D’où vient la pollution de l’air en France ?

L’air est pollué, d’accord. Mais d’où viennent les polluants ? Etat de lieux général de la France, à partir des données des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air et du Centre Interprofessionnel Technique d’études de la Pollution Atmosphérique (CITEPA).

Les secteurs d’émissions de polluants

La pollution de l’air en France provient de sources fixes et de sources mobiles. La nomenclature créée par le CITEPA définit les sources d’émissions de polluants par grand secteur, qui sont :

  • Extraction, transformation et distribution d’énergie
  • Industrie manufacturière, traitement des déchets, construction
  • Résidentiel, tertiaire, commercial et institutionnel
  • Agriculture, sylviculture et aquaculture hors UTCF
  • Transport routier
  • Modes de transports autres que routier
  • Utilisation des Terres, leur Changement et la Forêt (Gaz à effet de serre uniquement)
  • Emetteurs non inclus dans le total France (traffic maritime, transport aérien, sources biotiques agricoles, autres sources non anthropiques)

 

Liste des polluants visés

Tous les polluants rejetés dans l’air ne font pas l’objet de mesures, mais le CITEPA a pour mission d’en évaluer un grand nombre, que l’on peut diviser en cinq catégories :

  1. Les substances relatives à l’acidification, l’eutrophisation et la pollution photochimique (SO2, NOx, NH3, COVNM, CO),
  2. Les substances relatives à l’accroissement de l’effet de serre ( CO2, CH4, N2O, HFC, PFC, SF6),
  3. Les substances relatives à la contamination des métaux lourds (As, Cd, Cr, Cu, Hg, Ni, Pb, Se, Zn),
  4. Les substances relatives à la contamination par les polluants organiques persistants ( PCDD-F, HAP, PCB, HCB),
  5. Particules en suspension ( TSP, PM10, PM2,5, PM1,0)

Nul besoin ici de les apprendre par coeur, nous nous concentrerons sur les plus importants actuellement, même si certains devraient également être mesuré en priorité, comme le mercure, le benzène, le benzo(a)pyrène, etc.)

Les oxydes d’azote, de formule NO, sont émis principalement par la combustion des énergies fossiles et de certains procédés industriels. Ils se recombinent avec l’oxygène, pendant la combustion et ensuite, lentement, dans l’atmosphère, en dioxyde d’azote, de formule NO2.

En France en 2013, il a été rejeté selon le CITEPA, quelques 990 000 tonnes de NOx. Trois quarts des rejets d’oxydes d’azote provient du transport routier, 10% du secteur résidentiel et près de 14% de l’agriculture, d’installations de combustion et des engins mobiles non routier (par exemple les engins de chantier, les groupes électrogènes, etc.)

Le monoxyde de carbone (CO) provient en majorité des émissions des chaudières résidentielles d’une puissance de moins de 50 megawatts. Il est émis parce que la combustion des énergies fossiles utilisées est incomplète. Ces énergies étant, pour faire simple, un assemblage de chaînes de carbone, ce qui n’est pas brûlé totalement est rejeté sous forme de monoxyde de carbone. Les raisons tiennent à des appareils mal réglés et peu performants.

Le deuxième secteur le plus émetteur de monoxyde de carbone est le secteur industriel liés aux procédés d’agglomération de minerai, les aciéries et incinération de déchets. Enfin, le troisième gros émetteur est constitué des voitures particulières à essence.

Au total en 2013, plus de 3 millions de tonnes de monoxyde de carbone ont été rejeté dans l’atmosphère en France

 

Bilans et rapports de la qualité de l’air en France

Télécharger le bilan de la qualité de l’air 2020 ici

 

Point sur les incertitudes liées à la quantification des polluants

Avant de vous livrer les données principales, il faut savoir que les incertitudes attachées à la quantification des rejets dans l’atmosphère sont importantes et varient d’un polluant à l’autre. Il convient de garder à l’esprit que la connaissance des flux de polluants dans l’atmosphère reste liée à la connaissance et aux tentatives de représentation en général très imparfaites des phénomènes physiques, chimiques, biologiques, etc., intervenant dans la formation des polluants. Actuellement, les estimations des incertitudes reposent essentiellement sur des appréciations d’experts.

 

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