1.La mucoviscidose c’est quoi ?

 

Ce mot est composé de : MUCUS + VISCOSITÉ = MUCOVISCIDOSE

La mucoviscidose est une maladie qui se manifeste le plus souvent dès la naissance ou les premiers mois de vie. Elle touche principalement la fonction respiratoire et gastro-intestinale.

C’est une maladie génétique qui peut provoquer le décès. Touchant autant les femmes que les hommes, la mucoviscidose est plus fréquente dans les populations de type caucasien, alors qu’elle est très rare dans les populations africaines et asiatiques.

Ses symptômes invalidants et les complications infectieuses et fonctionnelles qui en découlent impactent l’espérance de vie des patients.

  • La cause…

cause

 

La protéine CFTR est une protéine présente dans la membrane des cellules de différents muqueuses : respiratoire, digestive… Elle fonctionne comme un canal qui permet l’échange d’ions chlorures entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule.

Dans le cas de la mucoviscidose, lorsque son gène est muté, le canal dysfonctionne.

Par le biais de différentes cascades biologiques, il en résulte notamment une diminution de l’eau excrétée au niveau des muqueuses et, en conséquence, une inflammation et un épaississement du mucus qui les recouvre.

Ce phénomène entraîne l’apparition des symptômes habituels de la mucoviscidose.

La mucoviscidose est liée à des mutations du gène de la protéine CFTR, situé sur le chromosome 7. Les différentes mutations identifiées engendrent des dysfonctionnements dont la sévérité est variable. Ainsi, la mucoviscidose est une maladie dont l’expression est plus ou moins sévère selon la nature des mutations portées par le patient.

 

2.Et en France….

 

En France le nombre de patients atteints de mucoviscidose est estimé à 7 000. Il y a autant d’hommes que de femmes.

Bien que l’espérance de vie des individus touchés ait considérablement augmentée ces 40 dernières années, aucun traitement ne permet aujourd’hui de venir à bout de la maladie.

Néanmoins, l’espérance de vie a très nettement augmenté autour de 35, 40 ans, avec les traitements, les greffes pulmonaires. De nouvelles thérapeutiques ciblant CFTR ou son gène sont porteuses d’espoir.

Chaque année, le Registre Français de la Mucoviscidose recueille des données précises pour évaluer les caractéristiques de la population.

  • La répartition sur le territoire

 

La répartition géographique des patients montre une disparité entre les départements comme le montre la carte ci-dessous issue du Registre français de la mucoviscidose – Bilan des données 2015

Hebergeur d'image

 

Il est bien évident que l’origine de la maladie n’a bien entendu aucun lien avec la pollution de l’air étant donné que la mucoviscidose est une maladie génétique.

Mais les pics de pollution ont un impact direct sur les victimes de ce fléau…

3.L’impact des Particules fines sur l’appareil respiratoire

 

D’après les résultats des études toxicologiques et épidémiologiques,

  • Les particules de plus de 10 µm de diamètre restent au niveau de l’appareil respiratoire supérieur.
  • Les particules dont le diamètre est compris entre 3 µm et 10 µm se répartissent entre la trachée et les bronches.
  • Les particules de taille inférieure à 3 µm atteignent les alvéoles pulmonaires.

 

pm respiratoire

Les alvéoles pulmonaires où se nichent les particules inférieures à 3 µm sont de minces sacs creux qui prolongent les voies respiratoires, où se déroulent les échanges gazeux avec le sang

Le sang qui entre dans le capillaire pulmonaire est le sang veineux systémique qui entre dans les poumons par l’intermédiaire de l’artère pulmonaire. Ainsi l’O2 est diffusé dans le sang et le CO2 est expulsé. Le sang qui retourne au cœur a le même taux de dioxygène que l’air alvéolaire.

Plus il y a de capillaires pulmonaires qui participent à ce processus, plus le total de O2 et de CO2 échangés est grand.

 

4.L’étude sur les effets néfastes de la pollution atmosphérique sur la mucoviscidose

 

Grâce aux données exhaustives du registre national américain de la mucoviscidose donnant la surveillance sur les années 1999-2000, des patients âgés de plus de 6 ans et atteints de mucoviscidose, on a pu constater que chaque élévation de 10 microgramme /m³ d’air de microparticules PM 10 et PM 2,5 était associée à une aggravation des symptômes.

–de 8% pour les PM 10

–de 21 %pour les PM 2,5

Chaque augmentation de 10 microgramme /m3 de PM 2,5 est associée à une baisse du VEMS de 24 ml en moyenne (volume expiratoire maximum par seconde).

Chaque augmentation de l’ozone de 10 part par milliard (ppb) est associée à une augmentation de risque de 10 % de subir au moins 2 exacerbations de la maladie.

De plus des niveaux élevés d’ozone ont été associés avec une augmentation de l’exacerbation chez les enfants souffrant d’asthme.

En conclusion, l’exposition aux PM 10, PM 2.5 et à l’ozone peut augmenter le risque d’exacerbation pulmonaire et augmenter le taux de variation de la fonction pulmonaire dans la population atteinte de mucoviscidose.

Cette étude démontre donc que la pollution atmosphérique impacte réellement les patients souffrants d’une affection respiratoire chronique comme la mucoviscidose.

Sur 11484 personnes qui participaient à l’étude, 213 sont décédées au cours de l’année 2000…

5. L’impact de la pollution de l’air sur les transplantés pulmonaires

 

En effet pour les malades atteints de Mucoviscidose, la greffe constitue le dernier recours pour les patients dont le poumon s’est particulièrement dégradé.
greffe_poumon
La récupération d’une fonction respiratoire normale après la greffe est progressive : pendant de nombreux mois, ces sujets sont vulnérables et à risque de rejet de greffe.

Ainsi, dans le cadre d’une étude regroupant plusieurs équipes hospitalo-universitaires et l’Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), il a été prouvé qu’auprès de 520 patients transplantés, une hausse des polluants, que sont les NO2 et les particules fines, était associée à une baisse de la CVF (volume total que les patients peuvent expirer au cours d’une expiration forcée).

Chaque fois que la concentration en PM10 augmentait de 5µg/m³, la valeur de la CVF, exprimée en pourcentage de la valeur normalement attendue pour une personne du même sexe, du même âge et de la même taille, était abaissée de 2,56%.

Valérie Siroux, qui a coordonné les travaux de cette étude précise : « Les mesures visant à limiter la pollution atmosphérique liée au trafic autoroutier et aux différents modes de chauffage sont nécessaires pour préserver la santé des populations et notamment des populations particulièrement vulnérables : enfants, sujets âgés, personnes asthmatiques… et, comme l’indique cette étude, les sujets ayant bénéficié d’une transplantation pulmonaire« .

 

Article rédigé par Michael, avec la contribution de Marie-Laure

Sources :

http://fr.medipedia.be/mucoviscidose/comprendre/mucoviscidose-atteinte-de-differents-organes

http://www.infra-transports-materiaux.cerema.fr/IMG/pdf/effets_sante_particules_version_imprimable.pdf

http://www.news-medical.net/news/2004/03/29/24/French.aspx

http://virades-chevreuse.fr/la-mucoviscidose/

http://www.ameli-sante.fr/mucoviscidose/quest-ce-que-la-mucoviscidose.html

http://www.inserm.fr/thematiques/genetique-genomique-et-bioinformatique/dossiers-d-information/mucoviscidose

http://www.vaincrelamuco.org/

http://pharmaweb.univ-lille2.fr/cours_en_ligne/uved/PAetSante/co/03-1-1_toxicologie.html#

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alvéole_pulmonaire

Résoudre la pollution est possible : c’est une question de volonté politique

Quelques jours à peine après la fin du pic de pollution de décembre, revoici à nouveau les niveaux d’alerte atteints et la crise qui reprend. C’est une triste manière de célébrer la nouvelle année. Mais c’est aussi un message très clair: les mesures contre les pics de pollution ne sont pas du tout efficaces contre le problème.

Cette situation n’est pas propre à Paris. Le pic actuel touche tout le nord de la France, mais aussi la vallée de l’Arve (autour de Chamonix), zone martyre de la pollution de l’air dans le pays, puisqu’elle a connu 33 jours de pics ininterrompus à la fin de l’année dernière et qu’elle est à nouveau concernée…

Pourquoi les mesures actuelles sont-elles inefficaces ? Parce qu’elles ne répondent pas à la bonne question. Elles visent à atténuer les effets du pic plutôt que d’en résoudre les causes. Elles sont certes nécessaires, mais clairement insuffisantes.

La circulation différenciée (les nouvelles vignettes Crit’Air) est certes un système plus juste que la circulation alternée. Grâce à son principe plus facile à accepter, le nouveau système sera peut-être ainsi davantage appliqué que l’ancien, ce qui l’amènerait à être plus efficace. Mais le pic de pollution n’est que la partie émergée d’un immense iceberg. Un iceberg qui tue chaque année 48 000 personnes, rappelons-le.

En termes de causalité, les pics se résument à un problème de météo. Habituellement, les vents dissipent la pollution que nous produisons 365 jours par an. Mais il suffit d’un anticyclone, et c’est comme avec la chasse d’eau qui tombe en panne: ça déborde de partout.

La circulation différenciée ne fait que limiter timidement le pic. Celui-ci ne sera réglé qu’avec un changement des conditions météorologiques. Pour éviter la répétition des pics, il faudrait diminuer les émissions tout au long de l’année.

En termes de mortalité, ces pics sont également marginaux: les études scientifiques estiment que 7 % des décès liée à la pollution leur sont associés. En d’autres termes, 93% de la mortalité provient de la pollution quotidienne, hors pics.

La conclusion qu’il faut tirer de ces quelques constatations est simple: il faut changer de méthode. Ou plutôt, il faut dissiper un malentendu: les mesure d’urgence ne peuvent pas régler le problème chronique.

Alors que faire? Les solutions sont bien connues. La pollution, en hiver, tient approximativement pour 50 % de la circulation automobile et pour 50 % du chauffage. Diminuer les émissions automobiles, c’est améliorer les transports en commun et les mobilités douces, c’est encourager la transition vers les moteurs les moins polluants.

Diminuer les émissions liées au chauffage, c’est fermer les centrales à charbon et au fioul: il est absurde qu’il en existe encore en France. C’est éliminer progressivement le chauffage collectif au fioul. Pour les cheminées, c’est mettre en place tout un ensemble de mesures pour aider leurs utilisateurs à moins polluer. L’exemple de ce qui commence à être fait par la communauté de commune de Chamonix, en vallée de l’Arve, devrait être étendu plus largement.

Il faut également tenir compte des émissions industrielles. Pour les prochains pics de printemps, quand les pollutions agricoles viendront s’ajouter aux autres, il faudra diminuer les épandages, les brûlages et surtout les lisiers – toutes choses qui devraient être évitées si on voulait encourager la transition vers une agriculture biologique.

Toutes ces solutions peuvent être mise en place relativement rapidement. Même si elles auront un coût économique et politique.

Nous possédons donc les moyens de résoudre le problème de la pollution de l’air. Peut-être pas demain, ni même après demain, mais, disons dans 20 ans. C’est certes très long. Au rythme de 48000 morts par an, cela signifie se résoudre au décès de presque un million de personnes. Soit trois fois le bilan de la bataille de Verdun.

Espérons que l’énormité du bilan amènera notre société, dans son ensemble, à accélérer cette nécessaire transformation. I faut d’ailleurs remarquer, malgré tout, que la qualité de l’air s’améliore. Elle a même connu, sur certains polluants, des progrès considérables en quelques décennies.

Résoudre le problème de la pollution de l’air, ou du moins le diminuer considérablement, est donc possible.

Ce n’est pas un problème économique: les mesures coûtent cher, mais elles permettent de résoudre un fléau lui aussi très couteux – il a été évalué à 100 milliards par an par une commission sénatoriale.

Ce n’est pas un problème technologique: on a tout en main, ou presque.

En revanche, toutes ces mesures nécessitent une volonté politique globale qui, seule, pourra fédérer les différentes initiatives et leur donner l’ampleur nécessaire. Les quelques mairies qui s’attaquent courageusement au problème ne pourront pas à elles seules, le résoudre. Au final, la pollution est un problème politique. Non pas au sens d’une opposition gauche-droite mais au sens où cela mobilise les moyens de l’Etat et notre projet en tant que nation. Pour celles et ceux qui croient encore en notre société, c’est presque une bonne nouvelle.

Olivier Blond – Président de l’association Respire

Texte publié initialement sur le site du Huffington Post

Action judiciaire de Respire et Ecologie sans Frontière (Communiqué de Presse)

A la suite à l’épisode de pollution aux particules qui a noyé pendant 10 jours la moitié nord-est de la France, et qui se poursuit en région Rhône-Alpes, plusieurs hôpitaux déclarent des augmentations de fréquentation de plus de 30% dans les pathologies concernées. Même si cet accroissement n’a pas été enregistré dans tous les lieux de soin, de nombreuses études scientifiques établissent un lien direct entre augmentation de la concentration en particules fines et augmentation des diagnostics d’asthme et autres pathologies liées à la pollution de l’air.

Pollution de l’air, 48000 décès prématurés en France chaque année

La pollution de l’air causerait la mort prématurées de 48000 personnes en France chaque année. C’est ce que vient de confirmer la nouvelle entité Santé Publique France dans un rapport publié ce matin, dépassant le nombre de 42000 décès prématurés qu’avait indiqué le programme d’études Clean Air For Europe (CAFE). Et encore, cette étude ne prend en compte que les particules très fines PM 2,5 (2,5 nanomètres), qui ne sont pourtant pas les seuls polluants à risque de l’air. Le bilan est certainement plus sévère. Mais il justifie et scelle une nouvelle fois dans le marbre ce que tous les pouvoirs publics savent déjà. La pollution de l’air nuit gravement à la santé.

La Pologne assignée devant la Cour de justice de l’UE pour infraction aux particules fines

La Commission européenne a décidé d’assigner la Pologne devant la Cour de justice de l’UE. En cause, les niveaux constamment élevés de particules fines.

En Pologne, les valeurs limites journalières pour les particules en suspension (PM10) ont été constamment dépassées dans 35 des 46 zones de qualité de l’air, au moins pendant les cinq dernières années, y compris en 2014. En outre, dans neuf zones, les valeurs limites annuelles ont également été constamment dépasséess. La pollution par les PM10 en Pologne est principalement causée par le chauffage des ménages. Les mesures législatives et administratives prises jusqu’ici pour limiter cette infraction ont été jugées insuffisantes par la Commission.

Les infractions à la qualité de l’air ailleurs en Europe

Pour info, la Commission poursuit actuellement pour infractions aux valeurs réglementaires de particules fines 16 autres États membres européens (Belgique, Bulgarie, République tchèque, Allemagne, Grèce, Espagne, France, Hongrie, Italie, Lettonie, Portugal, Pologne, Roumanie, Suède, Slovaquie, et Slovénie). Un procès a même été porté devant la Cour contre la Bulgarie.

La Commission a également entamé une action en justice sur la base d’un autre polluant, le dioxyde d’azote (NO2), pour lequel la Directive européenne sur la qualité de l’air ambiant (2008/50 / CE) a fixé des normes depuis 2010. L’exposition au NO2 est associée à des maladies cardiovasculaires et respiratoires . La plupart des émissions proviennent de la circulation et des voitures diesel en particulier. Des procédures d’infraction ont déjà été engagées contre le Royaume-Uni, le Portugal, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et la France. D’autres actions contre d’autres États membres peuvent suivre.

Voir le communiqué de presse de la Commission Européenne

Respire donne la parole aux témoins de la pollution de l’air, à travers un site dédié: temoins.respire-asso.org. Parents, seniors, travailleurs, voisins, sportifs, hommes, femmes, ils s’expriment pour nous raconter en quoi, à certains moments dans l’année et même quotidiennement, la pollution de l’air est un vrai problème pour leur santé. Parmi plus de 400 messages reçus, nous en avons sélectionné une petite trentaine. Ils sont variés, de toute la France et abordent des situations représentatives. Le point commun de tous ces témoignages ? Le sentiment d’impuissance et d’injustice.

Un site dédié, pour quoi faire ?

Parce que le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé est un droit fondamental. Un droit de base qu’il faut malheureusement réclamer, presque mendier auprès de nos élus, en France, en 2015.

Parce que la pollution de l’air a trouvé une place forte dans le débat public à travers de grands chiffres, nous souhaitons désormais donner un visage aux gens derrières ces chiffres et quels sont leurs difficultés. En effet, 40 000 décès prématurés en France chaque année. 6, 7, 8, 9 mois d’espérance de vie en moins pour les Français. Entre 1 et 2 milliards d’euros de dépenses annuelles pour la sécurité sociale pour traiter en partie les malades de la pollution de l’air. 100 milliards d’euros par an, c’est le coût estimé par une Commission d’enquête du Sénat de la pollution de l’air en France. Il y aurait dans notre pays environ 3,5 millions d’asthmatiques, dont un tiers ont moins de 15 ans (en augmentation de 40% en 20 ans).

Parce qu’un témoignage en cache des milliers d’autres beaucoup de lecteurs se retrouveront certainement dans les lignes que nous publions et sentiront peut-être moins seuls. Auront-elles envie de partager leur expérience, nous le souhaitons. Ce site leur permettra de le faire.

Parce que souffrance physique ne rime pas avec fatalisme, nous ouvrons un forum d’échange afin que les expériences positives des uns servent celles des autres. Pour que ceux qui ont entamé des démarches pour faire cesser une pollution bien identifiée puissent guider ceux qui se trouvent dans une situation similaire.

Parce que nous souhaitons mieux comprendre le lien entre pollution de l’air et santé à un niveau individuel, nous élaborons avec des chercheurs un questionnaire que nous souhaitons diffuser. Nous souhaitons également mettre à disposition de ceux qui voudraient bien les remplir, des questionnaires précis élaborés par nos partenaires comme l’Institut Pasteur ou l’Inserm, sur la qualité de l’air intérieur, sur la perception de la pollution de l’air, etc.

On vous donne la parole, prenez la et diffusez autour de vous

Raconter que l’on a le nez qui coule ou les yeux qui piquent, ce n’est peut-être rien, mais c’est déjà beaucoup. Pour nous, à Respire, cela signifie que vous vous êtes posés quelques minutes devant votre téléphone ou un ordinateur pour participer. Cela signifie également que vous n’êtes pas résignés, que non, ce n’est pas comme ça et qu’on ne peut rien n’y faire.

Sur ce site dédié, vous pouvez donc nous écrire, simplement, avec vos mots. Essayez de nous décrire avec précision ce que vous ressentez dans une situation où vous pensez que la pollution de l’air fait partie de la cause de votre/vos symptômes. Que faîtes vous dans cette situation ? Que vous dit le médecin ? Prenez-vous des médicaments ? etc.

Vous connaissez des gens autour de vous qui ont des difficultés respiratoires, de l’asthme, des symptômes probablement liés à la pollution de l’air ? Dites leur que ce site existe, qu’ils peuvent s’exprimer. Nous nous chargerons de publier.

Un dispositif en construction

Nous sommes bien entendu preneurs de toute suggestion pour améliorer ce dispositif. Nous n’avons pas, à Respire, la prétention de savoir comment faire au mieux. Nous faisons et restons à l’écoute de bons conseils.

En tout cas, si vous souhaitez nous suivre, abonnez-vous à notre newsletter, likez notre page Facebook, suivez nous sur Twitter, faites un don. Tout est permis !

L’art au service du nettoyage de la pollution de l’air

Quelques recherches sur la santé connectée m’amène à regarder des vidéos de robots, puis à tomber sur une chaîne formidable qui s’appelle Motherboard. Et là, je découvre une expérience assez folle, d’un artiste des Pays-Bas, Daan Roosegaarde. Il se concentre sur des projets de conception à visée sociale qui doivent faire tilt pour le changement.

Son dernier projet permet de créer un vide ionique géant qui charge les particules PM 2,5 positivement pour ensuite les aspirer. Le résultat est impressionnant. Testé à Beijing, l’air autour du dispositif devient 70% plus propre et on voit même un trou dans le nuage, laissant apparaître le ciel derrière.

Si ce projet n’est pas en soi une solution, l’artiste insiste sur le fait que ce dispositif peut permettre de montrer aux citoyens à quelle qualité de l’air  ils pourraient prétendre si le système productif était différent (l’énergie est produite en majorité avec du charbon).

Sentir « l’air pur », au milieu de la pollution, quoi de mieux pour aspirer au changement, revendiquer son droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé.

Bon reportage ! N’oubliez pas d’aller liker la page Facebook de Respire et nous suivre sur Teuteur

Incendie amianté à Rancé, les autorités locales muettes

A Rancé (01 390), une malheureuse histoire est en train de se dérouler, sans que rien ne choque les autorités locales. Un incendie à ravagé un local agricole, bourré d’amiante. Malgré les demandes rapides d’interventions de la part de riverains, les autorités restent muettes, comme ci tout cela n’avait pas d’importance. Rappel des faits.

Le 28 avril dernier, un local agricole appartenant à un particulier a été incendié sur une longueur de 45 mètres environ. Cet incendie a nécessité l’intervention d’une trentaine de pompiers.

Le propriétaire de ce local, vétuste, avait pourtant été plusieurs fois alerté à ce sujet sans que ce dernier ne prenne de mesure pour rénover ce bâtiment et empêcher les agissements dangereux de ses locataires.
Ce local et a été construit à partir de matériaux composés d’amiante pour la toiture et les murs.  Une habitation est construite en mitoyenneté de ce bâtiment. A 10 mètres près l’incendie se serait propagé sur cette habitation.

Les autorités locales muettes

Sur une longueur de 45 mètres, des tonnes de débris dangereux sont laissés à l’abandon, à proximité des habitations alentours. Depuis 15 jours, malgré des démarches engagées auprès de la mairie, de la Préfecture et de l’Agence Régionale de la Santé, pas de réponses.
Le 5 mai,  un courrier en recommandé a été envoyé au maire, lui demandant d’exercer son pouvoir de police afin de couvrir les débris, de veiller à leur évacuation du site et de fermer définitivement le local. Pas de réponse.
Le 6 mai, un courrier en recommandé a été adressé au préfet afin de l’informer de l’insalubrité du local agricole et des agissements irresponsables de la part du propriétaire qui continuait de louer les lieux, reste à ce jour sans réponse. Le même jour, le Maire reçoit également un courrier en recommandé  l’informant que le local était loué à titre de bail commercial alors qu’il s’agit d’un local de stockage.
Un autre point surprenant dans cette histoire, c’est que des usagers du local « commercial » non détruit après l’incendie faisait du feu à l’intérieur. Une demande à la mairie d’exercer son pouvoir de police reste à ce jour sans réponse.

De l’amiante partout

Les habitants ont dû enlever des débris de l’incendie à l’intérieur de leurs jardins. Ils ont peur pour la santé de leurs enfants. Nous n’avons pas de peine à les croire puisque les effets de l’amiante, sous formes de débris et de poussières sont très largement prouvés. Une contamination du sole est aussi fortement probable. La prise au vent de ses déchets fait également craindre une dispersion dans l’air de particules d’amiante.
Les demandes du voisinage sont pourtant simples : couvrir les 45 mètres de débris et des locaux encore debout, faire expertiser l ‘état des matériaux contenant de l’amiante pour l’ensemble du bâtiment afin de s’assurer qu’il ne représente aucun risque pour leur santé et l’environnement.

Concernant le préjudice financier, si certaines personnes du voisinage voulaient vendre, elles ne le pourraient pas pendant longtemps.en effet nous envisagions de nous rapprocher de nos lieux de travail (Lyon) et actuellement les débris et les traces de l’incendie nous empêcheront  de trouver acquéreur pour l’année à venir voir les prochaines années.
La pollution de l’air, c’est comme une mauvaise série

La pollution de l’air, c’est comme une mauvaise série à la téloche. Ça fonctionne en épisodes, on sait ce qui va se passer, même après quelques mois de diffusion, et c’est toujours la même chose. On utilise le terme épisode, qui introduit à la fois un caractère incidentiel et temporel. Or à force d’épisodes, il va bien falloir se résoudre à considérer que le caractère surprenant de ce phénomène constitue bien une série, un fil conducteur permanent et que nos décideurs politiques vont devoir commencer à envisager (pour ne pas trop blesser leur ego) le changement de logiciel.

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La RTM ne répond pas

L’air dans l’enceinte du métro marseillais est pollué. Le roulement des rames de métro, le système de freinage et la pollution extérieure en sont responsable. En novembre dernier, nous vous faisions part d’une action auprès de la Régie des Transports Marseillais (RTM) concernant la qualité de l’air dans le métro marseillais.

Pour rappel le seuil maximum d’exposition pour les agents du métro est de 5 milligramme par m3 d’air sur une durée de 8 heures. 5 milligramme est égal à 5 000 microgramme par m3 d’air (µg/m3). L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise un niveau d’exposition maximum de 25 μg/m3 en moyenne sur 24 heures pour les particules 2,5 et 50 μg/m3 moyenne sur 24 heures pour les particules 10. Il est donc légalement acceptable pour les agents du métro de respirer un air 100 fois plus pollué que n’importe quel autre Homme qui utilise le métro marseillais.

Pour atteindre notre objectif, qui est de protéger les usagers et les agents du métro, nous avons écrit à la Direction Générale de la RTM.  Pour que toute les parties prenantes soient au courant de nos démarches, nous avons mis en copie la CFDT et Karim Zéribi, député européen du sud-est de la France et président du conseil d’administration de la RTM. L’objectif de notre action est de faire part aux parties prenantes de notre inquiétude concernant l’exposition des salariés et usagers à un air de mauvaise qualité et d’être force de proposition pour faire évoluer la loi dans le bon sens.

Nous n’avons à ce jour pas reçu de réponse ni de la RTM, ni de Karim Zéribi. Nous leur avons donc renvoyé un courrier les enjoignant de nous répondre.

M. Pierre Reboud, ne vous réfugiez pas derrière une législation lacunaire. Prenez vos responsabilités et agissez pour protéger les employés et usagers du métro. L’association Respire vous rappelle que l’article 1er de la Charte de l’Environnement précise que

Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Notre dernier courrier en date à l’attention de M. Reboud.

M. Karim Zéribi, soyez audacieux et proposez des textes de loi qui protège vos administrés et améliore leur vie au jour le jour.

Ne sacrifiez pas vos convictions politiques pour être dans l’air du temps. JFK

Notre dernier courrier en date à l’attention de M. Zéribi.

Pour conclure je cite Stéphane Hessel, un jeune indigné, qui écrit dans « Danse avec le siècle »

Rien n’est impossible à la volonté des hommes pourvu qu’elle soit intense.

Pollution diesel : ces voix qui se font l’avocat du diable

Depuis le classement des fumées de diesel comme cancérigène certain par le Centre international de recherche pour le cancer (CIRC) en juin dernier, des voix s’élèvent pour nuancer les conclusions de cette antenne de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

 

 

 

Un début de prise de conscience

Tout le monde se souvient de la tempête déclenchées par les conclusion du rapport de l’OMS. Christophe Portier, qui présidait ce groupe de travail, avait résumé les choses ainsi : « Les preuves scientifiques sont irréfutables et les conclusions du groupe de travail ont été unanimes : les émanations des moteurs diesel causent des cancers du poumon ». C’était donc une reconnaissance officielle, entérinant tous les soupçons (ou quasi-certitudes) dont je vous faisais part depuis près de deux ans. Les conclusions du groupe de travail firent l’objet d’une dépêche AFP qui a mis la France face à sa triste situation. Il planait un air de l’an 1 vers la fin du fléau diesel.

Des industriels à la rescousse du diesel

Bien avant les conclusions de ce groupe de travail de l’OMS, PSA défendait bec et ongle la propreté de ses véhicules diesel, grâce au sacro-saint filtre à particules. Avec le filtre à particules et un moteur naturellement «plus sobre» qu’un moteur essence, le diesel était donc logiquement meilleur pour l’environnement que l’essence, selon PSA. Précisons toutefois que cette sobriété n’a de sens que si l’on compte en litres, comme on aime à le faire pour les carburants automobiles d’usage courant (et bizarrement pas ailleurs).
Après PSA, ce fut au tour du Diesel Technology Forum, un institut représentant les constructeurs automobiles et de camions, de s’exprimer, cette fois en réaction des conclusions de l’OMS.
Allen Schaeffer, président de ce forum, met l’accent sur la réduction de la teneur en souffre et sur les progrès technologiques qui ont contribué à rendre les moteurs diesel plus propres. Si le recul des émissions de composés soufrés, dont le dioxyde de souffre, est indéniable, le forum passe à côté du polluant tout autant problématique que les particules, les oxydes d’azotes. Il s’agit d’une véritable tare des véhicules diesel,  dont l’allumage spontané interdit toute régulation. Pire : la dépollution actuelle (limitation du CO, usage de FAP) augmente les émissions de NOx !

Rapport de l’AEE : finalement à charge ?

L’AEE a publié fin novembre son rapport sur l’impact des transports dans la pollution atmosphérique en Europe. À lire les nombreux articles du net publiés début décembre, on pourrait croire que l’AEE minimise aussi le rôle des véhicules diesel. Et pourtant…
Le résumé mentionne de grandes tendances (augmentation du trafic routier face aux renchérissement de ses alternatives en particulier le train, diminution des émissions polluantes du fait de la norme Euro, impact de la crise qui a augmenté la part relative des transports…). Leblogauto apporte plus de détails pour les non francophones (le rapport est en anglais) : ainsi l’AEE rapporte un fait bien connu, à savoir que les cycles de validations ne sont pas du tout représentatifs des conditions réelles de circulation. Les automobilistes étaient les premiers à s’en être rendu compte, passant plus souvent à la pompe qu’annoncé. Mais cela se traduit aussi en terme d’émissions de polluants : des émissions de CO2 proportionnellement plus élevés, mais des taux de NOx qui peuvent être 2 à 4 fois supérieurs !
«Qu’à cela ne tienne ! Avec la norme Euro 6 nous auront des dispositifs de réductions de NOx !». Ces dispositifs qui devrait arriver en 2014 (victimes du diesel d’aujourd’hui, va falloir être patient…), n’auront qu’un impact limité. Ils nécessitent en effet des températures élevées  de gaz d’échappement, ce qui n’est jamais le cas en ville. De mon simple avis, pas de solution miracle tant que l’on compte sur un diagramme normalisé pour valider les émissions de véhicules diesel (Lire davantage ici sur le New European Driving Cycle).

*On considère en général deux tailles de particules, les particules [«tout-court»], ou micro-particules, aussi appelées PM (particules allant jusqu’à 10 microns de diamètre), et les poussières fines/particules fines (en général les PM 2,5 ou inférieur), également appelées nano-particules. La limite d’efficacité des FAP s’arrête souvent aux micro-particules, les nano-particules étant physiquement impossibles à bloquer. De même, des nanoparticules se forment par condensation au refroidissement des gaz d’échappement.

 

Un syndicat de la RTM interpelle les ministres sur la qualité de l’air intérieur

Il y a un mois nous présentions sur le site de Respire un cas de pollution de l’air entrainant une surexposition d’une population à un air de mauvaise qualité : le cas du métro marseillais et de l’exposition des agents du métro. Au mois de novembre nous prenions connaissance de la situation alarmante d’un point de vue sanitaire et juridique. Pour rappel, selon le Code du Travail il est légalement acceptable pour les agents du métro de respirer un air 100 fois plus pollué que n’importe quel autre Homme qui utilise le métro.

Nous en avons donc informé la direction de la RTM pour leur demander quelles actions elle comptait mener pour remédier à ce problème. Le courrier envoyé à la direction de la RTM était aussi envoyé en copie au député européen de la circonscription en question, Karim Zeribi, ainsi qu’au syndicat qui porte ce dossier depuis de nombreuses années.

Le syndicat FGTE-CFDT a lui aussi mené une action de communication pour faire connaître les problèmes auxquels ils sont confrontés. Étant donné que le syndicat n’a reçu aucune réponse de la part de sa direction et que celle-ci (semble-t-il) tarde à prendre des actions correctives, la FGTE-CFDT a jugé bon d’écrire aux instances ministérielles concernées par leur dossier. La FGTE-CFDT a donc écrit aux Ministres du Travail, de la Santé et de l’Environnement.

Ci-dessous la lettre que nous publions pour faire connaître leurs revendications.

Les deux points qui nous semblent primordiaux pour que cesse cette situation grave et qui sont des revendications du syndicat sont :

  • la mise en place pour les salariés exposés d’un système de traçabilité des expositions professionnelles accompagné d’un suivi,
  • une révision du Code du Travail afin d’obtenir que le taux d’exposition des salariés aux PM10 soit cohérent avec le niveau toléré pour protéger la population.
Pollution de l’air. info, le site d’information dédié de Respire

Encore tout frais d’hier et en cours de développement, le site pollutiondelair.info sera désormais le site dédié à l’actualité de la qualité de l’air en France. Financé par l’association Respire, ce site d’information engage l’association dans une nouvelle phase d’activité.

Un site dédié à la qualité de l’air

Pollution de l’air . info ne publiera que des informations que la qualité de l’air. Prévu pour être un magazine qui centralise les informations autour de l’air, il sera découpé en rubriques, co-animé par un groupe de rédacteurs. Nous l’avons déjà clairement exprimé, la qualité de l’air est une porte d’entrée pour aborder d’autres sujets, comme les transports, les politiques d’aménagement du territoire, de l’activité économique, de santé, d’environnement. Nous vous souhaitons donc une bonne lecture. Toutes vos suggestions sont les bienvenues à contact(arobase)respire(tiret)asso(point)org.

La nouvelle étape digitale de Respire

Le site de Respire est en cours de refonte. Il deviendra institutionnel et ne concernera plus désormais que les activités et l’actualité de l’association. Il sera plus statique, simplifié dans son contenu et offrira une partie dédiée à l’action. L’actualité générale de la pollution de l’air sera donc transféré au site pollutiondelair.info.

La page FB à aimer est : www.facebook.com/pollutiondelair

Le compte twitter est : @pollution_air

Financement et participation au site d’information

L’association Respire finance ce site d’utilité publique. Si vous voulez soutenir financièrement Respire dans sa démarche d’information sur la qualité et la pollution de l’air, faîtes un don. Il servira au développement du site et à l’animation du groupe de rédacteurs. Également, si vous êtes un rédacteur confirmé et que la pollution de l’air vous agace, contactez-nous pour faire partie du groupe !

Bien à vous tous,

Le bureau de Respire

Respire à la Conférence environnementale les 14 & 15 septembre

Les 14 & 15 septembre 2012 prochain est organisée la conférence environnementale, événement Ô combien important pour le Gouvernement socialiste puisqu’il est censé reprendre le flambeau un peu mouillé du Grenelle de l’environnement, le symbole environnemental du précédent gouvernement et dans lequel la thématique santé environnement avait été absente. Cette fois, le Rassemblement pour la Planète est parvenu à obtenir une table ronde dédiée à un sujet sur lequel nous ne pouvons aujourd’hui plus faire l’impasse. Respire participera à ces deux journées et défendra une vision transversale de la résolution des problèmes de pollution de l’air, pour un mieux être sanitaire, une réduction du fardeau économique que représente le Diesel pour la société entière et un nouveau développement.

Respire, le Rassemblement pour la Planète et la conférence environnementale

Respire fait partie des fondateurs du Rassemblement pour la Planète, initiative proposée par Écologie sans Frontière. ESF ouvre donc à ce mouvement composé de 7 ONG et de nombreux appuis associatifs de tous bords un accès à la Conférence environnementale qui se tiendra vendredi 14 & 15 septembre 2012 prochain, organisée par le Gouvernement actuel. Deux jours, pendant lesquels nous assisterons à une introduction du Président de la République (une demi journée), deux demi-journées de tables rondes animées par les ministres du Gouvernement en charge de chacun de ces dossiers et un rendu conclusif.

  • Préparer le débat national sur la transition énergétique
  • Faire de la France un pays exemplaire en matière de reconquête de la biodiversité
  • Prévenir les risques sanitaires environnementaux
  • Développer une localité écologique efficace et juste
  • Améliorer la gouvernance environnementale

Peu de temps donc pour aborder en détails. Nous parlerons de l’essentiel et demanderons une suite à ces discussions.