Changement climatique, pollution de l’air et incidence sur la santé

L’association RESPIRE, qui lutte contre la pollution de l’air, la pollution atmosphérique et ses incidences sur la santé souhaitait depuis quelques temps faire un point sur le rapprochement entre le dérèglement climatique et ses incidences sur la santé. Comment ? En établissant un lien entre l’augmentation des températures et l’augmentation mécaniques des épisodes de pollutions à l’ozone. Le projet européen TRAP se penche actuellement sur la question.

Dérèglement climatique, pollution de l’air et ozone

Pour ainsi dire, l’un ne va pas sans l’autre. En tout, cas, l’un aggrave l’autre. L’augmentation des températures favorise l’apparition des pics d’ozone, ces fameuses périodes d’irritation générale que l’on apprécie tous tant pendant les périodes chaudes de l’année. La formation de l’ozone troposphérique, c’est-à-dire de l’ozone des basses couches de l’atmosphère, résulte de la transformation physico-chimique des polluants primaires (composés d’azote et d’oxygène ou Nox, composés organiques volatils (COV), monoxyde de carbone (CO)) au cours de leur « séjour » dans l’atmosphère.

Le projet européen TRAP

Les scientifiques qui composent le réseau de partenaires participant au projet européen TRAP (lancé en 2009) travaillent sur l’impact du changement climatique sur la santé publique. Selon eux, la part des décès liés au changement climatique devrait augmenter dans plusieurs pays européens au cours des soixante prochaines années. C’est loin, certes, mais au moins c’est dit. Les alarmes sur le dérèglement climatiques dates d’il y a plus de 40 ans et c’est à peine aujourd’hui que l’on s’y met. Toujours selon ces mêmes scientifiques, la Belgique, la France, l’Espagne et le Portugal vont être les plus touchés par une augmentation de la mortalité liée à l’ozone, qui pourrait se situer entre 10 et 14 % supplémentaires. Le Climate Trap s’est particulièrement penché sur l’augmentation des niveaux d’ozone, car c’est  »un polluant très oxydant. Il provoque des problèmes respiratoires qui peuvent conduire à des hospitalisations et des décès », indique le docteur Hans Orru, expert de la pollution de l’air de l’université d’Umea (Estonie).

Or,  »la formation d’ozone troposphérique est ammenée à augmenter à mesure que les températures vont croître ».

Dérèglement climatique et pollution de l’air : la réduction comme 1er outils commun

Réduire la consommation énergétique, réduire les déplacements polluants, c’est réduire automatiquement les émissions dues à la production de cette énergie (de tout type) et réduire les émissions de polluants dans l’atmosphère (moins de carburant brûlé).

C’est aussi réduire les émissions de CO2 et donc participer à la lutte contre le dérèglement climatique. Sans oublier les avantages directs sur le coût financier par foyer, le coût économique pour la société en terme de dépenses de santé, d’infrastructures et le bien être en milieu urbain. Qui est contre cela ? Personne … ou presque

article d’actu-environnement à ce sujet

Revue de web Respire #6 – 14 septembre 2011

SÉNÉGAL

Aéroport, port, Hlm et Sandaga : Ces zones de Dakar où l’air est très pollué

Une cabine blanche est sur le flanc gauche de la cathédrale de Dakar. L’installation n’attire pas la curiosité des Dakarois qui empruntent cette avenue. Et pourtant, l’instrument est une unité de mesure de la qualité de l’air. Pour le ministre de l’Environnement, la pollution est source de maladies pulmonaires et cardiovasculaires. Et de rappeler que l’Etat a manifesté la ferme volonté de combattre tous les facteurs de pollution. Il en veut pour preuve, l’interdiction d’importation des véhicules de plus de 5 ans.

Le Soleil

Lutte contre la pollution atmosphérique à Dakar : Djibo Kâ veut un bulletin d’info au Quotidien

La pollution atmosphérique à Dakar a atteint des proportions importantes, selon les spécialistes. Ainsi, le ministre de l’Environnement, Djibo Kâ, prône une diffusion du degré de pollution quotidien afin de sensibiliser la population, notamment les conducteurs sur les effets négatifs de la pollution de l’air.

C’est à ce titre que le ministre de l’Environnement a signé un partenariat avec l’agence de la Météorologie afin d’informer quotidiennement la population sur la qualité de l’air dans les zones les plus fréquentées de la capitale sénégalaise. Le ministre estime, par ailleurs, que les habitants des villes sont dix fois plus sujets à des problèmes respiratoires que des individus vivant en milieu rural. ‘Leur espérance de vie est ramenée à 40 ans, contre 54 ans pour le reste de la population’, dit-il.

Pour sa part, l’expert chargé de la gestion du centre de la qualité de l’air, Boubacar Mbodji, soutient que la pollution atmosphérique fait perdre chaque année à l’économie sénégalaise plus de 1,2 % de son Pib, soit environ 20 milliards de francs Cfa.

Walf Fadjri

FRANCE

Actualisation du système national d’inventaires d’émissions et de bilans dans l’atmosphère placé sous la surveillance du Ministère de l’écologie.

Par arrêté du 24 août 2011, le système national d’inventaires d’émissions et de bilans dans l’atmosphère (SNIEBA) – créé en 2007 dans le cadre des engagements du protocole de Kyoto, se trouve actualisé.

Il a pour but de faciliter l’estimation des émissions des principaux polluants atmosphériques et les émissions et absorptions de gaz à effet de serre par les différents secteurs d’activité.

Net-Iris

Les plantes dites «dépolluantes» remises en cause par l’Ademe

Pour purifier l’air intérieur, l’aération reste plus efficace que les plantes «dépolluantes» dont l’efficacité n’est pas prouvée scientifiquement, avertit l’Ademe.

Selon l’Ademe, une quarantaine de plantes sont actuellement référencées avec cet argument «commercial mais pas toujours fondé sur des études scientifiques».

20minutes

Paris épinglée sur la qualité de l’air

La pollution de l’air s’aggrave à Paris. Entre 2005 et 2009, le nombre de jours annuels atteignant un pic de particules fines est passé de 50 à 91 place Victor-Basch (14e arrondissement) et de 1 à 23 à la station des Halles, au centre de la capitale.

Parmi les grandes villes d’Europe de l’Ouest, Paris a ainsi pris du retard dans la lutte pour l’amélioration de la qualité de l’air. Telle est la conclusion d’un classement que publient plusieurs ONG allemandes réunies dans le programme Soot Free Cities (villes sans suie).

BASTAMAG

SUISSE

La qualité de l’air insatisfaisante à Genève

La qualité de l’air était toujours insatisfaisante dans le canton de Genève en 2010. Les valeurs limites de dioxyde d’azote, d’ozone et de particules fines ont été régulièrement dépassées, notamment au centre ville.

La situation stagne depuis dix ans. La qualité de l’air est inégale sur l’ensemble du territoire genevois. Si la pollution à l’ozone et aux particules fines touche tout le canton, les émissions excessives de dioxyde d’azote se situent surtout au centre de l’agglomération.

TDG

Les cancers de l’Etang de Berre

Un interne des Hôpitaux de Paris réagit aux conclusions tirées par l’INVS concernant le lien entre la pollution atmosphérique à l’Étang de Berre et les hospitalisations pour pathologies cardiovasculaires et respiratoires.

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Le pourtour de l’Étang de Berre est une zone densément peuplée, où de nombreuses industries ont été installées depuis plus de 50 ans. La zone Fos-Étang de Berre est ainsi la zone industrielle la plus importante de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), regroupant sur plusieurs sites un important complexe pétrochimique et sidérurgique. Les industries émettent de nombreux polluants atmosphériques qui en font une des zones les plus polluées en France, malgré l’instauration de normes de plus en plus contraignantes et les progrès techniques réalisés par les industriels qui ont permis une diminution des rejets depuis 20 ans.

Dans ce contexte et devant les nombreuses interrogations de la population et des associations écologistes, une étude descriptive écologique de la morbidité hospitalière pour les pathologies cardio-vasculaires, respiratoires et pour cancer a été menée sur la période 2004-2007.

L’étude n’est que très peu concluante. Les seuls résultats statistiquement significatifs retrouvés par l’étude seraient en faveur d’un sur risque très modéré d’infarctus du myocarde et de leucémies aiguës chez les patients ayant subi une forte exposition aux toxiques industriels de la région. On ne retrouve en particulier pas de sur risque de pathologie cancéreuse solide, notamment pulmonaire, ni de bronchopathie obstructive (BPCO). La significativité statistique de ces résultats reste tout de même discutable et les chiffres retrouvés peuvent très bien être dus au hasard, compte tenu de la puissance faible des études descriptives.

Les résultats de cette étude sont difficilement interprétables compte-tenu de biais évidents de confusion notamment (durée d’exposition aux toxiques en particulier, les patients qui ont respiré cet air pendant 20 ans et ont ensuite migré vers des cieux plus clairs ne sont pas pris en compte, ceux qui se sont installés il y a 6 mois ou qui ont fait un Infarctus en vacances ont été inclus…), de la faible puissance du type d’étude et de choix discutables dans les méthodes. Une étude de cohorte historico-prospective (une étude sur une longue période couplée à un recueil de résultats anciens) portant sur une période beaucoup plus longue et sur un échantillon de fait plus élevé, et sur une population mieux ajustée (par rapport à la durée d’exposition aux effluents toxiques), avec un modèle de régression logistique et calcul d’une relation dose-effet, mais qui serait bien évidemment beaucoup plus coûteuse, beaucoup plus compliquée et probablement plus subversive, serait plus adaptée à l’objectif et donnerait des résultats plus maniables.

 

Synthèse de l’étude :

Pour télécharger l’étude complète : cliquez ici

On mange ce qu’on respire

photo Renaud Joly, Photo prise le : 1 juillet 2006.<br />Nikon D70<br />111 Affichages<br />
Photo publiée sous licence creative commons

Actu-environnement, un site web d’info sur le secteur de l’environnement, reprend dans un article publié le 23 aout une étude menée par Airparif et l’Inra dont l’objectif est d’appréhender l’impact de la pollution automobile sur les espaces cultivés à proximité des grands axes. L’article est intitulé « Pollution atmosphérique : l’agriculture exposée ».

Cette étude menée en partenariat avec l’Inra était le deuxième volet d’un projet cherchant à comprendre la pollution de proximité. La première étude du projet avait comme objectif de comprendre comment les franciliens les plus exposés à ce risque l’appréhendait. Le projet de recherche « Approche psycho-sociologique de la quantification de la pollution de proximité au trafic dans l’agglomération parisienne », piloté par Lionel Charles, chercheur en sciences sociales, avait pour objectif de mieux cerner le ressenti de la pollution de l’ air auprès d’un échantillon de Franciliens, résidant, ou travaillant, à proximité d’axes de circulation, et volontaires pour être équipés par Airparif de capteurs portatifs.

Suite à l’étude sur l’appréhension de la pollution de proximité, Airparif a voulu connaitre le degré d’exposition des espèces végétales agricoles à proximité des axes routiers. On connait le risque que représente les polluants dans les rejets automobiles, on peut donc supposer que ce type de dépôts sur des produits agricoles est potentiellement néfaste pour la santé. L’objectif de l’étude était de voir la quantité de dépôts de polluants sur les espèces végétales. Les résultats de l’étude sont les suivants : « les mesures ont permis d’observer une augmentation des concentrations de polluants et des dépôts métalliques liés au trafic, à mesure que l’on se rapproche de l’autoroute A6. Et si la pollution atmosphérique expose les personnes à des problèmes respiratoires, le risque de dépôts sur des produits alimentaires est indéniablement tout aussi important. »

Airparif conclue son étude en spécifiant qu’il leur faudra désormais évaluer le risque alimentaire des espèces végétales « polluées » et analyser les conséquences des applications des distances de sécurité entre les champs et les axes routiers importants.

 

AIRPARIF ACTUALITÉ -2011 08 NEWSLETTER AOUT

Suie … la particule

J’aime bien regarder X:enius. Ce qui est pratique c’est que l’émission passe le matin, pendant le petit déjeuner. Ça détend et stimule pour la journée. Et là, une émission sur la pollution atmosphérique. L’association Respire vous en fait profiter un peu (même si la vidéo n’est plus disponible …).

Dans le deuxième focus, il y a plein de choses intéressantes à découvrir : les schémas animés pour montrer les particules et les suies au microscope, expliquer leur trajet dans les poumons, leur lien avec les suies cancérigènes issues de la combustion des moteurs Diesel, avec les pollens, les réactions immunitaires et inflammatoires des personnes allergiques et des personnes non allergiques.

Fuis moi je te suie

Une particule de suie au microscope

80% des particules qui se forment dans l’atmosphère à partir du dioxyde d’azote et du dioxyde de souffre (provenant du transport automobile) contiennent des traces de suie.  Ce qui fait que ces particules de suie extrêmement fines et cancérigènes peuvent pénétrer de façon inaperçue dans l’organisme.

Les particules, avec des inclusions de suie et les suies elles-mêmes flottent dans l’air et nous les respirons. Dans l’appareil respiratoire, elles se mélangent au mucus. Les particules de suie étant insolubles, elles restent dans les tissus et forment des dépôts. Plus elles sont fines, plus elles pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire jusque dans les alvéoles pulmonaires. De là, elles passent dans le sang et peuvent atteindre le cœur et le cerveau.

Pollen et suie vont de paire

Pollen (en vert) et composants chimiques (en rose)
Les composants chimiques, en plus du pollen augmente fortement la réaction inflammatoire

Professeur Jeroem Buters nous explique : « Les particules de diesels sont constituées d’un noyau de carbone entourés de nombreux composants chimiques. On sait déjà que ce noyaux provoque des réactions inflammatoires. Mais que font les autres composants ? » Des tests montrent que la réponse immunitaire du pollen couplée à des suies (et les composants chimiques accrochés) est considérablement augmentée par rapport à des pollens seuls. Les allergiques souffrent davantage en ville donc. Quant aux non-allergiques, les substances chimiques accrochés aux pollens leur provoquent également des réactions inflammatoires.

94 jours au lieu de 35

Arthur de Pas, ingénieur communication à Airparif, nous offre quelques informations sur le dépassement des normes. Selon les normes européennes, le taux de particules PM 10 journalier (sur 8 heures) est de 50 micro-gramme par mètre cube d’air à ne pas dépasser plus de 35 jours par an. À la station de mesure des Champs-Elysées le dépassement en 2009 a été de 94 jours. Allez hop, circulez, y’a rien à voir ! On est largement au dessus des normes. Sans blagues. Trois fois plus. Et après le Gouvernement vient pleurer pour demander un délai à la Commission européenne pour rectifier le tir. Le problème existe à proximité de tous les grands axes routiers et à certains endroits loin du trafic.

On estime à 3 millions le nombre de personnes à Paris qui respirent un air qui dépassent la norme.

À gauche, pollen de bouleau de campagne. À droite, pollen de bouleau de ville, avec des élements chimiques en plus.
La réponse immunitaire correspondant au deux types de pollen de bouleau.
Revue de web Respire #4 – 27 juillet 2011

CONGO

La NASA mesure la pollution causée par les feux de brousse en RDC

Chaque année, après les récoltes, la population locale brûle les terres cultivées afin de défricher leurs champs ce qui génèrent une grande quantité de pollution. Le défrichage par combustion est également utilisé pour favoriser de nouvelles pousses de pâturages ainsi qu’au déplacement des animaux de pâturage vers de nouveaux lieux. L’oxyde d’azote (NO2) qui se forme durant les incendies lorsque l’azote réagit avec l’oxygène est formé dans tout processus de combustion où l’oxygène est fourni par l’atmosphère terrestre.

La détection du NO2 est importante car il réagit avec les rayons du soleil générant ainsi des faibles niveaux d’ozone (ou smog) et une pauvre qualité de l’air.

MediaCongo

FRANCE

Lacq : un nouveau pic de pollution industrielle

La constatation a été faite par le réseau Airaq, chargé de la surveillance de la qualité de l’air en Aquitaine. La même situation s’était déjà produite à deux reprises, sur le bassin, depuis le début de l’année.

Pour mémoire, le dioxyde de soufre, ici mis en cause, est un gaz irritant.

La République des Pyrénées

Le nettoyage écologique de véhicules

Pratiquement inexistant il y a à peine cinq ans, le nettoyage écologique de véhicule a su prendre le train de la mode écologique en marche, et se développe à la vitesse de l’éclair.

Ce type de lavage peut s’effectuer n’importe où, dans presque toutes les conditions, permettant pour le client une économie de CO2, une économie de gasoil, et une économie de temps par rapport au lavage haute pression. Enfin, il s’agit d’un lavage durable, puisqu’il dépose un film protecteur qui va durer 4 à 6 semaines.

Toute-la-franchise.com

Santée enfant : les fournitures scolaires montrées du doigt

Avant de commencer vos achats de fournitures scolaires et de cartables, nous voulions vous alerter sur des études menées sur la pollution de l’air dans les écoles. Elles montrent que la concentration des polluants est en règle générale plus importante dans les classes qu’à l’extérieur selon l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur. Les facteurs en cause étant les fournitures scolaires utilisées en classe.

Il faut donc repérer les écolabels Ecolabel européen, NF environnement, Ange Bleu, Nordic Swan, FSC et PEFC (gestion durable des forêts), Okotest qui certifie l’absence de produits dits toxiques et Boucle de Moebius qui précise le taux de matières recyclées utilisées.

Plurielles.fr

Révolution éco-technologique dans la mode éthique : le tissu dépolluant

Il semblerait qu’une incroyable innovation dans le secteur de la mode éthique permette aux habits… de purifier l’air pollué.

Le projet « Vêtements catalytiques », qui consiste à appliquer une nanotechnologie déjà existante – les photocatalyseurs – à l’industrie textile est au point.

Zegreenweb

Union Européenne

Bruxelles veut réduire les émissions de soufre des Navires

La Commission européenne a proposé de réduire à partir de 2015 les émissions polluantes du secteur maritime en réduisant la teneur en soufre des carburants utilisés par les navires,

Le texte législatif proposé révise une directive concernant la teneur en soufre de certains combustibles liquides et intègre les nouvelles normes de l’organisation maritime internationale (OMI) dans le droit de l’UE.

Les navires seront autorisés à recourir à des techniques équivalentes telles que des systèmes d’épuration des gaz d’échappement, en remplacement de l’utilisation de carburants à faible teneur en soufre. D’autres changements importants sont proposés, notamment une plus grande harmonisation des dispositions concernant la surveillance et l’établissement de rapports et l’échantillonnage, qui seraient alignées sur les normes internationales.

20minutes et fenetreeurope.com

 

QUEBEC

Gaz de schiste: l’industrie échappe à un règlement

L’industrie du gaz de schiste échappe à un nouveau règlement sur la qualité de l’air, adopté récemment par le Québec. Ce nouveau règlement, qui est entré en vigueur le mois dernier, s’applique aux sources de pollution fixe et ne concerne donc pas les forages gaziers qui emploient une machinerie mobile dans les chantiers.

La semaine dernière, un rapport colligé par un groupe de citoyens du Colorado et du Nouveau-Mexique faisait état de la présence de 22 produits chimiques toxiques dans l’air des régions où le gaz de schiste est exploité, dont quatre sont cancérigènes.

branchez-vous.com

Smog et chaleur accablante

Afin de se prémunir contre cette brume jaunâtre provenant d’un mélange de polluants atmosphériques, incluant des gaz comme l’ozone et des particules fines, il est recommandé de privilégier d’autres modes de transport, tels que la marche, la bicyclette et le transport en commun. Par ce geste, les Lavallois contribuent à améliorer la qualité de l’air, comme leur santé physique.

courrierlaval

CHINE

Soufre chinois contre CO2

Une étude montre que l’explosion de la combustion de charbon en Chine dans les années 2000 a contribué, par ses rejets en polluants soufrés, à ralentir la hausse des températures planétaires.

politis.fr

Le système cardiovasculaire bouché par le diesel

Des chercheurs anglais, suédois et néerlandais associés à différents centres de recherches universitaires ont publiés une étude en juillet dans l’European Heart Journal portant sur l’impact de la combustion d’un moteur diesel sur le système vasculaire. L’étude est intitulée : « La combustion dérivé de nanoparticules induit des effets vasculaires néfastes sur l’organisme du fait de l’inhalation de gaz d’échappements diesel ».

L’étude

L’objectif de l’étude est de mesurer le rôle de la combustion dérivée de nanoparticules afin d’identifier les effets cardiovasculaires néfastes de la pollution atmosphérique. L’exposition au trafic routier et à la pollution atmosphérique pourrait être déclencheur d’un infarctus aigu du myocarde.

L’expérience

Afin de déterminer les effets in vivo de l’inhalation de composants de gaz d’échappement de diesel, 16 jeunes volontaires en bonne santé ont été exposés à des gaz d’échappements  de diesel dilué, à des nanoparticules de carbone pur, à des gaz d’échappements de diesel filtré ou à de l’air filtré. A la suite de chaque exposition, le flux sanguin dans l’avant bras des volontaires a été mesuré par des perfusions. Comparé à de l’air filtré, l’inhalation de gaz d’échappement de diesel accroit la pression sanguine et atténue la dilatation des vaisseaux sanguins.

Les résultats

Les nanoparticules dérivés d’une combustion apparaissent comme déclencheur important des effets néfastes sur le système vasculaire de l’inhalation de gaz d’échappement de diesel. Cette étude fournit une justification à la réalisation d’études de terrain pour tester l’avantage en terme de santé environnementale induit par la réduction des émissions de particules du au trafic routier.

Le résumé de l’étude en anglais peut être consulté ici.

Vous pouvez aussi télécharger l’étude complète ici : European Heart Journal – Clinical Research.

L’anticyclone joue sur la dépression – Pollution de l’air et déprime

La pollution de l’air vous déprime ? Vous ne faites pas si bien dire. L’exposition à long terme à la pollution de l’air affecte le cerveau et pourrait être à l’origine de troubles de la mémoire, d’anxiété et même de dépression. C’est ce que nous rapporte The Telegraph du 5 juillet.

Alors que les impacts de la pollution atmosphérique ont été testés sur le cœur et les poumons, c’est le cerveau qui intéresse maintenant les chercheurs. Laura Fonken qui a conduit cette étude publiée dans la revue Molecular Psychiatry pour l’université de l’Ohio explique : « les résultats suggèrent qu’une exposition prolongée à de l’air pollué peut avoir des effets visibles, et négatifs, sur le cerveau, ce qui peut provoquer de multiples troubles de la santé. Nous avons examiné avec soin l’hippocampe car il est associé à l’apprentissage, à la mémoire et à la dépression. Nous soupçonnons l’inflammation systémique causée par le fait de respirer un air pollué de se communiquer au système nerveux central ».

L’expérience

Des souris ont respiré un air similaire à celui que nous respirons en ville : poussières d’origine naturelle, des voitures et des usines, contenant des particules fines (PM 2,5) 13 fois plus petites que le diamètre d’un cheveu. Après 10 mois d’exposition, les petite bêtes nous livrent leur secret. Et il n’est pas beau à voir.

Les résultats

Des tests comportementaux, des tests d’apprentissage et de mémoire ont été conduits. Sur l’apprentissage, les souris qui ont respiré l’air pollué ont mis plus longtemps à apprendre où se situait le trou de sortie. Des tests conduits plus tard ont même montré qu’elles étaient plus sujettes à l’oubli. Dans une autre expérimentation, les souris exposées à la pollution de l’air ont affiché des comportements dépressifs et des niveaux plus élevés d’anxiété. Pas de quoi se réjouir.

>> Plus de détails sur l’expérience dans l’article de The Telegraph: Pollution can lead to brain damage and depression warn scientists

Le professeur Randy Nelson, un des co-auteurs nous dit : Plus nous apprenons sur les effets de l’exposition à long terme à la pollution de l’air, plus il y a de raisons d’être concerné. … ».

Les seuils d’information et d’alertes au delà des seuils d’émissions …

 

En début de semaine nous étions invités par l’Ineris (Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques) à une rencontre de l’institut avec des ONG dont l’objectif était de nous présenter leurs outils de surveillance de la qualité de l’air en situation de crise.

Nous avons passé en revue les différents outils de prélèvements et de mesure ainsi que les différents calculs et modélisations de la pollution atmosphérique dans l’air. RESPIRE s’interroge …

Prévisions, modélisations pour les prochains jours et corrections a posteriori

Un des outils présentés était le site Internet prevair.org dans lequel est compilé l’information des prévisions et d’observations de la qualité de l’air.  Le site propose une cartographie des prévisions des niveaux de pollution des jours à venir pour les polluants suivants : l’ozone, le dioxyde d’azote et les particules fines.

Prevair.org propose aussi des cartes de niveaux de pollutions corrigées après les prévisions par les mesures disponibles provenant des prélèvements in situ, afin d’établir si les modélisations étaient justes. C’est grâce à la comparaison de ces deux cartes que l’on peut constater qu’il y a certes assez régulièrement des différences entre ce qui est prévu et ce que l’on respire vraiment, mais que ces différences sont suffisamment faibles et homogènes pour ne pas remettre en question les méthodes de modélisation.

Les pics plutôt que les moyennes

Concernant ces moyennes, comme l’a très bien fait remarquer une des ONG présentes à cette table ronde, le risque sanitaire vis-à-vis de l’inhalation des polluants ne se mesure pas tellement sur la base des moyennes annuelles et journalières mesurées mais plutôt à l’exposition à des pics de pollution répétitifs. Le niveau de cette exposition est justement « entre les mains » des autorités qui dispose de systèmes d’informations et de systèmes d’alertes, destinés aux citoyens respectivement pour les informer et les protéger.

Les seuils d’information et d’alertes au-delà des seuils d’émissions …

Encore faut-il que les seuils d’information et d’alerte des populations soient fixés en adéquation avec les seuils d’émissions. Par exemple, l’OMS conseille de ne pas dépasser, pour les particules fines PM 10, une émission de 50 µg/m3 sur une durée de 24h, seuil d’émission retenu par la loi en France. Le seuil d’information pour le même polluant est quant à lui fixé a 80 µg/m3 et le seuil d’alerte fixé à 125 µg/m3 (la page du site d’Airparif mentionnant les seuils d’alertes et d’informations). Pourquoi ces deux seuils sont fixés bien au-delà des limites à ne pas dépasser ?

Les systèmes de mesure et de prévision des polluants semblent être efficaces et correctement rodées entre les différents acteurs. Cependant, ces mesures sont des moyennes à l’échelle d’un territoire. Il ne faut donc pas oublier, comme nous l’a montré « l’étude poussette« , qu’elles ne donnent pas (à moins d’aller chercher sur le site de votre région pour chaque station les données les plus proches de chez vous, si elles existent) des résultats assez proche du terrain et ne sont pas révélatrices de la réelle qualité de l’air respirée à un instant t. De plus, et ce sera notre conclusion sous forme d’interrogation, pourquoi avons-nous en France un système de mesure et de prévisions technologiquement fiable si celui-ci ne sert pas de base pour déclencher les mesures d’information et d’alerte, ou quand les seuils sont largement dépassés ?

 

 

Enfants et pots d’échappements : un nez à « nez » dangereux

Logo ASEFSuite à la publication d’une étude sur la pollution de l’air dans 25 villes européennes, l’étude Aphekom menée par l’Institut National de Veille Sanitaire, l’Association Santé Environnement France (ASEF) a mené une expérience scientifique de terrain pour mesurer ce que nos enfants respirent dans leur poussette pendant un trajet en ville, et sensibiliser les mères de famille.

L’EXPLOSION DES ALLERGIES RESPIRATOIRES

LilasLes progrès attendus, notamment dans le domaine de la désensibilisation, pourraient bien changer la donne. En dehors des pollens, la pollution atmosphérique semble également jouer un rôle important dans la forte extension des allergies respiratoires.

APHEKOM : 3 ans d’étude dans 25 villes européennes

Moyenne annuelle des niveaux de NO2 à Pairs en 2009

Début mars 2011 a été publiée l’étude Aphekom sur l’impact de la pollution de l’air sur la santé en Europe. Cette étude épidémiologique est le résultat de la mobilisation de 60 scientifiques, pendant 3 ans. Son périmètre géographique a concerné 12 pays (25 villes) soit environ 39 millions d’habitants.