Pollution de l'air

Rapport du GIEC sur l’urgence climatique

Rapport du GIEC : urgence sur la qualité de l’air intérieure et extérieure

Le sixième rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), publié la semaine dernière et très largement ignoré par les politiques et les médias, souligne les effets considérables de la pollution de l’air sur notre santé. En effet, malgré les récentes améliorations de la qualité de l’air provenant des restrictions liées à la COVID-19, le risque de mortalité, notamment lié aux particules fines PM2,5, reste considérable (degré de confiance élevé : high confidence). Le rapport estime que 95 % de la population mondiale est exposée à des concentrations de PM2,5 qui dépassent les recommandations de l’OMS de 2005. Les risques de mortalité prématurée dus à la pollution de l’air intérieur dans les villes ont également une probabilité élevée (likely).

Le rapport souligne aussi l’effet important du réchauffement climatique sur la qualité de l’air. En effet, à Beijing, le changement climatique augmentera de 50 % la fréquence des conditions météorologiques propices à des concentrations élevées de PM2,5. Le rapport démontre que ces changements climatiques augmentent les risques sanitaires qui proviennent de la pollution atmosphérique ; au niveau mondial, la mortalité prématurée attribuable aux changements climatiques à cause de l’ozone et des PM2,5 augmentera d’environ 260 000 décès par an en 2100.

Afin de limiter ces effets, le rapport recommande des réductions fortes, rapides et soutenues d’émissions de CO2. Celles-ci diminueraient la pollution des aérosols, limitant donc l’effet de réchauffement climatique et amélioreraient la qualité de l’air.

Enfin, le rapport met en lumière les avantages financiers de l’amélioration de la qualité de l’air. En effet, les gains financiers des avantages sanitaires engendrés par l’amélioration de la qualité de l’air à elle seule devraient être supérieurs aux coûts liés à l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris (degré de confiance élevée : high confidence).

Pour garantir ces avantages sanitaires, le GIEC recommande des solutions basées sur la nature (NBS). Afin de maximiser les avantages des solutions basées sur la nature pour améliorer la qualité de l’air, le rapport recommande de sélectionner des espèces d’arbres à faibles émissions de composés organiques volatils (COV) et d’allergènes et à fort potentiel de dépôt de polluants et privilégier des politiques de transport à faible pollution.

L’importance de prendre en compte les enjeux liés à la pollution de l’air est donc essentielle. C’est pourquoi, dans le cadre de la campagne présidentielle française de 2022, l’association Respire alerte les candidats à la présidentielle sur ces enjeux en leur demandant de s’engager sur 20 propositions visant à améliorer la qualité de l’air.

Retrouvez le pacte d’engagement pour la présidentielle en cliquant ici.

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