À l’approche des élections municipales de 2026, Respire dévoile une carte exclusive de la France et Outre-mer mettant en évidence l’un des défis majeurs pour les prochaines équipes municipales : l’application de la nouvelle directive européenne, qui renforcera les normes sur la pollution dès 2030. Cette carte appelle les candidats à passer à l’action face à une urgence sanitaire négligée par les autorités publiques. Elle illustre le manifeste de Respire, qui propose des mesures concrètes pour lutter contre la pollution de l’air. Aussi, chaque liste ayant signé le manifeste apparaîtra sur la carte, permettant aux citoyens d’identifier clairement les engagements de leurs futurs élu·es.
La qualité de l’air reste une préoccupation majeure des français·es
La pollution de l’air est responsable de 40 000 décès par an en France, ce qui en fait encore aujourd’hui la troisième cause de décès évitables après le tabac et l’alcool. En réponse à ce constat alarmant, la réglementation européenne va évoluer : d’ici 2030 de nouveaux seuils de concentrations seront applicables pour les polluants atmosphériques, notamment le NO₂ et les particules PM10 et PM2.5, avec pour objectif de se rapprocher des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces nouvelles normes répondent à une préoccupation majeure des Français·es. Selon un sondage du Réseau Action Climat et du Secours catholique sur leurs priorités pour les municipales, 78 % des Français·es se disent être personnellement exposés à la pollution de l’air. Une préoccupation qui se traduit par un soutien massif aux mesures visant à lutter contre cette pollution :
90 % veulent que leur municipalité contribue à préserver la santé des habitants ;
89 % proposent de créer et maintenir des espaces verts et zones naturelles et agricoles ;
85 % sont pour développer l’offre de transports en commun accessibles à tous (plus de lignes et de fréquences, tarifs sociaux), le covoiturage et l’autopartage ;
78 % souhaitent faciliter l’accès aux services et commerces à vélo ;
65 % veulent limiter la circulation pour faire baisser la pollution de l’air.
La majorité des villes françaises se situent au dessus de la réglementation européenne à venir sur la concentration de polluants atmosphériques
Pour permettre aux candidats de prendre conscience de l’urgence sanitaire et réglementaire, la carte interactive de Respire évalue chaque ville française selon les seuils de l’OMS et les normes européennes applicables en 2030 pour 3 polluants de l’air majeur (NO2, PM10, PM2.5). Malgré une amélioration de la qualité de l’air ces vingt dernières années, la carte démontre que sur les 50 plus grandes agglomérations (Corse et Outre-Mer comprises), 3 sur 4 dépassent les normes de 2030 sur au moins un polluant, alors qu’elles ne sont que 2 agglomérations à dépasser les normes actuelles (Métropole du Grand Paris et Métropole de Montpellier). Par ailleurs, la totalité de ces agglomérations ne respecte pas les recommandations de l’OMS sur au moins un des polluants. Aussi, l’enjeu pour les futurs maires est de taille : la mandature 2026–2033 sera cruciale pour mettre en place des actions permettant de respecter ces seuils.
« Nous rappelons que la qualité de l’air n’est pas une option mais une responsabilité et que la prochaine mandature sera décisive pour mettre nos villes en conformité avec la réglementation européenne. La carte de Respire met chacun face à ses responsabilités : les solutions existent, il est temps que les engagements deviennent des actions concrètes. » réagit Karima Delli, présidente de l’association RESPIRE.
Face à ce constat inquiétant, Respire appelle les décideurs locaux à agir dès maintenant et formule 21 recommandations à l’attention des futures équipes municipales pour améliorer la qualité de l’air dans leur commune. Pour garantir la sincérité de ces engagements, les candidats seront invités à signer le manifeste et à préciser les mesures qu’ils s’engagent à mettre en œuvre.
Retrouvez la carte ici
Retrouvez le manifeste des municipales ici
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