« Respire incarne une nouvelle génération », Interview sur Radio Classique

In breath we trust*…  pourrait être le leitmotiv de l’association Respire. En la respiration nous croyons pourrait-on traduire. Nous croyons en l’application de la réglementation, simplement, pour des raisons sanitaires. Parce que la mauvaise qualité de l’air nous affecte tous et surtout les personnes les plus fragiles. La mauvaise situation du début de l’année nous confirme dans notre utilité, à sensibiliser, à ester en justice pour faire rétablir le droit commun.

Respire sur Radio classique

Ce matin, nous avons été interviewé sur Radio classique. Il nous semble tout d’abord important d’apporter quelques précisions. Nous respirons en moyenne, chaque jour, 15 000 litres d’air … pas d’oxygène. Un peu plus tard (toujours dans l’enregistrement), la plainte au civil de l’association Respire concerne l’affichage du CO2 ET la consommation de carburant dans la publicité automobile. Cet affichage est existant. Nous ne demandons qu’il soit affiché donc, mais qu’il soit affiché en plus grand, selon une règlementation européenne bien précise. Concernant les effets sur la santé de la pollution de l’air, vous pouvez en lire davantage dans la rubrique dédiée.

Pour notre implication dans l’amélioration de la qualité de l’air, elle est bien celle sonorisée par la radio qui nous a interviewé. Comme évoqué, nous incarnons une vision de la jeunesse, une façon de faire, de penser la société et le vivre ensemble. Nous avons nos activités respectives, nos moments partagés dont celui de consacrer un peu de temps pour l’intérêt général, par plaisir. Allier l’utile à l’agréable.

Pour écouter l’entretien, cliquer sur lecture ci-dessous :

 

Revue de web Respire #5 – 31 août 2011

En septembre, faites passer votre bébé au bio !

A quelles substances toxiques nos enfants sont-ils exposés et comment peut-on les protéger ? C’est ce que nous explique le Dr Patrice Halimi, Chirurgien-Pédiatre, qui animera plusieurs conférences sur le sujet.

En effet, une récente étude de l’Institut National de Veille Sanitaire a démontré, une nouvelle fois, les effets néfastes des microparticules sur la santé des plus jeunes. Ces microparticules émises par les véhicules diesel sont entre autre reconnues comme cancérigènes, irritantes et allergènes.

ASEF

Pollution de l’air par l’ozone au niveau 1, limitation de vitesse pour les véhicules

En vertu de l’arrêté inter-préfectoral co-signé par les préfets des départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur le 2 juin 2004 et par le préfet du département du Gard le 3 juin 2004, il a été décidé le déclenchement des mesures d’urgence de niveau 1 pour limiter les émissions de polluant des activités concourant à l’élévation du niveau de pollution.

Par conséquent, la vitesse a été limitée de 30km/h pendant la journée du lundi 22 août 2011, sur le département des Bouches-du-Rhône.

Maritima.info

Précisions concernant l’élaboration des schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie

Une instruction précise le calendrier d’élaboration du schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE), le contenu du volet éolien, et rappelle la nature et la vocation du schéma régional. Les SRCAE ont pour vocation de fixer des objectifs en terme de développement des énergies renouvelables et d’amélioration de l’efficacité énergétique et non des objectifs généraux en termes de politique énergétique.

Lemoniteur.fr

Le Club des villes et territoires cyclables va demander jeudi la mise en place d’un plan vélo national au ministère des Transports

«50% des déplacements en France font moins de 2km. Il faut convaincre les Français qui utilisent encore leur voiture pour effectuer ces petits trajets d’utiliser, quand c’est possible, le vélo».

Diverses propositions sont faites : un programme national intitulé «On travaille à vélo», dans lequel l’Etat mettrait à disposition d’un grand nombre de salariés des vélos ou une mesure incitative obligeant les entreprises à rembourser 0,20€ du km à ses salariés venant au travail à vélo. Cette taxe serait incluse dans le Versement transport dont les entreprises doivent s’acquitter.

Des mesures similaires existent déjà en Grande-Bretagne ou en Belgique.

20minutes.fr

Pollution de l’air aux hydrocarbures à La Rochelle

Le site d’info Techniques de l’Ingénieur a récemment interviewé Raymon Bozier, fondateur de l’association Respire La Rochelle. Respire, qui est l’acronyme de Rassemblement d’ Eco-citoyen pour Sensibiliser Protéger et Inciter au Respect de leur Environnement, a été constitué par des habitants de la région La Rochelle en septembre 2009 suite à une longue période de pollution de l’air par d’intenses odeur d’hydrocarbures. L’association compte 350 adhérents et poursuit son développement. Respire La Rochelle veille à l’information et à la concertation sur la question du risque technologique et à la protection des citoyens aux pollutions de l’air, de l’eau et des sols.

Bien que nos deux associations aient le même nom, nous ne travaillons pas sur les mêmes problématiques et nous n’œuvrons pas de la même manière pour atteindre notre objectif final. Par contre nous partageons la même vision sur les causes de nombreux problèmes de pollution : des décisions prises par l’Etat et/ou par des industriels sans que la société civile n’ait son mot à dire, mettant les citoyens devant un fait accompli sur lequel il n’est pas possible de revenir. Dans le cas de Respire La Rochelle, c’est l’installation ou l’extension de sites industriels sans consultation publique et sans intégration d’associations de citoyens aux débats. Dans notre cas, c’est la lutte contre l’inaction des pouvoirs publics et des industriels face à un risque sanitaire avéré : la pollution de l’air (nombreux dépassements de seuils de pollution dans les agglomérations françaises et européennes).

Respire La Rochelle a été créée sous l’impulsion de citoyens et de résidents habitant à proximité de sites industriels à risques (cf sites Seveso : sites industriels à risques entrant dans la classification ICPE) et cherchant des réponses à la cause d’une pollution de l’air et à la gêne occasionnée par celle-ci. L’association a été persistante dans sa lutte en faisant face aux différents blocages administratifs, techniques et juridiques. L’association a souhaité obtenir des réponses quant aux risques sanitaires et environnementaux que représentent des installations industriels ; au final les membres de l’association se sont rendus compte que la société Avia avait obtenu un permis de construire pour quatre cuves supplémentaires, soit 43 000m3 sur un site unique. Vu la taille de ces cuves et la réglementation concernant les informations à communiquer au public en amont de la construction de ces cuves (classification ICPE des dépôts pétroliers), la société Avia ne s’est pas conformée à la loi et n’a pas permis aux habitants jouxtant l’installation industrielle de prendre part à un débat public. Les habitants ont en effet été mis devant le fait accompli et n’ont pu influer sur les dispositions techniques pour l’installation des cuves, qui auraient pu éviter ces gênes olfactives. Comme le dit le fondateur de l’association Respire La Rochelle : « On appelle ça la politique du fait accompli. Il y a comme une impression, pour les riverains, d’arriver toujours trop tard, tant en ce qui concerne le risque que le développement industriel proprement dit…  Il faut cesser de prendre les citoyens pour des acteurs secondaires, pour ne pas dire des incompétents. »

Les conséquences de mettre la population dans une position secondaire et impuissante sont que les citoyens finissent par éprouver du ressentiment à l’égard des élus et donc, que la démocratie s’en trouve bafouée : « On désencombrerait significativement les tribunaux administratifs si la démocratie fonctionnait mieux dans notre pays. » (Raymon Bozier).

Chez Respire, nous trouvons également que les pouvoirs publics et industriels sont sourds face aux revendications des citoyens et ne tiennent absolument pas compte des chiffres de l’OMS et des organismes de mesure de la qualité de l’air. Pourtant, l’air est toujours plus pollué, le risque toujours plus grand et malgré cela les embouteillages s’emplifient et « le tout voiture » devient jour après jour une fatalité que notre société accepte par facilité.

L’interview du fondateur de l’association Respire La Rochelle : cliquez ici.