Mieux respirer grâce au numérique / Matinée d’échanges le 13 mai

Plume Labs et l’Association Respire, avec le soutien de la Mairie du 11e arrondissement de Paris, de la Fondation du Souffle et d’Autodesk Cleantech Program, vous invitent à une matinée d’échanges et de réflexions le 13 mai prochain sur les propositions que porte le numérique pour la santé et notre cadre de vie


 

  • En 3 idées, 3 slides et 3 minutes, une dizaine d’innovateurs civiques et d’entrepreneurs présenteront leurs solutions pratiques pour lutter contre la pollution au quotidien !
  • Experts et acteurs publics partageront également leur expérience afin d’éclairer et de mettre en perspective les enjeux liés à la qualité de l’air.
  • Plume Labs présentera à cette occasion le Plume Air Report, la météo de la pollution sur iPhone, pour s’informer sur l’air que l’on respire et mieux s’en protéger.

Inscrivez-vous vite à partir du lien suivant

Programme

8h30 : Accueil du public.

9h : Allocution de François Vauglin, Maire du 11ème Arrondissement de Paris.

9h20 : Témoignage de Gilles Babinet, entrepreneur, Digital Champion représentant de la France pour le numérique auprès de la Commission Européenne, auteur de « Big Data : Penser l’Homme et le Monde Autrement ».

9h40 : Témoignage du Dr. Bruno Housset, Président de la Fédération Française de Pneumologie, Vice-Président de la Fondation du Souffle.

10h : Démo : Lancement du Plume Air Report, l’application iPhone de Plume Labs, innovation primée par le MIT pour suivre la météo de la pollution heure par heure dans sa ville afin de mieux s’en protéger.

10h15 : 1ère session – « La Vie Rêvée des Villes ». Introduction par Karsten Hojberg, représentant d’Autodesk Cleantech Partners, programme d’appui aux startups du concepteur de logiciels 3D pour les makers et la ville intelligente.

Parmi les projets d’innovation urbaine qui présenteront leurs solutions pratiques pour mieux respirer :

  • QUCIT, le Big Data pour mieux pédaler
  • Freemoos, les vélos électriques connectés
  • Karos, le co-voiturage local grâce aux algorithmes
  • Glowee, l’éclairage urbain bio-inspiré
  • Urban Dirt Lab, exploration collaborative des pollution urbaines à Futur en Seine.

 

10h45 : Table-ronde – « Numérique et Citoyenneté Durable »
Le numérique transforme nos villes, nos comportements, mais aussi nos sociétés. Comment les citoyens occupent-ils ce nouvel espace ? Comment les associations y font appel pour la mobilisation ?

  • Anne-Sophie Novel, Place To B
  • Latifa Danfakha, Five by Five
  • Thomas Kerting, Délégué général de la FIMEA (Fédération interprofessionnelle des métiers de l’environnement atmosphérique).
11h15 : 2ème session – « Ensemble pour Respirer ». Introduction par Sébastien Vray, porte-parole de l’association Respire : présentation du classement Respire-WeDemain 2014 de la pollution en Europe.
Parmi les projets d’innovation collaboratives qui présenteront leurs solutions pour mieux respirer :
  • Optimiam, déguster les invendus alimentaires pour moins gaspiller
  • POC21, prototyper un futur où l’air serait pur, en amont de la COP21
  • Navitia, l’Open Data pour mieux se déplacer
  • OpenStreetMap, la carte du monde dont vous êtes le héros
11h45 : Allocution de clôture par le Prof. Carlos Moreno, Professeur des Universités, spécialiste des villes intelligentes, Président du Forum Live In A Living City.
12h : Echanges libres.
13h : Fin de la matinée d’échanges.
Menace juridique sur la France, chronologie d’un retour

3 mois après la naissance de l’association Respire en février 2011, la Commission Européenne poursuivait la France devant la Cour de justice européenne pour non-respect des valeurs limites de qualité de l’air applicables aux particules fines. Nous avions d’ailleurs écrit un petit article à ce sujet, que vous pouvez lire ici : la France poursuivie pour pollution de l’air. Quelques plans d’urgences peu ambitieux plus tard, les états membres incriminés étaient rappelés à l’ordre par la CJUE 19 novembre 2014. La Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) leur a bien rappelé qu’ils ont une obligation de résultat concernant la qualité de l’air.

Et qu’entendons-nous donc aujourd’hui ? Que la France est à nouveau menacée par la Commission européenne. 4 ans après, rien n’a véritablement changé. Certains discours ont mentionné des erreurs dans la stratégie du tout diésel. On a parlé de particules fines à la conférence environnementale. On a tenté les Zones d’Actions Prioritaires sur l’Air (ZAPA) avant de mettre le dispositif au point mort en juillet 2012. Puis avec Ségolène Royal, on a fait un retour en arrière complet sur cette question. Et on en profite pour baisser les crédits alloués à la surveillance de la qualité de l’air …

L’année dernière à la même période en mars, on a eu des pics extrêmement forts […] donc on pouvait déjà prévoir des mesures à mettre en place. Si Ségolène Royal pense que [la circulation alternée] est une privation de se transporter, il faudrait peut-être penser à la privation d’état de santé des gens qui ont suffoqué. Peut-être les 3 millions d’asthmatiques en France.

Pollution de l’air, état des lieux .
Mardi 14 avril, Frédéric Bouvie directeur de l’association Airparif, Sabine Host chargée d’études Santé Environnement à l’Observatoire régional de santé Île-de-France; Gilles Aymoz chef du Service évaluation de la qualité de l’air de l’Ademe à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et Sébastien Vray coordinateur de l’ONG Respire,

Classement européen des meilleurs pratiques de réduction de la pollution de l’air sur le volet des transports

Suite à la première publication du classement Soot-Free Cities réalisé par l’ONG allemande BUND, voilà donc aujourd’hui la version 2015, construite avec la même méthodologie qu’en 2012, sur la base des observations et sur la documentation des activités liées au transport, entre 2008 et 2014.

Ce classement, que nous vous laissons découvrir plus en détails, est intéressant et complémentaire du classement de la qualité de l’air, à partir de la base de données issues des stations européennes que Respire a réalisé l’année dernière car il intègre, en plus du critère d’amélioration de la qualité de l’air, des critères politiques.

Qu’ont fait concrètement ces grands villes européennes pour lutter contre la pollution de l’air due au transport ? Quelles incitations fiscales, meures d’interdiction ou de promotions ont été mises en place pour améliorer la qualité de l’air ? Vous le saurez en parcourant les pages de chaque ville présente dans ce classement.

Il permet aussi de dresser une liste de ce qui est fait et fonctionne en Europe et qui peut servir d’exemple pour tous les autres.

Découvrez, en anglais, ce nouveau classement et le détails par ville.

Méthodologie du classement Soot-Free

Les villes ont été sélectionnées selon 3 critères. Être une capitale ou une ville majeure d’Europe, avoir mis en place de bonnes pratiques de réduction des particules fines et du dioxyde d’azote, offrir au classement une diversité de pays européens. 23 villes de 16 pays différents ont donc été inclues dans ce classement.

L’évaluation de ces villes repose sur les réponses au questionnaire qui leur a été envoyé, sur des recherches additionnelles menées par les enquêteurs, l’analyse de documents officiels tels que les plans de protection de l’atmosphère et le retour des ONG sur le terrain.

9 catégories d’actions ont été évaluées en prenant en compte leur périmètre d’application et la cible principale à laquelle elles sont adressées:

  1. Succès dans la réduction des émissions locales de polluants au niveau des stations de mesures proches du trafic
  2. Zones de basses émissions et l’interdiction des plus gros émetteurs de polluants
  3. Achats publics de flotte de véhicules peu polluants
  4. Régulation des engins non routiers
  5. Incitations économiques (réduction des bouchons, gestion des parkings, subventions, etc.)
  6. Gestion du trafic et des déplacements (en incluant la répartition modale)
  7. Promotion des transports publics
  8. Promotion de la marche et du vélo
  9. Transparence et communication

Plus de détails à propos de la méthodologie sont accessibles ici.

Ségolène Royal, la circulation alternée et la santé punitive. Les réponses de Respire

Apostrophée par l’actuelle Maire de Paris sur la non mise en place de la circulation alternée en région Parisienne, Ségolène Royal répond que qu’il faut « prendre des décisions respectueuses et raisonnables ». Pour qui ? Pas pour ceux qui font de l’asthme, qui ont des problèmes cardiovasculaires, enfants en bas âge, personnes âgées, sportif. Connue pour sa phrase sur l’écologie punitive, Mme Royale devient la championne de la santé punitive.

Ségolène Royal fait de la politique. Avec cette phrase prononcée ce matin sur Europe 1, elle nous plonge, à Respire, dans un profond désarroi. Il faut prendre des décisions respectueuses et raisonnables. Demander, du jour au lendemain, que l’on impose la circulation alternée à des gens qui habitent loin de Paris, qui doivent amener leurs enfants à l’école, aller travailler, faire des démarches pour trouver du travail, ce n’est ni raisonnable ni respectueux.

« Des décisions respectueuses et raisonnables »

Faire de la politique, c’est prendre en compte le plus petit dénominateur commun et non en faire une variable d’ajustement, surtout quand il s’agit de santé.

Les actions publiques doivent elles satisfaire les uns et priver les autres de leur droit a rester en bonne santé ? Cette question demande des réponses complexes quand on fixe le cap avec la boussole économique. L’autre réponse, qui prendrait la santé de tous comme critère d’évaluation, serait bien moins ambivalente. Si certains doivent souffrir, alors il devient impensable de ne pas mettre en place des mesures franches. Pour ceux qui ne pourraient pas se déplacer comme d’habitude, la raison vient d’une décision politique, qui peut se comprendre. Pour ceux qui doivent souffrir parce que rien n’est fait, comment leur expliquer que la raison, c’est que l’on s’en fout ?

« Demander, du jour au lendemain »

Faire de la politique, c’est prévoir.

Non, Madame Royale, mettre en place la circulation alternée n’est pas une demande qui se prend du jour au lendemain. Faire de la politique ce n’est pas avoir la mémoire courte. L’année dernière, à l’exacte même période, la France était plongée dans un brouillard de pollution. La Tour Eiffel avait disparu. Les urgences et les cabinet de pédiatrie plus remplis que d’habitude. On appelle ça un épisode printanier. Les années précédentes, c’était la même chose. Vous savez, Mme Royale, qu’il existe en France une fédération des Associations Agréées de Surveillance de la qualité de l’Air et que la France ne respecte pas la règlementation sur les particules fines et le dioxyde d’azote ?

« Impose la circulation alternée »

Faire de la politique, c’est expliquer et avoir du courage. La démagogie pour satisfaire les uns au détriment des autres ne fait que renforcer le sentiment d’injustice. D’ailleurs, de quel côté est l’injustice ici ? Du côté de ceux qui sont calfeutrés chez eux parce qu’ils ne peuvent pas sortir, ou du côté de ceux qui ne peuvent pas prendre leur voiture ? Vous qui lisez ces lignes, où vous situez-vous ? A Respire, nous avons tranché. Nous n’avons pas le droit, par conscience morale, de laisser des millions de personnes dans une situation sanitaire pareil.

Mme Royale est revenue sur les feux de cheminée à foyer ouvert, sur la mise en place d’une surveillance de la qualité de l’air dans les Etablissement Recevant du Public (ERP) et critique la circulation alternée.

Mme Royale, ne vous étonnez pas si des gens portent plainte contre vous.

Comprendre la circulation restreinte à Paris

Tout le monde en parle, la ville de Paris a enfin décidé de limiter la circulation de certains véhicules plus polluants, et ce dès cette année. Quels véhicules ne pourront plus circuler, où exactement, quel calendrier, quels contrôles, quelles aides? Nous mettons un peu d’ordre dans tout ça en vous expliquant en détails ce qui est prévu (la mesure doit encore être approuvée, le 9 février, par le Conseil de Paris).

Dès juillet pour les camions et les cars

Liveblecities.org

Le calendrier est fixé. Dès le 1er juillet 2015, les cars et poids lourds les plus polluants (antérieurs au 1/10/2001) ne pourront plus circuler dans Paris de 8h à 20h y compris le week-end.

Au 1er juillet 2016, se seront les véhicules les plus polluants (antérieurs à 1997 pour les voitures et à 2000 pour les deux-roues) qui, à leur tour, ne pourront plus circuler dans Paris de 8h à 20h sauf le week-end.

Progressivement, entre 2017 et 2020, les autres classes de voitures les plus polluantes seront tour à tour interdites de circulation. L’objectif étant, selon Hidalgo, de bannir totalement le diesel de Paris pour 2020.

D’autres villes suivront

Liberation

La zone d’application de la mesure est encore en cours de discussion. Elle devrait concerner tout Paris sauf le périphérique et les bois. Plus tard, elle devrait être élargie au grand Paris.

Selon le projet de loi sur la transition énergétique, à partir de 2016, toutes les villes et agglomérations supérieures à 250.000 habitants et concernées par un PPA (Plan de Protection de l’Atmosphère) devront elles aussi mettre en place une Zone de Restriction de la Circulation (ZRC).

Les villes et agglomérations entre 250.000 et 200.000 habitants pourront, facultativement, mettre en place ce type de zone.

Aides à l’achat, Autolib et Pass Navogo gratuit, qu’en est-il?

Pour éviter de trop pénaliser les parisiens n’ayant qu’une seule voiture (rappelons que 60% des parisiens n’ont pas de voiture), la ville de Paris mettra en place différentes aides. Toutes ces mesures devront être mises en place avant l’interdiction.

Badische Zeitung

– aide à l’achat de vélos et cyclomoteurs électriques de 33%, pour une limite de 400€

– aide à l’achat de véhicules moins polluants pour les particuliers

– pour les professionnels, aide à l’achat de véhicules moins polluants jusqu’à 50% (aide de l’État comprise). Crédit à taux préférentiel pour les 50% restant.

– pour chaque nouveau permis de conduire, un an d’abonnement à Autolib’ offert

– Pass Navigo, abonnement Autolib’ et Vélib’ pour toutes les personnes souhaitant céder leur voiture trop polluante

– aides aux copropriétés pour installer des bornes de recharge et des abris sécurisés pour vélos

bornes de recharges et véhicules en autopartage plus nombreux

stationnements résidentiel et rotatif gratuits pour les véhicules hybrides, électriques et roulant au gaz.

Des contrôles routiers pour le moment

The Guardian

Chaque pays à sa préférence en matière de contrôle. A Londres, la vidéosurveillance est utilisée pour repérer les plaques des véhicules en infraction.

A Berlin, le contrôle est visuel, sur la route et opéré par la police.

La ville de Paris a également choisi le contrôle visuel sur la route en attendant que le système de vignettes, prévu par le projet de loi sur la transition énergétique, soit mis en place.

Les automobilistes en infraction devront payer 35€ d’amande et leur véhicule pourra être immobilisé, voire emmené à la fourrière.

Enfin, une zone de restriction de la circulation en France!

urbanaccessregulations.eu

La France est à la traîne. Au printemps 2014, il existait déjà 194 zones de ce type en Europe et pas une seule en France.

Londres, Berlin, Stockholm, Lisbonne, Rome,… La plupart des capitales européennes ont déjà mis place ce type de zones depuis plusieurs années, chacune avec ses particularités.

L’ADEME a démontré que ces zones permettaient de baisser efficacement le nombre de journées de dépassement des limites européennes. Selon l’agence, pour agir directement sur la qualité de l’air, la priorité est l’action sur les vieux diesels.

En France, ce type de zone a faillit voir le jour en 2012, lors de la création des ZAPA (Zones d’Action Prioritaire pour l’Air). Facultatives, elles ont été abandonnées faute de villes volontaires pour les mettre en place.

Le projet de loi sur la transition énergétique relance ainsi l’idée en créant des Zones de Restrictions de la Circulation (ZRC), cette fois obligatoires pour toutes les villes de plus de 250.000 habitants. Les véhicules seront distingués par des vignettes vertes, oranges et rouges en fonction de leur année d’immatriculation et de leur carburant. La loi devrait être adoptée mi-2015 et les zones devraient être mises en place de manière progressive à partir de 2016.

 

Plus d’informations:

http://www.lemonde.fr/pollution/article/2015/01/28/le-plan-antipollution-de-paris-en-5-questions_4565187_1652666.html

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/10/01/les-principales-mesures-du-projet-de-loi-sur-la-transition-energetique_4498549_3244.html

http://www.lepoint.fr/automobile/actualites/zones-a-circulation-restreinte-le-retard-de-la-france-28-01-2015-1900386_683.php

http://www.lesechos.fr/politique-societe/regions/0204115891391-un-retard-patent-par-rapport-aux-autres-capitales-1087981.php

http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0204116448429-paris-libere-paris-isole-1088082.php

http://www.urbanaccessregulations.eu/

Les ONG françaises dénoncent la mise à mort programmée des paquets « Qualité de l’air » et « Economie circulaire » par la Commission européenne

Les ONG françaises dénoncent la mise à mort programmée des paquets « Qualité de l’air » et « Economie circulaire » par la Commission européenne

 

Paris, le 12 décembre 2014 – Les ONG de protection de l’environnement françaises travaillant sur la qualité de l’air et l’économie circulaire tiennent à faire connaître leur soutien à la lettre envoyée par les 10 plus importantes ONG européennes (European Environmental Bureau, Transport&Environment, Birdlife, Greenpeace, WWF, CEE Bankwatch Network, Climate Action Network, Friends of the Earth, Health & Environment Alliance, Naturefriends International) au Vice-Président de la Commission européenne Timmermans pour protester contre le retrait possible des Paquets « Qualité de l’air » et « Economie circulaire ». Selon les récentes informations relayées par la presse européenne, la Commissioneuropéenne a l’intentionde retirerles deuxséries de propositionset d’enfaire l’annoncelors de la présentation de sonprogramme de travail2015la semaine prochaine.

Ces évolutions sont très inquiétantes. Alors que la protection de l’environnement et la durabilité étaient déjà absentes du programme de travail de la Commission européenne pour 2015, le Vice-Président Timmermans prévoit en plus de retirer deux textes fondamentaux qui pourraient apporter des bénéfices majeurs à la santé des citoyens, à l’environnement et à l’économie européenne.

« Si elle retire la proposition sur la qualité de l’air, la Commission européenne va manquer l’opportunité de prévenir 58 000 décès prématurés chaque année. La qualité de l’air reste en effet la première cause environnementale de mort prématurée en Europe. La Commission choisit aussi d’ignorer les énormes bénéfices potentiels pour l’économie européenne que ce paquet pourrait apporter. Il pourrait ainsi fournir des bénéfices en terme de santé allant de 40 à 140 milliards d’euros en coûts externes évités, et 3 milliards d’euros en bénéfices directs liés à une plus grande productivité des travailleurs, une diminution des frais médicaux, des rendements agricoles plus élevés et moins de dégâts sur les bâtiments » déplore Sébastien Vray, président de l’association Respire.

« Retirer le paquet économie circulaire irait à l’encontre de la priorité numéro un de la Commission européenne, car elle échouerait à créer 180 000 nouveaux emplois à travers la prévention et la transformation des déchets en ressources. Les mesures prévues dans ce paquet contribueraient non seulement à rendre les entreprises européennes plus compétitives en réduisant la demande et la dépendance à des ressources rares et couteuses venant d’autres continents, mais également à lutter contre l’impact sur le changement climatique des émissions liées au gaspillage de ressources » regrette Delphine Lévi Alvarès, responsable du Plaidoyer chez Zero Waste France.

Ensemble, Zero Waste France, France Nature Environnement, les Amis de la Terre, Respire, Surfrider Europe, Générations futures, le Réseau Action Climat France, Agir pour l’Environnement, Greenpride, la Fondation Nicolas Hulot et Générations Cobayes demandent donc à la Commission européenne de revenir à la raison et de prendre en compte le soutien quasi unanime apporté à ces textes, y compris par la plupart des Etats membres (voir la lettre de 11 ministres de l’environnement européens à la Commission européenne cosignée, par Ségolène Royal), en maintenant les paquets « Qualité de l’air » et « Economie circulaire » à son agenda de travail, pour le bien des citoyens, de l’économie et de l’environnement européens.

Le paquet air menacé de retrait par la Commission Européenne!

Les négociations sur les standards de qualité de l’air en Europe sont en danger. La Commission menace de mettre un terme aux négociations sur la révision du Paquet Air.

Mme Royal, M. Junker et la qualité de l’air

Ségolène Royal, Ministre de l’environnement en France et Jean-Claude Junker, Président fraîchement élu de la Commission Européenne semblent reculer, tous les deux en même temps, devant la pollution de l’air. Péage gratuit le week-end, suppression de l’éco-taxe, suppression des mesures de la qualité de l’air intérieur dans les lieux publics, suppression de l’interdiction des feux de cheminées à foyer ouvert en région Île de France pour l’une. Retrait du paquet Air en discussion pour l’autre.

Le Paquet Air qu’est-ce que c’est?

Les propositions du paquet Air incluent notamment un abaissement plus ambitieux des limites d’émissions des principaux polluants.

Alors que la qualité de l’air reste la première cause environnementale de mort prématurée dans le monde, les standards européens sur l’air sont encore moins strictes que les standards américains et bien loin des recommandations de l’OMS.

Les négociations du paquet air permettraient de rendre ces standards plus strictes et d’améliorer concrètement la qualité de l’air des villes européennes. Pourtant, les discussions risquent fort de tourner court.

Quel avenir pour le Paquet Air?

Respire, membre du Bureau Européen de l’Environnement (EEB), a co-signé une lettre à l’attention de M. Juncker et de M. Timmermans leur demandant de poursuivre les négociations sur la révision du Paquet Air et de maintenir l’ambition environnementale de l’Union Européenne. Une seconde lettre faisant la même demande a été signée par 16 ministres européens de l’environnement dont Ségolène Royal.

L’avenir du paquet Air sera discuté ce matin lors de la conférence des Présidents des Commissions avec M. Juncker, M. Timmermans, M. Schultz et les présidents des différents groupes politiques.

Respire et le Bureau Européen de l’Environnement demandent au Parlement de s’opposer à cette négation du processus démocratique qui empêcherait toute discussion ou négociation autour des engagements pour améliorer la qualité de l’air en Europe.

 Et vous que pouvez vous faire?

Comme nous, interpellez vos députés européens pour insister sur l’importance de sauvegarder le paquet air.

Et signez les pétitions en ligne:

https://secure.avaaz.org/en/petition/The_European_Commission_European_Commission_Dont_poison_our_air_and_our_politics/?sukmNib

https://www.change.org/p/european-commission-president-jean-claude-juncker-don-t-scrap-the-eu-s-clean-air-package

Chauffage au bois, feux de cheminée, oui ça émet beaucoup de polluants dans l’air

Jusqu’où peut reculer Ségolène Royal lorsqu’il s’agit d’améliorer la qualité de l’air des français? Après avoir annulé au dernier moment l’obligation de mesurer la qualité de l’air dans les crèches et les écoles, Ségolène Royal souhaite cette fois-ci annuler l’interdiction des feux de cheminée sur Paris, 22 jours avant sa date prévue d’application.

L’interdiction des feux de cheminée à Paris réduirait de 14% les émissions de particules en IDF

Selon Airparif, en hiver le chauffage au bois résidentiel représente 23% des émissions totales de PM10 et 32% des émissions totales de PM2,5 en Île de France (2010), quasiment autant d’émissions que le secteur des transports!

Avez-vous remarqué que les épisodes de pollution aux particules fines ont lieu majoritairement l’hiver? Ce n’est pas un hasard. L’hiver, les fortes émissions de particules dues majoritairement au chauffage au bois et au transport peuvent s’accumuler longtemps au dessus de la ville selon les conditions météorologiques et créer des épisodes de pollution.

L’application totale de l’interdiction remise en question par Ségolène Royal permettrait donc de réduire de 61% les émissions de particules du secteur résidentiel francilien en 2020 par rapport à 2008. Sur l’ensemble des secteurs (transport, résidentiel, industrie, agriculture) cela représenterait une diminution de 14% des émissions de particules fines. Autant de bénéfices qui seraient donc perdus pour la santé des 2 millions de franciliens surexposés aux particules PM10.

Pourquoi un foyer ouvert pollue plus?

Quand le bois brûle à l’air libre, la combustion est très incomplète:

Alors que les combustions des différents modes de chauffage deviennent de plus en plus efficaces, celles des foyers ouverts restent très polluantes à la fois pour l’air extérieur mais également pour l’air intérieur. Ces sur-concentrations à l’intérieur se retrouvent également dans d’autres pièces de la maison et persistent même après l’arrêt du feu.

Source DRIEE IDF

Que contient réellement cette interdiction?

Depuis 2007, il est déjà interdit d’utiliser un foyer ouvert à Paris. Il existe cependant deux exceptions, le chauffage d’appoint et le feu d’agrément. Ces deux exceptions doivent disparaître pour 2015 et selon la zone, être élargies à tous les feux de cheminée.

Pour cette nouvelle règlementation, une « zone sensible » a été crée. Elle couvre 24% de l’Ile de France et 87% de sa population.

En 2015, tout feu de cheminée devait donc être interdit dans la zone rouge (sauf dérogation pour installation très performante).

Et les foyers ouverts devaient être interdits dans la zone verte.

Il existe des aides financières pour installer des équipements plus performants.

Ce type d’interdiction existe déjà à Londres, au Québec, en Suisse et en Californie.

Ségolène Royal condamne cette interdiction qui « ne va pas dans le bon sens ». Il est vrai que cette interdiction, elle, ne recule pas.

 

Pour en savoir plus:

Sur l’interdiction: http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Questions-reponses-Foyers_ouverts_IDF-mars_2014_cle261e12.pdf

Sur la pollution de l’air par le chauffage domestique: http://www.airparif.asso.fr/actualite/detail/id/125

Les États rappelés à l’ordre par la CJUE sur la qualité de l’air

La Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) s’est prononcée mercredi 19 novembre sur l’obligation de résultat des États membres concernant la qualité de l’air et sur le pouvoir de sanction des juridictions nationales.

Dans l’affaire qui opposait le Royaume-Uni à l’ONG Client Earth, la Cour reconnaît aux juges nationaux le droit d’user de tout moyen pour contraindre les États à établir un plan d’action permettant d’atteindre, au plus tard au 1er janvier 2015, les valeurs limites de concentration de polluants de l’air fixées par le droit européen.

Aujourd’hui, 17 États Membres ne respectent pas encore les limites fixées pour les PM10 et 18 États Membres, celles fixées pour le NO2. Alors que 2015 surviendra inévitablement dans 27 jours, cette décision met en garde ces États en constant dépassement, dont la France qui ne respecte ni les limites pour les PM10, ni celles pour le NO2.

 

 

Pris en défaut, l’usine d’équarrissage attaque en diffamation

Dans le Var, à Carnoules, une usine d’équarissage est mauvaise joueuse et fait l’objet de toute l’attention de l’association Var Inondations Ecologisme. Les odeurs pestilentielles qui se dégagent de la société Sarval Azur depuis quelques temps sont devenues si fortes que les autorités ont bien du reconnaître l’évidence et engager des actions pour faire cesser le trouble. Pourtant, l’entreprise visée tente de décourager l’association V.I.E. en jouant sur le registre de la diffamation.
Soutenez leur action en défense via la plateforme de financement participatif Citizencase, un tout nouvel outil d’aide aux associations pour l’accès à la justice.

Des substances toxiques dans l’air, et du gras dans l’eau

Quand on vous dit que l’usine Serval est mauvaise joueuse ce n’est pas pour rire. Devant la puanteur dégagée certaines fois par l’entreprise, à la narine de tous, la mairie à fait analyser l’air ambiant autour de l’usine. Les résultats sont étonnants et détonants. Du benzène, du chloroforme et d’autres substances dont les noms font déjà frémir à leur seule prononciation, voilà ce qui est émis par l’usine Sarval Azur.

Des effluents gras inquiétants pour la qualité des eaux ont également été constatés dans une rivière proche mais aussi l’absence de traitement des effluents aqueux d’eaux pluviales. Que s’est-il passé ensuite ?

Var inondations Ecologisme attaquée par Sarval Azur

5 arrêtés de mise en demeure n’ont pas suffi pour que l’usine prenne la mesure du danger qu’elle fait courir à ses employés, à la population locale et à l’environnement. Pour l’obliger à faire respecter ses obligations légales, le préfet a été contraint, en fin de compte, à suspendre en partie ses activités par un arrêté préfectoral du 24 juin 2014.

Même même prise en défaut l’entreprise Sarval Azur attaque, comme un joueur qui n’aimerait pas perdre, l’association V.I.E. et sa Présidente en diffamation, pour avoir dénoncé les émissions de polluants dans l’air de l’usine sur un tract. Qui peut cautionner cette façon de faire alors que l’intention au final est d’avoir une entreprise performante sur un territoire ? Pourquoi les dirigeants de cette entreprise ne considèrent pas que le respect de la santé de ses salariés est une priorité, au même titre que la santé des riverains ? Une aberration qui mérite de cesser, selon nous.

Retrouver sur Citizencase le projet de financement de l’association V.I.E et soutenez sa défense devant la justice. Il reste quelques jours avant la fin des dons. Pressons nous de rendre justice et de lui donner raison … une nouvelle fois.

>> AIDER V.I.E. SUR CITIZENCASE <<

 

Plan national santé-environnement 3 : Pour le Rassemblement pour la planète le compte n’y est pas !

Jusqu’au 17 octobre inclut, le PNSE-3 est ouvert aux observations du public. L’association Respire, avec les autres membres sur RPP, a donc proposé des pistes d’amélioration.

 

 

Le PNSE-3 qu’est-ce que c’est?

Le PNSE-3, c’est le Plan National Santé-Environnement. C’est à dire, le document qui doit servir de référence à l’orientation des politiques Santé-Environnement en France. Ce plan est renouvelé tous les 5 ans. Le PNSE-3 porte ainsi sur la période 2014-2018 et devra être adopté par les Ministres concernés début décembre 2014. A savoir, le PNSE n’est pas contraignant juridiquement. Le PNSE est ensuite décliné au niveau régional dans des PRSE.

Le PNSE-3 est donc le troisième Plan National de Santé Environnement.

Le premier a été élaboré à la suite de la conférence interministérielle de Londres en 1999, puis celle de Budapest en 2004 organisées par l’OMS et en cohérence avec la stratégie en santé-environnement élaborée par la Commission Européenne (SCALE). Portant sur la période 2004-2008, il était construit sur une approche intégrée et globale de l’ensemble des polluants et milieux de vie pour répondre aux enjeux de prévention des risques sanitaires-environnementaux.

Le PNSE-2, s’articulait sur deux axes: la réduction des expositions responsables de pathologies à fort impact sur la santé et la réduction des inégalités environnementales en cohérence avec d’autres plans (plan cancer, plan santé travail et plan national nutrition santé).

Une approche plus transversale pour le PNSE-3

Le nouveau PNSE, donc le PNSE-3, propose une nouvelle approche de la santé-environnementale autour du concept d’exposome.

La notion d’exposome implique de prendre en considération les diverses sources de pollution susceptibles de concourir à l’altération de la santé des individus, à la fois en considérant la totalité des voies d’exposition à un polluants ou une nuisance et, quand c’est possible, les interactions entre polluants.

Ce changement de paradigme permet donc on PNSE-3 d’être beaucoup plus transversal entre les différentes thématiques en analysant les interactions entre polluants mais aussi beaucoup plus large en prenant en compte les effets chimiques, biologiques et toxicologiques des polluants tout au long de la vie d’un individu.

… Mais trop peu ambitieuse

Respire salue les volontés d’intégrer une transversalité entre les problématiques ainsi que l’approche de l’exposome.

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Cependant, nous regrettons le manque de solutions concrètes dans le PNSE-3, axé surtout sur la recherche et l’amélioration des connaissances dont une sérieuse base est pourtant aujourd’hui disponible pour agir. Nous soutenons la recherche et l’importance de l’amélioration des connaissances dans le domaine de la qualité de l’air mais elle doit être couplée avec des recommandations ambitieuses ayant pour objectif d’obtenir des résultats concrets à court terme et de cultiver les élus à la problématique centrale de la santé-environnement.

 

Pour lire le communiqué de presse du RPP avec les commentaires apportés par les associations membres:

http://www.generations-futures.fr/2011generations/wp-content/uploads/2014/10/CP161014_PNSE3-1-VF.pdf

Pour lire les propositions de Respire:

Commentaires Respire

 

Et vous, qu’en pensez-vous?