Une solution en carton pour la pollution de l’air

2012 commence fort puisqu’à peine 11 jours après le passage à la nouvelle année, l’association RESPIRE vient de trouver LA solution à la pollution de l’air, en fouinant sur le web. Les petits débrouillards signent ici une jolie vidéo, cynique sur une fausse solution pour améliorer la qualité de l’air.

Nous allons donc éviter une condamnation de l’Europe, réduire le nombre de morts liés à ce problème grave, faire d’immenses économies sur notre système de santé. Tout ça sans rien changer. Parce qu’il faut bien le dire, l’intérêt général est bien le cadet de nos soucis et nous n’aimerions pas revoir nos comportements. Nous sommes les meilleurs, sans torts et sans reproches.

 

L'air pollué – debout les terriens – les petits… par L00P1NG

Plus sérieusement, on l’aura compris, cette solution est en carton. La pollution de l’air est une affaire politique complexe qui met en jeu tout à la fois des questions concernant le dérèglement climatique (lié au transport), les politiques d’aménagement du territoire à tous les échelons administratif, la santé, le bien être et la qualité de vie des citoyens, le fonctionnement économique du système de santé (coûts des soins), la psychologie individuelle (intoxication à la voiture par exemple, désertification mentale de l’intérêt général), etc. Le problème, systémique, est à prendre dans son ensemble et toutes tentatives isolées, bien que cherchant à mieux faire, ne saurait que repousser le problème (normes d’émissions européennes plus contraignantes, interdiction de circulation de certains véhicules dans certaines zones, réajustement des indicateurs de mesure de la pollution, .

 

La pollution de l’air nous brise le coeur

Avec beaucoup de retard, nous revenons sur la campagne de la Fédération Française de Cardiologie. Lancée le 6 octobre dernier par l’agence Limite, je me souviens seulement maintenant de l’affiche dans le métro. Les problèmes liés au cœur provoquent environ 400 morts par jour peut-on lire. Tabac, hypertension artérielle, diabète, cholestérol … Et la pollution de l’air ? A Respire, il nous semble bien que nous avons lu et abordé le fait qu’il y a un lien entre la pollution atmosphérique et les maladies cardiaques.

La campagne de la Fédération Française de Cardiologie

Le 6 octobre 2011 dernier a été donné le coup d’envoi au ministère de la Santé de la troisième édition du Donocœur, campagne d’information et de soutien à la recherche en cardiologie. Initiée en 2009 par la Fédération Française de Cardiologie, la démarche vers un Plan Cœur amène à l’organisation des États Généraux pour une stratégie nationale de prévention, de recherche, de prise en charge et d’accompagnement des personnes touchées ou menacées par une maladie cardiovasculaire.

Les maladies cardio-vasculaires sont les maladies qui concernent le cœur et la circulation sanguine. Dans les pays occidentaux, l’expression la plus courante est la maladie coronaire, responsable de l’angine de la poitrine ou encore des infarctus.

Ces maladies touchent davantage certaines catégories de population (ouvriers, personnes exposées à certaines pollutions, victimes d’obésité, etc) et leur prévalence régionale est marquée (par exemple en France, à la fin du XXe siècle dans le Nord-Pas-de-Calais et en Alsace, deux régions nettement plus touchées que les autres régions et la moyenne nationale, comme pour plusieurs types de cancers). Elles comptent souvent parmi les facteurs qui diminuent le plus l’espérance de vie d’une population.

Qualité de l’air et ses effets sur la santé

La piètre qualité de l’air a également des effets d’une très grande portée sur la santé humaine. Elle affecte surtout l’appareil respiratoire et l’appareil cardio-vasculaire. Les raisons invoquées sont essentiellement sourcées dans les comportements individuels (tabac, hypertension artérielle, diabète, cholestérol, etc.). L’objet de cet article n’est pas de hiérarchiser les origines, mais il est certain que les comportements excessifs ont une incidence importante et directe. Pourtant, si l’on peut réduire, voir éviter le fatalisme de ces maladies, il y a un paramètre plus global qui entre en considération dans l’accentuation de ce phénomène : la pollution de l’air.

Un grand nombre d’études établissent un lien de causalité entre une mauvaise qualité de l’air et les maladies cardio-vasculaires. Les réactions individuelles aux polluants atmosphériques varient selon le type d’agent auquel les personnes sont exposées, le degré d’exposition, ainsi que l’état de santé et le patrimoine génétique de la personne. Pourquoi alors ne pas le mentionner dans cette campagne ?

Pourquoi, justement, ne pas commencer à introduire l’idée qu’au delà des comportements individuels, au delà du patrimoine génétique de chacun rendant les individus plus ou moins sensibles, il y a une raison plus large, celle de la pollution de l’air ? Un facteur environnemental de grande ampleur qui devrait établir un lien entre le comportement de TOUS et les victimes de maladies cardio-vasculaires.

L’appareil cardio-vasculaire humain et la pollution de l’air

Cet appareil compte deux principaux éléments : le cœur et un réseau de vaisseaux sanguins. Il véhicule les nutriments, les gaz respiratoires, les hormones et les métabolites vers les tissus et les cellules de l’organisme et élimine les déchets du métabolisme cellulaire, de même que les corps étrangers. Il a également pour fonction d’assurer l’homéostasie interne optimale du corps et la régulation critique de la température et de l’acidité de l’organisme.

Le cœur est fragilisé par la pollution urbaine. Tant d’études, sur des effets généraux et des effets spécifiques de certains polluants ont permis de mettre en évidence des liens de causes à effet entre cette pollution urbaine si courante et des problèmes cardio-vasculaires.

Les polluants atmosphériques inhalés sont absorbés par le sang et transportés jusqu’au cœur.

Un vaste éventail de substances chimiques et biologiques peuvent affecter directement l’appareil cardio-vasculaire et entraîner des changements structuraux, tels qu’une nécrose dégénérative et des réactions inflammatoires. Certains polluants peuvent aussi affecter la rythmicité et la contractilité du coeur. Si ces altérations fonctionnelles sont suffisamment graves, elles peuvent entraîner des arythmies mortelle sans qu’il n’y ait de signes évidents de lésions structurales du myocarde.

La pollution de l’air fait mal au cœur

S’énerver au volant dans les embouteillages peut s’avérer mauvais pour le cœur, mais respirer les gaz d’échappement serait encore pire, selon une étude parue ce mardi dans le British Medical Journal.

Des chercheurs du CNRS ont publié une étude dans la revue « American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine » qui fait le lien entre pollution urbaine, accidents cardiovasculaires et risque de mortalité cardiaque.

« Les études épidémiologiques relient la pollution atmosphérique au monoxyde de carbone de type urbain à des accidents cardiovasculaires et à un risque accru de mortalité cardiaque, notamment chez des patients fragilisés par une pathologie sous-jacente »

expliquent les chercheurs. Les scientifiques ont observé une modification de la morphologie et de la fonction du cœur chez les rats qui ont respiré l’air pollué : les rongeurs présentent des insuffisances cardiaques, un état de stress, un trouble du rythme et de la contractilité des cellules cardiaques… Leur ventricule gauche est devenu plus gros avec des signes de stress. (Lire l’article de Verdura)

Respirer seulement quelques heures l’air pollué qui sort du moteur des voitures et des usines est une cause de l’augmentation des risques d’infarctus, d’AVC, d’arythmie. Cela exacerbe aussi le problème de l’insuffisance cardiaque. Une vaste étude sur la pollution atmosphérique et les maladies cardiovasculaires, publiée par l’American Heart Association (AHA) dans la revue Circulation le révèle.

« Bien sûr, les facteurs de risque classiques de maladies cardiovasculaires, comme le tabagisme, l’obésité, le diabète ou l’hypertension, demeurent prédominants », dit le Dr François Reeves, cardiologue au CHUM et à la Cité de la santé de Laval. « Mais le rôle de la pollution atmosphérique, longtemps laissé pour compte, doit aussi être considéré. Ce n’est plus une surprise pour les médecins. Les salles d’urgence se remplissent en période de smog.»

 

 

Site Santé Canada sur « La qualité de l’air et ses effets sur la santé »

Pollution de l’air et maladies cardio-vasculaires: l’American Heart Association sonne de nouveau l’alarme. Passeport Sante.

La pollution de l’air fait mal au cœur. Futura Science

Consultation publique sur des décrets relatifs aux ZAPA

Une consultation publique est en cours sur le site du Ministère de l’Écologie concernant deux décrets sur les ZAPA. Les décrets sont soumis à consultation publique sur le site du Ministère jusqu’au 14 décembre. L’association Respire pousse ses membres à prendre part à cette consultation et à donner leur avis sur les décrets en cours de préparation.

ZAPA & Co

Les décrets concernent les Zones d’Actions Prioritaires pour l’Air (ZAPA) et les critères restrictifs pour autoriser ou non les véhicules à circuler dans ces zones.

« Le principe des ZAPA repose sur l’interdiction de circuler pour les véhicules les plus polluants dans la zone. Elles pourront être mises en place à titre expérimental pour une durée de 3 à 4 ans et demi. Le choix des véhicules interdits sera décidé par chaque collectivité en fonction du contexte local, sur la base d’une classification nationale des véhicules en fonction de leurs émissions atmosphériques définie par arrêté interministériel (mis en ligne du 6 au 28 avril 2011). »

Décret-dérogation

Le premier décret dit « décret-dérogations » liste les véhicules autorisé à circuler dans les ZAPA comme les véhicules dits d’intérêt général.

Décret-sanction

Le deuxième décret dit « décret-sanction » classifie les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes pour les différentes mesures d’interdiction ou de restriction de circulation.

 

L’association Respire publiera sa réponse à la consultation.

Nous incitions nos membres à prendre part à la consultation et à nous envoyer leurs réactions.

Pour remettre dans le contexte et éclairer les particuliers qui souhaitent prendre part à cette consultation :

Qu’est ce qu’une zon d’action prioritaire pour l’air? informations émanant du Ministère.

Un article de Respire sur les ZAPA : Les ZAPA, le CO2 et le péage urbain.

Envoyez-nous vos photos de pollution de l’air, forcément moches…

Hier, mardi 22 novembre 2011, nous avons assisté, comme cela arrive fréquemment, à un épisode de pollution aux particules fines. Nous relations ici-même son étendu et sa longévité dans certaines villes. Actuellement domicilié à Paris, je vous ai pris quelques photos des tours de la Défense, plongées dans un bon brouillard de saloperies.

Absurde laisser aller

Une des photos est prise du pont de Suresnes où l’air était vraiment sale à respirer. Il faut croire que le plaisir de conduire vaut plus que le droit de respirer un air, sain, de qualité. Il faut croire que ce bien commun, appartenant à tous sans distinction, ne soit pas respecté à la hauteur de ce qu’il a d’essentiel pour nous : simplement l’élément premier qui nous maintient en vie. Cela semble absurde d’y penser n’est-ce pas ?

Montrer pour voir

Nous vous invitons à nous envoyer vos photos de paysage pollué, urbain et rural, à l’adresse email de l’association : contact@respire-asso.org

Indiquez-nous simplement :

  1. La date de la prise de vue
  2. Votre ville
  3. Une très courte description de ce que vous prenez
  4. Si possible, l’évaluation de la qualité de l’air donnée ce jour par l’organisme de surveillance de la qualité de l’air de votre région. La liste est ici. C’est une note de 0 à 10, avec un code couleur allant de vert à rouge.
  5. Dites nous si vous désirez également recevoir les dernières actualités de l’association respire

 

Revue de web Respire #11 – 3 novembre 2011

CHINE

Pékin se dit prêt à mieux évaluer la pollution atmosphérique

Les autorités de Pékin, suspectées de sous-estimer la dangerosité de la pollution atmosphérique, sont prêtes à adopter un nouveau système d’évaluation de la qualité de l’air, a rapporté mercredi la presse officielle.

lci et voir l’article de l’association RESPIRE à ce sujet

La « macro réalité » et la « micro sensation » vues à travers la brume

La capitale chinoise Beijing est enveloppée ces derniers jours d’un brouillard dense et épais qui non seulement dissimule le ciel bleu, mais surtout suscite l’angoisse et la préoccupation des habitants qui se demandent : cela signifie-t-il que la pollution de l’air s’accentue et s’aggrave dans la ville ?

Considéré à travers le brouillard et la brume, certains y voient la pollution, alors que d’autres insistent sur l’amélioration et le progrès ; certains tiennent compte de la macro statistique, tandis que d’autres s’obstinent dans l’idée du micro sentiment.

peopledaily

La qualité de l’air souffre du smog

Dimanche, le bureau météorologique de la capitale a lancé sa première alerte au brouillard épais de l’hiver, tandis que la faible visibilité a forcé la fermeture de six autoroutes et causé des retards et annulations pour plus de 200 vols vers ou au départ de Beijing. Mais en dépit de l’appellation « alerte au brouillard », Ma Jun, directeur de l’Institut des affaires publiques et environnementales, estime que les brumes qui ont recouvert Beijing correspondent à du «smog».

Le brouillard résulte de la liquéfaction de vapeur dans l’air, qui devrait être de couleur transparente, alors que la brume dont nous souffrons est du smog, un mélangede polluants et de brouillard, explique-t-il. Lu Bin, un employé de CITIC Trust qui s’était rendu à l’aéroport pour prendre un vol à destination de Kunming, a déclaré au China Daily avoir acheté des masques au supermarché, «afin de se protéger contre la forte pollution ». «Les jours brumeux n’étaient pas si fréquents dans le passé, et le ciel n’était pas si sombre», affirme ce natif de Beijing.

frenchchina

UK

Londres fait la chasse aux vieux véhicules au diesel

Un Européen du continent qui veut conduire à Londres doit déjà s’adapter à la conduite à gauche. S’il veut utiliser son propre véhicule, il devra aussi s’assurer que celui-ci, s’il roule au diesel, ne pollue pas trop: à partir du 3 janvier 2012, les gros véhicules d’un certain âge seront bannis de la plupart des rues du Grand Londres.

smartplanet

FRANCE

Lyon, le trafic auto dans le viseur

Un environnement trop pollué et trop bruyant pour les Villeurbannais. C’est en substance ce qui ressort de l’enquête d’opinion réalisée cet été par la direction de la Santé ­publique (DSP) de Villeurbanne auprès de 840 personnes, interrogées sur l’impact de leur environnement sur la santé. Selon les premiers résultats de l’étude, qui doit servir de base au plan local de santé environnementale de 2012, la circulation est à l’origine des principales nuisances citées par les habitants.

20minutes

Oui au nitrate d’ammonium : « Nous sommes étonnés »

En ce qui concerne les rejets atmosphériques de toutes les usines, l’épisode avec les fortes odeurs émises par LBC met en évidence l’absence de captage de vapeurs lors d’opérations de transfert avec navires, wagons ou camions. La population boucalo-tarnosienne, plus largement celle de l’agglo, est soumise aux rejets de LBC et autres unités voisines. La réglementation de 2001 sur les composés organo volatils n’est pas respectée.

sudouest

La France est en retard en matière de respect de l’environnement

Cette situation est reconnue dans un rapport établi par la commission des finances du Sénat, présenté par la sénatrice Fabienne Keller du Bas-Rhin et rendu public la semaine écoulée, qui traite de l’application du droit communautaire en matière d’environnement.

risskassur-hebdo ou voir l’article que consacre RESPIRE

Eau, qualité de l’air et bruit : la France sous surveillance de la Commission

17% des contentieux engagés par l’Union européenne contre la France concernent des infractions dans le domaine de l’environnement, affirme la sénatrice Fabienne Keller, dans son quatrième « Rapport sur l’application du droit communautaire de l’environnement : de la prise de conscience à la mobilisation des acteurs », présenté le 26 octobre 2011. Ce qui situe la France dans la moyenne communautaire.

courrier des maires

Autun : La qualité de l’air, source de bien-être

Dans le cadre d’une action sur la prévention et la santé, une mutuelle autunoise a organisé, jeudi, un après-midi d’information sur la qualité de l’air intérieur.

En moyenne, une personne passe 16 heures et 10 minutes dans des endroits fermés, habitations, bureaux, usines, lieux publics. Il s’avère même qu’un quart de la population passe plus de vingt heures. Ces locaux abritent des polluants qu’il est possible de maîtriser par des gestes simples

lejsl

SENEGAL

Augmenter les espaces verts dans la capitale : la mairie de Dakar débloque 400 millions Cfa

C’est la somme investie par la mairie de Dakar pour faire de la capitale une ville verte. Ce projet, appelé ‘Dakar ville verte’, vise à lutter contre la pollution atmosphérique. Pour y arriver, le projet ambitionne de planter, chaque année, un million d’arbres à travers les rues et écoles de la ville. Ce, pour une période de cinq ans.

walf

Record de pollution à Pékin … encore

Des centrales thermique à charbon, un nombre important de nouvelles voitures sur les routes, peu de vent, la poussière des chantiers de construction, des températures qui montent et voilà la population de Pékin plongée dans une soupe épaisse de pollution de l’air. Pendant que l’ambassade des États-Unis à Pékin calcule de façon indépendante le degré de pollution atmosphérique et s’émeut de ce triste record,  le ministère chinois de la santé a estimé que l’air n’était que « légèrement pollué ».

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Ça s’en va et ça revient …

On se rappelle des épisodes de pollution en Chine en novembre de l’année dernière, et de l’épisode de pollution à Pékin en février dernier. Ce qui arrive fréquemment ne nous étonne plus.

A Pékin aussi des seuils de pollution jamais atteints ont été franchis début novembre, avec un pic qualifié de « démentiel » par l’ambassade américaine sur Twitter, laquelle avait très vite supprimé son propos. (zegreenweb.com)

Source: AFP

 

La pollution de la ville a engendré depuis quelques jours un épais brouillard, apparemment inhabituel pour un mois d’octobre, qui limite, dans certains endroits de la capitale, la visibilité à 200 mètres. Pas étonnant lorsque l’on sait qu’en 2010 dans la capitale chinoise, environ 2 000 nouveaux véhicules sont venus chaque jour s’ajouter au trafic déjà saturé, aggravant les embouteillages, et ce malgré la présence de 6 périphériques, considérés comme de véritables autoroutes urbaines. Aujourd’hui le nombre de véhicules à Pékin est estimé à 5 millions d’unités.

Le Bureau de météorologie de Pékin a, au final, diffusé trois alertes contraignant les autorités à prendre certaines mesures. Ainsi, plus de 200 vols aériens ont été retardés ou annulés, et les six boulevards périphériques de la ville ont été fermés.

La pollution de l’air, c’est beau

Comme le montre cette courte vidéo tournée en février, la pollution de l’air, c’est beau. Sur les dernières images, on dirait un peu le périph’ parisien non ?

Les victimes de la pollution de l’air en Chine … et de la croissance ?

Selon les estimations des chercheurs, 300.000 personnes meurent chaque année en Chine de maladies cardiaques et de cancer du poumon liés à la pollution de l’air. Les coûts de santé qui sont liés à la pollution de l’air pourraient représenter jusqu’à 3,8% du PIB, estime la Banque mondiale. Avec une croissance moyenne d’environ 9% depuis quelques années, la Chine découvrirait-elle une nouvelle conséquence de son expansion. Le progrès pour tous occasionne son lot de préjudices, tant sur l’environnement que sur la santé … et sur son économie in fine.

La pollution actuelle devrait durer toute la semaine et des médecins constatent déjà l’augmentation des admissions aux urgences (le centre médical des urgences 120). « We saw a 13% rise in the patients who have respiratory problems from Saturday to Monday compared to the same time last week, as well as a 14% increase in people with strokes » said Li Jianren, the spokesman for the 120 emrgency medical center. (Nous avons constaté une augmentation de 13% de patients qui ont un problème respiratoire entre samedi et lundi comparé à la même période la semaine précédente, aussi bien qu’une augmentation de 14% de personnes présentant une congestion cérébrale ». >> Doctors urge caution as fog shrouds Beijing (People Daily)

Les « urgences 999 » constatent également un pic de 30% du nombre de patients traités pour des problèmes respiratoires, incluant l’asthme, les bronchites et autres pneumonies.
« The 999 Emergency Rescue Center also said Monday there had been a 30% spike in the number of patients treated for respiratory problems, including asthma, bronchitis, and pneumonia.« 

Bas les masques : l’exposition de l’association RESPIRE

La découverte de l’exposition photographique de l’association RESPIRE a crée, on peut le dire, la surprise. Installée dans la salle de concert du Trianon, à Paris, lors de la première édition de la Greenpride.

Remerciements

Nous profitons de ce post pour remercier chaleureusement les participants qui ont donné de leur temps et de leur cœur à cette œuvre collective. Une pensée spéciale au photographe de renom, Antonin Guidicci, aux organisatrices/teurs (Appel de la jeunesse) de la Greenpride, qui nous ont offerts l’espace d’exposition.

L’esthétique de la problématique

Comme nous en parlions dans un précédent article (rendre visible et esthétique l’invisible), la pollution de l’air est insuffisamment visible. Nous avons voulu, simplement, à travers le masque, montrer si ce n’est la pollution de l’air sa présence, par l’intermédiaire d’un objet qui sert à s’en protéger.

L’association Respire fait le procès de deux publicités automobiles en portant plainte contre X

L’association RESPIRE (Association Nationale pour la Prévention et l’Amélioration de la Qualité de l’Air), rejoint par les associations Ecologie Sans Frontières (ESF) et la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports (FNAUT), soutenue par L’Observatoire Indépendant de la Publicité, ont, par le biais de leur avocat Maître Stéphanie Zaks, déposé une plainte contre X, entre les mains de M. le Procureur de la République de Paris au sujet de deux publicités automobiles, pour défaut des mentions d’émissions de CO2 et de consommation de carburant. Ces informations qui ne figurent pas sur les publicités incriminées sont pourtant un véritable levier de réduction de l’impact sanitaire, économique et environnemental, ainsi qu’un outil pédagogique pour les consommateurs.

Communiqué de presse de l’Organisation Mondiale de la Santé

26 septembre 2011 | Genève – La pollution atmosphérique atteint des niveaux dangereux pour la santé dans de nombreuses villes, selon les données sur la qualité de l’air publiées aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il s’agit d’une compilation sans précédent de données concernant près de 1100 villes dans 91 pays, dont des capitales et des villes de plus de 100 000 habitants.

Plus de 2 millions de victimes

L’OMS estime que, chaque année, plus de 2 millions de personnes meurent du fait de l’inhalation de particules fines présentes dans l’air intérieur et extérieur. Les particules PM10, d’une taille égale ou inférieure à 10 micromètres, peuvent pénétrer dans les poumons, entrer dans la circulation sanguine et provoquer des cardiopathies, des cancers du poumon, des cas d’asthme et des infections des voies respiratoires inférieures.

Le seuil fixé dans les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air s’agissant de la concentration moyenne annuelle des particules PM10 est de 20 microgrammes par mètre cube (µg/m3), mais les données publiées aujourd’hui montrent que, dans certaines villes, cette concentration atteint jusqu’à 300 µg/m3.

Principaux résultats

Les principales informations qui ressortent de cette étude sont les suivantes:

  • Il est courant de constater des niveaux constamment élevés de pollution par les particules fines dans beaucoup de zones urbaines. Cette pollution provient souvent de sources de combustion telles que les centrales électriques et les véhicules à moteur.
  • L’exposition moyenne annuelle aux particules PM10 de l’immense majorité des populations qui habitent en milieu urbain dépasse le seuil de 20 µg/m3 recommandé dans les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air. En moyenne, seules quelques villes présentent actuellement des valeurs conformes aux lignes directrices de l’OMS.
  • Pour l’année 2008, on estime à 1,34 million le nombre de décès prématurés attribuables à la pollution atmosphérique en ville. Si les valeurs avaient été partout conformes aux lignes directrices de l’OMS, 1,09 million de vies auraient pu être sauvées cette année-là. Le nombre de décès attribuables à la pollution atmosphérique en ville a augmenté par rapport à l’estimation de 2004, qui était de 1,15 million. Ceci s’explique par l’augmentation récente de la pollution atmosphérique et de la taille des populations mais aussi par le fait qu’il y a davantage des données disponibles et les méthodes employées meilleures.

«La pollution atmosphérique est un grave problème de santé et nous devons absolument redoubler d’efforts pour en atténuer les répercussions», déclare le Dr Maria Neira, Directeur du Département Santé publique et environnement de l’OMS. «Si nous contrôlons et gérons l’environnement correctement, nous pouvons réduire considérablement le nombre de gens qui souffrent d’affections respiratoires et cardiaques, et de cancer du poumon. Partout dans le monde, l’air des villes est souvent pollué par les gaz d’échappement, la fumée des usines ou la suie des centrales électriques qui fonctionnent au charbon. De nombreux pays sont dépourvus de réglementation sur la qualité de l’air et, lorsqu’il y en a une, les normes nationales et leur application varient considérablement», a-t-elle ajouté.

Comprendre les risques sanitaires

L’OMS appelle à renforcer la sensibilisation aux risques sanitaires que représente la pollution atmosphérique, à mettre en œuvre des politiques efficaces et à contrôler de près la situation dans les villes. Une réduction de la concentration annuelle moyenne de particules PM10 de 70 µg/m3 à 20 µg/m3 devrait entraîner une baisse de 15% de la mortalité – ce que l’on peut considérer comme un progrès non négligeable en termes de santé publique.

Là où le niveau de pollution est plus élevé, une réduction dans les mêmes proportions aura moins d’impact sur la baisse de la mortalité mais apportera néanmoins d’importants bienfaits pour la santé.

«Les solutions à la pollution atmosphérique en ville dépendront de l’importance relative des différentes sources de pollution, du niveau de développement et de la géographie locale», affirme le Dr Carlos Dora, Coordonnateur de l’unité Interventions pour des environnements sains du Département Santé publique et environnement de l’OMS. «Les informations contenues dans la base de données de l’OMS doivent principalement permettre aux villes de surveiller l’évolution de la pollution atmosphérique dans le temps afin de choisir des interventions efficaces, de les améliorer et de les généraliser», a-t-il ajouté.

Agir à tous les niveaux

Dans les pays développés comme dans les pays en développement, les principales causes de pollution atmosphérique sont les moyens de transport motorisés, les industries petites ou grandes, l’utilisation de biomasse et de charbon pour la cuisine et le chauffage, ainsi que les centrales électriques au charbon. L’utilisation de bois et de charbon pour le chauffage des logements contribue beaucoup à la pollution atmosphérique, notamment en milieu rural pendant les mois d’hiver.

«Pour juguler la pollution et atténuer ses effets sur la santé, il faut prendre des mesures au niveau local, appliquer des politiques nationales et conclure des accords internationaux», dit le Dr Michal Krzyzanowski, Chef du Centre européen OMS de l’environnement et de la santé à Bonn (Allemagne). «Grâce aux données tirées du contrôle de la qualité de l’air publiées aujourd’hui, nous savons dans quelles régions il faut agir en priorité et nous pouvons évaluer l’efficacité des politiques et des mesures mises en œuvre.», a-t-il ajouté.

Informations sur la base de données de l’OMS

Les données sur la qualité de l’air ont été compilées à partir de sources nationales ou municipales publiques et sont fondées sur les résultats des contrôles de la qualité de l’air effectués dans chaque ville. Pour éviter les surestimations, les valeurs figurant dans la base de données correspondent à des sites de contrôle urbains, parmi lesquels des bords de routes mais pas des sites industriels ou d’autres «sites sensibles» qui ne sont pas représentatifs de la pollution à laquelle beaucoup de gens sont exposés (p. ex. bretelles d’autoroute).

Les valeurs figurant dans la base de données, y compris les concentrations rapportées de particules PM10, correspondent à des moyennes annuelles. La concentration de particules PM10 est un indicateur important de la pollution atmosphérique en milieu urbain et des risques sanitaires associés au mélange complexe de polluants que l’on trouve généralement en ville. Les petites particules PM10 peuvent pénétrer en profondeur dans les poumons, passer dans le sang et léser plusieurs organes. Pour certaines villes, on dispose de données sur des particules encore plus petites, comme les PM2,5, qui figurent également dans la base de données.

Ces données sont basées sur des mesures effectuées de 2003 à 2010 et la grande majorité d’entre elles correspondent à la période 2008-2009. Les données sont présentées par ville, par population urbaine de chaque pays (si elles sont disponibles) et par Région de l’OMS.

La pollution de l’air cause 2 millions de décès chaque année

Les cancers de l’Etang de Berre

Un interne des Hôpitaux de Paris réagit aux conclusions tirées par l’INVS concernant le lien entre la pollution atmosphérique à l’Étang de Berre et les hospitalisations pour pathologies cardiovasculaires et respiratoires.

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Le pourtour de l’Étang de Berre est une zone densément peuplée, où de nombreuses industries ont été installées depuis plus de 50 ans. La zone Fos-Étang de Berre est ainsi la zone industrielle la plus importante de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), regroupant sur plusieurs sites un important complexe pétrochimique et sidérurgique. Les industries émettent de nombreux polluants atmosphériques qui en font une des zones les plus polluées en France, malgré l’instauration de normes de plus en plus contraignantes et les progrès techniques réalisés par les industriels qui ont permis une diminution des rejets depuis 20 ans.

Dans ce contexte et devant les nombreuses interrogations de la population et des associations écologistes, une étude descriptive écologique de la morbidité hospitalière pour les pathologies cardio-vasculaires, respiratoires et pour cancer a été menée sur la période 2004-2007.

L’étude n’est que très peu concluante. Les seuls résultats statistiquement significatifs retrouvés par l’étude seraient en faveur d’un sur risque très modéré d’infarctus du myocarde et de leucémies aiguës chez les patients ayant subi une forte exposition aux toxiques industriels de la région. On ne retrouve en particulier pas de sur risque de pathologie cancéreuse solide, notamment pulmonaire, ni de bronchopathie obstructive (BPCO). La significativité statistique de ces résultats reste tout de même discutable et les chiffres retrouvés peuvent très bien être dus au hasard, compte tenu de la puissance faible des études descriptives.

Les résultats de cette étude sont difficilement interprétables compte-tenu de biais évidents de confusion notamment (durée d’exposition aux toxiques en particulier, les patients qui ont respiré cet air pendant 20 ans et ont ensuite migré vers des cieux plus clairs ne sont pas pris en compte, ceux qui se sont installés il y a 6 mois ou qui ont fait un Infarctus en vacances ont été inclus…), de la faible puissance du type d’étude et de choix discutables dans les méthodes. Une étude de cohorte historico-prospective (une étude sur une longue période couplée à un recueil de résultats anciens) portant sur une période beaucoup plus longue et sur un échantillon de fait plus élevé, et sur une population mieux ajustée (par rapport à la durée d’exposition aux effluents toxiques), avec un modèle de régression logistique et calcul d’une relation dose-effet, mais qui serait bien évidemment beaucoup plus coûteuse, beaucoup plus compliquée et probablement plus subversive, serait plus adaptée à l’objectif et donnerait des résultats plus maniables.

 

Synthèse de l’étude :

Pour télécharger l’étude complète : cliquez ici

Vive la ville et son cadre de vie incomparable

Notre héros urbanophile aime l'air de la ville

C’est la rentrée. L’association RESPIRE ne pouvait résister à une petite note d’humour, avant de déposer sa plainte au procureur de la République la semaine prochaine, moins drôle pour ceux qui sont visés. Les Urbanophiles, c’est une série de petits clips vidéos qui valorise ironiquement les « bons » côtés de la ville.

« Bonjour ! … Casse toi connard »

C’était il y a trois ans déjà. L’idée a ainsi été reprise pour une campagne de communication pour la région Auvergne. Un parallèle entre la ville et la campagne qui fait sourire. Nous vous proposons celui sur la pollution de l’air. « Vous sentez ces odeurs ? C’est du monoxyde de carbone. Des gaz d’échappement. Moi ça me … Oh c’est assez lourd quand même, ça s’accroche aux poumons, mais bon, c’est une question d’habitude« . Ce clip est vraiment très drôle. L’acteur joue bien. Les répliques sont simples et efficaces. C’est ce que vit la population des grandes agglomérations, certes en moins grossier, mais bien réellement, subtilement.

 

Le confort de la résignation, une posture (bien pratique) de la modernité



Photographie du périphérique parisien à la tombée du jour
Photographie du périphérique parisien à la tombée du jour

 

« Approche psycho-sociologique de la quantification de la pollution de proximité au trafic dans l’agglomération parisienne », telle est le nom savant de la dernière étude d’AirParif, publiée le mois d’août dernier pour mieux cerner le ressenti de la pollution de l’air par un certain nombre de Franciliens. Le résultat ? « Il faut faire avec ».

Respire mon ami(e), c’est comme ça

D’un côté, les Parisiens ont conscience du risque, mais de l’autre, ils ont du mal à l’appréhender concrètement. Nous formulions déjà précédemment que cette pollution invisible (quoi que suffisamment olfactive parfois pour s’en apercevoir) rend difficile la représentation du risque. Alors, le résultat, c’est que ce problème flotte dans l’air comme une chose immuable. La pollution de l’air en ville est devenue, peu à peu, une donnée avec laquelle il faut composer, rangée dans la catégorie du « il faut faire avec« .

L’étude sur la pollution de proximité

Une cinquantaine de volontaires, hommes et femmes, de Paris et de sa banlieue a participé aux travaux de Lionel Charles. Equipés de capteurs, ils ont été suivis pendant deux jours durant lesquels leur exposition au dioxyde d’azote a été mesurée. Résultat : ils sont exposés à un surplus de pollution dû à leur proximité de la circulation. Les testés ont ensuite eu des entretiens avec le sociologue. Selon Lionel Charles, il ressort que « la pollution routière reste mal cernée« . Les riverains des grands axes « se sentent démunis face à une réalité sur laquelle ils n’ont pas de prise et attendent, non sans recul critique, un engagement plus ferme de la puissance publique. »

Le confort de la résignation, une posture (bien pratique) de la modernité

« Je ne veux pas lâcher un peu de mon confort pour le bien de tous, alors je dis qu’on est impuissant, que c’est comme ça ». La résignation est une arme puissante … et pratique. Moins d’effort pour plus de confort, telle pourrait être un des adages de la modernité. Les conséquences dans tous ça ? La débauche d’énergie, la dépense inconsidérée, le gaspillage aveugle, la pollution. Mais qu’importe. C’est comme ça, on y peut rien. Surtout pas nous, individus pris dans les rouages du mécanisme géant de la société économique (facile et pratique également). Quelle est donc l’utilité à dépenser de l’énergie, physique et psychologique, pour se déplacer autrement, et ainsi chercher à diminuer l’ampleur d’une pollution qui touche tout le monde ? Aucune. Aucune parce que c’est comme ça, on y peut rien. Il faut faire avec. L’expression est à elle seule destructrice de toute tentative plus ou moins salvatrice. Elle exprime la toute puissance de ficelles invisibles qui régissent et guident nos vies. Elle évite de modifier un comportement. Elle est une excuse. Un aveu d’impuissance ? Pas complètement. Elle est aussi, cette expression, bien pratique pour rester dans son confort. Parce que le confort, c’est bien. Le confort c’est bon.

Les Américains, le CO2 et la pollution de l’air

Carte des USA et des émissions de CO2 par État – Projet Vulcan en partenariat avec Google

Dans un article co-signé avec le site Consommation responsable, l’association RESPIRE questionnait sur le statut du CO2 : polluant ou pas polluant ? Selon la loi, il devrait l’être. Aux États-Unis, trois États (le Maine, le Massachusetts et le Connecticut) ont porté plainte le 4 juin 2011 dernier contre l’Agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) dans l’objectif de faire entrer le CO2 dans la liste des polluants dont les émissions sont régulées par la loi américaine sur la qualité de l’air.

La plainte comme « dernier recours »

Faire entrer le CO2 dans la liste des polluants de l’air provoquerait ensuite la mise en place d’un système législatif pour en limiter les émissions. Le procureur général du Connecticut, Richard Blumenthal, à l’origine de la plainte déclare : « Cette plainte est notre dernier recours. » Il explique : « Réduire les émissions de dioxyde de carbone est une tâche gigantesque (…) Le gouvernement semble plus occupé à l’esquiver qu’à trouver des solutions pratiques pour y faire face. » Il est vrai que l’administration Bush se refuse à mettre en place la moindre mesure coercitive. Ce qui arrange bien, entre autres, les constructeurs automobiles qui crie au scandale quand on leur demande de faire des efforts importants sur l’efficacité énergétique.

« Le gouvernement fait tout pour ignorer complètement la question du réchauffement climatique« , affirme Frank O’Donnel, un responsable de l’association écologiste américaine Clean Air Trust.

Dérèglement climatique, pollution de l’air, même combat ?

La liste des polluants de l’air aux USA comprend pour l’instant le monoxyde de carbone, l’ozone et les oxydes d’azote et de soufre. En France, on y ajoutera les particules (PM 10 et PM 2,5), les COV et les POP, le plomb, le benzène (voir l’article sur les seuils d’émissions). Mais pas le CO2. Pourtant, l’article L220-2 du Code de l’Environnement précise clairement que : « Constitue une pollution atmosphérique au sens du présent titre l’introduction par l’homme, directement ou indirectement ou la présence, dans l’atmosphère et les espaces clos, d’agents chimiques, biologiques ou physiques ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives.

Est donc considéré comme une pollution atmosphérique ce qui influe sur les changements climatiques. Le CO2 influe sur le changement climatique. Il est donc en ce sens un polluant atmosphérique. Dérèglement climatique, pollution de l’air et réduction des risques pour la santé humaine, même combat ? Oui clairement.

 

>> Merci au blog du Nouvel Obs’ pour l’information

 

RESPIRE à Moscou

Le printemps arrive à Moscou et les pics de pollutions avec.

L’organisme de veille et d’analyse de la situation écologique « Moskekomonitoring » indique que la hausse des températures dans la ville la semaine dernière continue de favoriser l’envolée des taux de pollution atmosphérique. On en finit plus de tousser dans la capitale russe.


Pollution de l’air, maladies respiratoires et décès prématurés : quelles perspectives contentieuses ? Par Simon Williamson, avocat

La récente publication de l’étude européenne Aphekom vient confirmer l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé des populations habitant en zone urbaine, industrielle ou à proximité du trafic routier. L’état de la réglementation française en cette matière devrait conduire à de nouveaux contentieux face aux enjeux sanitaires – et économiques – de cette pollution.