Respirez ! Solutions pour lutter contre la pollution de l’air

Dans son dernier ouvrage, Olivier Blond, président de Respire, dresse un état saisissant de ce qui est la plus grande crise sanitaire de ce début de siècle. Il montre aussi les nombreuses solutions qui existent pour y remédier. Voici les premières ligne de son livre, publié aux éditions Eyrolles.

La pollution de l’air tue plus que les guerres, les meurtres et les accidents réunis. En France, elle cause près de 48 000 morts prématurées chaque année. Soit autant de victimes que l’amiante en vingt ans, 20 fois plus que les affaires du sang contaminé ou du Mediator et 200 fois plus que la vache folle. Elle est ainsi à l’origine du plus grand scandale sanitaire français.

Les études scientifiques s’accumulent, les pics de pollution se succèdent et la liste des victimes s’allonge. La pollution de l’air est devenue la troisième cause de mortalité en France, derrière la cigarette et l’alcool. Mais depuis vingt ans, personne ou presque n’a rien fait.

Les victimes restent invisibles, comme l’est la pollution la plupart du temps. Mais lors des pics de pollution, tout devient perceptible ; chacun peut ressentir ce goût collant et métallique dans la gorge, quand les yeux ou le nez piquent, quand les lampadaires s’entourent d’un halo inaccoutumé, quand la tour Eiffel disparaît dans une brume persistante. En décembre 2016, la France a connu le plus long de ces pics de pollution depuis que l’on en prend la mesure. Une dizaine de jours en région parisienne, trente-trois jours d’affilée en vallée de l’Arve, autour de Chamonix. Les services de pneumologie ont connu un regain d’affluence.

Respirez Olivier Blond
Respirez – Solutions contre la pollution de l’air – Olivier Blond – Eyrolles

Mais le véritable danger réside dans l’exposition quotidienne à des polluants toxiques qui entrent dans nos poumons pour pénétrer ensuite l’ensemble de notre corps et causer cancers et troubles cardio-vasculaires mortels.

Comme dans les autres scandales sanitaires, mais à une échelle plus large encore, on retrouve avec la pollution de l’air un écheveau d’aveuglements politiques, de données scientifiques enterrées, d’intérêts industriels égoïstes, de fraudes (dont l’affaire Volkswagen ne constitue qu’un aspect), de lobbying honteux, de dysfonctionnements et d’abandons à presque tous les étages des institutions censées nous protéger.

Mais cette crise sanitaire majeure s’est développée sur une durée inaccoutumée : plus de deux décennies. Et ces vingt années de déni ou d’intrigues nous placent aujourd’hui dans une situation critique, face à laquelle aucune demi-mesure n’est satisfaisante. Quelques jours de circulation restreinte ne résoudront pas le problème après tant d’années d’inaction, les véritables solutions nécessiteront un courage tenace et une volonté politique forte.

La crise de la pollution de l’air est ainsi une crise politique, au sens étymologique du terme : elle concerne la cité, la manière dont nous vivons ensemble. Par-delà l’enjeu sanitaire, évidemment primordial, elle porte en elle une remise en cause profonde de la gestion politique des questions de santé publique et d’environnement.

Afin de mettre en œuvre les solutions qui s’imposent, il faudra dépasser les clivages apparus  progressivement autour de ce thème entre la gauche et la droite, entre les habitants des centres-villes et des banlieues, entre les automobilistes et les piétons. Pour sauver des vies, il ne faudra pas moins que réconcilier la France.

Mais la bonne nouvelle est ici que nous assistons à une transformation rapide. Les données politiques, économiques, technologiques, industrielles, juridiques, médiatiques, bref l’ensemble de notre écosystème est en train de se transformer sous nos yeux pour nous permettre d’envisager enfin des solutions à la pollution de l’air. En tout cas en Europe.

Difficile de tracer avec précision le début de cette révolution. C’est peut-être la décision de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de classer les fumées de diesel comme cancérigène, en 2013, qui a initié une dynamique profonde et inauguré une série de travaux scientifiques majeurs. Le scandale Volkswagen a quant à lui causé un séisme dont les multiples répliques ont sapé la respectabilité et la confiance de toute l’industrie automobile. La révolution sans précédent que connait actuellement le monde automobile, entre voiture électrique, voiture autonome ou voiture partagée a contribué à modifier l’attitude des grands groupes industriels. Les mesures fortes qu’Anne Hidalgo a portées à Paris, et les controverses qu’elles ont suscitées, ont marqué d’une manière décisive le débat public en France et jusque dans le monde entier. Les décisions de justice qui se sont succédé, entre le Conseil d’État, la Cour européenne de justice ou la Cour suprême du Royaume-Uni ont pesé d’un poids indéniable sur les décideurs politiques. Mais  les lanceurs d’alerte, au rang desquels il faut placer l’association Respire, que j’ai l’honneur de présider, et qui se bat depuis sa création, en 2011, pour l’amélioration de la qualité de l’air et la protection des victimes, ont joué aussi leur rôle.

Lequel de ces éléments a fait basculer l’édifice ? C’est une constance des révolutions et des changements de paradigmes : les résistances semblent insurmontables et tout d’un coup elles s’effondrent. Les exemples sont multiples. La Structure des révolutions scientifiques de Thomas Kuhn en rend compte tout comme, dans l’histoire des idées, La théorie de mèmes de Susan Blackmore.

Quoiqu’il en soit, il faut se féliciter de cette révolution. Les vingt dernières années sont marquées par une inaction coupable ; les vingt prochaines pourraient être celles d’une résolution du problème. A cette échéance, la pollution de l’air pourrait ne plus être le problème majeur qu’il est aujourd’hui en France ou en Europe occidentale. L’impact sanitaire pourrait être considérablement amoindri.

Vingt ans, c’est trop long, et cela signifie un nombre de victimes encore bien trop élevé. Mais nous pouvons nous réjouir de la transformation qui commence sous nos yeux et à laquelle chacun peut participer.

Respirez – Solutions pour lutter contre la pollution de l’air, Editions Eyrolles, mars 2019.

Respirez Olivier Blond
Respirez – Solutions contre la pollution de l’air – Olivier Blond – Eyrolles
Cyclisme : des hauts et des bas

L’étape du tour de cette année s’est déroulée le 8 juillet dernier entre Albertville et La Toussuirre, correspondant exactement à l’étape « avalée » 4 jours après par les coureurs professionnels engagés sur le Tour de France (11ème étape).

Matthieu, féru de bicyclette depuis belle lurette et aficionados de l’étape du tour s’est proposé de représenter RESPIRE afin de nous soutenir. Nous lui avons confectionné un beau maillot à nos couleurs à cette occasion (la météo au départ nécessitait le port d’un coupe-vent… cachant notre maillot). Ainsi, dopé à l’ambition de faire connaître l’association et chargé comme un mulet au bénévolat, Matthieu s’est élancé pour le plaisir de la grimpette et le plaisir de rouler sur ces belles routes silencieuses !

Malheureusement, un lumbago a réduit à néant ses ambitions 15 jours avant le départ. Fort de sa conscience bénévole, il a néanmoins pris le départ « pour mouiller le maillot » et pour la beauté du sport. Las, il pose pied-à-terre à mi-parcours rattrapé par sa douleur.

 

Toute l’association RESPIRE le remercie d’avoir tenter l’aventure et lui donne rendez-vous l’an prochain où c’est certain, une banderole l’attendra à l’arrivée !

Vive le vélo et vive le sport !

 

 

 

 

Revue de web Respire #18 – WTF – 3 février 2012

INTRODUCTION

Les particules fines feront parler d’elles cette année

La mesure est passée inaperçue. Elle risque pourtant de faire parler d’elle à plusieurs reprises cette année. Depuis le 1er janvier, les seuils d’information et d’alerte aux pics de pollution par les particules fines ont été abaissés, comme le préconisait l’organisation mondiale de la santé (OMS). Ces poussières invisibles peuvent en effet s’avérer particulièrement nocives lorsqu’elles s’accumulent dans l’air.

20minutes

PETIT RAPPEL HISTORIQUE

La protection de l’environnement

L’idée moderne de protection de l’environnement est née probablement dans les années 1960-1970 devant le spectacle des grandes villes aux murs noirs, empestées par les fumées d’usine et le charbon.

Savoir

DE LA POLITIQUE EN VILLE ET DES POINTS DE VUE MANIFESTES

L’étrange guerre de la mairie de Paris contre les voitures

Le premier ministre, François Fillon, a fort heureusement suspendu les études et travaux relatifs à la transformation d’une partie de la voie sur berge de la rive gauche de Paris. Comme on le sait, la municipalité souhaite supprimer la circulation automobile sur une portion de cette voie et installer un « espace ludique » composé d’un escalier monumental, d’îles flottantes et de diverses installations destinées aux piétons.

Atlantico

Le bonus écologique occasionnerait davantage de pollution à court terme

Le bonus/malus écologique a été instauré en janvier 2008, dans le but de réduire sensiblement les rejets de CO2 dans l’air. Or, si la moyenne d’émission de CO2 par véhicule neuf vendu n’a cessé de baisser, l’augmentation du parc automobile continue de faire croître les émissions globales, selon une étude de l’Insee publiée mercredi 25 janvier.

Droits-finances

AIR INTERIEUR

L’air du métro est pollué

Et c’est là le paradoxe du métro toulousain. Si son fonctionnement n’engendre pas la formation de polluants gazeux, « l’environnement extérieur comme la circulation routière ou le chauffage des particuliers, oui.

Ladépêche

Campagne d’information, pollution de l’air : Un nouvel étiquetage contre la pollution de l’air intérieur

Afin d’informer sur ces marchandises pouvant s’avérer dangereuses, le ministère du Développement durable a lancé une campagne d’information auprès des professionnels de la distribution, mais aussi auprès de la clientèle, via un projet qui avait été mis en pratique dès octobre 2011 : « Respirez mieux, l’étiquette vous guide ».

partenaire-européen

Qualité de l’air : « n’oublions pas que le radon provoque 2000 cancers du poumon chaque année »

Spécialiste de l’ingénierie des stratégies de santé dans les bâtiments, Suzanne Deoux décrypte le nouveau cadre réglementaire sur la qualité de l’air, et pointe le manque de précaution pris vis-à-vis du radon.

Lemoniteur

L’air intérieur de notre voiture est-il pollué?

Airparif, l’association de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France, vient de lancer « En Voiture » un outil de calcul pour évaluer la qualité de l’air que nous respirons dans notre véhicule. Car non! notre voiture n’est pas un cocoon protégé des pollutions liées au trafic routier.

France3

Nouvelles normes concernant la ventilation dans les ERP

Ainsi, selon un échéancier fixé par décret le 2 décembre 2011, le contrôle de la qualité de l’air devra être réalisé

eti-construction

La pollution est là où on ne l’attend pas …

Lorsque l’on marche à proximité d’un axe routier, on tousse et on se dit qu’on serait mieux dans sa voiture à l’abri de la pollution, protégé grâce à son habitacle. Malheureusement pour les automobilistes qui pensent se protéger, ceux-ci sont de manière générale plus exposés à la pollution atmosphérique lorsqu’ils sont dans leurs voitures que les piétons à proximité d’un axe routier.

Un chiffre clé facile à retenir : deux fois plus de pollution dans la voiture que sur le trottoir (source Airparif).

24 heures d’expositions en Ile de France

Airparif, l’organisme de mesure de la qualité de l’air en région parisienne, a organisé une expérience sur deux jours pour mesurer la pollution à laquelle est exposé un francilien tout au long d’une journée pendant ses déplacements. Une personne témoin a été équipée d’un capteur de pollution lors de ses déplacement en voiture, à vélo, à pied et dans les transports en commun. Ceci a permis à Airparif d’obtenir des taux d’expositions réels à un instant « t » en fonction de l’environnement et du transport utilisé.

Saviez-vous qu’un nourrisson est plus exposé à la pollution dans son siège auto que dans sa poussette sur le trottoir ?

Retrouvez toute l’étude sur le site Airparif : 24 heures d’exposition.

Ce n’est pas une fin en soi de savoir que l’on est exposé à des niveaux de pollution élevés lors de nos déplacements, c’est aussi d’avoir une idée précise de l’exposition à laquelle on est confronté à un moment donné. Voila pourquoi Airparif a développé un outil qui permet de calculer les niveaux de pollution auxquels on est exposé lors d’un trajet en voiture. Cet outil permet de mesurer un niveau moyen d’exposition au dioxyde d’azote pour un trajet donné.

Airparif cherche à mieux décrire la qualité de l’air respiré par chacun au cours de ses activités, et notamment dans les transports. C’est dans l’habitacle de la voiture que les niveaux de dioxyde d’azote sont les plus élevés.

Sur le site d’Airparif vous trouverez des précisions sur la méthodologie de calcul de l’exposition moyenne : La qualité de l’air en voiture.

Si vous prenez la voiture, que vous avez envie de savoir si vous êtes exposés à un niveau de pollution élevé présentant un risque pour votre santé, n’hésitez pas à utiliser l’outil En voiture d’Airparif. Vous changerez peut-être d’avis !!

Changer de voiture pour polluer moins ?

Avec tout ça certains automobilistes se diront que la solution est de changer de voiture en choisissant une voiture moins polluante. L’automobiliste bénéficiera (s’il fait le bon choix d’achat) d’un bonus dans le cadre du système de taxation de véhicule neuf mis en place suite au Grenelle de l’Environnement.

Ce système a-t-il permis de réduire le niveaux de pollution au niveau national ? La réponse est NON.

Selon une étude de l’INSEE publiée le 25 janvier 2012 intitulée  « Le bonus/malus écologique : éléments d’évaluation », le système du  bonus/malus n’a pas eu les effets escomptés lors de la mise en place de système.

À court terme, le bonus/malus, dans la formule mise en place en 2008, aurait augmenté les émissions totales de CO2 de près de 170 kilotonnes par trimestre, soit une hausse de 1,2 %. Ce résultat s’explique essentiellement par le surcroît de ventes de véhicules neufs, dont la production augmente les émissions.

Lire le résumé de l’étude INSEE ici.

La révolution fiscale existe pourtant.

Les incitations financières pour l’achat d’un véhicule seraient plus utiles si les utilisateurs étaient poussés à se déplacer en vélo ou à prendre les transports en commun. La vrai révolution fiscale est d’inciter les citoyens à changer de moyens de transports par des taxes ou avantages et non pas uniquement à acheter un voiture moins polluante.

Le gouvernement à présenté aujourd’hui son plan national du vélo : une série de propositions pour développer l’usage du vélo en France. Il reste encore du chemin à faire.

La mesure phare, proposée par le groupe de travail de M. Goujon et réclamée par les associations de cyclistes, n’a pas été retenue par le ministère des transports :  l’indemnité kilométrique pour les déplacements domicile-travail doit être « évaluée ».

La tracto-vélo respire à Paris

Le 12 novembre dernier est arrivée à Paris la tracto-vélo 2011. Le tour de France cycliste a droit aux Champs-Elysées, la tracto-vélo a droit à une arrivée remarquée au jardin du Luxembourg et du Sénat. Partis une semaine plus tôt, les participants à vélo ou en tracteurs ont été rejoins à Paris par de nombreux soutiens, réunis dans un bel élan de solidarité contre un projet ubuesque : la construction d’un nouvel aéroport dans la région nantaise, à Notre-Dame-des-landes. Toutes les infos sont ici.

 

Organisée par l’ACIPA, la tracto-vélo rassemble les opposants (associations et individus) au projet aberrant de Notre-Dame-des-landes afin de peser sur les pouvoirs publics et décideurs régionaux.

Respire valide cette démarche citoyenne et était présente sur le lieu de rassemblement pour échanger sur la pollution de l’air (dont les déplacements en avions sont largement responsables http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/L-aviation-legere-responsable-de-la-moitie-de-la-pollution-de-l-air-au-plomb-aux-Etats-Unis/%28theme%29/1385).

Bon courage à l’ACIPA, nous espérons que son action se trouvera justement récompensée. N’hésitez pas à les soutenir.

Revue de web Respire #10 – 27 octobre 2011

CANADA

Mission d’observation sur le gaz de schiste: l’UPA rentre préoccupée

Des agriculteurs démunis devant une industrie puissante, l’eau surexploitée et une atmosphère polluée: l’Union des producteurs agricoles (UPA) est revenue préoccupée de sa mission d’observation sur l’industrie du gaz de schiste en Pennsylvanie. Il est revenu de Pennsylvanie avec une préoccupation nouvelle pour la qualité de l’air. «On s’est rendu compte qu’il y avait des odeurs dans la région, dit-il. Il y a aussi le bruit qui est un élément de dérangement.»

Cyberpresse

UE

L’afflux de vélos en ville commence à énerver en Allemagne et au Danemark

Pour louable qu’il soit, et même s’il obéit d’abord à la volonté d’améliorer les conditions de vie des citadins, le verdissement des transports urbains ne fait cependant pas l’unanimité. La cohabitation entre cyclistes et automobilistes n’est en effet pas toujours sans nuage, ainsi qu’en ont récemment témoigné les tensions entre pro et anti-introduction massive de deux roues à Copenhague (Danemark).

« Les relations entre piétons et cyclistes se sont plutôt détériorées, surtout parce que les vélos sont de plus en plus nombreux », concède Stefan Lieb, porte-parole de l’association de piétons Fuss e.V.

zegreenweb

COTE D’IVOIRE

Pollutions atmosphériques : Envirpur sensibilise les opérateurs économiques

Renforcer le système de gestion environnementale des entreprises industrielles par la prise en compte des aspects de suivi et de surveillance des rejets industriels liquides et atmosphériques conformément aux dispositions réglementaires en Côte d’Ivoire. C’est l’objectif principal qui a guidé la société Envipur.

« A l’instar de tous les gouvernements du monde, dira-t-il, la Côte d’Ivoire prenant conscience des effets dangereux liés à la pollution de l’environnement sur l’homme et les écosystèmes s’est dotée d’instruments juridiques contraignants permettant de réduire le niveau de pollution de l’environnement.(…). L’on constate que les mécanismes de réduction ou de contrôle de ces émissions nocives ne sont pas effectivement appliqués. »

NAN

Revue de web Respire #5 – 31 août 2011

En septembre, faites passer votre bébé au bio !

A quelles substances toxiques nos enfants sont-ils exposés et comment peut-on les protéger ? C’est ce que nous explique le Dr Patrice Halimi, Chirurgien-Pédiatre, qui animera plusieurs conférences sur le sujet.

En effet, une récente étude de l’Institut National de Veille Sanitaire a démontré, une nouvelle fois, les effets néfastes des microparticules sur la santé des plus jeunes. Ces microparticules émises par les véhicules diesel sont entre autre reconnues comme cancérigènes, irritantes et allergènes.

ASEF

Pollution de l’air par l’ozone au niveau 1, limitation de vitesse pour les véhicules

En vertu de l’arrêté inter-préfectoral co-signé par les préfets des départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur le 2 juin 2004 et par le préfet du département du Gard le 3 juin 2004, il a été décidé le déclenchement des mesures d’urgence de niveau 1 pour limiter les émissions de polluant des activités concourant à l’élévation du niveau de pollution.

Par conséquent, la vitesse a été limitée de 30km/h pendant la journée du lundi 22 août 2011, sur le département des Bouches-du-Rhône.

Maritima.info

Précisions concernant l’élaboration des schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie

Une instruction précise le calendrier d’élaboration du schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE), le contenu du volet éolien, et rappelle la nature et la vocation du schéma régional. Les SRCAE ont pour vocation de fixer des objectifs en terme de développement des énergies renouvelables et d’amélioration de l’efficacité énergétique et non des objectifs généraux en termes de politique énergétique.

Lemoniteur.fr

Le Club des villes et territoires cyclables va demander jeudi la mise en place d’un plan vélo national au ministère des Transports

«50% des déplacements en France font moins de 2km. Il faut convaincre les Français qui utilisent encore leur voiture pour effectuer ces petits trajets d’utiliser, quand c’est possible, le vélo».

Diverses propositions sont faites : un programme national intitulé «On travaille à vélo», dans lequel l’Etat mettrait à disposition d’un grand nombre de salariés des vélos ou une mesure incitative obligeant les entreprises à rembourser 0,20€ du km à ses salariés venant au travail à vélo. Cette taxe serait incluse dans le Versement transport dont les entreprises doivent s’acquitter.

Des mesures similaires existent déjà en Grande-Bretagne ou en Belgique.

20minutes.fr

La voiture de Saint-Michel

Lors de mes vacances en Normandie au mois d’août, j’ai profité d’un passage à la plage de Carolles pour visiter le Mont Saint-Michel. N’y étant pas allé depuis 25 ans, j’avais hâte de m’imprégner de la beauté du lieux : la baie à marée haute, l’abbaye du Mont-Michel, les omelettes de la Mère Poulard, … J’étais aussi curieux de voir l’état d’avancement des travaux d’aménagement de la baie pour lui rendre son caractère maritime.

« Ce chef-d’œuvre est aujourd’hui menacé. Au fil des siècles et des interventions humaines, la sédimentation s’est accentuée autour du Mont : poldérisation, réalisation de la digue-route, construction du barrage équipé de portes-à-flot… Petit à petit, la mer recule, terre et prés salés progressent. Un parking de quinze hectares au pied des remparts dénature le paysage maritime depuis plus de 50 ans. » (source : site officiel de l’opération d’aménagement de la baie du Mont).

Vue du Mont Saint-Michel

En se rapprochant du Mont, ce qui saute aux yeux n’est malheureusement pas la beauté de la vue mais plutôt la longueur du bouchon de voiture  pour arriver au parking. Après une bonne heure coincé dans leur voiture, les automobilistes peuvent enfin se garer et arpenter les rues du Mont. Quel plaisir de se perdre dans ces petites ruelles pour finir sur les remparts et profiter d’une vue splendide sur la baie du Mont Saint-Michel.

 

 

 

Arrivé sur les remparts je n’avais qu’une envie : m’imprégner de ce lieu magique où l’Homme face à la force des marées et des courants maritimes a réussi un exploit architectural. Malheureusement, arrivé sur les remparts, ce qu’on remarque surtout, c’est que la voiture a réussi à s’imposer face à un monument classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Quel gâchis!

 

 

 

 

Heureusement certains font le choix d’un mode de déplacement plus responsable.

 

 

 

 

 

 

 

D’autres hésitent … Vélo, moto, à pied, …

 

 

 

 

 

 

 

Vivement 2015 et la fin des travaux pour profiter d’un Mont Saint Michel mis en valeur et d’une baie dégagée.

 

 

 

 

 

 

 

 

Prenez la route verte des vacances

C’est le début des vacances pour certains, le milieu pour d’autres et la fin pour les derniers. Dans tout les cas, on assiste à un chassé-croisé sur les autoroutes de France. Le dernier week-end de juillet il y a 200 km de bouchons sur les routes françaises.

Les vacances sont synonymes de repos et de détente. Un départ en vacances peut se faire par d’autres moyens que la case « bouchons ».

Le Centre de Ressources sur la Mobilité Zéro Emission nous gratifie en se début de mois d’août d’un mode d’emploi pour un départ en vacances tout en verdure, douceur et durabilité.

Les vacanciers se posent des questions! Comment voyager propre ? Quels transports privilégier ? Voici quelques idées pour vous aider à réduire vos émissions de gaz à effet de serre tout en profitant de vos vacances…

Surtout si vous avez pris des bonnes habitudes pendant les vacances, ne les perdez pas quand vous rentrez à la maison.

 

Et mon poumon c’est du poulet ?

A BICYCLETTE ! Voilà un thème qu’il est beau pour un concours de graphisme, pour une marque qui ne nous pollue pas. Respire est partenaire aux côtés de l’ATELIER SANS FRONTIÈRE. Normal. Une marque de tee-shirts en coton bio, éthique (Max Havelaar) qui met à l’honneur un moyen de transport historique, non polluant, nous ne refusons pas. L’association vous en mettra de côté après le concours, qui finit le 7 août.

Le pitch

Le Tour de France à peine remballé, Monsieur Poulet vous propose un contest tout en rustines et en mollets ronds : le À BICYCLETTE Contest. À nous les balades au grand air et les ourlets au cambouis. À nous la liberté à deux roues et les tenues réfléchissantes… Nous autres, chez Monsieur Poulet, on aime le bicloune, les échappées belles et on a pas peur de le dire.
On veut du cycliste dans tous ses états, du sportif, de l’écolo, du détendu, du pressé, du dopé, du en costard, du globe trotter, du qui se promène. Mais on veut aussi de l’action, du gros coup de pompe, du frein qui lâche, du guidon tordu, de la roue voilée… Bref, on veut de l’expérience bi-roue unique en son genre, on veut du vécu à pédales.

Vous avez jusqu’au 7 aout pour nous montrer que vous en connaissez un rayon sur le sujet… Alors tous en selle !!! Les modalités du concours se trouvent ici.

Pourquoi Respire participe à un concours

Pourquoi pas ? Nous, on aime bien les tee-shirts, pour ne pas être torses nus ; ou pas. En fait, c’est surtout pour éviter de ne pas se tatouer Respire sur notre torse. Et puis, un tee shirt Poulet, bio, beau, c’est bien. Respire choisira son visuel et vous le proposera à la vente au mois de septembre. Pour le moment, c’est un peu la trêve nationale. En revanche pour nous, tout continue, certes avec un peu de ralentissement. Voilà donc un concours que vous pouvez faire tourner …

L’autre partenaire

L’ATELIER SANS FRONTIÈRES

Ateliers Sans Frontières est une association d’Insertion par l’Activité Economique, créée en 2003, qui a pour mission l’insertion sociale, professionnelle et citoyenne de personnes en situation de grande précarité. En plus de son objectif principal qui consiste à trouver un emploi aux personnes accueillies, l’association poursuit deux autre buts qui sont la lutte contre le gaspillage et le soutien de projets de solidarité. Nous aimons.

Que faire ?

Vous êtes graphiste ? A vos outils de créations. Vous portez des tee-shirts ? Choisissez votre dessin préféré ! Une récompense en monnaie sonnante et trébuchante vous attends peut-être à l’issu du vote des internautes. Vous avez jusqu’au 7 aout !

Respire pédale pour une Vélorution

 

Vélorution organise tous les ans au début du mois de juillet une Vélorution universelle dans les rues de Paris et des vélorutions dans d’autres villes de France (Bordeaux, Limoges ou encore Nancy).

Vélorution est une association ayant pour objectif d’organiser des actions coup de poing pour d’appropriation massive de l’espace urbain.

 

 

Le samedi 2 juillet dernier, RESPIRE a participé à la convergence cycliste au départ de la Place de la Bastille. Contrairement aux Révolutionnaires de 1789, les joyeux cyclistes ont vélorutionné dans une atmosphère familiale et amicale depuis la Bastille pour entamer leur marche vers le Champs de Mars. Aucun automobiliste n’a été guillotiné pour l’occasion. Mais de beaux bouchons de vélos dans la capitale !

La diversité cycliste était au rendez vous : des vélos à une roue, deux roues, huit roues, des triporteurs, des vélos à plusieurs étages, des vélos avec ou sans assistance électrique, des vélos diables dépliés , des tandem …

Tous ces cyclistes équipés ont, l’instant d’un après-midi ralenti la ville au rythme de leur pédalage. Le cortège de cyclistes a emprunté les voies réservées aux voitures ce qui a ralenti le trafic. Les piétons déambulant sur le trottoir des rues que le cortège empruntait ont pu apprécier l’espace d’un instant une ville aérée sans gêne olfactive et auditive. Nous portions avec nous l’espoir d’une ville qui respire, d’une ville plus douce qui se transporte différemment pour le bien être de tous.

 

Il y eu de nombreux échanges avec des piétons, des automobilistes coincés dans leurs voitures, des encouragements, des questionnements et dans certains cas des échanges plus vifs, plus impulsifs.

Dans tout les cas cette action n’est pas passée inaperçue, les cyclistes sont dorénavant visibles.


Les étudiants respirent aux RENEDD

Ce week-end l’association Respire a participé aux rencontres nationales des étudiants pour le développement durable (RENEDD) organisées par le Réseau français des étudiants pour le développement durable (REFEDD).

Ce dernier a vu le jour en 2007. Il est aujourd’hui composé d’environ 70 d’associations étudiantes qui s’engagent sur le long terme à contribuer à la construction d’une société équitable, solidaire et respectueuse de l’environnement.

Le coach belge qui t’aide à troquer ta voiture contre un vélo

A Bruxelles, les automobilistes sont pris par la main pour troquer leur voiture contre un vélo

article original sur Innov’in the city
par Elsa Sidawy | 16.03.11

Lâcher la pédale d’accélérateur et mettre la pédale douce

Six associations bruxelloises ayant pour objectif de promouvoir l’usage du vélo en ville se sont réunies l’an dernier pour lancer cette initiative originale de la Bike Experience. Ces férus de vélo se sont donnés pour mission de faire lâcher le volant à des automobilistes qui hésitent à choisir entre la pédale d’accélérateur et celles d’une bicyclette. En effet, « 70 % des déplacements en voiture à Bruxelles concernent des trajets de moins de 5 km. L’objectif est d’encourager ces gens à laisser leur voiture au garage et à prendre le vélo », explique Magali Ronsmans, chargée de communication chez ProVelo, l’une des associations organisatrices. Souvent, ces personnes n’osent pas franchir le pas, par peur ou par méconnaissance de la circulation cycliste en pleine ville. D’où l’idée d’un coach qui, pendant trois jours, va suivre personnellement son élève de son domicile à son travail, lui donner les astuces pour assurer sa sécurité, lui faire part des raccourcis pour lui faire économiser de précieuses minutes de trajet, éviter les côtes, … « L’objectif du coach est de proposer à son élève les trajets les plus aisés à prendre en vélo », résume Magali Ronsmans.

Des coachs sur-motivés

Visiblement, les automobilistes mordent à l’hameçon de la petite reine : le succès de la première édition a incité les organisateurs à passer la vitesse supérieure. Pendant tout le mois de mars, les volontaires souhaitant participer à l’opération, s’inscrivent en ligne et 250 d’entre eux (30 l’an dernier) seront choisis pour profiter des conseils du coach pendant la période du 2 au 13 mai. Aujourd’hui, les organisateurs enregistrent une centaine d’inscrits. Pour l’instant, le succès est surtout à chercher du côté des coachs, qui, malgré un maigre défraiement de 120 euros pour toute la durée de l’accompagnement, se sont déjà rués au nombre de 250 pour participer et former les récalcitrants du vélo. « Les coachs sont des volontaires passionnés de vélo et qui ont envie de partager cette passion, mais qui ont aussi des connaissances pratiques et théoriques pour se déplacer convenablement à vélo en ville ». Avant d’enfourcher leur nouveau vélo – 20 personnes sur 30 se sont fait prêter un vélo l’an dernier – les candidats sélectionnés suivent une formation théorique, délivrée par le Gracq, l’une des associations partenaires.

Le coup de pouce de la capitale

Mais le succès se mesure aussi aux personnes réellement converties : « sur les 30 personnes sélectionnées l’an dernier, 18 ont acheté un vélo à l’issue de la Bike Experience ». Une preuve supplémentaire de leur investissement dans l’opération ? Les bikers convertis racontent leur expérience sur le site dédié : « la majorité se sont montrés extrêmement satisfaits de l’expérience et la plupart vont continuer à prendre le vélo. Peut-être pas toute l’année, mais le fait de savoir quelle est la meilleure manière d’utiliser un vélo rend la démarche plus facile qu’avant ». 
Pour un coût de 225 000 euros, financés en grande partie par la Région de Bruxelles Capitale et la Loterie nationale, cette campagne permet à la ville de mettre la pédale douce sur l’utilisation des véhicules personnels de ses habitants : un gain pour la collectivité et le bien-être des Bruxellois. Et un coup de pouce supplémentaire dans cette ville dont le nombre de cyclistes a augmenté de 300 % en 10 ans.

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