les composants chimiques, en plus du pollen augmente fortement la réaction inflammatoire

Professeur Jeroem Buters nous explique : « Les particules de diesels sont constituées d’un noyau de carbone entourés de nombreux composants chimiques. On sait déjà que ce noyaux provoque des réactions inflammatoires. Mais que font les autres composants ? » Des tests montrent que la réponse immunitaire du pollen couplée à des suies (et les composants chimiques accrochés) est considérablement augmentée par rapport à des pollens seuls. Les allergiques souffrent davantage en ville donc. Quant aux non-allergiques, les substances chimiques accrochés aux pollens leur provoquent également des réactions inflammatoires.

94 jours au lieu de 35

Arthur de Pas, ingénieur communication à Airparif, nous offre quelques informations sur le dépassement des normes. Selon les normes européennes, le taux de particules PM 10 journalier (sur 8 heures) est de 50 micro-gramme par mètre cube d’air à ne pas dépasser plus de 35 jours par an. À la station de mesure des Champs-Elysées le dépassement en 2009 a été de 94 jours. Allez hop, circulez, y’a rien à voir ! On est largement au dessus des normes. Sans blagues. Trois fois plus. Et après le Gouvernement vient pleurer pour demander un délai à la Commission européenne pour rectifier le tir. Le problème existe à proximité de tous les grands axes routiers et à certains endroits loin du trafic.

On estime à 3 millions le nombre de personnes à Paris qui respirent un air qui dépassent la norme.

À gauche, pollen de bouleau de campagne. À droite, pollen de bouleau de ville, avec des élements chimiques en plus.
La réponse immunitaire correspondant au deux types de pollen de bouleau.

Related Post

Ozone Ozone Ozone

Ozone Ozone Ozone

Et voilà, il revient. L’ozone. Il fait les gros titres car il est partout. Faîtes…

Leave a Reply

Your email address will not be published.