La pollution de l’air près des routes

Sur la route, dans sa voiture, on respire vraiment très mal. Les automobilistes sont les plus exposés à la pollution de l’air. Mais au bord de la route, que se passe-t-il ? Et bien les habitants des axes routiers sont exposés à des risques bien plus importants que les habitants éloignés du trafic automobile et des sites industriels. Asthme, maladie cardio-vasculaire, autisme, voilà quelques problèmes de santé graves qui peuvent survenir. Comme vous êtes des lecteurs attentifs aux arguments, voilà quelques études et renvois bibliographiques pour vous en convaincre.

Les pesticides dans l’air

Les pesticides dans l’air, voilà des polluants dont on se passerait bien. Respire vous propose donc un dossier pour mieux comprendre les enjeux liés à cette question. Nous abordons l’exposition aux pesticides dans l’air, à la campagne comme à la ville, en fonction des saisons. Les effets des pesticides sur votre santé. Nous vous expliquons comme fonctionne la surveillance mise en place et les phénomènes à l’origine des pesticides dans l’air.

Ozone reprend du service en France

 

Ozone, trois particules dans le vent.

Le groupe Ozone reprend du service pendant l’été avec une tournée dans les grandes villes de France. Bien connu de tous, le groupe composé de ses trois membres indissociables refait surface.

Biographie du groupe Ozone

O3, c’est son diminutif. Le groupe Ozone est composé de trois membres, trois atomes, comme le groupe moldave d’ailleurs. Il apparaît massivement pendant les périodes de chaleur d’été, souvent dans les grandes villes à fort trafic routier. Quand on dit qu’il refait surface, c’est qu’il ne faut pas le confondre avec l’ozone présent dans la haute atmosphère, celui qui nous protège des UV du soleil et sans lequel notre existence sur terre serait subitement raccourcie s’il venait à disparaitre. C’est pour cela d’ailleurs qu’un certains nombres de substances chimiques comme les CFC ont été interdites au niveau international en 1995 parce qu’ils détruisaient cette fameuse couche d’ozone.

L’ozone se forme sous l’effet de réactions photochimiques (c’est-à-dire en présence du rayonnement solaire) entre divers polluants, comme les oxydes d’azote (NOx, émis par les véhicules et l’industrie) et les composés organiques volatiles (COV, émis par les véhicules, les solvants et l’industrie).

La tournée française d’Ozone

Le groupe Ozone n’a pas fini sa carrière, loin de là. Chaque année depuis plusieurs décennies, il revient. Pas pour nous casser les oreilles, mais bien pour nous saloper les poumons. Toulouse sous un pic d’ozone, titre la Dépêche. « Avec le retour d’un « bon » indice à « 5 », eh bien, on va pouvoir respirer. » Les 17 et 18 août derniers, La Provence, comme le Figaro, 20 minutes, relaient le message du réseau de surveillance ATMO PACA de réduire sa vitesse sur les routes et de faire du co-voiturage en titrant « Pollution de l’air : demain, limitez vos déplacements« . Plus particulièrement, à Marseille quelques chaleurs et un intense trafic automobiles (what else ?) offrent à deux journalistes l’occasion de revenir sur le système de régulation de la pollution de l’air en France et son absence d’application… (What else again ?) Lire « Pollution : plein gaz sur les Bouches-du-Rhône » sur La Provence.

Le trafic urbain en est largement responsable, puisque ces particules sont émises par les moteurs diesels. La législation européenne avait pourtant publié une directive limitant leurs émissions en 2005. La France avait jusqu’à juin 2011 pour l’appliquer… Elle risque aujourd’hui une amende de 20 millions d’euros.

Également, « Concentrations élevées d’ozone sur Toulouse« . La pollution à Perpignan concerne d’avantage les particules, « la discrétion du vent et la remontée des températures, combinées à l’augmentation du trafic routier, constituent un cocktail saisonnier. » Une exception médiatique toutefois, sur France 3, concernant la région Languedoc Roussillon. » Le réseau de surveillance Air LR, dont les bureaux sont à Montpellier, n’ont pas noté de pic notable de pollution à l’ozone cette année dans la région. »

 

Asthme

Respirer quand on est asthmatique n’est pas une partie de plaisir. Il y en a de plus en plus en France et dans le monde. Logique ? Malheureusement oui. Les facteurs déclenchant sont plus nombreux.

La qualité de l’air en fait partie, c’est ce que nous prouve une étude sur les niveaux d’ozone et de particules ainsi que leur incidence pour les asthmatiques.

Où respire-t-on le mieux en ville ?

L’air que l’on respire n’est pas le même partout, même dans une grande ville comme Londres, tel est le résultat de l’étude présentée dans cette vidéo par Healthy Air Campaign, Kings’ College et la municipalité de Camden.

L’expérience a consisté à mesurer les expositions respectives d’un passager de bus, d’un cycliste, d’un piéton et d’un automobiliste sur un axe principal aux heures de pointe et de les comparer avec celles d’un cycliste et d’un piéton dans une rue faiblement empruntée. Les volontaires ont été équipé de capteurs servant à mesurer les particules fines émises par les voitures. Résultats :

  • L’automobiliste est 3,5 fois plus exposé que le du piéton, 5 fois plus que le cycliste, et 2,5 fois plus que le passager du bus sur l’axe de circulation importante. La raison à cela est double : les voitures et le bus (et a fortiori les 2 roues motorisés) se situent juste au niveau des flux de particules émis par les pots d’échappement, et en outre, l’air se renouvelle moins vite dans un habitacle fermé.
  • Dans une rue faiblement fréquentée, un cycliste est en moyenne exposé 30 % moins que dans une rue principale et un piéton 4 fois moins.
  • Conclusion : changer de mode de transport et de trajet permet à chacun de réduire significativement son exposition à la pollution (et d’améliorer la qualité de l’air !)

 

http://healthyair.org.uk

À Paris aussi ! Des études similaires menées par Airparif en 2009 ont montré qu’en moyenne, l’exposition sur une piste cyclable séparée est 2 fois moins élevée qu’au milieu de la route, et 30 % moins que dans un couloir de bus partagé.

L’Observatoire Régional de Santé de l’Île-de-France a cependant souligné les limites de ces expériences dans un rapport sur les risques et les bénéfices de la pratique du vélo. En effet, ces études ne mesurent pas toutes les mêmes polluants et ne prennent pas toujours en compte l’inhalation (ce que l’on respire et non seulement ce à quoi on est exposé). En effet, lorsque l’on prend en compte ce dernier, les résultats sont légèrement modifiés en défaveur du cycliste qui roule en plein milieu de la circulation dans la mesure où son taux d’inhalation est augmenté par l’effort qu’il doit fournir (ce que soulignent eux-mêmes les auteurs de la vidéo). Cependant, comme l’indique l’ORS, les bénéfices de la marche et du vélo (forme physique, bien-être, etc.) excèdent largement les risques liés aux accidents et à la pollution atmosphérique ; en outre, plus on marche et on fait de vélo, et moins on s’essouffle ! Et en cas de pic de pollution, il suffit de rouler à vitesse modérée ou de ne pas courir dans la rue, ou de se rabattre sur les transports en commun.

Agissons :

  • Chacun à son niveau peut agir en évaluant son trajet et son exposition, mais les pouvoirs publics doivent aussi agir pour modifier les modes de déplacements et de circulation en ville.
  • On ne peut que s’étonner des dernières recommandations du Ministère de la Santé en cas de pic de pollution qui s’adressent principalement aux personnes vulnérables ou sensibles auxquels il est déconseillé la pratique de l’effort physique (certes). Et bien, non, que ce soit en cas de pic ou au quotidien dans un univers pollué, mieux vaut abandonner sa voiture pour le vélo, la marche ou les transports publics, pour réduire son exposition à des polluants reconnus cancérigènes par l’OMS et générateurs de maladies chroniques telles que l’asthme. Un problème sanitaire qui concerne donc tout le monde, les piétons et les cyclistes, tout comme les automobilistes !
  • Un élément auquel devrait aussi réfléchir la Mairie de Paris alors qu’elle élabore son plan vélo et qui plaide en faveur de la généralisation de pistes cyclables séparées et de trajets hors axes principaux (soit tout le contraire des itinéraires conseillés actuels…).

http://votreair.airparif.fr/ (encore au stade du prototype)
http://healthyair.org.uk/healthiest-transport-option-video/

http://www.ors-idf.org/index.php/component/content/article/642-les-benefices-et-les-risques-de-la-pratique-du-velo-evaluation-en-ile-de-france
http://www.airparif.asso.fr/_pdf/publications/NUMERO32.pdf

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/13/auto-metro-ou-velo-ou-respire-t-on-le-moins-d-air-pollue_4382697_3244.html

http://transports.blog.lemonde.fr/2014/09/17/exclusif-la-ville-de-paris-devoile-son-plan-velo/#xtor=RSS-3208

http://www.sante.gouv.fr/pollution-de-l-air-recommandations-sanitaires.html

http://www.paris.fr/pratique/deplacements-voirie/velo/carte-des-principaux-amenagements/rub_9931_stand_64244_port_24784

Le bilan du diesel : tromperie sur toute la ligne (d’échappement)

Les constructeurs automobiles et l’État nous ont encouragé à acheter massivement des véhicules diesel notamment par une fiscalité attractive. Aujourd’hui le taux d’équipement des ménages n’a jamais été aussi élevé. Près de trois automobilistes sur quatre roulent au diesel. Depuis la publication des études d’impact sur la santé, la prise de conscience sur le diesel semble néanmoins avoir basculé en 2014. Maintenant, nous savons que le diesel est mauvais. En dressant le bilan du diesel, nous nous sentons à la fois trompés et victimes.

Diesel

Le diesel n’est finalement pas

Économique

La pollution atmosphérique due au diesel est évaluée entre 20 et 30 milliards d’euros par an pour l’État, donc pour le contribuable, sans compter le manque à gagner de la niche fiscale évalué à environ 7 milliards d’euros chaque année*. Il se révèle donc indirectement plus cher que l’essence à la pompe.

Écologique et inoffensif

dieselEn raison d’un taux de compression très élevé et d’un carburant lourd peu raffiné, le moteur diesel émet davantage de résidus de combustion et de gaz imbrûlés qu’un moteur à essence.

De récentes études soulignent aujourd’hui le danger de ces émissions sur la santé humaine, un danger reconnu par l’OMS qui a classé la pollution due au diesel comme cancérogène certain.

La norme Euro 5 a imposé aux constructeurs, en janvier 2011, l’équipement de filtres à particules. Il s’avère néanmoins que ceux-ci laissent passer les particules les plus fines, s’encrassent jusqu’à devenir inutiles si, moteur froid (courtes distances), les filtres ne sont pas régénérés. Cerise sur le gâteau, ils sont générateurs d’oxydes d’azote (NOx), gaz particulièrement nocifs.

La dernière norme Euro 6 semble s’atteler à cette problématique avec un seuil de NOx abaissé grâce notamment à la technologie « Selective Catalytic Reduction ». Celle-ci concernera les nouveaux modèles de véhicules à compter de septembre 2014 et tous les véhicules neufs à compter de septembre 2015.

Rappelons à toute fin utile que l’argument actuel qui veut que ces nouveaux filtres à particules capteraient 99,9% des particules fines ne tient pas la distance. Pourquoi ? C’est un principe historique et basique de la physique appliquée à la mécanique : tout système mécanique s’use et perd en efficacité. En fonction du comportement routier, combien de temps après l’achat un filtre à particules est-il encore très efficace ? S’il n’est pas régénéré, que deviennent les particules qui ne peuvent plus être stockées ?

En attendant, il faudra de nombreuses années pour que les véhicules répondant à la norme Euro 6 soient prédominants dans le parc automobile sachant que l’âge moyen d’une voiture est actuellement de 8,3 ans et que la proportion de véhicules équipés de filtres à particules, soit répondant à la norme Euro 5, ne s’élève qu’à 23,8 % du parc automobile diesel (1 véhicule diesel sur 4)**.

Adapté à la ville et à l’utilisation des français

dieselCette motorisation a été conçue à l’origine pour les longs trajets et les fortes charges. La valeur commerciale préconisée de 25 000 km par an étant le seuil minimum de rentabilité et d’utilisation de cette motorisation. Or, selon l’INSEE, les trajets quotidiens domicile-travail sont inférieurs à 8 kilomètres pour la moitié des salariés français, et en 2012 le kilométrage moyen des français était de 12666 km.

A l’heure du bilan, de la recherche de responsabilités et des légitimes comparaisons avec le scandale de l’amiante, il apparaît urgent que l’ensemble de la filière de production de transports (automobiles de tourisme et utilitaires, motocycles et cycles) et l’État trouvent des solutions et offrent des alternatives pour organiser une conversion majeure et dynamique de la mobilité, et ainsi sortir les villes du « tout diesel ».

Guillaume M

Le 26 août 2014

* http://www.senat.fr/leg/ppl13-496.html Rapport de la commission des comptes et de l’économie de l’environnement – « santé et qualité de l’air extérieur », collection  « références » du service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable  (SEEIDD)  du  commissariat  général  au  développement  durable (CGDD), Stéphanie DEPOORTER, Doris NIKLAUS et Christophe RAFENBERG, juillet 2012.

**http://www.senat.fr/rap/l13-600/l13-6001.pdf (séance du 11 juin 2014).

Petit cours sur la pollution de l’air par l’Union Européenne (en anglais)

Mercredi 19 novembre, a été publié le rapport 2014 de l’Agence Européenne pour l’Environnement (AEE) sur la qualité de l’air en Europe de 2003 à 2012. Ce rapport rappelle que la pollution de l’air reste le premier facteur environnemental de mort prématurée en Europe! Il illustre aussi très bien les différents enjeux de la qualité de l’air au niveau européen.

 

Petit cours sur la pollution de l’air par l’Union Européenne en images:

 Les effets sur la santé des différents polluants

Les effets sur l’environnement de ces polluants

Et les effets sur le climat

Les concentrations annuelles en PM2.5

Les concentrations annuelles en PM10

Les concentrations annuelles en O3

Les concentrations annuelles en NO2

Les émissions des différents polluants sont en baisse…

(notez cependant l’augmentation du BaP)

… Mais la population européenne reste surexposée

Les valeurs limites fixées par l’Union Européenne…

…Restent pourtant moins strictes que celles de l’OMS (fixées pour notre santé) et même moins strictes que celles des États-Unis!

Et pour finir, pour les passionnés, la législation Européenne en détail!

Pour plus d’informations sur la qualité de l’air en Europe de 2003 à 2012 : Rapport Air Quality in Europe 2014 (en anglais)

Pour plus d’informations sur la qualité de l’air en France de 2003 à 2012 : Fiche pays pollution de l’air – France (en anglais)

Et maintenant contrôle surprise!

 

Les États rappelés à l’ordre par la CJUE sur la qualité de l’air

La Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) s’est prononcée mercredi 19 novembre sur l’obligation de résultat des États membres concernant la qualité de l’air et sur le pouvoir de sanction des juridictions nationales.

Dans l’affaire qui opposait le Royaume-Uni à l’ONG Client Earth, la Cour reconnaît aux juges nationaux le droit d’user de tout moyen pour contraindre les États à établir un plan d’action permettant d’atteindre, au plus tard au 1er janvier 2015, les valeurs limites de concentration de polluants de l’air fixées par le droit européen.

Aujourd’hui, 17 États Membres ne respectent pas encore les limites fixées pour les PM10 et 18 États Membres, celles fixées pour le NO2. Alors que 2015 surviendra inévitablement dans 27 jours, cette décision met en garde ces États en constant dépassement, dont la France qui ne respecte ni les limites pour les PM10, ni celles pour le NO2.

 

 

Agriculture et pollution de l’air: quelles solutions? RDV lundi prochain, le  8 décembre à 18:30 à AgroParisTech!

Lundi 8 Décembre 2014- 18h30 – AgroPariTech

Amphithéâtre Tisserand, 16 rue Claude Bernard, 75005 Paris

 

Émettrices de polluants primaires et secondaires, organiques et chimiques, les pratiques agricoles ont une influence bien précise sur la qualité de l’air, en campagne comme à la ville. Présentation des enjeux et solutions pour un secteur d’activité que l’on pensait peu impliqué dans la qualité de l’air.

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Intervenants:

.Animé par: Sébastien VRAY, président de l’association Respire

Inscriptions: contact@respire-asso.org

En partenariat avec : Les débats de l’Agro, BDE AgroParisTech et Générations Futures

Envie d’en savoir plus sur les effets de la pollution de l’air sur votre santé? RDV mardi 25 novembre à 18:00 à la faculté Paris Descartes!

Retrouvez les bancs de la fac!

Mardi 25 Novembre 2014 – 18h00 – Faculté de Médecine Paris-Descartes

Amphi Portier – 15 rue de l’école de médecine

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Des professionnels de santé prennent le temps de s’asseoir autour d’une table ronde pour présenter leur rapport aux polluants atmosphériques dans leur pratique quotidienne. Des particules fines aux perturbateurs endocriniens, médecins et experts répondrons également à vos questions sur un des enjeux sanitaires de notre siècle.

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Intervenants:

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Animé par: Sebastien Vray

Inscriptions: contact@respire-asso.org

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Partenaires:

 

Ce soir! Conférence-débat: Un air pur à l’intérieur, le nouveau défi du BTP, ce soir 19 novembre, à 18:00 à l’ESTP!

Mercredi 19 Novembre 2014 – 18:00 – ESTP

Amphi recherche, 28 avenue du président Wilson, 94230 Cachan (Station Arcueil-Cachan sur le RER B)

Nous passons la majeure partie de notre temps dans des espaces clos (maison, bureaux, transports) et depuis plusieurs années le monde médical ne cesse de nous alarmer sur les dangers de l’exposition aux polluants de l’air.

Comment le monde du BTP peut-il améliorer la qualité de notre air et donc notre niveau de vie ?

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Intervenants:

  • Suzanne DEOUX, Bâtiments Santé Plus
  • Xavier MATHIAUD, Etheralabs
  • Emmanuelle BRIERE, Uniclima
  • Corinne MANDIN, Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur

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Animé par: Sébastien Vray

Inscriptions: contact@respire-asso.org

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Partenaires:

Conférence-débat: Le travail c’est la santé? Exposition des travailleurs à la pollution de l’air. Ce soir à 19h à l’ENS!

Jeudi 30 octobre 2014 – 19h00 – ENS

Salle des actes, 45 rue d’Ulm

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L’exposition chronique des travailleurs à des polluants spécifiques revêt une importance majeure, tant d’un point de vue éthique et réglementaire qu’économique et sanitaire. Tous les secteurs d’activité sont concernés (agriculture, bâtiments, production industrielle, transports, etc). Quel lien alors entre bien-être, innovation et performance ?

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Intervenants:

  • Valérie Murat, Phytovictimes
  • William Grandordy, Artisan du bâtiment dans le secteur de la peinture décoration, éco-artisanat
  • Sophie Gaudeul ou François Delatronchette, CFDT

Animé par:

Sylvain Lapoix, Journaliste indépendant, travaillant notamment sur Enquête ouverte

Inscriptions: contact@respire-asso.org

Conférence-débat: La mesure de l’air, et après? Demain à 19:00!

Mardi 21 octobre 2014 – 19h00 – Panthéon-Sorbonne

Amphi de gestion, 14 rue Cujas, 75005 Paris

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De la mesure en temps réel ou différée, publique, privée ou citoyenne, brute ou extrapolée, les appareils à disposition nous permettent de connaître précisément l’état de l’air, première étape avant l’action. La multiplicité des sources de mesures de la qualité de l’air pose la question du traitement des données, qui rendent visible l’invisible à condition de ne pas se perdre dans un flot d’informations.

Parce qu’il ne suffit pas de mesurer l’air pour améliorer sa qualité, comment les nombreux acteurs concernés, au delà des chercheurs et des politiques, se saisissent-ils de ces données pour passer à l’action ?

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Intervenants:

  • Amélie FRITZ, Communication et relations internationales, Airparif
  • Martine MEYER, Planning stratégique environnemental, Renault
  • Augustin COLETTE, Unité modélisation atmosphérique et cartographie environnementale, INERIS
  • Marie POUPONNEAU, Service évaluation qualité de l’air, ADEME
  • Olivier GIPPET, Fondateur Worldair (par vidéo)

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Animé par: Sébastien VRAY, président de l’association Respire

Conférence-débat suivie d’un buffet bio!

Partenaires:

La pollution de l’air: première préoccupation environnementale des français

Comme chaque année, le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a publié en juillet ses 10 indicateurs clés de l’environnement. Au menu, air, biodiversité, ressources, eau, territoires, déchets, effet de serre, économie, énergie, opinion.

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Rep_-_Indicateurs_cles_de_l_environnement.pdf

Mis à part le dioxyde de soufre, en baisse de 75% depuis 2000, les concentrations de fond des polluants en milieu urbain (Ozone, dioxyde d’azote NO2, particules fines PM10) diminuent faiblement voire pas du tout, et continuent à dépasser régulièrement les seuils réglementaires : plus d’un jour sur dix dans presque toutes les grandes villes françaises (57 sur 60) en 2012, et même plus d’un jour sur cinq pour 16 d’entre elles. En cause dans la majorité des cas, les particules fines.

Un état de fait qui préoccupe les Français ! En 2013, pour la première fois, la pollution atmosphérique passe en tête de leurs préoccupations environnementale.

 

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Rep_-_Indicateurs_cles_de_l_environnement.pdf

http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/Reperes/2014/iddt_par_partie/iddt-2014-chap7.pdf