Voies sur berge à Paris, fermeture ou pas fermeture ?

Le sujet de la piétonnisation des voies sur berge dans le centre de Paris fait parler de lui. Cette promesse de campagne de l’actuelle Maire de la ville, Anne Hidalgo, subit des critiques argumentées de part et d’autres. Une commission d’enquête publique, sollicitée pour donner un avis (consultatif), a publié un rapport et s’est prononcée défavorablement. Nous avons lu le rapport en entier. Voilà notre retour.

Plan national santé-environnement 3 : Pour le Rassemblement pour la planète le compte n’y est pas !

Jusqu’au 17 octobre inclut, le PNSE-3 est ouvert aux observations du public. L’association Respire, avec les autres membres sur RPP, a donc proposé des pistes d’amélioration.

 

 

Le PNSE-3 qu’est-ce que c’est?

Le PNSE-3, c’est le Plan National Santé-Environnement. C’est à dire, le document qui doit servir de référence à l’orientation des politiques Santé-Environnement en France. Ce plan est renouvelé tous les 5 ans. Le PNSE-3 porte ainsi sur la période 2014-2018 et devra être adopté par les Ministres concernés début décembre 2014. A savoir, le PNSE n’est pas contraignant juridiquement. Le PNSE est ensuite décliné au niveau régional dans des PRSE.

Le PNSE-3 est donc le troisième Plan National de Santé Environnement.

Le premier a été élaboré à la suite de la conférence interministérielle de Londres en 1999, puis celle de Budapest en 2004 organisées par l’OMS et en cohérence avec la stratégie en santé-environnement élaborée par la Commission Européenne (SCALE). Portant sur la période 2004-2008, il était construit sur une approche intégrée et globale de l’ensemble des polluants et milieux de vie pour répondre aux enjeux de prévention des risques sanitaires-environnementaux.

Le PNSE-2, s’articulait sur deux axes: la réduction des expositions responsables de pathologies à fort impact sur la santé et la réduction des inégalités environnementales en cohérence avec d’autres plans (plan cancer, plan santé travail et plan national nutrition santé).

Une approche plus transversale pour le PNSE-3

Le nouveau PNSE, donc le PNSE-3, propose une nouvelle approche de la santé-environnementale autour du concept d’exposome.

La notion d’exposome implique de prendre en considération les diverses sources de pollution susceptibles de concourir à l’altération de la santé des individus, à la fois en considérant la totalité des voies d’exposition à un polluants ou une nuisance et, quand c’est possible, les interactions entre polluants.

Ce changement de paradigme permet donc on PNSE-3 d’être beaucoup plus transversal entre les différentes thématiques en analysant les interactions entre polluants mais aussi beaucoup plus large en prenant en compte les effets chimiques, biologiques et toxicologiques des polluants tout au long de la vie d’un individu.

… Mais trop peu ambitieuse

Respire salue les volontés d’intégrer une transversalité entre les problématiques ainsi que l’approche de l’exposome.

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Cependant, nous regrettons le manque de solutions concrètes dans le PNSE-3, axé surtout sur la recherche et l’amélioration des connaissances dont une sérieuse base est pourtant aujourd’hui disponible pour agir. Nous soutenons la recherche et l’importance de l’amélioration des connaissances dans le domaine de la qualité de l’air mais elle doit être couplée avec des recommandations ambitieuses ayant pour objectif d’obtenir des résultats concrets à court terme et de cultiver les élus à la problématique centrale de la santé-environnement.

 

Pour lire le communiqué de presse du RPP avec les commentaires apportés par les associations membres:

http://www.generations-futures.fr/2011generations/wp-content/uploads/2014/10/CP161014_PNSE3-1-VF.pdf

Pour lire les propositions de Respire:

Commentaires Respire

 

Et vous, qu’en pensez-vous?

 

 

La qualité de l’air européen passée au crible

Un rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement (AEE) publié début novembre confirme que l’état de l’air en Europe ne s’améliore pas : les niveaux de particules fines et d’ozone dans l’air – deux polluants présentant des risques sanitaires – ne diminuent pas.

Le rapport de l’AEE passe en revue et analyse la qualité de l’air dans 38 pays européens. Les données analysées couvrent la période 1990-2009.Le rapport fait un état des lieux de l’air en Europe aujourd’hui et la manière dont la qualité de l’air a évolué depuis 20 ans. L’agence européenne analyse aussi l’atteinte ou non des objectifs fixés par l’Union Européenne et par l’Organisation Mondiale de la Santé. Enfin le rapport liste les impacts des grandes familles de polluants sur la santé, l’environnement et le climat.

L’agence européenne a mesuré que les émissions de dioxyde de souffre et de plombs ont nettement diminué sur la période étudiée. Par contre pour des raisons complexes les niveaux de particules fines et d’ozone dans l’air n’ont pas diminué. L’agence européenne précise que le lien entre l’émission de ces polluants et leur niveau mesuré dans l’air est difficile à établir. Ce pourquoi il est complexe d’agir sur les sources pour garantir des résultats efficaces.

Les particules fines et l’ozone sont deux polluants atmosphériques présentant des risques sanitaires importants. Ceci avait déjà été établi dans l’étude APHEKOM menée par l’INVS. Les particules fines et l’ozone ont des impacts importants sur les écosystèmes et sur la santé humaine. Les particules fines émises en grande partie par les véhicules diesel sont responsables entre autres de nombreux décès (maladies cardio vasculaires) et aggravent les risques d’asthmes pour les personnes habitant à proximité de routes avec un trafic important.

De nombreux pays européens ne respectent pas les seuils limite d’exposition aux particules fines et à l’ozone. Ces seuils préconisés par l’OMS permettent de garantir un air de qualité aux individus. L’étude chiffre à 80-90% le pourcentage de la population urbaine européenne exposé à un air ne respectant les seuils fixé par l’OMS pour les particules fines et à 95% pour l’ozone. Une grande majorité des européens sont exposés à longueur de journée à des niveaux de pollutions importants.

En 2005 l’Union Européenne avait lancé un programme d’action visant à atteindre en 2020 un niveau de qualité de l’air équivalent à l’année 2000. Si cet objectif était atteint il y aurait une diminution de 47% de la réduction de l’espérance de vie due à une exposition importante aux particules fines et une réduction de 10% de la mortalité due à une exposition importante à l’ozone. On voit bien donc l’atteinte des objectifs relève d’un enjeux sanitaire primordial et que l’amélioration de la qualité de l’air (en suivant les objectifs de l’OMS) aurait un impact conséquent sur l’amélioration de la qualité de vie.

Et pourtant …

Le secteur des transports n’engage pas les changements souhaités pour réduire massivement les émission de polluants atmosphériques.

Pour la quasi-totalité des polluants générés par les transports, le niveau des émissions a diminué en 2009 en raison d’une chute de la demande de transport. Cependant, cette baisse est due à la récession économique. Il faut donc maintenant que le système des transports en Europe opère une transition bien plus marquée pour éviter les augmentations d’émissions, y compris en période de forte croissance économique. Professeur Jacqueline McGlade, directrice exécutive de l’AEE.

Selon le dernier rapport annuel sur les émissions dues aux transports publié par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules a été annihilé par l’augmentation de la demande de transport et par l’augmentation du parc de véhicules.

La dangerosité de la pollution atmosphérique est connue et avérée, l’amélioration de la qualité de l’air est possible : et pourtant le prix du diesel est toujours incitatif par rapport à l’essence, on continue à vendre des voitures et à se reposer sur le modèle de développement « tout voiture », d’autres solutions de transports ne sont pas généralisées et l’amélioration technologique se fait à la marge.

 

Rapport Qualité de l’Air – Agence Européenne de l’Environnement

S’il n’y avait que l’air: les contentieux entre la France et l’Europe

L’association Respire suit avec beaucoup d’intérêt les échanges par médias interposés entre tous les bords politiques … Deux tribunes, parues le même jour dans la presse nationale, remettant en question l’action gouvernementale et le bilan du Grenelle de l’environnement, arrivent au moment de la sortie du 4ème « Rapport sur l’application du droit communautaire de l’environnement : de la prise de conscience à la mobilisation des acteurs« , porté par la sénatrice UMP Fabienne Keller présenté le 26 octobre 2011. Pour dire quoi ? Que la France a des progrès à faire sur la transposition des directives dans le domaine environnemental et des progrès sur l’eau, l’air et le bruit.

La France sous surveillance de la Commission européenne

Le nombre total d’infractions au droit de l’Union européenne de l’environnement s’élève à 21 en 2010 pour la France, sur 440 procédures d’infraction ouvertes. Pour en connaître la liste précise, nous vous renvoyons sur le site du Sénat.
Pour l’eau, le bruit et la qualité de l’air, la France est en retard. Les contentieux dans le domaine environnemental concernent ainsi 17% des contentieux engagés par l’Union Européenne (Pour la France, le mépris des règles vertes a un prix, La France risque une condamnation européenne (La Croix, jeudi 27 octobre 2011), Eau, qualité de l’air et bruit : la France sous surveillance de la Commission. Mais même si le rapport de la sénatrice Fabienne Keller constate que la création d’un grand ministère de l’Écologie a favorisé l’intégration des problématiques environnementales au sein des politiques publiques et permis d’améliorer la transposition des directives, des points noirs demeurent, sur l’eau, la qualité de l’air et le bruit.

Aux termes de ses investigations, votre rapporteur constate que l’embellie précédemment constatée s’est confirmée, puisque le nombre d’infractions n’a pas augmenté (sic. !)

L’eau, le bruit …

Disposant de nombreux outils de planification pour améliorer la qualité de l’eau, la France a pris depuis 20 ans un retard très important dans l’application de la directive 91/271/CEE sur les eaux résiduaires urbaines. Et maintenant, c’est la directive cadre sur l’eau de 2000 (DCE) établissant une structure réglementaire pour une politique globale communautaire dans ce domaine qui ne sera probablement pas tenue. Cette directive vise à prévenir et réduire la pollution des eaux, promouvoir son utilisation durable, protéger l’environnement, améliorer l’état des écosystèmes aquatiques (zones humides) et atténuer les effets des inondations et des sécheresses. L’objectif pour 2015 est le « bon état écologique » des milieux aquatiques et du bassin versant. On lira le rapport argumenté du WWF-France sur l’Etat des eaux pour se convaincre que l’objectif de 2015 sera difficilement atteignable, tant en terme de qualité que de volonté politique (nous serions tenté de parler de la directive européenne nitrate et des « fameuses » et historiques algues vertes en Bretagne, dont le triste volume de 66 000 m3 a été ramassé au 25 octobre dernier).

Concernant le bruit, alors que la directive sur le bruit de 2002 exige l’élaboration d’une cartographie autour des principales infrastructures et agglomérations, seul un tiers des cartes a été réalisé. La problématique n’est pas anodine : 16% des habitants de l’Union souffrent d’une déficience auditive. Nous pourrions nous permettre un trait d’esprit sur l’automobile. En réduisant le trafic quand cela est possible, on réduirait à la fois le bruit … et l’odeur.

Toutefois, si l’implication des acteurs dans la mise en œuvre des directives doit être saluée, la fragilité des résultats acquis dans le domaine de l’eau est préoccupante. Il en est de même de l’émergence de nouveaux dossiers à risques, tels que l’air et le bruit. (extrait du rapport)

Visionner l’interview de Fabienne Keller et de Gérard Miquel présentant le rapport sur le droit communautaire de l’environnement.

… et l’air.

L’association Respire, dont l’objet principal d’action est la pollution de l’air, et pour le moment principalement la pollution atmosphérique générée par les véhicules à moteur thermique, a déjà évoqué le contentieux sur les particules fines de type PM 10. La loi européenne prévoit qu’un seuil de 50 μg/m3 (microgrammes par mètre cube) ne doit pas être dépassé, en moyenne journalière, plus de 35 fois par an, ce qui n’est pas le cas pour un certain nombre d’agglomérations.

Reste également que les sources d’émissions de particules, soyons honnêtes :

  • sont multiples : chauffage au bois, activités agricoles, trafic automobile, industries ;
  • en proportions variables : le résidentiel et le trafic automobile sont les principaux émetteurs ;
  • générées pour des raisons contradictoires entre elles : on demande d’utiliser plus d’énergie renouvelable comme le bois, mais les résidus de sa combustion incomplète génère beaucoup de particules fines et d’hydrocarbures aromatiques polycyclique -(HAP). L’exemple des filtres à particules (FAP) sur les véhicules diesel est également révélateur de ces contradictions. Ceux-ci ont vocation à agir sur les PM 10. Cependant, les FAP dits « catalysés » engendrent deux effets négatifs. D’une part, ils ne filtrent pas les très fines particules, qui s’avèrent pourtant les plus dangereuses sur la santé. D’autre part, ils engendrent davantage de dioxyde d’azote, autre polluant atmosphérique nocif pour la santé ;
  • pourraient être diminuées si la législation au niveau européen était plus stricte quand à la protection des citoyens. La norme EURO 6, la plus sévère, ne sera applicable qu’à compter de 2016. La norme EURO 5 n’est elle-même applicable que depuis 2011, et ne concerne que les nouveaux véhicules.

Communiqué de presse de l’Organisation Mondiale de la Santé

26 septembre 2011 | Genève – La pollution atmosphérique atteint des niveaux dangereux pour la santé dans de nombreuses villes, selon les données sur la qualité de l’air publiées aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il s’agit d’une compilation sans précédent de données concernant près de 1100 villes dans 91 pays, dont des capitales et des villes de plus de 100 000 habitants.

Plus de 2 millions de victimes

L’OMS estime que, chaque année, plus de 2 millions de personnes meurent du fait de l’inhalation de particules fines présentes dans l’air intérieur et extérieur. Les particules PM10, d’une taille égale ou inférieure à 10 micromètres, peuvent pénétrer dans les poumons, entrer dans la circulation sanguine et provoquer des cardiopathies, des cancers du poumon, des cas d’asthme et des infections des voies respiratoires inférieures.

Le seuil fixé dans les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air s’agissant de la concentration moyenne annuelle des particules PM10 est de 20 microgrammes par mètre cube (µg/m3), mais les données publiées aujourd’hui montrent que, dans certaines villes, cette concentration atteint jusqu’à 300 µg/m3.

Principaux résultats

Les principales informations qui ressortent de cette étude sont les suivantes:

  • Il est courant de constater des niveaux constamment élevés de pollution par les particules fines dans beaucoup de zones urbaines. Cette pollution provient souvent de sources de combustion telles que les centrales électriques et les véhicules à moteur.
  • L’exposition moyenne annuelle aux particules PM10 de l’immense majorité des populations qui habitent en milieu urbain dépasse le seuil de 20 µg/m3 recommandé dans les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air. En moyenne, seules quelques villes présentent actuellement des valeurs conformes aux lignes directrices de l’OMS.
  • Pour l’année 2008, on estime à 1,34 million le nombre de décès prématurés attribuables à la pollution atmosphérique en ville. Si les valeurs avaient été partout conformes aux lignes directrices de l’OMS, 1,09 million de vies auraient pu être sauvées cette année-là. Le nombre de décès attribuables à la pollution atmosphérique en ville a augmenté par rapport à l’estimation de 2004, qui était de 1,15 million. Ceci s’explique par l’augmentation récente de la pollution atmosphérique et de la taille des populations mais aussi par le fait qu’il y a davantage des données disponibles et les méthodes employées meilleures.

«La pollution atmosphérique est un grave problème de santé et nous devons absolument redoubler d’efforts pour en atténuer les répercussions», déclare le Dr Maria Neira, Directeur du Département Santé publique et environnement de l’OMS. «Si nous contrôlons et gérons l’environnement correctement, nous pouvons réduire considérablement le nombre de gens qui souffrent d’affections respiratoires et cardiaques, et de cancer du poumon. Partout dans le monde, l’air des villes est souvent pollué par les gaz d’échappement, la fumée des usines ou la suie des centrales électriques qui fonctionnent au charbon. De nombreux pays sont dépourvus de réglementation sur la qualité de l’air et, lorsqu’il y en a une, les normes nationales et leur application varient considérablement», a-t-elle ajouté.

Comprendre les risques sanitaires

L’OMS appelle à renforcer la sensibilisation aux risques sanitaires que représente la pollution atmosphérique, à mettre en œuvre des politiques efficaces et à contrôler de près la situation dans les villes. Une réduction de la concentration annuelle moyenne de particules PM10 de 70 µg/m3 à 20 µg/m3 devrait entraîner une baisse de 15% de la mortalité – ce que l’on peut considérer comme un progrès non négligeable en termes de santé publique.

Là où le niveau de pollution est plus élevé, une réduction dans les mêmes proportions aura moins d’impact sur la baisse de la mortalité mais apportera néanmoins d’importants bienfaits pour la santé.

«Les solutions à la pollution atmosphérique en ville dépendront de l’importance relative des différentes sources de pollution, du niveau de développement et de la géographie locale», affirme le Dr Carlos Dora, Coordonnateur de l’unité Interventions pour des environnements sains du Département Santé publique et environnement de l’OMS. «Les informations contenues dans la base de données de l’OMS doivent principalement permettre aux villes de surveiller l’évolution de la pollution atmosphérique dans le temps afin de choisir des interventions efficaces, de les améliorer et de les généraliser», a-t-il ajouté.

Agir à tous les niveaux

Dans les pays développés comme dans les pays en développement, les principales causes de pollution atmosphérique sont les moyens de transport motorisés, les industries petites ou grandes, l’utilisation de biomasse et de charbon pour la cuisine et le chauffage, ainsi que les centrales électriques au charbon. L’utilisation de bois et de charbon pour le chauffage des logements contribue beaucoup à la pollution atmosphérique, notamment en milieu rural pendant les mois d’hiver.

«Pour juguler la pollution et atténuer ses effets sur la santé, il faut prendre des mesures au niveau local, appliquer des politiques nationales et conclure des accords internationaux», dit le Dr Michal Krzyzanowski, Chef du Centre européen OMS de l’environnement et de la santé à Bonn (Allemagne). «Grâce aux données tirées du contrôle de la qualité de l’air publiées aujourd’hui, nous savons dans quelles régions il faut agir en priorité et nous pouvons évaluer l’efficacité des politiques et des mesures mises en œuvre.», a-t-il ajouté.

Informations sur la base de données de l’OMS

Les données sur la qualité de l’air ont été compilées à partir de sources nationales ou municipales publiques et sont fondées sur les résultats des contrôles de la qualité de l’air effectués dans chaque ville. Pour éviter les surestimations, les valeurs figurant dans la base de données correspondent à des sites de contrôle urbains, parmi lesquels des bords de routes mais pas des sites industriels ou d’autres «sites sensibles» qui ne sont pas représentatifs de la pollution à laquelle beaucoup de gens sont exposés (p. ex. bretelles d’autoroute).

Les valeurs figurant dans la base de données, y compris les concentrations rapportées de particules PM10, correspondent à des moyennes annuelles. La concentration de particules PM10 est un indicateur important de la pollution atmosphérique en milieu urbain et des risques sanitaires associés au mélange complexe de polluants que l’on trouve généralement en ville. Les petites particules PM10 peuvent pénétrer en profondeur dans les poumons, passer dans le sang et léser plusieurs organes. Pour certaines villes, on dispose de données sur des particules encore plus petites, comme les PM2,5, qui figurent également dans la base de données.

Ces données sont basées sur des mesures effectuées de 2003 à 2010 et la grande majorité d’entre elles correspondent à la période 2008-2009. Les données sont présentées par ville, par population urbaine de chaque pays (si elles sont disponibles) et par Région de l’OMS.

La pollution de l’air cause 2 millions de décès chaque année

Revue de web Respire #3 – 19 juillet 2011

ESPAGNE

Un groupe de recherche de l’Université de Cordoue (UCO) propose un modèle multi-fractal pour étudier la pollution atmosphérique urbaine, l’objectif étant de déterminer comment la morphologie de la ville influe sur la distribution spatiale et temporelle des polluants. Un autre point d’intérêt dans ce projet est l’étude de la distribution spatiale et temporelle des particules en suspension dans l’air, connues sous le nom de PM10 [3], dont l’une des sources est le trafic routier.

BE Espagne numéro 106

FRANCE

Rapport d’évaluation concernant le Plan d’action national sur les droits de l’homme (2009-2010)

Le rapport mentionne : « Concernant le droit à l’environnement, la qualité environnementale s’est améliorée, les droits et intérêts du public en la matière ont été assurés. Le Plan national d’adaptation au changement climatique a bien été appliqué. »

CRIonline

Top 5 des villes françaises les plus vertes

Si la tendance gagne petit à petit tout le territoire, les agglomérations du littoral Ouest sont tout de même les pionnières et les plus compétentes en la matière. Après Stockholm en 2010, Hambourg cette année et la ville espagnole Vitoria-Gasteiz en 2012, Nantes (Loire-Atlantique) sera la capitale verte d’Europe en 2013. Décerné par la Commission européenne, ce prix vient saluer la ville auteure d’une politique de développement urbain aussi respectueuse de l’environnement que possible.

Zegreenweb

Airaq vient de lancer une alerte d’information. Le niveau de dioxyde de souffre dans l’air, autour du bassin de Lacq, est en hausse.

C’est une forte concentration de dioxyde de soufre qui est à l’origine de cette alerte. Cette augmentation des concentrations, due aux fortes chaleurs et aux émissions industrielles sur le bassin de Lacq.

pyrénéesinfos

La Gironde se dote d’un cartable « sain » pour la rentrée

L’idée est d’équiper les enfants avec des fournitures contenant le moins de polluants possibles. Objectif : que chacun devienne des éco-consomm’acteurs en « repérant les signes, les logos et arguments qui ont un impact environnemental ou social.

Aqui!

Les décrets pris pour l’application des dispositions du Grenelle 2 dopent l’actualité réglementaire

Les textes en environnement se bousculent ces temps ci et ce n’est pas fini citons entre autres : les modalités opérationnelles de transposition de la « directive déchets », la transposition de la directive « émissions industrielles », la réforme des études d’impact, la réforme des enquêtes publiques, la réforme des modalités de contrôle périodique des installations classées, le décret issu du Grenelle fixant le contenu obligatoire du reporting social et environnemental pour certaines entreprises, la réforme des garanties financières, l’Ordonnance d’harmonisation des polices administratives et judiciaires de l’environnement, le décret classant les sols en vulnérabilité forte ou moins forte. Ne sont cités ici que les projets très novateurs en laissant les nombreux arrêtés seulement « modificatifs » !

actu-environnement

Halluin traque les Pollueurs

L’association Atmo, qui surveille la qualité de l’air, vient de lancer une étude qui va durer près d’un an. Elle espère pouvoir localiser la source des dioxines et des PCB-DL qui empoisonnent depuis dix ans le versant nord. Pour localiser les pollueurs, onze capteurs vont être installés en France et en Belgique. En prenant en compte les vents, les scientifiques devraient pouvoir remonter aux origines des pollutions.

20minutes

Le Certam bénéficie d’un investissement de 17 millions d’euros

Créé en 1990, le Certam est devenu un des acteurs nationaux reconnus de la recherche dans le domaine de l’automobile. Ses travaux portent principalement sur la diminution des gaz à effet de serre et des polluants produits par la combustion des carburants dans les moteurs. Développés pour l’industrie du pétrole et l’automobile, ces travaux trouvent aujourd’hui des prolongements dans les domaines de l’aéronautique, la pharmacie et la qualité de l’air.

drakkaronline

Aménagement des berges de Seine : pour ou contre ?

Les parisiens ont jusqu’au 2 septembre 2011 pour exprimer leur point de vue sur le projet d’aménagement des voies sur berges, dans leur mairie d’arrondissement. Le 8 juillet 2011, soit 4 jours après le début de l’enquête, les quelques réactions des parisiens exprimées dans le cahier d’observations, mis à disposition du public dans chaque mairie parisienne, sont mitigées

paristribune

CHINE

Plan régional pour renforcer la campagne antipollution

Beijing, ainsi que Tianjin et la province du Hebei établiront un projet commun à long terme de dépollution de l’air. Pour atteindre ces objectifs, on imposera des restrictions plus strictes sur les véhicules à moteur. La norme Euro 5 de l’Union européenne sur les émissions des gaz d’échappement sera appliquée au cours du premier semestre de 2012. Toutes les nouvelles voitures devront se conformer à cette norme plus élevée

Pour remplir la promesse de Jeux verts, les autorités gouvernementales de Beijing et de cinq régions voisines avaient investi pour s’attaquer au problème de la pollution atmosphérique, ce qui avait permis d’améliorer la qualité de l’air pendant l’événement. La situation a empiré peu après que la coopération a cessé, à la fin des Jeux.

French.China.org

SUISSE

La Suisse n’a pas rempli les engagements qu’elle a pris en ratifiant le Protocole de Kyoto, à savoir réduire ses émissions de gaz à effet de serre entre 2008 et 2012 d’au moins 8% en moyenne par rapport à 1990.

L’urbanisation croissante, l’extension des infrastructures de transport et l’agriculture excessive exercent une forte pression sur les écosystèmes (prairies, marais, forêts), lit-on dans le rapport de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) et l’Office fédéral de la statistique (OFS). Plus d’un tiers des 13 500 espèces de plantes, d’animaux et de champignons inventoriées est menacé.

RomandieNews