ASSOCIATION, POLITIQUE

Accident de Lubrizol (Rouen) : que fait la police des installations ?

Accident de Lubrizol : mais que fait la police des installations ?

L’usine de Lubrizol à Rouen, branche française de l’un des plus gros producteur de la chimie mondiale, qui émet encore un gaz odorant, le mercaptan, n’a toujours pas, 3 ans et demie après l’arrêté d’août 2009, établit de Plan de Prévention des Risques Technologiques. Que font donc la Préfecture de Seine-Maritime, la DREAL et la DDTM ?

Que fait la DREAL depuis bientôt 4 ans ?

Depuis le 10 août 2009, l’usine Lubrizol est classée Seveso seuil haut. 9 mois après, le 6 mai 2010, un arrêté de la préfecture oblige à la définition d’un PPRT. Le 19 octobre 2011, soit un peu plus de deux ans après, un autre arrêté de la Préfecture de Seine-Maritime prolonge le délai d’instruction. Puis, le 12 octobre 2012 et le 31 octobre, un an plus tard, toujours la Préfecture de Seine-Maritime, arrête à nouveau la prolongation du délai d’instruction du PPRT, jusqu’au 6 novembre … 2013. L’association Respire s’interroge sur les délais de mise en place d’un document si important.

« Un PPRT est une stratégie de maîtrise des risques pour protéger les populations alentours. Que fait la DREAL depuis bientôt 4 ans ? »

Le manque d’information attire la suspicion

La préfecture de Seine-Maritime dit avoir procédé à des mesures de la qualité de l’air qui concluent à des concentrations en mercaptan inférieures aux normes sanitaires. Pourquoi ces informations ne sont pas disponibles sur le site de la préfecture, qui se contente d’un message laconique ?

« Cet exemple indique une potentielle défaillance du système de prévention des risques, au centre duquel la DREAL et la Préfecture ne joue pas assez bien leur rôle. Beaucoup de questions se posent, sur la toxicité de ce gaz, sur la façon dont est gérée la situation et le niveau d’information fourni par la Préfecture de Seine-Maritime, sur le Plan de Prévention des Risques Technologiques de l’usine, sur ce que nous apprend la mobilité des polluants de l’air et cette notion de « gestion du risque » à laquelle notre société « moderne » faire face en permanence.

>> Pour en savoir plus : Accident à Lubrizol : résumé et questionnement

4 Comments

  1. MARANDEL

    Je suis heureuse d’avoir trouvé votre site dont tout le monde a besoin.
    UN GRAND MERCI

  2. vitaburo

    En effet , je pense qu’il y a des disfonctionnements flagrants au sein des institutions Je travaille sur un site SEVESO haut , et on ne voit pas souvent des mesures de la pollution de l’air de la DREAL , ils vérifient surtout que les procédures de sécurité fonctionnent. En attendant, le 7 et 8 septembre dernier deux personnes ont fait des malaises avec problèmes d’hémorragie et respiratoires et sont en arrêt maladie depuis. Est ce qu’on contrôle la santé des personnes travaillant sur site non ! de toute façon tout est bien organisé, car ce sont presque toutes des entreprises extérieures en prestation de service, Ainsi, il est quasi impossible de faire des regroupements, sauf si la DREAL contrôlait plus souvent les émissions de Térébenthine et colophane, des agents hautement toxiques.

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