AirQ +, un logiciel pour quantifier les impacts sanitaires de la pollution de l’air

Les preuves scientifiques convaincantes sur les effets sanitaires de la pollution atmosphérique et le fardeau sanitaire significatif associé ont conduit l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à prendre de nouvelles mesures pour réduire les émissions et d’améliorer la qualité de l’air, notamment par la création d’un outil de quantification des impacts sanitaires de la pollution de l’air, par polluant et par ville.

Les ONG françaises dénoncent la mise à mort programmée des paquets « Qualité de l’air » et « Economie circulaire » par la Commission européenne

Les ONG françaises dénoncent la mise à mort programmée des paquets « Qualité de l’air » et « Economie circulaire » par la Commission européenne

 

Paris, le 12 décembre 2014 – Les ONG de protection de l’environnement françaises travaillant sur la qualité de l’air et l’économie circulaire tiennent à faire connaître leur soutien à la lettre envoyée par les 10 plus importantes ONG européennes (European Environmental Bureau, Transport&Environment, Birdlife, Greenpeace, WWF, CEE Bankwatch Network, Climate Action Network, Friends of the Earth, Health & Environment Alliance, Naturefriends International) au Vice-Président de la Commission européenne Timmermans pour protester contre le retrait possible des Paquets « Qualité de l’air » et « Economie circulaire ». Selon les récentes informations relayées par la presse européenne, la Commissioneuropéenne a l’intentionde retirerles deuxséries de propositionset d’enfaire l’annoncelors de la présentation de sonprogramme de travail2015la semaine prochaine.

Ces évolutions sont très inquiétantes. Alors que la protection de l’environnement et la durabilité étaient déjà absentes du programme de travail de la Commission européenne pour 2015, le Vice-Président Timmermans prévoit en plus de retirer deux textes fondamentaux qui pourraient apporter des bénéfices majeurs à la santé des citoyens, à l’environnement et à l’économie européenne.

« Si elle retire la proposition sur la qualité de l’air, la Commission européenne va manquer l’opportunité de prévenir 58 000 décès prématurés chaque année. La qualité de l’air reste en effet la première cause environnementale de mort prématurée en Europe. La Commission choisit aussi d’ignorer les énormes bénéfices potentiels pour l’économie européenne que ce paquet pourrait apporter. Il pourrait ainsi fournir des bénéfices en terme de santé allant de 40 à 140 milliards d’euros en coûts externes évités, et 3 milliards d’euros en bénéfices directs liés à une plus grande productivité des travailleurs, une diminution des frais médicaux, des rendements agricoles plus élevés et moins de dégâts sur les bâtiments » déplore Sébastien Vray, président de l’association Respire.

« Retirer le paquet économie circulaire irait à l’encontre de la priorité numéro un de la Commission européenne, car elle échouerait à créer 180 000 nouveaux emplois à travers la prévention et la transformation des déchets en ressources. Les mesures prévues dans ce paquet contribueraient non seulement à rendre les entreprises européennes plus compétitives en réduisant la demande et la dépendance à des ressources rares et couteuses venant d’autres continents, mais également à lutter contre l’impact sur le changement climatique des émissions liées au gaspillage de ressources » regrette Delphine Lévi Alvarès, responsable du Plaidoyer chez Zero Waste France.

Ensemble, Zero Waste France, France Nature Environnement, les Amis de la Terre, Respire, Surfrider Europe, Générations futures, le Réseau Action Climat France, Agir pour l’Environnement, Greenpride, la Fondation Nicolas Hulot et Générations Cobayes demandent donc à la Commission européenne de revenir à la raison et de prendre en compte le soutien quasi unanime apporté à ces textes, y compris par la plupart des Etats membres (voir la lettre de 11 ministres de l’environnement européens à la Commission européenne cosignée, par Ségolène Royal), en maintenant les paquets « Qualité de l’air » et « Economie circulaire » à son agenda de travail, pour le bien des citoyens, de l’économie et de l’environnement européens.

Le paquet air menacé de retrait par la Commission Européenne!

Les négociations sur les standards de qualité de l’air en Europe sont en danger. La Commission menace de mettre un terme aux négociations sur la révision du Paquet Air.

Mme Royal, M. Junker et la qualité de l’air

Ségolène Royal, Ministre de l’environnement en France et Jean-Claude Junker, Président fraîchement élu de la Commission Européenne semblent reculer, tous les deux en même temps, devant la pollution de l’air. Péage gratuit le week-end, suppression de l’éco-taxe, suppression des mesures de la qualité de l’air intérieur dans les lieux publics, suppression de l’interdiction des feux de cheminées à foyer ouvert en région Île de France pour l’une. Retrait du paquet Air en discussion pour l’autre.

Le Paquet Air qu’est-ce que c’est?

Les propositions du paquet Air incluent notamment un abaissement plus ambitieux des limites d’émissions des principaux polluants.

Alors que la qualité de l’air reste la première cause environnementale de mort prématurée dans le monde, les standards européens sur l’air sont encore moins strictes que les standards américains et bien loin des recommandations de l’OMS.

Les négociations du paquet air permettraient de rendre ces standards plus strictes et d’améliorer concrètement la qualité de l’air des villes européennes. Pourtant, les discussions risquent fort de tourner court.

Quel avenir pour le Paquet Air?

Respire, membre du Bureau Européen de l’Environnement (EEB), a co-signé une lettre à l’attention de M. Juncker et de M. Timmermans leur demandant de poursuivre les négociations sur la révision du Paquet Air et de maintenir l’ambition environnementale de l’Union Européenne. Une seconde lettre faisant la même demande a été signée par 16 ministres européens de l’environnement dont Ségolène Royal.

L’avenir du paquet Air sera discuté ce matin lors de la conférence des Présidents des Commissions avec M. Juncker, M. Timmermans, M. Schultz et les présidents des différents groupes politiques.

Respire et le Bureau Européen de l’Environnement demandent au Parlement de s’opposer à cette négation du processus démocratique qui empêcherait toute discussion ou négociation autour des engagements pour améliorer la qualité de l’air en Europe.

 Et vous que pouvez vous faire?

Comme nous, interpellez vos députés européens pour insister sur l’importance de sauvegarder le paquet air.

Et signez les pétitions en ligne:

https://secure.avaaz.org/en/petition/The_European_Commission_European_Commission_Dont_poison_our_air_and_our_politics/?sukmNib

https://www.change.org/p/european-commission-president-jean-claude-juncker-don-t-scrap-the-eu-s-clean-air-package

Pollution de l’air et économie (coûts et solutions): dernière conférence-débat du cycle #UniversitédelAir ce soir 18h à Dauphine!

La pollution de l’air coûte cher. Des solutions?

11 décembre 2014 – 18:00 -Paris Dauphine

Amphi 6, Place du Maréchal de Lattre de Tassigny, 75016 Paris

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La pollution ne manque pas d’air : non contente de créer des dégâts sur la santé, elle représente également un coût économique important pour la société. Au vu des externalités négatives coûteuses engendrées par la pollution de l’air, l’adage « Mieux vaut prévenir que guérir » prend tout son sens ici . De quoi nous faire réfléchir sur le fonctionnement de la société et considérer les solutions innovantes pour un air plus pur.

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Intervenants:

 

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Animé par: Sébastien VRAY

Inscriptions: contact@respire-asso.org

Petit cours sur la pollution de l’air par l’Union Européenne (en anglais)

Mercredi 19 novembre, a été publié le rapport 2014 de l’Agence Européenne pour l’Environnement (AEE) sur la qualité de l’air en Europe de 2003 à 2012. Ce rapport rappelle que la pollution de l’air reste le premier facteur environnemental de mort prématurée en Europe! Il illustre aussi très bien les différents enjeux de la qualité de l’air au niveau européen.

 

Petit cours sur la pollution de l’air par l’Union Européenne en images:

 Les effets sur la santé des différents polluants

Les effets sur l’environnement de ces polluants

Et les effets sur le climat

Les concentrations annuelles en PM2.5

Les concentrations annuelles en PM10

Les concentrations annuelles en O3

Les concentrations annuelles en NO2

Les émissions des différents polluants sont en baisse…

(notez cependant l’augmentation du BaP)

… Mais la population européenne reste surexposée

Les valeurs limites fixées par l’Union Européenne…

…Restent pourtant moins strictes que celles de l’OMS (fixées pour notre santé) et même moins strictes que celles des États-Unis!

Et pour finir, pour les passionnés, la législation Européenne en détail!

Pour plus d’informations sur la qualité de l’air en Europe de 2003 à 2012 : Rapport Air Quality in Europe 2014 (en anglais)

Pour plus d’informations sur la qualité de l’air en France de 2003 à 2012 : Fiche pays pollution de l’air – France (en anglais)

Et maintenant contrôle surprise!

 

Conférence-débat: La mesure de l’air, et après? Demain à 19:00!

Mardi 21 octobre 2014 – 19h00 – Panthéon-Sorbonne

Amphi de gestion, 14 rue Cujas, 75005 Paris

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De la mesure en temps réel ou différée, publique, privée ou citoyenne, brute ou extrapolée, les appareils à disposition nous permettent de connaître précisément l’état de l’air, première étape avant l’action. La multiplicité des sources de mesures de la qualité de l’air pose la question du traitement des données, qui rendent visible l’invisible à condition de ne pas se perdre dans un flot d’informations.

Parce qu’il ne suffit pas de mesurer l’air pour améliorer sa qualité, comment les nombreux acteurs concernés, au delà des chercheurs et des politiques, se saisissent-ils de ces données pour passer à l’action ?

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Intervenants:

  • Amélie FRITZ, Communication et relations internationales, Airparif
  • Martine MEYER, Planning stratégique environnemental, Renault
  • Augustin COLETTE, Unité modélisation atmosphérique et cartographie environnementale, INERIS
  • Marie POUPONNEAU, Service évaluation qualité de l’air, ADEME
  • Olivier GIPPET, Fondateur Worldair (par vidéo)

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Animé par: Sébastien VRAY, président de l’association Respire

Conférence-débat suivie d’un buffet bio!

Partenaires:

Vous avez 5 minutes ? Parlons PNSE et Conférence Environnementale

La santé-environnement à l’honneur ? A peu près. De 15H à 16H, ce 21 juillet 2014, Ségolène Royal reçoit 11 personnalités de la santé-environnement pour une discussion on ne peut plus courte sur le prochain Plan National Santé Environnement et la prochaine Conférence Environnementale.

Chacun aura donc le loisir de parler pendant 5 minutes de ce problème central qu’est le lien entre l’environnement pollué et les impacts sur la santé humaine. La pollution de l’air sera bien évidemment au menu du jour, vu l’intérêt que cette thématique représente en terme d’impact sanitaire et économique.

Seront présents aujourd’hui :

  • Gérard Bapt, député de la 2ème circonscription de Haute-Garonne
  • Jean-Félix Bernard, Président d’Airparif
  • Francelyne Marano, Présidente de la société française de santé-environnement
  • Bernard Swynghedauw, directeur de recherches émérite à l’INSERM
  • Robert Barouki, service de biochimie métabolique à l’hôpital Necker Enfants Malades, membre du conseil scientifique de l’INSERM
  • Alain Grimfeld, professeur de médecine à l’Université Pierre-et-Marie-Curie et chef de service à l’hôpital Armand-Trousseau à Paris
  • Serge Morand, Directeur de recherche CNRS à l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier
  • André Cicollela, Président et porte-parole du Réseau environnement Santé (RES)
  • Sophie Fleckenstein, Coordinatrice du réseau santé environnement de France Nature Environnement (FNE)
  • Dominique Gombert, Directeur de l’Evaluation des Risques de l’ANSES
  • Raymond Cointe, Directeur de l’INERIS

Vu le classement des plus grandes villes françaises en matière de qualité de l’air, l’enquête préliminaire suite à la plainte déposée contre x pour « mise en danger de la vie d’autrui », le pic de pollution extraordinaire de mars dernier, les pics de pollutions à l’ozone qui commencent à arriver, le manque de moyen de la police de l’environnement (DREAL) qui laissent dans l’impunité ces entreprises et industriels dépasser les normes de qualité de l’air, la surveillance de la commission européenne sur les dépassements de la France des seuils réglementaires de particules fines (PM10) et du dioxyde d’azote (NO2), les coûts exorbitants que cette pollution fait peser sur la société et son système de santé, les nombreuses personnes qui souffrent au quotidien de ne pouvoir respirer un air propre, nous nous interrogeons réellement sur la pertinence de réunions de ce type.

Nous attendons avec impatience le retour de cette discussion. Mme Royal ne saurait passer à côté de ce sujet si sensible et même, pour aller plus loin, marquer une vraie rupture dans la politique santé-environnement menée alors jusque là. Elle évitera à coup sur d’être identifiée comme la ministre de la pollution de l’air et des perturbateurs endocriniens … entre autres.

Classement de la qualité de l’air – les 100 plus grandes villes européennes

Une base de données européenne publique, une méthodologie relativement simple, un magazine partenaire pour l’infographie (WE Demain) et un travail de longue haleine (merci Philippe Maison), cela vous donne le classement de la qualité de l’air des 100 plus grandes villes européennes, par Respire. Si les interprétations faciles sont à proscrire, une chose reste sûre : l’Europe n’a pas fait de la qualité de l’air et de la santé des citoyens un de ses objectifs premiers. Espérons que Mme Royal, notre Ministre de l’environnement en fonction, poussera de la voix pour nous chanter un autre air le 12 juin prochain

Cette carte est utilisable par tous. Noubliez-pas de backlinker « Respire, Association Nationale pour la Prévention et l’Amélioration de la Qualité de l’Air.

Comment lire cette carte ?

Mais pourquoi est-ce une ville roumaine qui est première alors que Berlin fait beaucoup plus d’effort dans la réduction de la pollution de l’air ? L’Angleterre semble être un bon élève et Bonn qui ne fait rien, est en vert ? Ces questions sont légitimes et vous allez vous demander, pourquoi une carte dont la réalité est nuancée ? Tout d’abord, nous vous invitons à lire la méthodologie, avant d’analyser les résultats.

Ensuite, nous vous invitons à lire notre analyse, partagée par les ONG européennes concernées par ce sujet.

Pourquoi Cluj-Napoca est première ?

Ce n’est pas la faute des données, issues des machines, mais la faute de ceux qui produisent les données. Si cette carte montre que certaines villes respectent la réglementation alors qu’elles n’ont pas particulièrement mis en place de politiques de réduction de la pollution de l’air, c’est parce que le nombre de stations par villes, les polluants qu’elles mesurent et leur position dans la ville influencent le résultat final.

Par exemple, plus vous avez de stations, bien réparties dans la ville, plus vous avez de « risques » de mesurer des dépassements réglementaires. Berlin, par exemple, possède un réseau de 48 stations. Certes, elles ne mesurent pas toutes les mêmes polluants. Mais au regard des 2 stations de Cluj-Napoca en Roumanie, Berlin dépasse plus souvent les seuils réglementaires. De plus, les 2 stations de Cluj-Napoca ne mesurent même pas les particules fines.

Que nous révèle cette carte ?

Cette carte pose la question de la performance de la mesure du réseau de stations européen et donc de la volonté politique de traiter ce problème, bien différente en fonction des pays. Les données collectées font également le jeu de « tricheries » de la part de certaines villes et d’Etats membres. La polémique soulevée par l’ONG Clean Air London des pratiques mises en oeuvre pour faire « baisser » la pollution… artificiellement et qui, par certains moyens, cherchent à éviter d’être en infraction, est particulièrement grossière.

Second enseignement. Même si les stations de mesures à travers l’Europe ne semblent pas être installées de manière optimum partout, la carte que nous proposons aujourd’hui indique clairement que toutes les grandes villes d’Europe ou presque, dépassent régulièrement les seuils autorisés de pollution de l’air, parfois à des niveaux tels que le danger sanitaire est constant pour les populations qui y vivent. On respire mal dans les grandes villes françaises (Toulouse 47e, Lyon 55e, Nice 70e, Paris 84e et Marseille 94e), italiennes, allemandes et, globalement, dans les villes d’Europe de l’Est.

Troisième enseignement. Certaines villes ont mis en place des politiques de réduction de la pollution de l’air, qui devraient en inspirer d’autres, françaises par exemple. Mais l’efficacité de ces politiques reste toute relative car la pollution n’a pas de frontière et se déplace sur des milliers de kilomètres, rendant nécessaire une politique au niveau européen, voir mondial.

 

L’association Respire a besoin de vous. Soutenez notre travail si vous l’appréciez.

Classement de la qualité de l’air en Europe – Méthodologie

L’association RESPIRE, spécialiste des questions de qualité de l’air, vient de publier un classement sur la qualité de l’air des 100 plus grandes villes européennes. Nous vous livrons la méthodologie utilisée, qui reste relativement simple pour qui veut bien s’attarder un peu sur le sujet.

A l’instar des classements effectués en 2010 par l’Institut National Italien de Statistiques (ISTAT) ou en 2011 par l’ONG allemande BUND (Sootfreecities), l’association Respire a utilisé la base publique de données européennes Airbase et a été aidée par Philippe Maison, directeur du cabinet conseil CIDD. Comme les deux organisations européennes, nous avons retenu le nombre de dépassements des seuils réglementaires et non la moyenne annuelle de concentration des polluants.

Nous présentons ici un classement général, résultant de l’addition du nombre de dépassements des seuils réglementaires pour l’année 2011 de trois polluants : les particules fines d’un diamètre inférieur à 10 micron (PM10), le dioxyde d’azote (NO2), ainsi que l’ozone (03). Ils ont été volontairement additionnés.

Cette carte pose la question de la performance du réseau européen de mesure de la qualité de l’air et de la volonté politique de traiter le problème de la pollution.

La base de données AirBase (plus de 2 millions de lignes), pilotée par l’Agence Européenne de l’Environnement regroupe les données de surveillance de la qualité de l’air provenant des réseaux des stations européennes qui mesurent la pollution de l’air ambiant, la pollution proche des lieux industriels et celle des transports des grandes agglomérations.

Afin de lire plus distinctement les résultats de ce classement, nous avons volontairement choisi, avec le magazine We Demain, de distinguer les villes en trois couleurs, vert, orange et rouge.

Avertissements

Nous mettons en garde quiconque voudrait tirer des conclusions rapides à partir de ce classement. Les données utilisées sont certes réelles car provenant de la base de données publique européenne Airbase. Cependant, si cette carte montre que certaines villes respectent la réglementation alors qu’elles n’ont pas de politique particulière de réduction de la pollution de l’air, c’est que le nombre de stations par villes, les polluants qu’elles mesurent et leur position dans la ville ne reflètent pas la situation réelle ou que la météo ou la typographie leur est particulièrement favorable.

La première ville du classement est Cluj-Napoca en Roumanie, si l’on se fie aux dépassements. Mais cette jolie ville de 324 000 habitants n’est pourvue que de 2 capteurs, qui n’ont pas l’air de fonctionner, ni de mesurer les particules fines …

Greenpride 2014 – La qualité de l’air à l’honneur

Vous nous connaissiez très sérieux ? Dans le contenu, vous avez raison. L’année 2014 ayant démarré sur les chapeaux de roues pour Respire. L’accompagnement de la plainte contre X d’Ecologie sans frontière, la campagne de récolte de témoignages des victimes de la pollution de l’air, un classement des 100 plus grandes villes européennes, l’organisation de soirées bénévoles, etc. Certes, Respire, c’est un dévouement parfois, mais c’est aussi une équipe avec qui on se sent bien. Nous souhaitons donc sortir de nos bureaux et vous rencontrer, le 5 juillet prochain. Boire un petit jus ou une bonne bière bio.

Notre engagement citoyen ne se résume pas à la création de contenu. C’est pour cela que nous co-organisons la Greenpride, un événement festif le 5 juillet à Paris, sur le thème de la qualité de l’air (on se refait pas) et des perturbateurs endocriniens, nouveau sujet de fond pour l’association Respire.

Pour nous, Greenpride, c’est une respiration. Goûter bio, bal populaire, pétanque, formation-flash, ateliers capteur open source, food truck, fabrication de nuages, flipbook personnalisé, essais de vélos électriques et de speed bike (« le tapis volant »), concours de rangement de coffre autolib’, concerts, DJ set électro et tirage au sort de la tombo … (ha non, pas le droit de le dire encore).

 

L’Europe consulte les citoyens

La Commission Européenne consulte les citoyens européen dans le cadre du renouvellement de la politique européenne pour la lutte contre la pollution atmosphérique.

La Direction Générale Environnement organise sur son site la consultation des citoyens et des acteurs de la vie publique et économique. Voila bien deux ans que la Commission Européenne travaille au renouvellement des politiques publiques de lutte contre la pollution de l’air. Cette consultation clôt le travail de la Commission et le texte qui sortira du travail préparatoire et de la consultation sera proposé au Parlement ensuite pour un vote.

Pour prendre part à la consultation, rendez-vous ici.

Respire répondra à la consultation et fera part de ses préconisations pour améliorer la qualité de l’air et la santé de nos concitoyens.

 

Pollution de l’air. info, le site d’information dédié de Respire

Encore tout frais d’hier et en cours de développement, le site pollutiondelair.info sera désormais le site dédié à l’actualité de la qualité de l’air en France. Financé par l’association Respire, ce site d’information engage l’association dans une nouvelle phase d’activité.

Un site dédié à la qualité de l’air

Pollution de l’air . info ne publiera que des informations que la qualité de l’air. Prévu pour être un magazine qui centralise les informations autour de l’air, il sera découpé en rubriques, co-animé par un groupe de rédacteurs. Nous l’avons déjà clairement exprimé, la qualité de l’air est une porte d’entrée pour aborder d’autres sujets, comme les transports, les politiques d’aménagement du territoire, de l’activité économique, de santé, d’environnement. Nous vous souhaitons donc une bonne lecture. Toutes vos suggestions sont les bienvenues à contact(arobase)respire(tiret)asso(point)org.

La nouvelle étape digitale de Respire

Le site de Respire est en cours de refonte. Il deviendra institutionnel et ne concernera plus désormais que les activités et l’actualité de l’association. Il sera plus statique, simplifié dans son contenu et offrira une partie dédiée à l’action. L’actualité générale de la pollution de l’air sera donc transféré au site pollutiondelair.info.

La page FB à aimer est : www.facebook.com/pollutiondelair

Le compte twitter est : @pollution_air

Financement et participation au site d’information

L’association Respire finance ce site d’utilité publique. Si vous voulez soutenir financièrement Respire dans sa démarche d’information sur la qualité et la pollution de l’air, faîtes un don. Il servira au développement du site et à l’animation du groupe de rédacteurs. Également, si vous êtes un rédacteur confirmé et que la pollution de l’air vous agace, contactez-nous pour faire partie du groupe !

Bien à vous tous,

Le bureau de Respire

La qualité de l’air, élément essentiel du bien être

La qualité de l’environnement est une dimension essentielle du bien-être des personnes dans la mesure où la salubrité de l’environnement a une grande influence sur la qualité de vie des individus. Nos vies ne se résument pas à des grands chiffres froids comme le PIB et d’autres indices économiques, notre santé peut se mesurer autrement qu’avec un thermomètre. L’indicateur du vivre mieux de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) intègre l’environnement comme indice du bien-être, à l’intérieur duquel nous retrouvons comme facteur principal la qualité de l’air.

L’indicateur du vivre mieux de l’OCDE

Marre d’entendre en permanence le mot croissance, ici et là, PIB pour tout et pour rien ou encore rentabilité  ? Logique. Au delà de ces concepts de « personnes sérieuses », comme en parle le Petit Prince, il y a le bonheur, le bien-être, dont on sait tous qu’il dépend de beaucoup de paramètres, pas forcément identiques pour tous. En effet, s’il y avait un lien de cause à effet, nous le saurions et nous aurions donc doublé depuis 1976 notre bonheur, puisque nous avons doublé notre PIB.

Le bien-être est un ressenti. Vivez-vous dans un logement décent, avez-vous accès à l’éducation, à l’emploi ? À quel niveau vous sentez-vous inséré socialement dans la société ? Quel est l’état de l’environnement autour de vous ? Quel est votre état de santé ? La liste des paramètres intégrés à l’indicateur de l’OCDE est la suivante : Logement, Revenu, Emploi, Liens sociaux, Éducation, Environnement, Engagement civique, Santé, Satisfaction, Sécurité, Équilibre travail-vie. Voilà bien d’autres paramètres que le PIB qui concourent effectivement à vous sentir bien. En négliger certains et le niveau ressenti de bien-être diminuera. Vous pouvez visiter le site à partir de ce lien : http://www.oecdbetterlifeindex.org

La mesure de la qualité de l’environnement

Parmi ces critères, il y a la qualité de l’environnement, qui est un concept très large. Pour la mesurer, il serait nécessaire de rassembler plusieurs indicateurs, sur la qualité de l’environnement (sols, eau, air), sur l’accès des personnes aux services environnementaux ainsi que sur l’impact des sources de dangers présentes dans l’environnement sur la santé humaine. Mais pour des raisons de différences entre les pays et de la dispersion des données, ce sont des indicateurs concrets, mesurables qui ont été sélectionnés ainsi que des perceptions de la population. La qualité de l’air est un des principaux indicateurs pour mesurer la qualité de l’environnement.

La qualité de l’air, facteur important de la qualité de l’environnement

Comme nous le disions en introduction, la qualité de l’environnement est une dimension essentielle du bien-être des personnes dans la mesure où la salubrité de l’environnement a une grande influence sur la qualité de vie des individus. En France, nous ne sommes pas les champions de l’environnement. Pour l’eau, le bruit et la qualité de l’air, elle est en retard. Les contentieux dans le domaine environnemental concernent ainsi 17% des contentieux engagés par l’Union Européenne.

Pourtant, la qualité de l’air, sujet encore trop peu pris au sérieux par les autorités publiques, devrait bien figurer à leur agenda. Comme le souligne la partie Environnement du site Better life index :

La pollution atmosphérique extérieure constitue un problème environnemental important qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050.

Si vous voulez lire la partie qui concerne la qualité de l’environnement, cliquez ici.

 Améliorer la qualité de l’environnement

Améliorer la qualité de l’environnement, c’est améliorer notre état de santé et concourir à améliorer notre état de bien-être. Améliorer la qualité de l’air devrait être un sujet important pour les pouvoirs publics, vu les problèmes sanitaires qu’elle engendre, et les autres externalités négatives qui en dépendent. Si par exemple le trafic routier était d’avantage régulé, on pourrait diminuer les gaz à effet de serre et donc participer à diminuer le dérèglement climatique, diminuer la pollution de l’air et améliorer la qualité de vie en ville, participer donc à réduire le nombre de problèmes cardiovasculaires, de problèmes respiratoires, de problèmes de grossesses, de problèmes neurologiques, etc. A croire qu’ILS le font exprès. Peut-être que ça ne les intéresse pas, dans la mesure où la pollution génère une activité de réparation, une activité économique (même si elle paraît bien morbide) … donc du PIB. La boucle est bouclée. CQFD