Pollution de l'air

Un chauffeur VTC peut économiser 3000 euros par an en passant à l’électrique

TCO UBER RESPIRE

Une nouvelle étude de l’ONG Transport & Environment montre que pour un chauffeur VTC parisien, il est plus intéressant d’investir dans un véhicule électrique que dans un équivalent diesel, hybride, ou hybride rechargeable.

Cette étude porte sur le TCO, total cost of ownership ou coût total d’opération, et prend en compte le prix d’acquisition (prime et taxes incluses), la dépréciation et la valeur de revente, les coûts de carburant et d’électricité, ainsi que l’assurance et la maintenance du véhicule. L’installation d’un point de recharge à domicile est incluse dans ces coûts pour les véhicules électrique et hybrides rechargeables. Cette étude s’appuie sur un modèle développé par T&E à partir d’interviews de chauffeurs et d’experts ainsi que de données publiques.

Si le chauffeur dispose d’un point de recharge à domicile ou à proximité de son domicile, il économise entre 2 400 et 3 000 € par an, selon les véhicules, par rapport à un équivalent diesel, ce qui représente une économie pouvant atteindre 12 000 € sur la durée moyenne de possession du véhicule (4 ans).

Selon Olivier Blond, directeur de l’association Respire, “La conclusion de cette étude est claire : les VTC doivent passer à l’électrique. C’est un enjeu majeur de pollution et de santé publique pour les citoyens. Mais c’est aussi dans l’intérêt des conducteurs, qui peuvent ainsi améliorer leur revenus.”

La recharge lente à domicile ou à proximité du domicile permet de réduire les coûts de la recharge pour les chauffeurs. Mais sans point de recharge à domicile, l’investissement dans un véhicule électrique n’est pas différent de celui pour un diesel ; il peut même faire perdre 1 200 € par an comparé à une voiture hybride, si on prend en compte les coûts d’opportunité (perte de temps pour charger le véhicule). L’accès à l’infrastructure de recharge, à domicile ou dans le domaine public, est donc essentiel.

Olivier Blond rajoute : “Pour les particuliers comme pour les professionnels, la construction d’un réseau de recharge efficace pour les voitures électriques est l’enjeu principal de la transformation à venir. Ce réseau doit concerner l’agglomération toute entière, parce que les chauffeurs habitent souvent en périphérie de Paris.”

Il y a environ 30 000 véhicules qui roulent pour Uber dans Paris aujourd’hui. Près de 90 % de ces véhicules sont diesel ; ils parcourent plusieurs centaines de kilomètres par jour, le plus souvent au coeur de la ville.

Transport & Environment, Respire, et SumOfUs ont lancé une campagne pour demander à UBER, qui représente 90% du marché en France, l’électrification de ses VTC. Cette campagne s’inscrit dans un mouvement européen et rassemble des associations de plusieurs pays.

L’étude peut être consultée à cette adresse :
https://www.transportenvironment.org/publications/why-uber-should-go-electric

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